La dynamique des glaces de mer

L'on dénombre deux principales forces qui influent sur le mouvement de la banquise :

  • la poussée du vent (à la surface de la glace), et
  • la poussée de l'eau (sous la glace).

Poussée du ventDiagramme du vent qui exerce une force sur la surface de la banquise

Le vent exerce une force sur la surface de la banquise et la fait bouger. Quand la banquise présente des crêtes et des hummocks, ceux-ci font office de voilure, et la poussée du vent est plus grande que lorsque la glace est lisse. De façon générale, en l'absence d'autre force, une banquise lâche se déplace à une vitesse équivalant à 2 % de celle du vent.

 

Poussée de l'eauDiagramme de l'eau qui exerce une résistance sur la surface inférieure de la glace

Quand une banquise est poussée par le vent dans une eau « inanimée », celle-ci exerce une résistance sur la surface inférieure de la glace, qui tend à la ralentir. Plus le dessous de la glace est rugueux, plus la glace offre de résistance. De même, si l'eau est en mouvement sous l'effet d'un courant, elle entraînera la glace avec elle.

L'on dénombre trois principaux types de courants :

  • les courants permanents, comme le courant du Labrador
  • les courants périodiques, comme les marées
  • les courants temporaires, comme ceux engendrés par le vent

La présence des courants marins doit être prise en considération quand on estime la dérive de la glace. Par exemple, si un courant permanent de 0,5 nœud existe dans une région donnée, il faudra un vent de 25 nœuds en direction opposée pour empêcher que la glace ne se déplace (on suppose ici que la glace se déplace à une vitesse de 2 % de celle du vent).

En règle générale, la vitesse des courants marins diminuent avec la profondeur . Conséquemment, plus le tirant d'eau de la glace est grand, moins elle se déplace rapidement. C'est ce qui explique pourquoi les icebergs se déplacent habituellement plus lentement que la glace environnante.