Annexes du rapport d'évaluation préalable

Éthylbenzène

Numéro de registre du Chemical Abstracts Service :
100-41-4

Environnement et Changement Climatique Canada
Santé Canada
Aril 2016

Table des matières

Annexe A : Sommaire des études canadiennes sur l'air extérieur

Tableau A1 : Concentrations d'éthylbenzène dans l'air ambiant (extérieur) au Canada
DétailsConcentration moyenne(µg/m3)Concentration maximaleNote de bas de page Tableau A1[a](µg/m3)Référence
42 sites, suburbains et urbains, dans toutes les provinces (2005 à 2009)0,103 à 1,2835,84
(4,40* au 95e centile)
Environnement Canada, 2011a
Nord-est d'Edmonton (Alberta). Huit sites de surveillance continue de la qualité de l'air ambiantS.O.87,7FAP, 2010
Région de Three Creeks (Alberta). Sites des sources des collectivités et industrielles0,29 à 4,03
(moyenne sur une heure)
0,93
(moyenne sur une heure maximum)
Alberta, 2010
Champlain Heights (Nouveau-Brunswick), 20071,0
(moyenne annuelle)
3,65
(moyenne sur 24 heures maximum)
Nouveau-Brunswick, 2009
Est d'Edmonton (Alberta), de 1993 à 20030,97
(moyenne sur 24 heures)
21,82Alberta, 2005
Zone industrialisée à Fort Saskatchewan (Alberta), de septembre 2004 à mars 20060,33 à 0,362,14 à 6,49Mintz et McWhinney, 2008
Alberta, nord-est de la Colombie-Britannique, et centre et sud de la Saskatchewan, d'avril 2001 à décembre 20020,0546,21You et al., 2008
37 sites à Sarnia (Ontario)0,46
(pour la moyenne sur deux semaines)
1,06Atari et Luginaah, 2009
37 sites à Sarnia (Ontario)0,48S.O.Miller et al., 2009
Trois sites urbains : garage de mécanique, collecteur d'eaux pluviales d'un site d'enfouissement de déchets industriels, rue à deux voies dans une zone industrielle10 à 13S.O.Badjagbo et al., 2009
Bassin atmosphérique de Clarkson : Oakville et Mississauga (Ontario)0,40 à 1,46
(moyenne annuelle)
9,63Ontario, 2006
Maisons de Windsor (Ontario)
Hiver 2005, non-fumeurs, 201 échantillons (~47 maisons)
0,43
(moyenne de cinq échantillons de 24 heures)
2,4
(0,90 au 95e centile)
Santé Canada, 2010a
Maisons de Windsor (Ontario)
Été 2005, non-fumeurs, 216 échantillons (~47 maisons)
0,75
(moyenne de cinq échantillons de 24 heures)
10,9
(1,7 au 95e centile)
Santé Canada, 2010a
46 à 47 maisons de Windsor (Ontario)
Hiver 2006, non-fumeurs, 214 échantillons (~47 maisons)
0,37
(moyenne de cinq échantillons de 24 heures)
4,8
(0,81 au 95e centile)
Santé Canada, 2010a
Maisons de Windsor (Ontario)
Été 2006, non-fumeurs, 214 échantillons (~47 maisons)
0,74
(moyenne de cinq échantillons de 24 heures)
13,8
(1,7 au 95e  centile)
Santé Canada, 2010a
Maisons de Régina (Saskatchewan)
Hiver 2007, fumeurs, 17 échantillons (34 maisons)
0,17
(un seul échantillon de 24 heures)
0,38
(0,38 au 95e centile)
Santé Canada, 2010b
Maisons de Régina (Saskatchewan)
Hiver 2007, non-fumeurs, 77 échantillons (~112 maisons)
0,28
(un seul échantillon de 24 heures)
1,2
(0,97 au 95e centile)
Santé Canada, 2010b
Maisons de Régina (Saskatchewan)
Été 2007, fumeurs, 12 échantillons (34 maisons)
0,17
(un seul échantillon de 24 heures)
0,47
(0,47 au 95e  centile)
Santé Canada, 2010b
Maisons de Régina (Saskatchewan)
Été 2007, non-fumeurs, 95 échantillons (~34 maisons)
0,36
(un seul échantillon de 24 heures)
16,6
0,46 au 95e centile)
Santé Canada, 2010b
Maisons d'Halifax (Nouvelle-Écosse)
Hiver 2009, non-fumeurs, 287 échantillons (50 maisons)
0,13
(échantillons de 24 heures prélevés durant 7 jours)
1,4
(0,31 au 95e centile)
Santé Canada, 2011b
Maisons d'Halifax (Nouvelle-Écosse)
Hiver 2009, non-fumeurs, 287 échantillons (50 maisons)
0,28
(échantillons de 24 heures prélevés durant 7 jours)
8,3
(0,53 au 95e centile)
Santé Canada, 2012
Maisons d'Edmonton (Alberta)
Hiver 2010, non-fumeurs, 332 échantillons (50 maisons)
1,139
(échantillons de 24 heures prélevés durant 7 jours)
146,51
(1,998 au 95e centile)
Santé Canada, 2013
Maisons d'Edmonton (Alberta)
Été 2010, non-fumeurs, 324 échantillons (50 maisons)
0,407
(échantillons de 24 heures prélevés durant 7 jours)
14,99
(0,724 au 95e centile)
Santé Canada, 2013
Maisons d'Ottawa (Ontario)
Hiver 2003, fumeurs et non-fumeurs, 74 échantillons (74 maisons)
0,58
(échantillon de 24 heures, 10 litres toutes les 100 minutes)
9,4Zhu et al., 2005
Note de bas de page Tableau A1

Abréviations : S.O., sans objet.

Note de bas de page Tableau A1 a

Les valeurs en caractères gras marquées d'un astérisque (*) ont été choisies comme concentrations environnementales estimées (CEE) pour le calcul des quotients de risque (QR) plus loin dans le présent rapport.

Retour à la note de page Tableau A1[a]

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Annexe B : Sommaire des études canadiennes sur l’air intérieur

Tableau B1 : Concentrations d’éthylbenzène dans l’air intérieur au Canada
Ville, saison et type de participantsEmplacement et type d’échantillonNombre d’échantillonsMinimum
(μg/m3)
Maximum
(μg/m3)
Moyenne
(μg/m3)
95e centile
(μg/m3)
WindsorNote de bas de page Tableau B1[a]
Hiver 2005
Non-fumeurs
Sac à dos personnel (moyenne de cinq échantillons sur 24 heures)2250,335658,39,8
Windsora
Hiver 2005
Non-fumeurs
Poste fixe à l’intérieur (moyenne de cinq échantillons sur 24 heures)2320,226107,711,3
Windsora
Été 2005
Non-fumeurs
Sac à dos personnel (moyenne de cinq échantillons sur 24 heures)2070,5539210,627,3
Windsora
Été 2005
Non-fumeurs
Poste fixe à l’intérieur (moyenne de cinq échantillons sur 24 heures)2170,4191315,339,7
Windsora
Hiver 2006
Non-fumeurs
Poste fixe à l’intérieur (moyenne de cinq échantillons sur 24 heures)2240,27119910,710,2
Windsora
Été 2006
Non-fumeurs
Poste fixe à l’intérieur (moyenne de cinq échantillons sur 24 heures)2110,2930810,354,3
ReginaNote de bas de page Tableau B1[b]
Hiver 2007
Smoking
Poste fixe à l'intérieur (24 heures)210,2713,51,85,0
Reginab
Hiver 2007
Non-fumeurs
Poste fixe à l'intérieur (24 heures)840,2314,31,95,8
Reginab
Été 2007
Smoking
Poste fixe à l'intérieur (24 heures)130,3611,42,411,4
Reginab
Été 2007
Non-fumeurs
Poste fixe à l'intérieur (24 heures)910,1033,63,815,6
HalifaxNote de bas de page Tableau B1[c]
Hiver 2009
Non-fumeurs
Poste fixe à l'intérieur (24 heures)3120,141074,211,0
Halifaxc
Été 2009
Non-fumeurs
Poste fixe à l'intérieur (24 heures)3310,0682106,923,1
EdmontonNote de bas de page Tableau B1[d]
Hiver 2010
Non-fumeurs
Poste fixe à l'intérieur (moyenne de sept échantillons sur 24 heures)3370,18551,910,517,4
Edmontond
Été 2010
Non-fumeurs
Poste fixe à l'intérieur (moyenne de sept échantillons sur 24 heures)3280,1025,82,07,9
OttawaNote de bas de page Tableau B1[e]
Hiver 2003
Smoking / non-smoking
Poste fixe à l’intérieur750,0052014,7Aucune donnée
Ville de QuébecNote de bas de page Tableau B1[f]
Hiver et début de printemps 2005
Poste fixe à l’intérieur960,4019,502,69Aucune donnée
Divers emplacements au CanadaNote de bas de page Tableau B1[g]
1991
Poste fixe à l’intérieur754Aucune donnée539,318,2Aucune donnée
Note de bas de page Tableau B1 a

Santé Canada 2010a.

Retour à la note de page Tableau B1[a]

Note de bas de page Tableau B1 b

Santé Canada 2010b.

Retour à la note de page Tableau B1[b]

Note de bas de page Tableau B1 c

Santé Canada 2012.

Retour à la note de page Tableau B1[c]

Note de bas de page Tableau B1 d

Santé Canada 2013.

Retour à la note de page Tableau B1[d]

Note de bas de page Tableau B1 e

Zhu et al. 2005.

Retour à la note de page Tableau B1[e]

Note de bas de page Tableau B1 f

Héroux et al. 2008.

Retour à la note de page Tableau B1[f]

Note de bas de page Tableau B1 g

Fellin et al. 1992.

Retour à la note de page Tableau B1[g]

Tableau B2. Détails relatifs à l’échantillonnage dans les études canadiennes sur l’air intérieur
Emplacement/référence et paramètre mesuréPériode d'échantillonnageDurée d'échantillonnageSampling d'échantillonnageTotal d'échantillonnageSeuil de détection de la méthode (SDM) en µg/m3% d'échantillons greater than SDM
Windsor (Ontario)/Santé Canada, 2010a
Air intérieur, extérieur et personnel
Hiver et été 20051 semaine (cinq échantillons sur 24 heures consécutives) à chaque saisonCartouches SUMMA (échantillonnage actif)1 2980,046100
Windsor (Ontario)/Santé Canada, 2010a
Air intérieur et extérieur
Hiver et été 2006Cinq échantillons sur 24 heures consécutives à chaque saisonCartouches SUMMA (échantillonnage actif)8630,03899,5 to 100
Regina (Saskatchewan)/Santé Canada, 2010b
Air intérieur et extérieur (maisons de fumeurs et de non-fumeurs)
Hiver et été 2007Échantillon sur 24 heures, et un échantillon sur cinq jours à chaque saisonCartouches SUMMA (échantillonnage actif)699 (Full-set)
(smoking homes: 587)
(non-smoking homes: 109)
0,02998,9 to 100
Halifax (Nouvelle-Écosse)/Santé Canada, 2011b
Air intérieur et extérieur
Hiver et été 2009Échantillons de 24 heures prélevés durant 7 jours consécutifsCartouches SUMMA (échantillonnage actif)1 2540,00299,7 to 100
Edmonton (Alberta)/Santé Canada 2013
Air intérieur et extérieur
Hiver et été 2010Échantillons de 24 heures prélevés durant 7 jours consécutifsCartouches SUMMA (échantillonnage actif)1 3210,015 (Hiver)
0,035 (Été)
99,1 to 100
Ottawa (Ontario)/Zhu et al., 2005
Air intérieur et extérieur
Novembre 2002 à mars 2003Échantillon sur 24 heures; 10 L sur une période de 100 minutesTubes adsorbants (échantillonneur actif)750,173 to 83
Québec (Québec)/Héroux et al., 2008
Air intérieur
De janvier à avril 2005Échantillonnage continu sur sept joursMoniteurs passifs960,2100
Étude nationale canadienne (Ontario, Alberta, Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, Colombie-Britannique, Nouveau-Brunswick, Saskatchewan, Manitoba, Nouvelle-Écosse)/Fellin et al., 1992
Air intérieur
1991Échantillon sur 24 heuresÉchantillonneurs passifs (moniteurs de vapeurs organiques)7540,66Non précisé

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Annexe C : Éthylbenzène dans divers produits alimentaires

