Utilisations par prélèvement
Dans cette section :
- Introduction
- Thermoélectricité
- Utilisation industrielle
- Municipalités
- Qu'entend-on par juste prix?
- Agriculture
- Industrie minière
Introduction
Les utilisations par prélèvement sont mesurables directement, en termes de quantité d'eau tirée, d'évacuation et de consommation. Le prélèvement est la quantité tirée d'une source pour une activité particulière au cours d'une période donnée. Cette mesure est importante car ellereprésente la demande imposée à la source d'eau à un endroit donné et pour cette utilisation précise. Généralement, la plus grande partie de l'eau prélevée est toutefois retournée à sa source ou à proximité de celle-ci : c'est ce qu'on appelle l'évacuation.
La consommation correspond à la différence qui existe entre le prélèvement et l'évacuation. Elle enlève l'eau d'un réseau hydrographique et la soustrait en vue d'usage ultérieur aux utilisateurs situés en aval. L'irrigation des récoltes est de loin l'utilisation qui consomme le plus d'eau, suivie par l'évaporation dans les grands réservoirs à ciel ouvert et les étangs de refroidissement. Toutefois, comme l'évaporation est difficilement mesurable, elle est rarement considérée comme de la consommation.
Par ailleurs, si l'on considére le cycle hydrologique tout entier, l'eau n'est jamais vraiment perdue. Par exemple, l'eau qui s'évapore des tours de refroidissement industrielles ou d'un champ irrigué retourne dans l'atmosphère pour retomber plus tard, sous forme de précipitation, quelque part sur la terre.
Deux autres mesures permettent de déterminer le degré d'efficacité de l'utilisation de l'eau pour un procédé particulier ou dans un secteur économique donné : l'utilisation brute de l'eau et la quantité d'eau qui est recirculée. L'utilisation brute de l'eau représente la quantité d'eau totale utilisée durant un procédé. Normalement, celle-ci devrait correspondre au prélèvement d'eau, sauf que de plus en plus d'utilisateurs (spécialement les industries) réutilisent la même eau une ou plusieurs fois. En pareils cas, l'utilisation brute de l'eau pourrait être de plusieurs fois supérieure au prélèvement. La différence entre l'utilisation brute de l'eau et le prélèvement correspond à la quantité d'eau recirculée, ce qui peut s'exprimer en termes de taux de recyclage, soit le nombre de fois que l'eau est recirculée. Ce taux indique le degré d'efficacité d'une utilisation particuliére.
En 2006, on estime que cinq utilisations principales par prélèvement représentaient au Canada une utilisation brute de 60 527 millions de mètres cubes d'eau, soit un prélèvement de 50 914 millions de mètres cubes et une recirculation de 9 622 millions de mètres cubes pour les utilisations industrielles. Environ 30 % du prélèvement étaient consommés (soit surtout par les utilisations industrielles et l'agriculture), alors que le reste était évacué dans les milieux récepteurs.

* comprend l'utilisation domestique en milieu rural (1,5%)
Toutes les données du secteur industriel proviennent de l'Enquête sur l'utilisation industrielle de l'eau, 2005 de Statistique Canada, des données des municipalités de 2006 (Enquête sur l'eau potable et les eaux usées des municipalités de 2006 d'Environnement Canada) et des données du secteur agricole de 2001 (Estimation de la quantité d'eau utilisée à des fins agricoles en 2001 de Statistique Canada).

