Rapports sur l’état des Grands Lacs

Le but des rapports sur l’état des Grands Lacs est de faire le compte rendu des progrès réalisés vers l'atteinte de l'objectif général de l’Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs, soit « de restaurer et de maintenir l’intégrité physique, chimique et biologique du bassin des Grands Lacs », tout en rendant compte de l'état de l'écosystème et des tendances qu'il suit.

Les Conférences sur l'état de l'écosystème des Grands Lacs, organisées par l’Environmental Protection Agency des États-Unis et Environnement Canada au nom des deux pays, sont un élément important des rapports sur l'état des Grands Lacs. Ces conférences représentent l'aboutissement de la collecte de données scientifiques auprès de nombreuses sources et font participer divers organismes. On y aborde l'état de l'écosystème des Grands Lacs et les principaux facteurs qui l'influencent, tout en offrant un forum où les décideurs des Grands Lacs peuvent échanger de l'information. Les conférences visent aussi à communiquer des renseignements parmi tous les ordres de gouvernement, les entreprises et les secteurs sans but lucratif qui prennent des décisions ayant une incidence sur les lacs.

Dans l'année qui suit chaque conférence, les gouvernements préparent un rapport sur l’état des Grands Lacs basé en grande partie sur le processus des conférences. Jusqu'à maintenant, les conférences ont eu lieu en 1994, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004, 2006, 2008 et 2011.

Le rapport État des Grands Lacs 2011 – Faits saillants est un aperçu des rapports d'indicateurs environnementaux préparés en vue de la Conférence sur l'état de l'écosystème des Grands Lacs de 2011, qui s'est tenue à Erie, en Pennsylvanie, les 26 et 27 octobre 2011. Les indicateurs évaluent la qualité de l'eau (intégrité chimique), les espèces qui dépendent des lacs (intégrité biologique) ainsi que les paysages environnants et les processus naturels (intégrité physique).

L'état de la qualité de l'eau est bon, mais on observe une détérioration de cette tendance.

L'état général de la qualité de l'eau dans les Grands Lacs est bon. À l'heure actuelle, on observe de faibles concentrations de produits chimiques toxiques dans les eaux du large, et une diminution de la concentration de certains produits chimiques existants dans les poissons, comme les biphényles polychlorés (BPC) et le dichlorodiphényltrichloréthane (DDT). Toutefois, les recommandations relatives à la qualité de l'eau ne sont pas toutes respectées. Malgré la diversité des tendances pour les divers contaminants surveillés, la qualité générale de l'eau a plutôt tendance à se détériorer. Les symptômes de l'enrichissement en éléments nutritifs dans les zones côtières persistent, et les tendances à la détérioration des algues empirent dans certaines régions des Grands Lacs. Les concentrations de phosphore dans les eaux du large deviennent trop faibles dans certains lacs pour accueillir les réseaux alimentaires productifs. On observe l’augmentation des concentrations du mercure chez les poissons dans certaines zones des lacs, après plusieurs années de baisse constante.

L'état de la vie dépendant du milieu aquatique est bon, mais on observe une détérioration de cette tendance.

De manière générale, l'état de la vie dépendant du milieu aquatique dans les Grands Lacs est bon, car de nombreux emplacements accueillent des populations autosuffisantes de poissons et un réseau trophique en bonne santé. Toutefois, on observe une dégradation dans d'autres zones. Les populations de poissons prédateurs se maintiennent assez bien grâce à des programmes d'ensemencement et, dans certains cas, à la reproduction naturelle, mais la plupart des populations n'atteignent pas les niveaux cibles. De manière générale, la tendance à la détérioration de la vie dépendant du milieu aquatique résulte de la diminution des poissons-proies, du déclin de la population de Diporeia (une source de nourriture pour les petits poissons), et du déclin de nombreuses populations d'espèces des terres humides côtières. Le réseau trophique a subi d'importantes modifications. Aucune nouvelle espèce non indigène n'a été détectée depuis 2006; toutefois, les espèces envahissantes établies continuent d'avoir des effets nocifs sur l'écosystème.

L'état des paysages et des processus naturels est bon, et on observe une amélioration de cette tendance.

L'état général des paysages et des processus naturels dans les Grands Lacs est bon. Malgré la dégradation observée dans certains secteurs, de nombreux bassins versants et affluents servent toujours de frayères et de lieux d'alevinage essentiels pour les poissons des Grands Lacs et continuent de remplir des fonctions importantes, comme la purification de l'eau. La tendance globale s'améliore, car les projets de réduction des barrages et de suppression des obstacles contribuent à la hausse de la connectivité de l'habitat pour les poissons; les terres forestières dans les bassins des lacs Supérieur, Huron et Michigan sont en légère croissance, et un certain nombre de rivières et de cours d'eau présentent des conditions d’écoulement fluvial plus stables. On observe également les impacts des changements climatiques sur les processus naturels des Grands Lacs, comme la variation des niveaux d'eau et la couverture de glace.

Ce rapport, intitulé État des Grands Lacs 2011 – Faits saillants, est tiré d'un rapport technique plus détaillé, État des Grands Lacs 2011 (qui contient tous les rapports d'indicateurs), et sera disponible au cours de l'automne 2013. Le rapport sur les points saillants de 2011 comprend également un résumé des conditions et des enjeux dans chacun des Grands Lacs et dans la partie internationale du fleuve Saint-Laurent.

État des rapports sur les Grands Lacs

Pour les rapports antérieurs de l’Etat des Grands Lacs ou d'autres documents connexes de CÉÉGL, s'il vous plaît visitez le Publications sur les Grands Lacs.

Liens connexes

  • Binational.net
    Projet de collaboration entre EC et l'USEPA visant à fournir une fenêtre unique sur des programmes binationale touchant les Grands Lacs.