Tableau C1. Sommaire des concentrations d'éthylbenzène dans divers produits alimentaires (USFDA, 2006)
AlimentMoyenne
(µg/kg)
Minimum
(µg/kg)
Maximum
(µg/kg)
Nombre d'analysesNombre de résultats supérieur(e) ou égal(e) à LQNote de bas de page Tableau C1[a],Note de bas de page Tableau C1[b]Nombre de résultats  tracesNote de bas de page Tableau C1[c]
Produits laitiers
Fromage, américain, transformé
0,642124416
Produits laitiers
Fromage, cheddar, naturel (fort/doux)
0,732124414
Produits laitiers
Crème glacée, légère, vanille
0,16234403
Produits laitiers
Fromage, suisse, naturel
0,23244404
Produits laitiers
Crème glacée, ordinaire, vanille
0,09224402
Produits laitiers
Crème sure
0,05224401
Matières grasses
Margarine, ordinaire (salée)
2,3922044413
Matières grasses
Beurre, ordinaire (salé)
4,45216441111
Matières grasses
Huile d'olive/de carthame
12234015
Matières grasses
Sauce pour salade, de type crémeuse ou babeurre, faible en calories
1,7577401
Matières grasses
Huile d'olive
11,5418431
Fruits et produits à base de fruits
Pomme (rouge), crue (avec la peau)
1,235254422
Fruits et produits à base de fruits
Banane, crue
0,05224401
Fruits et produits à base de fruits
Fraises, crues/congelées
0,514184311
Fruits et produits à base de fruits
Avocat, cru
0,2244403
Fruits et produits à base de fruits
Jus d'orange concentré, congelé, reconstitué
0,553114413
Fruits et produits à base de fruits
Sorbet aromatisé aux fruits
0,11234402
Fruits et produits à base de fruits
Cocktail de jus de canneberges, en conserve/bouteille
1,566401
Légumes
Maïs crème, en conserve
0,05224001
Légumes
Tomate, crue
0,912294413
Légumes
Croustilles
2,272264457
Légumes
ABa, carottes
0,05224401
Légumes
Pommes de terre, frites, restaurant-minute
2,322244313
Légumes
Salade de pommes de terre à la mayonnaise, supermarché/épicerie fine
1,524402
Légumes
Salade de chou à la mayonnaise, supermarché/épicerie fine
3,538403
Légumes
Maïs soufflé, éclaté dans l'huile
0,35244005
Légumes
Maïs soufflé, micro-ondes, saveur de beurre
42,755129421
Produits à base de céréales
Pain blanc, enrichi
1,252284423
Produits à base de céréales
Muffin, aux fruits ou nature
1022244469
Produits à base de céréales
Croustilles au maïs
0,32244405
Produits à base de céréales
Céréales aromatisées aux fruits, pré-sucrées
0,43274405
Produits à base de céréales
Macaroni au fromage, préparé avec un mélange en boîte
0,3415154410
Produits à base de céréales
Gâteau au chocolat avec glaçage
1,9821344116
Produits à base de céréales
Brioche/pâtisserie danoise
1,3621244112
Produits à base de céréales
Biscuits aux brisures de chocolat
1,72334429
Produits à base de céréales
Biscuits sandwichs fourrés à la crème
0,48284406
Produits à base de céréales
Tarte aux pommes, fraîche/congelée
1,8621444312
Produits à base de céréales
Tarte à la citrouille, fraîche/congelée
0,6629294410
Produits à base de céréales
Biscuits Graham
1,392234419
Produits à base de céréales
Craquelins au beurre
0,8384406
Produits à base de céréales
Pizza au fromage, croûte régulière, comptoir à pizzas à emporter
1,382224025
Produits à base de céréales
Pizza au fromage et au pepperoni, croûte régulière, comptoir à pizzas à emporter
0,982744012
Produits à base de céréales
Beigne, type gâteau, n'importe quelle saveur
2,0221644310
Produits à base de céréales
Brownie
1,8621444410
Produits à base de céréales
Biscuits au sucre
1,6821944211
Produits à base de céréales
Tartelette pour petit-déjeuner/pâtisserie pour grille-pain
1,2555401
Produits à base de céréales
Salade de macaroni, supermarché/épicerie fine
5,25312412
Viandes et volailles
Bœuf haché ordinaire, cuit à la poêle
0,36244406
Viandes et volailles
Rôti de bœuf, bloc d'épaule, cuit au four
0,482144413
Viandes et volailles
Bacon de porc, cuit au four
1,162164427
Viandes et volailles
Foie (bœuf ou veau), cuit à la poêle avec de l'huile
0,4821214410
Viandes et volailles
Saucisse fumée (bœuf/porc), bouillie
0,912944010
Viandes et volailles
Saucisson de Bologne (bœuf/porc)
1,2722044110
Viandes et volailles
Salami, de type viande froide à sandwich (pas dur)
0,68284409
Viandes et volailles
Hamburger d'un quart de livre dans un petit pain, restaurant-minute
2,4323844211
Viandes et volailles
Pain de viande, bœuf, fait maison
0,43294405
Viandes et volailles
AB, bœuf et bouillon/sauce
0,09444401
Viandes et volailles
Croquettes de poulet, restaurant-minute
2,8222344414
Viandes et volailles
Poulet frit (poitrine, cuisse et haut de cuisse), restaurant-minute
1,252224026
Viandes et volailles
Hamburger au fromage d'un quart de livre dans un petit pain, restaurant-minute
0,772114419
Viandes et volailles
AB, veau et bouillon/sauce
1,524402
Viandes et volailles
AB, dinde et bouillon/sauce
0,522401
Viandes et volailles
Poitrine de poulet frit, restaurant-minute (avec la peau)
5,75215412
Viandes et volailles
Cuisse de poulet frit, restaurant-minute (avec la peau)
1,566401
Viandes et volailles
Sandwich de filet de poulet (grillé) dans un petit pain, restaurant-minute
2,537402
Poisson
Thon, en conserve dans l'huile, égoutté
0,18234003
Poisson
Bâtonnets ou galettes de poisson, congelés, cuits au four
3,3421944712
Poisson
Sandwich au poisson dans un petit pain, restaurant-minute
0,2310104410
Poisson
Poisson-chat, cuit à la poêle avec de l'huile
12,5622422
Poisson
Thon, en conserve dans l'eau, égoutté
1,2523402
Œufs
Œufs brouillés avec de l'huile
0,39254406
Aliments principalement à base de sucre
Friandise, chocolat au lait, nature
2,321544314
Aliments principalement à base de sucre
Bonbons, caramels
0,15244002
Aliments principalement à base de sucre
Friandise, chocolat, nougat et noix
4,5612411
Plats préparés et soupes
Taco/tostada avec bœuf et fromage, mets mexicains à emporter
1,8422844113
Plats préparés et soupes
Burrito avec bœuf, haricots et fromage, mets mexicains à emporter
2,546402
Noix et graines
Beurre d'arachides, crémeux
2,6121444513
Noix et graines
Noix mélangées, sans arachide, rôties à sec
4,7533840711
Noix et graines
Graines de tournesol (décortiquées), rôties, salées
141421430
Boissons gazeuses et alcoolisées
Boisson gazeuse, cola, régulière
0,27574402
Boissons gazeuses et alcoolisées
Café, de grains moulus
0,3917174410
Boissons gazeuses et alcoolisées
Eau en bouteille (minérale/de source), non gazeuse ou aromatisée
0,522401
Note de bas de page Tableau C1 a

Abréviations : LQ = limite de quantification; AB = aliments pour bébés.

Retour à la note de page Table C1[a]

Note de bas de page Tableau C1 b

Ces données représentent des échantillons d'environ 285 aliments recueillis et analysés dans 44 paniers de provisions entre 1991 et 2003.

Retour à la note de page Table C1[b]

Note de bas de page Tableau C1 c

Traces : nombre de résultats qui étaient supérieurs ou égaux au seuil de détection, mais inférieurs à la limite de quantification.

Retour à la note de page Table C1[c]

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Annexe D : Estimations de l'absorption quotidienne d'éthylbenzène par la population canadienne

Tableau D1. Absorption estimée (µg/kg p.c. par jour) d'éthylbenzène par divers groupes d'âge
Voie d'expositionDe 0 à 6 moisNote de bas de page Tableau D1[a],Note de bas de page Tableau D1[b],Note de bas de page Tableau D1[c]
allaités
(µg/kg p.c. par jour)
De 0 à 6 mois[a],[b],[c]
nourris à la préparation pour nourrissons
(µg/kg p.c. par jour)
De 0 à 6 mois[a],[b],[c]
non nourris à la préparation
(µg/kg p.c. par jour)
De 6 mois à 4 ansNote de bas de page Tableau D1[d]
(µg/kg p.c. par jour)
De 5 à 11 ansNote de bas de page Tableau D1[e]
(µg/kg p.c. par jour)
De 12 à 19 ansNote de bas de page Tableau D1[f]
(µg/kg p.c. par jour)
De 20 à 59 ansNote de bas de page Tableau D1[g]
(µg/kg p.c. par jour)
De 60 ans et plusNote de bas de page Tableau D1[h]
(µg/kg p.c. par jour)
Air ambiantNote de bas de page Tableau D1[i]0,150,150,150,330,260,150,130,11
Air intérieurNote de bas de page Tableau D1[j]131313282213119
Absorption totale par inhalation13,213,213,228,322,313,111,19,1
Eau potableNote de bas de page Tableau D1[k]0,0570,260,060,030,030,020,010,01
Aliments et boissonsNote de bas de page Tableau D1[l]0,0570,262,82,41,60,970,880,72
SolNote de bas de page Tableau D1[m]3,0  × 10-43,0  × 10-43,0  × 10-45,0  × 10-42,0  × 10-44,0  × 10-53,0  × 10-53,0  × 10-5
Absorption totale par ingestion0,0570,262,92,41,60,990,890,73
Note de bas de page Tableau D1

Abbréviations : n.a. : non applicable; n.i. données non identifiées dans la litérature

Note de bas de page Tableau D1 a

Les données sur le lait maternel humain sont tirées d'une étude réalisée à Baltimore (Maryland). La concentration maximale d'éthylbenzène rapportée dans l'étude était de 0,58 µg/L, avec une concentration moyenne de 0,232 µg/L. On présume que les nourrissons consomment 0,742 L de lait maternel par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[a]

Note de bas de page Tableau D1 b

On présume que le nourrisson pèse 7,5 kg, respire 2,1 m3 d'air par jour, boit 0,8 L d'eau par jour (préparation pour nourrissons) ou 0,3 L d'eau par jour (non nourris à la préparation pour nourrissons) et ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[b]

Note de bas de page Tableau D1 c

Pour les bébés exclusivement nourris à la préparation pour nourrissons, l'absorption par l'eau est synonyme d'absorption par la nourriture. La concentration d'éthylbenzène dans l'eau utilisée pour préparer la préparation pour nourrissons était fondée sur l'objectif esthétique pour l'eau potable au Canada de 1,6  µg/L (Santé Canada, 2014a) des données obtenues par l'entremise du Programme provincial de surveillance de l'eau potable du ministère de l'Environnement de l'Ontario (Ontario, 2009). La valeur maximale trouvée (0,2 µg/L) parmi tous les systèmes de surveillance a été utilisée pour le calcul de l'absorption. On n'a pas recensé de données sur les concentrations d'éthylbenzène dans les préparations pour nourrissons. Environ 50 % des bébés non nourris à la préparation pour nourrissons avaient commencé à manger des aliments solides à quatre mois et 90 % en mangeaient à six mois (Canada, 1990).