* Les données sur les municipalités excluent l'eau fournie à l'industrie.
** Les données sur les municipalités incluent les estimations des utilisations résidentielles de l'eau calculées pour les régions rurales.
*** La valeur négative de la consommation de l'industrie minière s'explique par des déclarations incomplètes sur le prélèvement correspondant à l'eau de mine ou par des fluctuations dans le bilan global annuel des bassins de décantation des résidus. La consommation par l'industrie minière ne peut donc être calculée avec exactitude.
Notes :Prélèvement + recirculation = utilisation brute. Prélèvement - évacuation = consommation (à l'exception du secteur municipal où la consommation a été estimée à 510, soit 10 % [voir note 3]). La consommation par les municipalités ne peut être calculée avec exactitude, mais elle a été estimée. Toutefois, la différence entre le prélèvement et l'évacuation ne correspond pas à la consommation, mais au volume d'eaux usées non mesuré au moyen de compteurs. Si on connaissait ce volume (qui comprend l'eau de pluie), on pourrait alors considérer les municipalités comme des « producteurs nets » et non comme des consommateurs. Les données pour certains secteurs ont été extrapolées et arrondies.
Source : Enquêtes et études d'Environnement Canada sur l'utilisation de l'eau.
Elle révèle :
- Que nous utilisons l'eau de maintes façons différentes et en quantités très variables.
- Que la demande d'eau varie beaucoup selon des diverses utilisations. Par exemple, la production d'énergie électrique (à l'exclusion de l'hyroélectricité, qui est une utilisation sur place) prélève presque quatre fois plus d'eau que toute l'industrie manufacturière et 60 % plus que les quatre autres utilisations réunies.
- Que certaines utilisations sont plus efficaces que d'autres. Le secteur manufacturier, par exemple, présente une utilisation brute de presque deux fois le prélèvement, grâce à la recirculation. L'industrie minière réutilise en fait son eau plus de deux fois en moyenne.
- Que certaines utilisations consomment plus d'eau que d'autres. L'agriculture, par exemple, ne retourne que très peu d'eau à la source. Dans le sud de l'Alberta et de la Saskatchewan, les prélèvements à des fins agricoles sont les plus élevés pour l'irrigation aux endroits où les réserves sont les moindres.
| Région | Thermo- élèctricité | Industrie manu-factu-rière | Indus-trie minière | Agri-culture (Les données indiquées repré-sentent l'utilisation totale de l'eau) | Munici-palités (Les données indiquées repré-sentent l'utilisation totale de l'eau) | Régions rurales (Les données indiquées repré-sentent l'utilisation totale de l'eau) | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Provinces de l'Atlantique | données pas disponibles | 537,7 | données pas disponibles | 20,6 | 243,9 | 141,8 | 944,0 |
| Québec | données pas disponibles | 1 833,1 | 24,2 | 113,2 | 1 581,5 | 219,6 | 3 771,6 |
| Ontario | 26 647,9 | 3 486,8 | 42,7 | 174,1 | 1 662,5 | 212,7 | 32 226,7 |
| Provinces des Prairies | données pas disponibles | 675,2 | données pas disponibles | 3 592,4 | 624,1 | 128,9 | 5 020,5 |
| Colombie-Britannique et Nord du Canada | données pas disponibles | 1 246,1 | 62,1 | 886,2 | 771,8 | 153,3 | 3 119,5 |
Total national (Certaines données régionales ne sont pas indiquées en raison de leur caractère confidentiel ou de problèmes au niveau des données. Il s'ensuit que le total national ne correspond pas à la somme des régions) | 32 137,5 | 7 778,9 | 458,9 | 4 786,6 | 4 883,5 | 856,3 | 45 082,5 |
| % du total | 63,12 | 15,28 | 0,90 | 9,40 | 9,60 | 1,68 | 100 |
| % du total arrondi | 63 | 15 | 1 | 9,5 | 9,5 | 2 | 100 |
Source : Enquête sur l'eau potable et les eaux usées des municipalités, 2006 d'Environnement Canada, Estimation de la quantité d'eau utilisée à des fins agricoles, 2001 de Statistique Canada et Enquête sur l'utilisation industrielle de l'eau, 2005 de Statistique Canada.
Thermoélectricité
Ce secteur industriel, qui comprend les centrales thermiques classiques et les centrales thermiques à énergie nucléaire, a tiré un peu plus que 63 % du prélèvement d'eau total en 2005. Après les combustibles, l'eau est la ressource la plus importante utilisée dans la production à grande échelle d'énergie thermique. La production d'un kilowattheure d'énergie électrique exige 140 litres d'eau pour les centrales à combustibles fossiles et 205 litres pour celles à énergie nucléaire. Une partie de l'eau est convertie en vapeur qui sert à entraîner l'alternateur pour produire de l'électricité. La plus grande partie de l'eau sert toutefois au refroidissement des condenseurs.
Pourquoi un tel refroidissement est-il nécessaire? Tout simplement parce que les procédes actuels convertissent en électricité utilisable seulement 40 % de l'énergie produite à partir des combustibles, le reste étant perdu. Voilà qui explique le double coût associé à une utilisation inefficace de l'énergie : tout d'abord, dans l'énergie perdue, puis dans l'eau requise pour refroidir la chaleur perdue à la température à laquelle elle pourra être libérée sans danger dans l'environnement. Il faut donc assurer une circulation continue d'eau de refroidissement à travers le condenseur. Toute cette eau est ainsi évacuée dans l'environnement à une température bien supérieure à sa température initiale. Elle peut cependant être réduite grâce à des réfrigérants et d'autres appareils de ce genre.
Utilisation industrielle
L'eau est l'élément vital de l'industrie. Elle est utilisée comme matière première, liquide de refroidissement, solvant, moyen de transport et source d'énergie. Une automobile qui sort de la chaîne de montage aura nécessité au moins 120 000 litres d'eau, soit 80 000 pour la production de la tonne d'acier qui entre dans sa construction et 40 000 de plus pour la fabrication proprement dite. Il faut en outre de nombreux milliers de litres d'eau pour en fabriquer les composantes de plastique, de verre et de tissus. En 2005, l'industrie manufacturière était responsable à elle seule de 15 % des prélèvements d'eau. Le papier et les produits connexes, les métaux de base, et les produits chimiques étaient les trois principaux utilisateurs de l'industrie.
Utilisation de l'eau par les industries
Sept enquêtes (1976, 1981, 1986, 1991, 1996, 2005 et 2007) sur l'utilisation de l'eau par les industries ont été menées par Statistique Canada et Environnement Canada conformément à la Loi sur la statistique du gouvernement fédéral. Un rapport détaillé sur l'utilisation de l'eau par les industries, basé sur les données recueillies lors du plus récent sondage (2007) est maintenant accessible.
Il est maintenant possible de consulter les données de 2007 de l'Enquête sur l'eau dans les industries. Pour commander des données, pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Statistique Canada.
Municipalités
Peut-on imaginer une ville sans eau? Nous l'utilisons pour boire, pour faire la cuisine et pour satisfaire d'autres besoins domestiques. En 2004, chaque Canadien consommait en moyenne 329 litres d'eau par jour.

