Des petits glands naissent les forêts caroliniennes

Arbres plantés mécaniquementLes élèves du Niagara qui ont visité la forêt carolinienne n'ont pas simplement étudié l'écologie forestière. Ils ont de plus retroussé leurs manches et appris comment bien planter des semis d'arbres et des glands. Ils ont également planté des graines de fleurs sauvages. Ils ont planté 62 500 arbres indigènes et 12 000 fleurs sauvages en tout.

Mené par le Niagara Restoration Council (conseil de restauration de Niagara), le programme d'amélioration du trajet de passage de la faune « Trees for Niagara » vise à relier la forêt indigène le long de plusieurs bassins versants de la région. Le programme vise trois secteurs principaux :

  • éducation en matière d'habitattel que les plantations et les séances d'information publiques;
  • protection de l'habitatpar l'entremise d'accords de conservation et d'une protection des forêts à plus long terme pour les propriétaires fonciers privés qui ont fait une demande de programmes d'incitation fiscale, ce qui fait que les sites de plantation seront plus exploitables et
  • restauration de l'habitatpour rétablir la forêt indigène et les trajets de passage de la faune fragmentés par l'installation des populations, l'agriculture ou l'exploitation du bois.

Relier les fragments d'une forêt indigène

Il n'a pas été facile de relier les fragments d'une forêt. Dans ce cas, il a fallu un engagement conjugué des bénévoles et des propriétaires fonciers. Toutefois, on peut attribuer le succès de la mission à 25 propriétaires fonciers privés avant-gardistes qui ont accepté de signer des accords de conservation définissant leurs terres comme étant de nouveaux sites de plantation pour des arbres et des fleurs sauvages indigènes. L'idée est que les terres se développeront et assureront un habitat viable pour les espèces sauvages ainsi que des trajets de passage qui leur permettront de se déplacer aisément. Depuis le lancement du programme, 50 autres propriétaires fonciers ont fait preuve d'initiative et ont demandé plus de renseignements. Grâce à eux, il a été possible de définir de nouveaux sites de plantation.

Qu'est-ce que la zone carolinienne a de si exceptionnel?

Bien qu'elle ne représente que un pour cent de l'ensemble du territoire au Canada, la zone carolinienne est celle qui comprend le plus d'espèces végétales et animales. Cent vingt-cinq de ces espèces sont considérées « en péril » et 400 autres sont considérées « rares ». La perte d'habitat, notamment dans des zones de vieilles forêts comme celle-ci, est un facteur important qui a une incidence sur le bien-être des espèces sauvages. Sans un habitat viable, le nombre d'espèces a diminué au cours des années et la riche biodiversité de la région en a souffert.

Comment la plantation d'arbres et de fleurs sauvages peut restaurer une forêt

On a planté des arbres, des arbustes et des fleurs sauvages indigènes à la machine dans le cas des vastes zones et à la main dans le cas des zones plus petites. Par exemple, les glands ont été plantés dans de petites zones désignées comme zones de vieilles forêts de chênes. La plantation des glands s'est avérée être une activité amusante et peu coûteuse puisque les glands sont légers, faciles à transporter et ils poussent même si on les laisse tomber.

« L'enthousiasme des bénévoles ayant participé à la plantation, les nombreux propriétaires fonciers qui voulaient protéger l'habitat forestier et les nouveaux partenariats prometteurs que nous avons formés ont donné lieu étonnamment à de bons résultats. Il s'agissait de la première fois que nous travaillions avec des étudiants de l'Université Brock et maintenant nous avons tissé des liens solides avec les écoles, les collèges, les groupes de naturalistes et les Scouts de la région. » -Corey Burant, Conseil de restaurationde Niagara

Susciter l'intérêt de la prochaine génération

La plantation donne des expériences éducatives pratiques qui ont suscité de l'intérêt chez les groupes scolaires, des élèves des écoles primaires aux étudiants universitaires, ainsi que les Scouts de la région. Le Conseil de restauration de Niagara, qui a géré le programme « Tree for Niagara », espère qu'avec cette nouvelle fierté, les élèves et les bénévoles reviendront pour témoigner du progrès de la forêt et, un jour, pourront profiter de sa riche biodiversité renouvelée. Et lorsqu'ils reviendront, ils amèneront peut-être leurs enfants ou leurs petits-enfants et ils diront : « Voici la preuve qu'une petite graine peut « germer » et faire pousser une forêt entière. Ou, bien encore …en plantant de petits glands des forêts majestueuses peuvent pousser. »

Au sujet du Conseil de restauration de Niagara

Le Conseil de restauration de Niagara est un groupe de personnes qui se font du souci pour la santé de l'environnement où ils habitent. Incités à travailler à la restauration et à la durabilité à long terme de la région de Niagara, ils ont lancé des programmes environnementaux afin de renseigner la collectivité et d'accroître la sensibilisation du public. Parallèlement, les projets encouragent les loisirs et la fierté communautaire.

En cherchant à améliorer la santé écologique des zones qui ont été perturbées par des éléments humains ou naturels, les membres du Conseil croient que l'initiation à l'environnement mènera à des changements durables.

Chiffres clés

62500
Arbres indigènes plantés
11000
Graines de fleurs sauvages plantées
79
Acres d'aire forestière créées (32 hectares)
198
Acres d'aire forestière protégées grâce aux accords de conservation (80 hectares)
550
Bénévoles qui ont participé aux 15 événements de plantation

Les forêts anciennes sont utiles pour un grand nombre de raisons

  • Elles empêchent l'érosion du sol;
  • Elles gardent l'eau propre;
  • Elles conservent les éléments nutritifs importants à la croissance des plantes;
  • Elles fournissent de grandes aires naturelles nécessaires à la survie des populations animales viables et
  • Elles accumulent le bois mort (chicots et grumes) au lieu de convertir le bois en gaz de dioxyde de carbone.