Retour à la note de page Tableau D1[c]

Note de bas de page Tableau D1 d

On présume que l'enfant pèse 15,5 kg, respire 9,3 m3 d'air par jour, boit 0,7 L d'eau par jour et ingère 100 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[d]

Note de bas de page Tableau D1 e

On présume que l'enfant pèse 31 kg, respire 14,5 m3 d'air par jour, boit 1,1 L d'eau par jour et ingère 65 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[e]

Note de bas de page Tableau D1 f

On présume que la personne pèse 59,4 kg, respire 15,8 m3 d'air par jour, boit 1,2 L d'eau par jour et ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[f]

Note de bas de page Tableau D1 g

On présume que la personne pèse 70,9 kg, respire 16,2 m3 d'air par jour, boit 1,5 L d'eau par jour et ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[g]

Note de bas de page Tableau D1 h

On présume que la personne pèse 72,0 kg, respire 14,3 m3 d'air par jour, boit 1,6 L d'eau par jour et ingère 30 mg de sol par jour (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[h]

Note de bas de page Tableau D1i

Les mesures de la qualité de l'air extérieur sont disponibles à l'échelle nationale par l'entremise de l'inventaire du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA). La tranche supérieure de l'estimation de l'absorption était fondée sur la concentration la plus élevée au 95e centile mesurée sur 24 heures enregistrée parmi toutes les stations de surveillance avec une valeur de 4,40 μg/m3. La concentration maximale sur 24 heures a été mesurée dans la région de Burnaby, en Colombie-Britannique, avec une valeur de 35,84 μg/m3 (Environnement Canada, 2011a). Les valeurs mesurées qui étaient inférieures à la limite de détection (0,009 µg/m3) ont été remplacées par la moitié de la limite de détection (0,0045 µg/m3). Il a été présumé que les Canadiens passent 3 heures par jour à l'extérieur (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[i]

Note de bas de page Tableau D1 j

On a recensé six études canadiennes récentes sur l'exposition résidentielle qui mesuraient les concentrations de diverses substances chimiques dans l'air intérieur (Zhu, 2005; Santé Canada, 2010a, b; Santé Canada, 2012; Santé Canada, 2013a; Héroux et al., 2008). La valeur plus élevée au 95e centile déclarée par les six études a été jugée appropriée pour estimer la tranche supérieure de l'estimation de l'exposition chronique. La valeur la plus élevée au 95e centile (54 µg/m3) a été mesurée au cours de l'étude de 2006 menée dans 46 maisons à Windsor. Il a été présumé que les Canadiens passent 21 heures par jour à l'intérieur (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[j]

Note de bas de page Tableau D1 k

La concentration d'éthylbenzène dans l'eau utilisée pour estimer la tranche supérieure de l'exposition était fondée sur l'objectif esthétique pour l'eau potable au Canada de 1,6 µg/L (Santé Canada, 2014a). Des concentrations d'éthylbenzène supérieures à cette valeur entraîneraient des problèmes de goût et d'odeur qui devraient probablement être réglés avant qu'il soit possible de recommencer à consommer cette eau.

Retour à la note de page Tableau D1[k]

Note de bas de page Tableau D1 l

Les estimations de l'absorption par les aliments sont basées sur les concentrations dans des aliments qui ont été choisis pour représenter les 12 groupes alimentaires considérés dans le calcul de l'absorption (Santé Canada, 1998). Lockhart et al. (1992) ont analysé des échantillons de poissons du nord du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest et ont observé une concentration maximale de 273 µg/kg dans les tissus musculaires du grand corégone. On n'a pas utilisé cette valeur pour estimer la composante « poissons » pour le calcul de l'apport alimentaire, étant donné que la source d'éthylbenzène pourrait avoir été industrielle; par conséquent, elle n'est pas représentative de l'exposition de la population générale du Canada. Les estimations de l'absorption par les aliments sont basées sur les concentrations d'éthylbenzène mesurées dans les aliments dans le cadre de l'étude de la diète totale menée aux États-Unis de 1991 à 1993, et de 2003 à 2004, et elles sont présentées à l'annexe C (USFDA, 2006). Les concentrations maximales déterminées pour chaque catégorie alimentaire ont été sélectionnées, à l'exception des catégories des légumes et des céréales. Les concentrations maximales dans ces catégories d'aliments (le maïs soufflé pour la catégorie des légumes et les muffins pour la catégorie des produits céréaliers) étaient passablement plus élevées que celles des autres produits de la catégorie, et elles ne représentaient pas une valeur quotidienne maximale habituelle pour la catégorie. Les valeurs maximales plus habituelles citées ci-dessous ont été sélectionnées pour les catégories des légumes et des produits céréaliers.
Produits laitiers : valeur maximale de concentration de 12 µg/kg d'éthylbenzène déterminée dans du fromage cheddar.
Matières grasses : valeur maximale de concentration de 23 µg/kg d'éthylbenzène mesurée dans de l'huile d'olive ou de carthame.
Fruits et produits à base de fruits : valeur maximale de concentration de 25 µg/kg d'éthylbenzène mesurée dans des pommes.
Légumes : valeur maximale de concentration de 29 µg/kg d'éthylbenzène dans les légumes déterminée dans des tomates.
Produits céréaliers : valeur maximale de concentration de 33 µg/kg d'éthylbenzène mesurée dans des biscuits aux brisures de chocolat (semblable à la concentration dans le pain blanc).
Viandes et volailles : valeur maximale de concentration de 38 µg/kg d'éthylbenzène mesurée dans un hamburger d'un quart de livre, dans un restaurant-minute.
Poissons : valeur maximale de concentration de 22 µg/kg d'éthylbenzène décelée dans du poisson-chat cuit à la poêle.
Œufs : valeur maximale de concentration de 5 µg/kg d'éthylbenzène décelée dans des œufs.
Aliments principalement à base de sucre : valeur de concentration maximale de 15 µg/kg d'éthylbenzène dans une barre de chocolat au lait nature.
Plats préparés : valeur maximale de concentration de 28 µg/kg d'éthylbenzène dans un taco au bœuf et fromage pour emporter.
Noix et graines : valeur maximale de concentration de 38 µg/kg d'éthylbenzène dans des noix mélangées (rôties à sec).
Boissons (boissons gazeuses/alcool/café/thé) : valeur maximale de concentration de 17 µg/L d'éthylbenzène dans le café.
  Les quantités d'aliments consommés sur une base quotidienne par chaque groupe d'âge ont été établies par Santé Canada (Santé Canada, 1998).

Retour à la note de page Tableau D1[l]

Note de bas de page Tableau D1 m

La plus forte concentration d'éthylbenzène trouvée dans 122 échantillons de sol prélevés dans des zones urbaines, des zones résidentielles et des forêts-parcs représentatives en Ontario se trouvait en dessous du seuil de détection de l'étude (2 ng/g). Le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) a publié des Recommandations canadiennes pour la qualité des sols concernant l'éthylbenzène. Les limites pour les sols à texture grossière et fine sont de 0,082 et 0,018 mg/kg, respectivement, et elles sont les mêmes pour toutes les utilisations des terres. Le calcul de la tranche supérieure de l'absorption était fondé sur la valeur recommandée de 0,082 mg/kg.

Retour à la note de page Tableau D1[m]

Tableau D2. Tranche supérieure des estimations de l’absorption quotidienne d’éthylbenzène par des personnes vivant dans le Nord du Canada qui peuvent consommer du poisson contenant des concentrations élevées d’éthylbenzène
Voie d'expositionDe 0 à 6 moisNote de bas de page Tableau D2[a],Note de bas de page Tableau D2[b],Note de bas de page Tableau D2[c]
allaités
(µg/kg p.c. par jour)
De 0 à 6 mois[a],[b],[c]
nourris à la préparation pour nourrissons
(µg/kg p.c. par jour)
De 0 à 6 mois[a],[b],[c]
non nourris à la préparation
(µg/kg p.c. par jour)
De 6 mois à 4 ansNote de bas de page Tableau D2[d]
(µg/kg p.c. par jour)
De 5 à 11 ansNote de bas de page Tableau D2[e]
(µg/kg p.c. par jour)
De 12 à 19 ansNote de bas de page Tableau D2[f]
(µg/kg p.c. par jour)
De 20 à 59 ansNote de bas de page Tableau D2[g]
(µg/kg p.c. par jour)
De 60 ans et plusNote de bas de page Tableau D2[h]
(µg/kg p.c. par jour)
Eau potableNote de bas de page Tableau D2[k]0,0570,260,060,030,030,020,010,01
Aliments et boissonsNote de bas de page Tableau D2[l]0,0570,262,83,32,31,41,31,0
SolNote de bas de page Tableau D2[m]3,0  × 10-43,0  × 10-43,0  × 10-45,0  × 10-42,0  × 10-44,0  × 10-53,0  × 10-53,0  × 10-5
Absorption totale par ingestion0,0570,262,93,32,31,41,31,0
Note de bas de page Tableau D2

Abbréviations : n.a. : non applicable; n.i. données non identifiées dans la litérature

Note de bas de page Tableau D2 a

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[a]

Note de bas de page Tableau D1 b

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[b]

Note de bas de page Tableau D2 c

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[c]

Note de bas de page Tableau D2 d

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[d]

Note de bas de page Tableau D2 e

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[e]

Note de bas de page Tableau D2 f

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[f]

Note de bas de page Tableau D2 g

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[g]

Note de bas de page Tableau D2 h

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[h]

Note de bas de page Tableau D2 k

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[k]

Note de bas de page Tableau D2 l

Les estimations de l'absorption à partir des poissons sont basées sur la concentration maximale d'éthylbenzène relevée dans des échantillons de poissons provenant du nord du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest. La concentration maximale mesurée dans les tissus musculaires du grand corégone était de 273 µg/kg (Lockhart et al., 1992).

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Note de bas de page Tableau D2 m

Voir la description des notes de bas de page dans le tableau D1.

Retour à la note de page Tableau D2[m]

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Annexe E : Renseignements sur desles produits de consommation

Tableau E1. Renseignements sur des produits de consommation aux États-Unis et au Danemark
Catégorie de produitsType de produitNombre de produitsConcentration (%)
Art et artisanatNote de bas de page Tableau E1[a]Peinture en aérosol730,01 à 15
Art et artisanat[a]Diluant (liquide)115 à 25
Art et artisanat[a]Revêtement de caoutchouc (aérosol)74
Art et artisanat[a]Nettoyant (aérosol)1inférieur(e) à 1
Art et artisanat[a]Colle (aérosol)1inférieur(e) à  1
Produits automobiles[a]Peinture en aérosol140,01 à 20
Produits automobiles[a]Nettoyant (liquide et en aérosol)8inférieur(e) à  1 à 25
Produits automobiles[a]Peinture liquide100,6 à 6,87
Produits automobiles[a]Huile (liquide)10,005 à 0,006
Produits automobiles[a]Produits connexes aux carburants10inférieur(e) à  0,1 à 5
Entretien de la maison[a]Peinture en aérosol770,01 à 10
Entretien de la maisonPeinture liquide39inférieur(e) à  0,1 à 3
(peinture pour bois : jusqu'à 20)
Entretien de la maison[a]Produit d'étanchéité (pâte ou liquide)140,1 à inférieur(e) à  5
Entretien de la maison[a]Teinture (liquide ou en aérosol)80,118 à 1
Entretien de la maison[a]Nettoyant (liquide)3inférieur(e) à  1 à 20
Entretien de la maison[a]Vernis (liquide)20,6 à 3
Entretien de la maison[a]Décapant à teinture (aérosol)1inférieur(e) à  12
Entretien de la maison[a]Diluant (liquide)15 à 15
Entretien de la maison[a]Adhésif (pâte)50,1 à inférieur(e) à  3
Autres produits utilisés à l’intérieur de la maison[a]Enduits en aérosol650,1 à 15
Autres produits utilisés à l’intérieur de la maison[a]Aérosol pour travaux artistiques11 à 3
Autres produits utilisés à l’intérieur de la maison[a]Teinture (aérosol)2inférieur(e) à  5
Autres produits utilisés à l’intérieur de la maison[a]Neige en aérosol1inférieur(e) à  1
Produits de consommationNote de bas de page Tableau E1[b]Peinture (aérosol et liquide), décapant à peinture, teintures, produits de polissage et de nettoyage pour meubles, et insecticides200inférieur(e) à  0,1 à 23 % (on a déclaré que deux produits contiennent environ 70 % d'éthylbenzène; toutefois, les détails sur ces deux produits n'ont pas été divulgués, car l'information a été classée comme étant confidentielle)
AutomobileNote de bas de page Tableau E1[c]Non précisé157/6587.2 %
Produits de nettoyage et de polissage domestiques[c]Non précisé157/6580.1 %
Peinture[c]Non précisé157/6582.4 %
Textile et cuircuir[c]Non précisé157/6581 %
Peintures en aérosolNote de bas de page Tableau E1[d]Non précisé5De « non présent » à 1,83 %
Note de bas de page Tableau E1 a

U.S. Household Products Database (base de données américaine sur les produits ménagers) [HPD, 2011].

Retour à la note de page Tableau E1[a]

Note de bas de page Tableau E1 b

USEPA Source Ranking Database (base de données de l’EPA des États-Unis) [SRD, 2004].

Retour à la note de page Tableau E1[b]

Note de bas de page Tableau E1 c

Sack et al. (1992), États-Unis.

Retour à la note de page Tableau E1[c]

Note de bas de page Tableau E1 d

Nielsen et al. (2003), Danemark.

Retour à la note de page Tableau E1[d]

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Annexe F : Estimations de l'exposition à l'éthylbenzène

Tableau F1. Estimations de l'exposition de la population canadienne à l'éthylbenzène à partir de produits de consommationNote de bas de page Tableau F1[a],Note de bas de page Tableau F1[b]
Type de produit de consommationHypothèsesConcentrations et absorptions quotidiennes estimées
Mâchonnement de plastique

D'après les résultats du rapport du VCCEP (2007) relatif aux jeunes enfants mâchonnant des jouets en plastique

  • Présumer que tous les objets autres que des sucettes mâchonnés par de jeunes enfants sont faits de polymères contenant du styrène, et
  • que le taux de migration de l'éthylbenzène à partir de jouets ne diminue pas avec l'intervalle d'âge pour lesquels on estime l'exposition.
  • Présumer qu'un jouet mâchonnable contient 108 ppm (µg/g) d'éthylbenzène (concentration à partir d'emballages jetables en polystyrène choc aptes au contact alimentaire) [PSWG, 1997, cité dans VCCEP, 2007], et supposer une densité de 1 g/cm3pour donner une valeur initiale de l'éthylbenzène résiduel dans le polymère de 108 µg/cm3 (Cp0).
  • Présumer que la diffusion générale de l'éthylbenzène devrait être semblable à celle du styrène, d'après leurs similitudes structurelles, à la température du corps; par conséquent, l'estimation du coefficient de diffusion de l'éthylbenzène est de 1,08  × 10−13cm2/s (Dp).
  • Supposer que le jouet a deux mois au moment de l'achat.
  • Compte tenu de ces hypothèses, le taux de migration quotidienne (TMQ) d'éthylbenzène est de 0,00075 µg/cm2 par jour à l'aide des équations suivantes :

TMQ = Mt (2 mois + 1 jour) - Mt (2 mois)

Mt = 2 x Cp0 × [(Dp × t)/π]1/2

  • Supposer pour les sujets âgés de deux à douze mois : temps de mâchonnement moyen (TMM) de 35 minutes/jour (maximum de 350 minutes/jour), poids corporel moyen de 8,5 kg, surface de contact par voie orale (SCorale) de 24,4 cm2.
  • Supposer pour les sujets âgés de 13 à 24 mois : temps de mâchonnement moyen de 35 minutes/jour (maximum de 350 minutes/jour), poids corporel moyen de 12,2 kg, surface de contact par voie orale de 31,0 cm2.
  • Supposer pour les sujets âgés de 25 à 36 mois : temps de mâchonnement moyen de deux minutes/jour (maximum de 220 minutes/jour), poids corporel moyen de 34,1 kg, surface de contact par voie orale de 34,1 cm2.

Absorption d'éthylbenzène =
TMQ × TMM × SCorale × facteur de conversion
1 440 min/jour × p.c.

Se reporter au VCCEP (2007) pour obtenir plus de détails

De 2 à 12 mois :
5,2  × 10−8 à 5,2  × 10−7 mg/kg p.c. par jour

De 13 à 24 mois :
4,6  × 10−8 à 4,6  × 10−7 mg/kg p.c. par jour

De 25 à 36 mois :
2,5  × 10−9 à 2,8  × 10−7 mg/kg p.c. par jour

2,5  × 10−9 à 5,2  × 10−7 mg/kg p.c. par jour

La fourchette englobe des calculs utilisant des temps de mâchonnement moyens et maximaux.
Peinture en aérosol ou au pistoletNote de bas de page Tableau F1[c] (Modèle ConsExpo - utilisation d'un scénario de peinture au pistolet, mais modèle d'évaporation, car l'éthylbenzène est volatil. Présumer que la totalité du contenant est  utilisé ou environ 300 g)Des fractions de poids variant de 0,01 à 5 % ont été utilisées (HPD, 2011; Home Hardware, 2013; Rust-Oleum, 2013a; Santé Canada, 2013b, 2014b).

Fréquence de 2 fois par an (RIVM, 2007a).

Inhalation : évaporation à partir d'une surface croissante

Durée d'exposition de 20 minutes; durée d'application de 15 minutes; quantité appliquée de 300 grammes; volume de la pièce de 34 m3; taux de ventilation de 1,5/heure (bonne ventilation); superficie de rejet de 2 m2; utilisation de la méthode de Langmuir pour le coefficient de transfert de masse; matrice de la masse moléculaire de 300 g/mol, étant donné que le composé d'intérêt n'est pas le principal solvant (RIVM, 2007a).

Voie cutanée : Taux de contact
Taux de contact de 100 mg/min; durée de rejet de 15 minutes (RIVM, 2007a).
Inhalation - Concentration moyenne le jour de l'événement = 0,006 à 3 mg/m3

Voie cutanée -
Dose aiguë appliquée = 0,002 à 1,1 mg/kg p.c. par événement
Peinture liquide (peinture à haut extrait sec - peinture d'un mur de lattes de bois)Des fractions de poids déclarées allant de 0,1 à 1 % ont été utilisées (HPD, 2011; Rust-Oleum, 2013a; ICI Paints, 2010, Santé Canada, 2013b, 2014b) On n'a pas utilisé la concentration maximale de 20 %, étant donné qu'il s'agissait d'un produit spécialisé qui ne semble plus disponible.

Fréquence d'une fois par an (RIVM, 2007a).

Inhalation : évaporation à partir d'une surface croissante

Durée d'exposition de 132 minutes; durée d'application de 120 minutes; volume de la pièce de 20 m3; taux de ventilation de 1,5/heure (bonne ventilation); quantité appliquée de 1 300 grammes; superficie de rejet de 10 m2; matrice de la masse moléculaire de 550 g/mol (le composé d'intérêt n'est pas le principal solvant); utilisation de la méthode de Langmuir pour le coefficient de transfert de masse (RIVM, 2007a).

Voie cutanée : Taux constant
Taux de contact : 30 mg/min; durée de rejet : 120 minutes (RIVM, 2007a).
Inhalation - Concentration moyenne le jour de l'événement = 1,3 à 13 mg/m3

Voie cutanée -
Dose aiguë appliquée = 0,051 à 0,51 mg/kg p.c. par événement
Décapant à peinture (détachant liquide)Présumer une fraction de poids de 4 % (PISSC, 1996; SRD, 2004; WM Barr, 2012; Santé Canada, 2013b, 2014b)

Fréquence d'une fois par an (RIVM, 2007b).

Inhalation : évaporation à partir d'une surface croissante

Durée d'exposition de 60 minutes; durée d'application de 60 minutes; volume de la pièce de 20 m3; taux de ventilation de 1,5/heure (bonne ventilation); superficie de rejet de 2 m2; matrice de la masse moléculaire de 300 g/mol (le composé d'intérêt n'est pas le principal solvant); utilisation de la méthode de Langmuir pour le coefficient de transfert de masse (RIVM, 2007b); quantité appliquée de 106 grammes (en présumant l'utilisation de toute la bouteille [133 mL] de détachant en une seule application [utilisation de la densité indiquée sur la fiche signalétique (0,797 g/mL) et du volume du produit (133 mL) = 106 g]) [WM Barr, 2012].

Voie cutanée : Application instantanée
Surface de contact exposée de 430 cm2 (paumes des deux mains); quantité appliquée de 0,5 g (RIVM, 2007b).
Inhalation – Concentration moyenne le jour de l'événement = 2,8 mg/m3

Voie cutanée -
Dose aiguë appliquée = 0,28 mg/kg p.c. par événement
Laque/teinture/vernis (utilisation d'un scénario pour une peinture riche en solvants)Des fractions de poids allant de 0,1 à 2 % ont été utilisées (HPD, 2011; Rust-Oleum, 2011; Performance Coatings, 2013; Sherwin-Williams, 2010; Santé Canada, 2013b, 2014b).

Fréquence de 4 fois par année, en fonction de la fréquence moyenne (USEPA, 1997).

Inhalation : évaporation à partir d'une surface croissante

Durée d'exposition de 132 minutes; durée d'application de 120 minutes; volume de la pièce de 20 m3; taux de ventilation de 1,5/heure (bonne ventilation); superficie de rejet de 10 m2; matrice de la masse moléculaire de 300 g/mol (le composé d'intérêt n'est pas le principal solvant); utilisation de la méthode de Langmuir pour le coefficient de transfert de masse (RIVM, 2007a); quantité appliquée de 460 grammes; basée sur la quantité moyenne de produit utilisé (USEPA, 2009).

Voie cutanée : Taux constant
Taux de contact : 30 mg/min; durée de rejet : 120 minutes (RIVM, 2007a).
Inhalation - Concentration moyenne le jour de l'événement = 0,5 à 9,4 mg/m3

Voie cutanée -
Dose aiguë appliquée = 0,051 à 1,0 mg/kg p.c. par événement
Produits de calfeutrage ou d'étanchéitéDes fractions de poids déclarées allant de 0,1 à 5 % ont été utilisées (Henkel, 2008, 2009; Sherwin-Williams, 2008; HPD, 2011; Santé Canada, 2013b, 2014b)

Fréquence de 3 fois par an (RIVM, 2007b).

Inhalation : évaporation à partir d'une surface croissante [utilisation de fractions massiques de 0,1 à 1 % (produits utilisés à l'intérieur), car une valeur de 5 % a été signalée dans un produit destiné à l'utilisation à l'extérieur seulement].


Durée d'exposition de 45 minutes; durée d'application de 30 minutes; volume de la pièce de 10 m3; taux de ventilation de 1,5/heure (bonne ventilation); quantité appliquée de 75 grammes; superficie de rejet de 30 m2; matrice de la masse moléculaire de 300 g/mol (le composé d'intérêt n'est pas le principal solvant); utilisation de la méthode de Langmuir pour le coefficient de transfert de masse (RIVM, 2007b).

Voie cutanée : Taux constant (utilisation de fractions massiques de 0,1 à 5 %)
Taux de contact : 50 mg/minute; durée de rejet de 30 minutes, surface de contact exposée de 2 cm2 (RIVM, 2007b).
Inhalation - Concentration moyenne le jour de l'événement = 0,09 à 5,2 mg/m3

Voie cutanée -
Dose aiguë appliquée = 0,021 à 1,1 mg/kg p.c. par événement
Note de bas de page Tableau F1 a

Comme ces produits sont utilisés principalement par des adultes (de 20 à 59 ans), des estimations de l'exposition ont été calculées pour ce groupe d'âge seulement, sauf mention contraire.

Retour à la note de page Tableau F1[a]

Note de bas de page Tableau F1 b

Supposition d'une absorption à 100 % par les poumons.

Retour à la note de page Tableau F1[b]

Note de bas de page Tableau F1 c

L'exposition à une peinture en aérosol a été jugée représentative des expositions aux décapants pour peinture en aérosol également.

Retour à la note de page Tableau F1[c]

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Annexe G : Estimations de l'exposition potentielle à l'éthylbenzène provenant de l'essence

Tableau G1. Estimations de l'exposition potentielle à l'éthylbenzène provenant de l'essence
Type de produit de consommationHypothèsesConcentrations et absorptions quotidiennes estimées
EssenceNote de bas de page Tableau G1[a]

Exposition par voie cutanée pendant le ravitaillement d'un véhicule
Des fractions massiques variant de 1,0 à 5,4 % ont été utilisées (CONCAWE, 1997).

  • Utiliser l'épaisseur de la mince couche pour calculer la masse d'essence sur la peau, et supposer que la couche mince sur la peau mesure 0,002 cm (valeur pour l'huile minérale, immersion avec un scénario de nettoyage partiel) [USEPA, 2011].
  • Supposer que l'essence a une densité de 0,79 g/cm3(CONCAWE, 1992).
  • Supposerque l'essence couvre un huitième d'une main (57 cm2) [Santé Canada, 1995].

Masse d'essence sur la peau = 0,002 cm × 0,79 g/cm3 × 57 cm2 = 0,09 g

Dose = 0,09 g × 0,054 = 6,85  × 10−5 g/kg p.c. = 0,0685 mg/kg p.c.
70,9 kg

Dose estimée à court terme par voie cutanée = 0,01 à 0,07 mg/kg p.c. par événement
Note de bas de page Tableau G1 a

On a utilisé la plus forte concentration au 95e centile de 1 461 µg/m3 relevée dans les études de l'Association pétrolière pour la conservation de l'environnement canadien (APCE) [1987, 1989] pour estimer les expositions à l'éthylbenzène par inhalation pendant le ravitaillement d'un véhicule.

Retour à la note de page Tableau G1[a]

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Annexe H : Résumé des données sur les effets de l'éthylbenzène sur la santé

Tableau H1. Renseignements relatifs à l’éthylbenzène chez les animaux de laboratoire et in vitro
ParamètreDoses minimales avec effetNote de bas de page Tableau H1[a]/Résultats
Toxicité aiguëPlus faible DL50 par voie orale = 3 500 mg/kg p.c. chez les rats (Wolf et al., 1956)

[Études supplémentaires : Smyth et al.,1962; NTP, 1986].

Plus faible DL50 par voie cutanée = 15 354 mg/kg p.c. chez les lapins (Smyth et al.,1962).

[Études supplémentaires : Harton et Rawl, 1976]

Plus faible CL50 par inhalation = 17 200 mg/m3 chez les rats (4 heures) [Smyth et al.,1962].

[Études supplémentaires : Ivanov, 1962].

Plus faibleCMEOpar inhalation (rats) supérieur(e) ou égal(e) à 1 740 mg/m3 (400 ppm), fondée sur une évaluation arbitraire des auteurs, qui ont observé une activation modérée du comportement moteur chez les rats mâles CFY (8 par groupe) exposés à de la vapeur d'éthylbenzène à des concentrations comprises entre 1 740 et 6 514 mg/m3(400 et 1 500 ppm) pendant quatre heures, par rapport aux rats exposés à d'autres solvants. La concentration narcotique minimale pour l'éthylbenzène était de (9 466 mg/m32 180 ppm) [Molnar et al., 1986].

[Études supplémentaires : Yant et al.,1930; Gerarde, 1960; Ivanov, 1962; Tegeris et Baltser, 1994].
Toxicité à court terme en doses répétéesPlus faible CMEO par inhalation (souris) = 326 mg/m3 (75 ppm), d'après des réductions importantes des activités de la pentoxyrésorufine O-déalkylase (PROD) et de l'éthoxyfluorocoumarine-O-déalkylase ainsi que des réductions liées aux concentrations, mais non importantes, d'éthoxyrésorufine O-déalkylase et d'enzymes PROD dans les poumons chez les souris mâles et femelles exposées à 326 mg/m3 d'éthylbenzène pendant une semaine. Dans le cadre de cette étude, on a exposé six souris par groupe à une concentration d'éthylbenzène de 326 mg/m3 pendant une semaine ou de 3 260 mg/m3 (750 ppm) pendant une ou quatre semaines (six heures par jour, cinq jours par semaine). À une concentration plus élevée (3 260 mg/m3), on a observé une augmentation importante du poids relatif du foie, des figures mitotiques et de synthèse de l'ADN hépatique en phase S, des activités des hépatoenzymes, ainsi qu'une hypertrophie hépatocellulaire chez les deux sexes de souris exposées à de l'éthylbenzène pendant une semaine ou quatre semaines. On a observé une augmentation importante des synthèses de l'ADN en phase S dans les poumons après une exposition à l'éthylbenzène pendant une semaine chez les deux sexes, mais elles ont diminué après quatre semaines d'exposition chez les mâles, tandis que chez les femelles, on n'a remarqué aucune différence importante entre les souris exposées et les souris témoins après quatre semaines d'exposition. En outre, plusieurs oxygénases à fonction mixte dans les poumons des souris ont subi des modifications après une ou quatre semaines d'exposition (Stott et al.,2003).

Plus faible CMENO par inhalation (rats) = 1 740 mg/m3 (400 ppm), d'après une ototoxicité avec une CSENO établie à 1 305 mg/m3 (300 ppm) [Cappaert et al., 2000]. Voir la section Neurotoxicité/ototoxicité ci-dessous.

[Études supplémentaires : Andersson et al., 1981; Toftgård et Nilsen, 1982; Elovaara et al., 1985; EPA, 1986a, 1986b; Romanelli et al., 1986; Mutti et al., 1988; Cragg et al., 1989; Cappaert et al., 1999, 2001, 2002; Stott et al., 2003 (rats); Saillenfait et al., 2006; Li et al., 2010].

Plus faible DME(N)O par voie orale [gavage] (rats) = 250 mg/kg par jour, d'après une augmentation importante du poids absolu et relatif du foie, avec une hypertrophie centro-lobulaire des cellules hépatiques, du poids relatif des reins, ainsi qu'une hausse importante du nombre de cylindres de cellules épithéliales et granuleuses dans l'urine des rats mâles exposés. On a aussi observé une augmentation de l'incidence et de la gravité de la formation de gouttelettes d'hyaline entraînant une néphropathie chez les rats mâles exposés à cette dose. Bien que les auteurs avancent l'hypothèse selon laquelle la néphropathie était associée à l'alpha-2µ-globuline, aucun autre essai n'a été mené en vue de confirmer les dépôts d'alpha-2µ-globuline chez les animaux. La DSENO = 75 mg/kg p.c. par jour, selon la définition par les auteurs. Dans le cadre de cette étude, on a administré à cinq rats de chaque sexe par groupe des doses de 0, 75, 250 ou 750 mg/kg p.c. par jour d'éthylbenzène par gavage pendant quatre semaines. À la plus forte dose (750 mg/kg p.c. par jour), on a noté une hausse importante du poids absolu et du poids relatif du foie ainsi qu'une hausse importante de l'activité de la glutamate pyruvate transaminase sérique, de l'urée sérique, et des concentrations de cholestérol chez les deux sexes. En outre, on a observé une augmentation importante du taux de bilirubine chez les femelles et du nombre de cellules épithéliales transitionnelles dans les sédiments de l'urine chez les mâles. Les résultats histologiques ont montré une hypertrophie centro-lobulaire des hépatocytes chez les groupes exposés à la dose moyenne (mâles seulement) et à la dose élevée (mâles et femelles) et une augmentation de l'incidence et de la gravité de la formation de gouttelettes d'hyaline entraînant une néphropathie chez les mâles exposés aux doses moyenne et élevée (Mellert et al., 2007).

[Étude supplémentaire : Gagnaire et Langlais, 2005]
Toxicité subchroniquePlus faible CMEO par inhalation (rat) = 435 mg/m3 (100 ppm), d'après une diminution importante des niveaux de phosphatase alcaline sérique chez les rats femelles exposés à de l'éthylbenzène, six heures par jour, cinq jours par semaine, pendant treize semaines. Dans le cadre de cette étude, dix rats F344 de chaque sexe par groupe ont été exposés à de l'éthylbenzène à des doses de 0, 435, 1 087, 2 175, 3 263 ou 4 350 mg/m3 (0, 100, 250, 500, 750 ou 1 000 ppm). On a inclus dix rats supplémentaires de chaque sexe à chaque niveau d'exposition pour fournir des échantillons sanguins prélevés à des fins de pathologie clinique. On a recueilli des données sur la chimie clinique les jours 5, 23, et après 13 semaines. On a analysé des données sur la toxicité à 13 semaines. À des concentrations plus élevées ( supérieur(e) ou égal(e) à  1 087 mg/m3), on a observé une diminution importante des niveaux de phosphatase alcaline chez les rats des deux sexes. En outre, à une dose égale ou supérieure à 2 175 mg/m3, on a observé une hausse importante du poids absolu des reins chez les deux sexes et une hausse du poids relatif des reins chez les mâles; à une dose égale ou supérieure à 1 087 mg/m3, on a observé une hausse importante du poids absolu du foie chez les deux sexes et une hausse du poids relatif du foie chez les mâles; à une dose égale ou supérieure à 1 087 mg/m3, on a observé une hausse importante du poids absolu des poumons chez les femelles. On n'a noté aucun effet sur les spermatozoïdes, la morphologie des testicules, ou la durée du cycle œstral. On n'a observé aucun changement histopathologique en ce qui concerne les changements dans le poids du foie ou des reins. On a observé une hyperplasie lymphoïde dans les ganglions lymphatiques des bronches et médiastinaux et des infiltrations cellulaires inflammatoires autour des vaisseaux avec des foyers de cellules inflammatoires dans les septes et la lumière des alvéoles dans les poumons chez les rats exposés à une dose d'éthylbenzène supérieure ou égale à 1 087 mg/m3; toutefois, la gravité de ces lésions n'était pas liée à la dose, et les caractéristiques des lésions étaient davantage une réponse à un agent infectieux. Les auteurs ont donc déclaré que les lésions inflammatoires des poumons n'étaient probablement pas liées à l'exposition à l'éthylbenzène (NTP, 1992).

[Études supplémentaires : Wolf et al., 1956; Elovaara et al., 1985; NTP (souris), 1992; Gagnaire et al., 2007, décrites à la section Neurotoxicité de ce tableau; Zhang et al., 2010]

Plus faible DME(N)O par voie orale (rats) = 250 mg/kg p.c. par jour, d'après une hausse importante des poids absolu et relatif du foie et du poids relatif des reins chez les deux sexes, ainsi qu'une hausse importante du poids absolu des reins chez les mâles, une hausse importante des niveaux de glutamate pyruvate transaminase et de gamma-glutamyltransférase, une augmentation importante de la bilirubine totale, du nombre de cellules épithéliales transitionnelles et de cylindres de cellules épithéliales et granuleuses dans les sédiments d'urine, du potassium sérique et des concentrations de calcium chez les mâles, et une hausse importante du cholestérol et une réduction importante du temps de Quick chez les rats des deux sexes. DSENO = 75 mg/kg p.c. par jour, selon la définition par les auteurs. Dans le cadre de cette étude, on a exposé dix rats Wistar de chaque sexe à des doses de 0, 75, 250 ou 750 mg/kg p.c. par jour d'éthylbenzène par gavage pendant 13 semaines (la dose journalière a été divisée en deux doses administrées à chaque rat à des intervalles d'environ huit heures). Chez les groupes exposés à la dose élevée, on a observé une augmentation importante du volume corpusculaire moyen, des concentrations de glutamate pyruvate transaminase et de magnésium sérique chez les deux sexes, ainsi qu'une augmentation importante de la teneur en protéines sériques totales et une réduction importante du nombre de plaquettes chez les femelles. En outre, l'étalement des pattes à la réception avait fortement diminué chez les mâles à la dose élevée, et l'activité motrice avait fortement augmenté chez les femelles à la dose élevée. Les résultats histologiques ont révélé une augmentation importante de l'incidence de l'hypertrophie centro-lobulaire des cellules hépatiques chez les deux sexes dans les groupes exposés à des doses moyennes et élevées. On a observé une hausse liée au traitement du stockage de gouttelettes d'hyaline dans l'épithélium des tubules rénaux chez les mâles; cependant, on n'a constaté aucun effet lié au traitement dans l'incidence des premiers signes de neuropathie progressive chronique. Le poids du thymus chez les femelles exposées aux doses modérées et élevées a diminué sans changements histomorphologiques (Mellert et al., 2007). On a aussi observé une augmentation importante du poids relatif du foie et des reins chez les rats mâles à des doses de 250 et 500 mg/kg p.c. par jour dans une autre étude sur la toxicité subchronique (13 semaines) avec des rats Crl:CD (SD) [10 ou 11 par sexe et par dose. On a administré aux rats des doses de 0, 50, 250, ou 500 mg/kg p.c. d'éthylbenzène par jour par gavage; le dosage quotidien a été divisé en deux doses administrées à chaque rat à des intervalles d'environ trois heures]. On a observé une augmentation importante du poids relatif du foie à la dose de 500 mg/kg p.c. par jour chez les rats femelles. On n'a observé aucun changement histopathologique sur le foie ou les reins des rats lié au traitement dans le groupe de dosage à 500 mg/kg p.c. par jour (Li et al., 2010).

[Études supplémentaires : Wolf et al., 1956; Barnett, 2006]
Toxicité chronique et cancérogé-nicitéBioessai sur la cancérogénicité par inhalation chez les rats et les souris :
On a exposé des rats F344 et des souris B6C3F1 à des doses de 0, 326, 1 090 ou 3 260 mg/m3 (0, 75, 250 ou 750 ppm) d'éthylbenzène, six heures par semaine, cinq jours par semaine, pendant 104 et 103 semaines, respectivement. Dans l'étude sur les rats, à la plus forte concentration, on a observé une hausse importante de l'incidence des néoplasmes des tubules rénaux [3 sur 50 (3/50), 5/50, 8/50, 21/50; la fourchette des témoins historiques allait de 0 à 4 %], des adénomes des cellules interstitielles dans les testicules (36/50, 33/50, 40/50, 44/50; la fourchette des témoins historiques allait de 54 à 83 %), et des adénomes testiculaires bilatéraux (27/50, 23/50, 32/50, 40/50) chez les mâles, ainsi qu'une augmentation importante des néoplasmes des tubules rénales (0/50, 0/50, 1/50, 8/50) chez les femelles. Dans l'étude sur les souris, à la plus forte concentration, on a observé une augmentation importante de l'incidence des néoplasmes bronchiolo-alvéolaires chez les mâles (7/50, 10/50, 15/50, 19/50; la fourchette des témoins historiques allait de 10 à 42 %) et des néoplasmes hépatocellulaires chez les femelles (13/50, 12/50, 15/50, 25/50; la fourchette des témoins historiques allait de 3 à 54 %) [Chan et al., 1998; NTP, 1999].

Bioessai sur la cancérogénicité par voie orale chez les rats
On a exposé des rats SD, 40 de chaque sexe par groupe, à une dose d’éthylbenzène de 500 mg/kg p.c. par jour dans de l’huile d’olive par intubation gastrique, 4 à 5 jours par semaine pendant 104 semaines. Les animaux ont été examinés après la semaine 141. Le total des tumeurs malignes a augmenté chez les rats exposés (14/40 et 17/37 chez les mâles et les femelles exposés, respectivement, et 12/45 et 11/49 dans le groupe témoin chez les mâles et les femelles, respectivement). Aucune information supplémentaire n’a été fournie dans le rapport (Maltoni et al., 1985). D’autres données ont été publiées par la suite (Maltoni et al., 1997); elles se rapportaient à l’exposition supplémentaire de rats SD à une dose de 800 mg/kg p.c. d’éthylbenzène. À une dose de 800 mg/kg p.c., on a noté une incidence accrue des tumeurs des fosses nasales de type non précisé (2 % chez les femelles exposées par rapport à 0 % chez les témoins), des esthésio-neuro-épithéliomes (2 % chez les femelles exposées par rapport à 0 % chez les témoins; 6 % chez les mâles exposés par rapport à 0 % chez les témoins) et des tumeurs de la cavité buccale (6 % chez les femelles exposées par rapport à 2 % chez les témoins; 2 % chez les mâles exposés par rapport à 0 % chez les témoins). Aucune analyse statistique n’a été fournie.

Paramètres non cancérogènes :
Plus faible CMENO par inhalation
(rats) = 326 mg/m3 (75 ppm), d'après la gravité fortement accrue de la néphropathie chez les rats femelles (étude de 104 semaines). La néphropathie a été caractérisée par une grande variété de changements, y compris la dilatation des tubules rénaux avec cylindres hyalins ou cellulaires, une fibrose interstitielle et une infiltration cellulaire inflammatoire à cellules mononucléaires, des foyers de régénération tubulaire, ainsi qu'une hyperplasie épithéliale transitionnelle des papilles rénales. Les détails de l'étude sont décrits plus haut. La gravité de la néphropathie était considérablement accrue chez tous les rats femelles exposés et chez les mâles exposés à 3 260 mg/m3 (750 ppm). À une dose de 3 260 mg/m3, on a observé une augmentation importante des incidences de l'hyperplasie des tubules rénaux tant chez les rats mâles que chez les rats femelles exposés, ainsi qu'une diminution importante du taux de survie des rats mâles. Chez les rats mâles exposés, on a aussi observé d'autres lésions pathologiques, notamment l'hyperplasie de la glande parathyroïde et de la moelle osseuse, l'inflammation de la prostate, la dégénérescence kystique du foie, des œdèmes, une congestion et une hémorragie dans les poumons, une hémorragie des ganglions mésentériques et une légère augmentation des ganglions lymphatiques rénaux; les auteurs ont jugé que la signification biologique de ces effets n'était pas claire et que leur lien avec l'exposition à l'éthylbenzène était incertain.
CMENO (souris) = 1 090 mg/m3(250 ppm), selon l'incidence fortement accrue de l'hyperplasie du lobe antérieur de l'hypophyse chez les souris femelles exposées et l'incidence fortement accrue de l'altération syncytiale des cellules hépatiques chez les mâles exposés. CSENO (souris) = 326 mg/m3 (75 ppm). À une dose de 3 260 mg/m3, on a observé une augmentation importante des incidences de l'altération syncytiale des cellules hépatiques, de l'hypertrophie hépatocellulaire et de la nécrose des cellules hépatiques chez les mâles, ainsi qu'une augmentation importante des foyers éosinophiles du foie et de l'hyperplasie du lobe antérieur de l'hypophyse chez les femelles. À une dose de 3 260 mg/m3, on a observé une augmentation importante de l'hyperplasie des cellules folliculaires de la glande thyroïde et de la métaplasie épithéliale alvéolaire chez les mâles et les femelles (Chan et al., 1998; NTP, 1999).
Génotoxicité et paramètres connexes : in vivoAberrations chromosomiques
Résultats négatifs :
Cellules de moelle osseuse de rats exposés à 239 mg/m3 de xylène contenant 18,3 % d'éthylbenzène (300 ppm), six heures par jour, cinq jours par semaine, pendant 9, 14 et 18 semaines (aucun détail supplémentaire n'est disponible) [Donner et al., 1980]

Test des micronoyaux
Résultats négatifs :
Lymphocytes périphériques de souris prélevés sur des souris B6C3F1 mâles et femelles exposées à de la vapeur d'éthylbenzène pendant 13 semaines (les détails de cette étude ont été décrits ci-dessus dans l'ensemble de données sur la toxicité subchronique) [NTP, 1992, 1999].

Cellules de moelle osseuse de souris prélevées sur des souris NMRI mâles exposées à de l'éthylbenzène par injection intrapéritonéale de deux doses similaires, soit 2 mL/kg p.c. (équivalant à 1,74 mg/kg p.c.), à 24 heures d'intervalle. Les souris ont été sacrifiées 30 heures après la première injection (Mohtashamipur et al., 1985)

[Étude supplémentaire : On a observé des résultats négatifs dans les cellules de la moelle osseuse des souris avec le 1-phényléthan-1-ol, le principal métabolite de l'éthylbenzène de la phase I, chez les souris mâles NMRI, cinq par groupe, auxquelles on a administré par gavage une dose unique de 187,50, 375 ou 750 mg/kg de 1-phényléthan-1-ol. Les animaux ont été sacrifiés 24 ou 48 heures après le traitement et on a prélevé des échantillons de leur moelle osseuse (Engelhardt, 2006).]

Synthèse d'ADN non programmée
Résultats négatifs :
Cellules hépatiques de souris prélevées sur des mâles B6C3F1 exposés à 2 175 ou 4 350 mg/m3 (500 ou 1 000 ppm) et des femelles exposées à 1 631 ou 3 263 mg/m3(375 ou 750 ppm) de vapeur d'éthylbenzène pendant six heures (Clay, 2001).

Test de létalité récessive liée au sexe chez des non-mammifères
Résultats négatifs :
Drosophila (Donner et al., 1980).
Génotoxicité et paramètres connexes : in vitroRésultats positifs :
Test de mutation génique dans les cellules de lymphomes des souris sans activation métabolique, seulement à dose plus élevée (80 µg/mL) qui a provoqué une cytotoxicité (McGregor et al., 1988; NTP, 1992, 1999).

Résultats négatifs :
Essais Ames dans les souches de Salmonella typhimuriumTA97, TA98, TA100, TA1535 avec et sans activation métabolique (NTP, 1992, 1999; Zeiger et al., 1992); souches de Salmonella typhimurium TA98, TA100, TA1535, TA1537 et TA1538, Escherichia coli WP2, Wp2uvrA, et Saccharomyces cerevisiae JD1 avec et sans activation métabolique (Dean et al., 1985); Saccharomyces cerevisiae D7 et XV185-14C sans activation métabolique (Nestmann et Lee, 1983)

Une analyse des mutations du lymphome de la souris a été menée conformément aux directives de l'OCDE, de l'USEPA et d’Environnement Canada. Les résultats de l'étude étaient négatifs. Une toxicité excessive a été observée à des concentrations d'au moins 54 μg/mL, en l'absence de S9 et d'au moins 80 μg/mL, en présence de S9 (Seidel et al., 2006).

Aberrations chromosomiques
Résultats négatifs :
Cellules ovariennes de hamsters chinois, avec et sans activation métabolique (NTP, 1992, 1999); cellules épithéliales hépatiques de rats (RL4), avec et sans activation métabolique (Dean et al., 1985).

Test des micronoyaux
Résultats positifs :
Cellules embryonnaires de hamsters de Syrie, sans activation métabolique (Gibson et al., 1997).

Échange de chromatides sœurs
Résultats positifs :
Effets marginaux dans les lymphocytes humains, sans activation métabolique, à la dose la plus élevée (10 mM), qui ont provoqué une cytotoxicité (Norppa et Vainio, 1983).

Résultats négatifs :
Cellules ovariennes de hamsters chinois, avec et sans activation métabolique (NTP, 1992, 1999).

Essai de transformation de cellules
Résultats positifs :
Cellules embryonnaires de hamsters de Syrie (SHE) après une exposition à l'éthylbenzène pendant sept jours (les résultats étaient négatifs après l'exposition des cellules à l'éthylbenzène pendant 24 heures) [Kerckaert et al., 1996]

Résultats négatifs :
Cellules embryonnaires de hamsters de Syrie (SA7/SHE) pendant 24 heures après une exposition à l'éthylbenzène et transformation des foyers après six semaines (Casto et Hatch, 1977).

Dommages à l'ADN (essai de Comet)
Résultats positifs :
Ruptures des brins simples de l'ADN dans des lymphocytes de sang périphérique humain (Chen et al., 2008)

[Études supplémentaires : Dommages oxydatifs à l'ADN dans des fragments de gène suppresseur de tumeur p53 (essai in vitro) et des adduits d'ADN humains, 8-oxo-7,8-dihydro-2'-déoxyguanosine, formation dans l'ADN du thymus de veau (essai in vitro) après une exposition à de l'éthylbenzène irradié par la lumière du soleil et en présence de Cu2+ (Toda et al., 2003) ou après une exposition aux métabolites de l'éthylbenzène, y compris l'éthylhydroquinone et le 4-éthylcatéchol, en présence de Cu2+ d'une manière liée à la dose (Midorikawa et al., 2004)]

Conversion génique
Résultats négatifs :
Pseudomonas putida (Leddy et al., 1995).
Toxicité pour le développementPlus faible CMEO par inhalation = 435 mg/m3 (100 ppm), d'après la hausse importante de l'incidence des côtes supplémentaires chez les rats qui ont été exposés à de l'éthylbenzène au cours de la période de gestation. Dans le cadre de cette étude, on a exposé des rats femelles Wistar (29 à 33 par groupe) à 435 ou 4 350 mg/m3 (100 ppm ou 1 000 ppm) d'éthylbenzène par inhalation pendant sept heures par jour, cinq jours par semaine, pendant trois semaines. Les rats du groupe témoin ont été exposés à l'air. Les rats ont ensuite été accouplés et exposés quotidiennement pendant 19 jours de gestation. Les rats qui ont été exposés à l'air au cours de la période précédant la gestation ont été divisés en trois groupes pendant la période d'exposition au cours de la gestation : le groupe témoin (air), le groupe exposé à 435 mg/m3, et le groupe exposé à 4 350 mg/m3. Les rats qui ont été exposés à une concentration faible ou élevée d'éthylbenzène pendant la période précédant la gestation ont été divisés en deux groupes, respectivement, au cours de la période d'exposition pendant la gestation : le groupe témoin (aucune autre exposition durant la gestation) et le groupe d'exposition (au même niveau d'exposition qu'il avait eu avant la gestation). On a observé une toxicité maternelle à la concentration de 4 350 mg/m3 chez les rats, y compris une augmentation importante du poids relatif et du poids absolu du foie, des reins et de la rate, sans modification pathologique. On a observé chez les rats une réduction possible de la fertilité, indiquée par la réduction du pourcentage de rats femelles ayant produit un frottis vaginal positif qui étaient gravides à l'issue d'une exposition précédant la gestation à l'une des concentrations, quel que soit le niveau d'exposition; cependant, il n'y avait aucune différence importante en réponse aux concentrations de 435 et 4 350 mg/m3. On a aussi observé une augmentation importante de l'incidence de côtes supplémentaires chez les rats ayant été exposés à une forte concentration d'éthylbenzène lors de la période précédant la gestation et pendant la gestation, ou au cours de la période de gestation seulement, mais pas chez les rats qui ont été exposés à une faible concentration d'éthylbenzène lors de la période précédant la gestation et pendant la gestation. Par conséquent, les auteurs ont jugé que la relation dose-réponse pour cet effet à 435 mg/m3 n'était pas cohérente. De plus, les auteurs ont considéré que l'incidence accrue des côtes supplémentaires n'est pas une réponse tératogène, mais plutôt une indication de tératogenèse à des niveaux d'exposition supérieurs (Hardin et al., 1981; NIOSH, 1981).

[Études supplémentaires : Ungvary et Tatrai, 1985; NIOSH 1981; Saillenfait et al., 2003, 2006, 2007; Faber et al., 2007]
Toxicité pour la reproductionOn a observé que la CSENO par inhalation pour la toxicité pour la reproduction (rats) était supérieure à 2 174 mg/m3 (500 ppm, la plus forte concentration mise à l'essai), d'après l'absence d'effets significatifs sur la reproduction en relation avec la dose. Lors de cette étude sur deux générations, on a exposé des rats Crl:CD(SD) IGS BR (génération F0, 30/sexe par groupe; génération F1, 25/sexe par groupe) à des doses de 0, 109, 435 et 2 174 mg/m3 (0, 25, 100 ou 500 ppm) d'éthylbenzène, six heures par jour, sept jours par semaine, à partir d'au moins 70 jours consécutifs avant l'accouplement. Les femelles F0 et F1 ont continué l'exposition par inhalation pendant la période d’accouplement et jusqu'au 20e jour de la gestation. Du premier au quatrième jour de la lactation, les femelles F0 et F1 ont reçu soit de l'huile de maïs, soit de l'éthylbenzène par gavage à des doses de 0, 26, 90 et 342 mg/kg par jour. L'exposition par inhalation de ces rats a continué du 5e au 21e jour de la lactation (moment de l'euthanasie). Pour les animaux F1, l'exposition par inhalation a commencé le 22e jour après la naissance. La génération F2 n'a pas été directement exposée. On n'a observé aucun changement significatif dans la durée du cycle œstral, l'intervalle précoïtal, l'accouplement des mâles et des femelles et les indices de fertilité, la durée de gestation, les paramètres spermatogéniques, et le poids des organes de reproduction chez les rats exposés. Le dénombrement des follicules ovariens pour les femelles F1 dans le groupe dosé à 2 174 mg/m3 était comparable aux valeurs témoins. Il n'y a eu aucun décès lié à l'exposition ou observation clinique dans n'importe quel groupe d'essai de l'une ou l'autre génération d'animaux. Les auteurs ont défini une CSEO de 435 mg/m3 (100 ppm) et une CSENO de 2 174 mg/m3 pour la toxicité systémique parentale, d'après une diminution transitoire du gain pondéral chez les mâles F0 et F1  à 2 174 mg/m3et chez les femelles F0, mais pas chez les F1, à 435 et 2 174 mg/m3, une augmentation importante du poids relatif du foie chez les mâles et les femelles F0 et F1  à 2 174 mg/m3, ainsi qu'une augmentation importante du poids relatif des reins chez les mâles F0 et F1 à2 174 mg/m3, sans changements pathologiques. De plus, on a observé une augmentation importante des poids absolu et relatif de la glande thyroïde chez les mâles F0, mais pas chez les F1, aux concentrations de 435 et 2 174 mg/m3, ainsi qu'une augmentation importante du poids absolu de la prostate et des poumons chez les mâles F0, mais pas chez les F1, à 2 174 mg/m3, sans aucune modification pathologique. Bien qu'il y ait eu des diminutions importantes de la durée du cycle œstral chez les femelles F0 à 2 174 mg/m3, les résultats n'étaient pas significatifs chez les femelles F1, et la durée du cycle œstral chez les rats F0 était semblable à celle des témoins historiques. Les auteurs ont considéré que les effets n'étaient pas liés à l'exposition à l'éthylbenzène. On a évalué le développement du comportement neurologique d'une progéniture F2 dans le cadre d'une batterie d'observation fonctionnelle (4, 11, 22, 45 et 60 jours après la naissance), de séances d'activité motrice (13, 17, 21 et 61 jours après la naissance), des essais de réflexe de sursaut acoustique (20 et 60 jours après la naissance), un test de l'apprentissage et de la mémoire avec un labyrinthe aquatique de Biel (26 ou 62 jours après la naissance), ainsi que lors d'évaluations de mesures holistiques et d'évaluations morphométriques et histologiques du cerveau (21 et 72 jours après la naissance). Au plus haut niveau d'exposition mis à l'essai, il n'y a pas eu de modifications dans les paramètres de la batterie d'observation fonctionnelle, les taux relatifs à l'activité motrice, les paramètres du réflexe de sursaut acoustique ou performance ou le test du labyrinthe aquatique de Biel chez la progéniture attribuée à l'exposition à l'éthylbenzène chez les parents (Stump, 2004a; Faber et al., 2006, 2007).

[Études supplémentaires : Hardin et al., 1981; NIOSH 1981; Cragg et al., 1989; NTP, 1992]

DMEO par voie orale = 500 mg/kg p.c., d'après la baisse importante des concentrations d'hormones lutéinisantes et de 17-ß-estradiol accompagnée de changements de l'utérus, notamment une augmentation des tissus du stroma avec des groupes de collagène denses et une diminution de la lumière. Dans le cadre de cette étude, des rats CFY ont reçu 500 ou 1 000 mg/kg d'éthylbenzène par voie orale dans la matinée des chaleurs (œstrus), pendant deux dioestrus et pendant le proestrus (le rapport d'étude est très limité; le dosage d'essai n'était pas clairement indiqué : soit comme ratio du poids du matériel d'essai par rapport au poids corporel ou par rapport au poids de la nourriture, mais on a supposé qu'il s'agissait du poids maternel d'essai par rapport au poids corporel). L'auteur a conclu que l'exposition à l'éthylbenzène bloquait le cycle ovarien, et que ce blocage a lieu pendant le dioestrus, d'après les frottis vaginaux et la structure de la paroi de l'utérus (Ungváry, 1986).
ImmunotoxicitéCSENO par inhalation pour l'immunotoxicité (rats) = 2 174 mg/m3 (500 ppm, la plus forte concentration mise à l'essai), d'après l'absence d'effets liés au traitement sur la capacité fonctionnelle de la composante hormonale du système immunitaire chez les rats, tel que mesuré par la réponse des cellules à plaques formatrices d'immunoglobuline M (IgM) dans la rate aux érythrocytes ovins à antigènes thymodépendants. Dans le cadre de cette étude, des rats SD ont été exposés à des doses de 0, 109, 435 ou 2 174 mg/m3 (0, 25, 100 et 500 ppm) de vapeur d'éthylbenzène, six heures par jour, pendant 28 jours consécutifs. Les rats ont ensuite reçu une injection d'immunisation unique par intraveineuse de globules rouges ovins, près de quatre jours avant la date prévue pour l'autopsie. On n'a observé aucun effet lié au traitement sur la survie, les signes cliniques, le poids corporel, la consommation d'aliments, les paramètres hématologiques ou la réponse des cellules à plaques formatrices d'immunoglobuline M (IgM). Le poids relatif du foie et des reins a augmenté dans le groupe exposé à une dose de 2 174 mg/m3 (Stump, 2004b; Li et al., 2010).
Neurotoxicité/ototoxicitéPlus faible CMEO par inhalation aiguë pour la neurotoxicité (rats) supérieure ou égale à 1 740 mg/m3 (400 ppm), d'après une activation modérée du comportement moteur chez les rats mâles CFY (8 par groupe) exposés à de la vapeur d'éthylbenzène à des concentrations comprises entre 1 740 et 6 514 mg/m3(400 et 1 500 ppm) pendant quatre heures. La concentration narcotique minimale pour l'éthylbenzène était de 9 466 mg/m3 (2 180 ppm) [Molnar et al.,1986].

[Études supplémentaires : Yant et al., 1930; Gerarde, 1960; Ivanov, 1962; Tegeris et Baltser, 1994].

Plus faible CMENO à court terme par inhalationpour l'ototoxicité (rats) = 1 740 mg/m3 (400 ppm), selon les effets ototoxiques, définis comme une hausse des seuils d'audition et la perte de cellules ciliées après une exposition à l'éthylbenzène, huit heures par jour, pendant cinq ans. Dans le cadre de cette étude, on a exposé des rats à des doses de 0, 1 305, 1 740 et 2 393 mg/m3 (0, 300, 400 et 550 ppm) d'éthylbenzène pendant huit heures par jour, pendant cinq jours consécutifs. Trois à six semaines après l'exposition, on a évalué la fonction auditive en mesurant le potentiel d'action composite (PAC) dans la gamme des fréquences de 1 à 24 kHz et les émissions oto-acoustiques évoquées par produit de distorsion 2f1-f2 dans la gamme de fréquences de 4 à 22,6 kHz. À 1 740 mg/m3, les seuils d'audition ont été augmentés de 15 et 16 dB à 12 et 16 kHz, respectivement, et à 2 393 mg/m3, de 24, 31 et 22 dB à 8, 12 et 16 kHz, respectivement. La croissance de l'amplitude des émissions oto-acoustiques évoquées par produit de distorsion avec le niveau de stimulation a subi des répercussions seulement après avoir été exposée à 2 393 mg/m3 à 5,6, 8 et 11,3 kHz. On a constaté une perte de cellules ciliées à deux des cinq zones examinées dans la cochlée. À 1 740 mg/m3, on a trouvé 25 % de pertes de cellules ciliées dans la zone exposée à 11 et 21 kHz. La plus forte concentration a évoqué une perte de cellules ciliées de 40 et 75 % à la zone exposée à 11 et 21 kHz, respectivement. CSENOpour l'ototoxicité = 1 305 mg/m3 (300 ppm) (Cappaert et al., 2000). En outre, l'exposition à l'éthylbenzène a causé une diminution importante des niveaux de dopamine striatale et tubéro-infundibulaire chez les lapins à une concentration de 3 260 mg/m3 (750 ppm) et au-delà (Romanelli et al.,1986; Mutti et al.,1988).

[Études supplémentaires : Andersson et al.,1981; Frantik et al., 1994; Cappaert et al.,1999, 2001, 2002].

Plus faible DMENO à court terme par voie oralepour l'ototoxicité (rats, deux semaines, gavage) = 900 mg/kg p.c. par jour, selon la perte de l'ouïe mesurée par des méthodes comportementales et électrophysiologiques et associée à des dommages des cellules ciliées dans la cochlée (Gagnaire et Langlais, 2005).

Plus faible CME(N)O subchronique par inhalationpour l'ototoxicité (rats) = 870 mg/m3 (200 ppm, la concentration la plus faible mise à l'essai), selon les pertes de cellules ciliées liées à la dose (perte de l'ouïe) au cours de la période de récupération. Dans le cadre de cette étude, des rats SD ont été exposés à des doses de 0, 870, 1 739, 2 609 ou 3 478 mg/m3 (0, 200, 400, 600 ou 800 ppm) de vapeur d'éthylbenzène pendant six heures par jour, six jours par semaine pendant 90 jours, avec une période de récupération de huit semaines après l'exposition. On a observé une perte de cellules ciliées avec une gravité croissante (4 % à près de 100 %, respectivement) chez les rats ayant reçu 870 à 3 478 mg/m3 d'éthylbenzène. Les concentrations de 1 739 mg/m3 et plus ont produit des seuils audiométriques sensiblement plus élevés qui ne se sont pas rétablis huit semaines après la fin de l'exposition (Gagnaire et al., 2007).

[Étude supplémentaire : Faber et al., 2007, détails présentés à la section Toxicité pour la reproduction ci-dessus].

Plus faible DMEOsubchronique par voie orale pour la neurotoxicité (rats) = 750 mg/kg p.c. par jour, d'après la diminution importante de l'étalement des pattes à la réception chez les mâles et la hausse importante de l'activité motrice chez les femelles (Mellert et al., 2007). DSEOsubchronique par voie orale pour la neurotoxicité = 500 mg/kg par jour, d'après l'absence d'effets neurotoxicologiques néfastes liés au traitement observée chez des rats SD à qui on avait administré une dose de 0, 50, 250 et 500 mg/kg p.c. par jour d'éthylbenzène par gavage, tous les jours pendant 90 jours (Barnett, 2006). De la même manière, on n'a pas observé de changements dans le comportement neurologique, selon les mesures de la batterie d'observation fonctionnelle, y compris la réaction acoustique, et les évaluations de l'activité motrice, chez les rats exposés à l'éthylbenzène jusqu'à 500 mg/kg p.c. par jour pendant 90 jours (Li et al., 2010).
IrritationL'éthylbenzène est une substance irritante des membranes muqueuses. Des cobayes exposés à 0,2 % de vapeur d'éthylbenzène pendant une minute ont connu une irritation modérée des yeux et du nez, bien que l'exposition à 0,1 % de vapeur d'éthylbenzène ait causé une légère irritation nasale qui a cessé après 30 minutes (Lewis, 1992). L'instillation d'une solution non diluée d'éthylbenzène dans les yeux des lapins a provoqué une irritation conjonctivale (Wolf et al.,1956; Smyth et al.,1962) et une lésion modérée de la cornée (Smyth et al., 1962).

L'éthylbenzène est une substance irritante modérée pour la peau. L'application non couverte d'éthylbenzène non dilué a provoqué une irritation et une nécrose modérées sur la peau des lapins (Wolf et al.,1956; Smyth et al., 1962).
Note de bas de page Tableau H1 a

Définitions : CL50 = concentration létale médiane; DL50 = dose létale médiane; CMENO = concentration minimale avec effet nocif observé; CSENO = concentration sans effet nocif observé; CMEO = concentration minimale avec effet observé; CSEO = concentration sans effet observé; DME(N)O = dose minimale avec effet (nocif) observé; DSEO = dose sans effet observé.

Retour à la note de page Tableau H1[a]

Tableau H2. Renseignements relatifs à l'éthylbenzène chez les humains
EndpointLowest effect levelsNote de bas de page Tableau H2[a]/Results
IrritationDes volontaires humains exposés à de la vapeur d'éthylbenzène ont fait part d'une grave irritation oculaire à 4 348 mg/m3 (1 000 ppm) et au-delà (Yant et al., 1930; Cometto-Muñiz et Cain, 1995) et d'une irritation du nez et de la gorge à 8 696 mg/m3 (2 000 ppm) et au-delà (Yant et al., 1930). On n'a observé aucune irritation des yeux ou d'autres effets à 870 mg/m3(200 ppm) et en dessous (Gerarde, 1963; Bardodej et Bardodejova, 1970; Moscato et al., 1987).
SensibilisationAucune réaction de sensibilisation cutanée n'a eu lieu après une application cutanée de 10 % d'éthylbenzène sur 25 volontaires humains (Kligman, 1974).
Toxicité aiguëLes humains exposés accidentellement à de l'éthylbenzène au-dessus de la valeur limite en milieu de travail (100 ppm, équivalant à 435 mg/m3) ont rapporté une dépression du système nerveux central, notamment des maux de tête, de la fatigue, de la somnolence et des maux de tête, en plus d'irritations des yeux et des voies respiratoires (Bardodej et Bardodejova, 1970). On a également signalé des étourdissements chez des sujets humains exposés à 8 696 mg/m3(2 000 ppm) d'éthylbenzène pendant six minutes (Yant et al., 1930).
Toxicité à expositions répétéesUne étude de cohorte historique a été menée aux États-Unis auprès de 560 travailleurs dans le secteur de la polymérisation et la production de styrène qui avaient été employés pendant au moins cinq ans le 1er mai 1960. L'exposition sur le lieu de travail comprenait le styrène, le benzène, l'éthylbenzène, et d'autres produits chimiques. On surveillait la mortalité depuis le 1er mai 1960 ou le 10e anniversaire dans l'usine jusqu'à fin 1975. Dans l'ensemble, on a observé 83 décès et prévu 106,41 décès dans l'ensemble de la population; 17 personnes sont décédées d'un cancer par rapport au chiffre de 21,01 prévu, dont neuf personnes d'un cancer du poumon (prévision de 6,99), une de la leucémie (prévision de 0,79) et une d'un lymphome (prévision de 1,25) [Nicholson et al., 1978].

Une étude transversale a examiné les échantillons de sang et d'urine de 35 agents pulvérisateurs à six milieux de travail dans deux usines en Allemagne. Les travailleurs ont appliqué des vernis et des apprêts à des véhicules et des pièces en métal spécial, et ils ont été exposés à des mélanges de solvants, qui contenaient principalement de l'o-xylène, du m-xylène, du p-xylène, de l'éthylbenzène et du toluène, pendant deux à 24 ans. On a observé des changements dans la numération globulaire chez les agents pulvérisateurs. En moyenne, on a observé une augmentation du nombre de lymphocytes et une diminution des érythrocytes et du niveau d'hémoglobine chez 31 travailleurs exposés par rapport aux 31 paires constituées (témoins) [Angerer et Wulf, 1985].

Une étude de biosurveillance a été menée auprès de 200 travailleurs à la production d'éthylbenzène en Tchécoslovaquie pendant 20 ans. Les niveaux d'exposition ont été mesurés par les concentrations d'acide mandélique dans des échantillons d'urine, qui n'ont jamais dépassé 3,25 mMol/L (500 mg/L). La limite biologique pour l'acide 3-aminobenzène-1-sulfonique a été fixée à 6,5 mMol/L (1 000 mg/L). On n'a détecté aucune modification des paramètres hématologiques ou des enzymes sériques en tant qu'indication de la fonction hépatique chez les travailleurs. On n'a relevé aucun cas de malignité au cours des dix dernières années dans cette installation (Bardodej et Círek, 1988).

Une autre étude transversale a été menée auprès de 105 peintres de maisons allemands employés depuis au moins dix ans, qui avaient été exposés à des mélanges de solvants dans les peintures et les vernis, y compris l'éthylacétate (CMax, 50 ppm), le toluène (CMax, 15 ppm), le butylacétate (CMax, 11 ppm), le méthylisobutylkétone (CMax, 11 ppm), le xylène (CMax, 7 ppm), et l'éthylbenzène (CMax, 3 ppm, soit l'équivalent de 13,05 mg/m3). Le groupe témoin était composé de 53 professionnels autres que des peintres, qui ont été mis en correspondance en fonction de l'âge, de la formation et de la situation socioéconomique. Les examens neurophysiologiques (électroencéphalographie et vitesse de conduction nerveuse) n'ont révélé aucune différence significative entre les peintres et le groupe témoin. Ainsi, on n'a observé aucun changement dans certaines structures du cerveau (diamètre ventriculaire, indice du carrefour ventriculaire) ou une atrophie cérébrale chez les peintres. Dans les essais neurocomportementaux, on a observé des différences significatives de « changements de personnalité » et de la « capacité de mémoire à court terme » chez les peintres avec des symptômes prénarcotiques répétés sur le lieu de travail (Triebig et al., 1988).

Une étude a indiqué des effets de conduction nerveuse chez les travailleurs manipulant de l'éthylbenzène. On a décelé des changements mineurs dans les potentiels évoqués et la vitesse de conduction nerveuse chez 22 travailleurs exposés à des concentrations d'éthylbenzène allant de 0,43 à 17,2 mg/m3 (de 0,1 à 4 ppm) pendant 4 à 20 ans. Ces travailleurs ont également été exposés à du styrène (environ 1,5 ppm) [Lu et Zhen, 1989].

Une étude de cohorte historique a été menée dans une usine de caoutchouc au Mexique, auprès de 48 travailleurs qui avaient été exposés à des hydrocarbures pendant 2 à 24 ans; 42 travailleurs non exposés ont servi de témoins. Les hydrocarbures comprenaient l'éthylbenzène (de 220,7 à 234 mg/m3), le benzène (de 31,9 à 47,8 mg/m3), le toluène (de 189,7 à 212,5 mg/m3) et le xylène (de 47 à 56,4 mg/m3). On a observé une hausse significative des anomalies dans le sperme des travailleurs exposés, y compris une augmentation de la normozoospermie, une modification de la viscosité du sperme, une diminution de la liquéfaction du sperme, une hausse du regroupement non spécifique des spermatozoïdes, ainsi qu'une diminution du nombre de spermatozoïdes, de spermatozoïdes mobiles et des pourcentages de spermatozoïdes normaux (De Celis et al., 2000).

Une étude de cohorte historique a été menée auprès de 303 travailleurs de quatre entreprises de peintures et vernis en Pologne, qui ont été exposés à des solvants pendant au moins six mois. Le groupe témoin contenait 214 travailleurs non exposés. Les travailleurs exposés ont ensuite été divisés en deux groupes : exposition aux solvants seulement (207 travailleurs) et exposition aux solvants et au bruit (96 travailleurs). Les solvants contiennent du xylène (de 1,0 à 110,0 mg/m3), de l'acétate d'éthyle (de 0,0 à 120,0 mg/m3), du white-spirit (de 0,0 à 563,0 mg/m3), du toluène (de 0,0 à 92,5 mg/m3), de l'acétate de butyle (de 0,0 à 285,5 mg/m3), et de l'éthylbenzène (de 0,0 à 65,6 mg/m3). Les risques relatifs (RR) de la perte de l'ouïe dans les deux groupes exposés ont augmenté de façon significative (RR de 2,8, IC à 95 % : 1,8 à 4,3; RR de 2,8, IC à 95 % : 1,6 à 4,9, respectivement) dans une vaste gamme de fréquences (de 2 à 8 kHz). On n'a trouvé aucun risque supplémentaire dans le groupe d'exposition aux solvants et au bruit. Les seuils d'audibilité ont également augmenté de façon significative chez les deux groupes exposés (Sliwinska-Kowalska et al., 2001).

Une étude transversale a été menée auprès de travailleurs de deux usines pétrochimiques différentes en Chine. De ces deux usines, 246 et 307 travailleurs de sexe masculin ont été classés dans deux groupes d'exposition à l'éthylbenzène : groupe pétrochimique 1 et groupe pétrochimique 2. Deux groupes de référence ont été utilisés aux fins de comparaison : un groupe de centrale électrique (290 travailleurs de sexe masculin d'une centrale électrique exposés à des niveaux de bruit semblables aux travailleurs du domaine pétrochimique) et un groupe témoin (327 membres du personnel de bureau dans ces usines pétrochimiques). Les concentrations d'éthylbenzène dans l'air étaient de 122,83±22,86 mg/m3 et 134,64±31,97 mg/m3 dans les groupes pétrochimiques 1 et 2, respectivement. Les concentrations d'autres hydrocarbures aromatiques polycycliques (styrène, benzène, toluène et xylène) étaient inférieures à la limite de détection. La prévalence d'une perte de l'ouïe de 25 dB ou plus était plus élevée dans le groupe pétrochimique 1 (78,4 %) et le groupe pétrochimique 2 (80,1 %) que celle dans le groupe de la centrale électrique (56,9 %) et dans le groupe témoin (5,2 %), en ajustant l'âge, la consommation de cigarettes et d'alcool. En se basant sur la batterie de tests neurocomportementaux principaux, on a observé une diminution de la fonction neurocomportementale donnant lieu à une altération de la mémoire à court terme, des mouvements de mains rapides et de la coordination des yeux chez les travailleurs exposés, par rapport aux travailleurs témoins; ces changements ont été observés à partir de la troisième année de travail. L'activité de l'acétylcholinestérase dans le sang a diminué de façon importante par rapport au groupe témoin (Zhang et al., 2013).
GénotoxicitéOn n'a pas détecté de formation d'adduits de l'ADN, de rupture des brins simples de l'ADN et d'échange de chromatides sœurs chez 25 travailleurs exposés à un mélange de styrène, de benzène, d'éthylbenzène, de xylènes et de toluène dans une usine de production de styrène de l'ancienne République démocratique allemande. Toutefois, les micronoyaux kinétochore-positifs (ce qui semble indiquer une induction d'aneuploïdie) dans les lymphocytes périphériques ont augmenté de façon significative chez les travailleurs exposés comparativement aux groupes témoins (25 travailleurs non exposés en bonne santé associés en fonction de l'âge et du sexe dans la même entreprise). Les concentrations d'éthylbenzène dans toutes les zones de l'usine variaient de 365 à 2 340 µg/m3 (de 0,08 à 0,53 ppm). Les données de surveillance biologique mesurées par les métabolites de ces hydrocarbures dans les échantillons d'urine des travailleurs exposés indiquaient que les travailleurs étaient exposés essentiellement au xylène et à l'éthylbenzène (Holz et al., 1995).

On a noté une augmentation significative des aberrations chromosomiques chez 39 travailleurs de sexe masculin exposés à de l'éthylbenzène et du benzène dans une usine de traitement pétrochimique. Les concentrations d'éthylbenzène et de benzène sur les lieux de travail variaient entre 0,2 et 13,1 et entre 0,4 et 15,1 mg/m3, respectivement. Le groupe témoin était composé de 55 sujets associés (Sram et al., 2004).

On a mesuré les concentrations de 8-hydroxy-désoxyguanosine (8-OHdG) dans les urines de 64 travailleurs de sexe masculin (15 peintres pistoleurs exposés aux peintures, et deux groupes de travailleurs non exposés : 19 travailleurs utilisant des machines à jet de sable et 30 employés de bureau). La 8-OHdG présente dans les urines a été utilisée comme marqueur biologique des dommages oxydatifs à l'ADN. On a également prélevé des échantillons pour mesurer l'exposition des personnes au xylène et à l'éthylbenzène (mesurée à l'aide des concentrations d'acide mandélique dans les urines) dans l'air à l'aide d'échantillonneurs par diffusion. Les concentrations de 8-OHdG dans les urines montraient des dommages à l'ADN plus importants chez les peintres au pistolet, comparativement aux concentrations mesurées chez d'autres groupes non exposés et dans les échantillons de ces mêmes peintres prélevés au cours de leurs vacances. On a observé une corrélation significative entre les concentrations de 8-OHdG dans les urines et l'exposition à l'éthylbenzène. Les auteurs de l'étude ont reconnu que l'exposition à l'éthylbenzène ne pouvait pas expliquer la totalité des concentrations de 8-OHdG mesurées dans les urines et que d'autres composants de peintures pourraient jouer un rôle dans l'augmentation des concentrations observées (Chang et al., 2011).
Note de bas de page Tableau H2 a

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