Nous avons également besoin d'eau pour nettoyer les rues, combattre les incendies, remplir les piscines publiques et arroser pelouses et jardins. Où irait cette eau sans réseau d'assainissement?

Utilisations municipales, compris ces utilisations résidentielles, commerciales et publiques, ainsi que l'eau perdue dans les réservoirs et lestuyaux, totalisaient en 2006 environ 9,5 % de tous les prélèvements au Canada. Ce taux n'inclut pas les régions rurales où l'utilisation n'est pas mesurée. Si l'on incluait les utilisations domestiques rurales, la proportion s'élèverait à près de 11,5 %.

Données sur l'utilisation et sur la tarification municipale de l'eau
Le premier ensemble de données découle d'un relevé provincial et fédéral des systèmes de distribution d'eau et d'épuration des municipalités, qui fut publié en 1975. À celui-ci vient s'ajouter les données obtenues d'enquêtes menées par Environnement Canada en 1986, 1989, 1991, 1994, 1996, 1999, 2001, 2004 et 2006. Pour plus d'information sur l'Enquête sur l'eau potable et les eaux usées des municipalités (EEPEUM) et les données complètes sur l'utilisation de l'eau pour les années d'enquêtes 1983-1999, 2001, 2004 et 2006 et sur la tarification de l'eau pour les années d'enquêtes 1991-1999, 2001, 2004 et 2006, s'il vous plait visitez le section Données et publications sur le site Web de l'EEPEUM.
Tarifs des services d'eau et d'égout dans les municipalités canadiennes
- Alberta
- Colombie-Britannique
- Île-du-Prince-Édouard
- Manitoba
- Nouveau-Brunswick
- Nouvelle-Écosse
- Nunavut
- Ontario
- Québec
- Saskatchewan
- Terre-Neuve
- Territoires du Nord-Ouest
- Yukon
| Agglomération | Population |
|---|---|
| Winnipeg (Ville) | 633 451 |
| Agglomération | Population |
|---|---|
| Grand-Sault (Ville) | 5 650 |
| Moncton (Ville) | 64 128 |
| Saint John (Ville) | 68 043 |
| Agglomération | Population |
|---|---|
| Ottawa (Ville) | 812 129 |
Qu'entend-on par juste prix?
Considérons un instant l'apport considérable de l'eau à la qualité de notre vie -- en réalité, à notre vie même. La plupart d'entre nous comptons sur le service d'eau municipal, et notre santé dépend de la qualité de l'eau fournie. La majorité des Canadiens ont par inadvertance mis ce service en péril en ne payant pas un prix suffisant pour sa fourniture. Selon la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, les besoins à combler en matière d'infrastructure d'eau et d'égout variaient entre 38 et 49 milliards de dollars en 1996 au Canada et les coûts en immobilisations pour les 20 prochaines années seraient de l'ordre de 70 à 90 milliards de dollars.
Il existe une solution bien concrète à ce problème. Nous devons payer, pour ces services de distribution d'eau, un prix suffisamment élevé pour couvrir leur coût réel. En d'autres mots, le prix à payer doit permettre de recouvrer la pleine valeur, en termes de quantité réelle utilisée, de l'eau au robinet. La tarification doit donc être proportionnelle à l'utilisation. L'expérience démontre qu'une telle mesure a pour résultat de faire prendre conscience aux utilisateurs de la valeur réelle de cette ressource et d'inciter, de cette manière, à une utilisation plus efficace et plus judicieuse.
Au Canada, le prix de l'eau varie considérablement suivant les régions. Selon une analyse effectuée en 2008, à partir de l'Enquête sur l’eau potable et les eaux usées des municipalités réalisée en 2004 ainsi que le Rapport 2008 sur la tarification municipale de l'eau (statistiques de 2004), l'utilisateur d'eau domestique (en supposant que sa consommation s'élève à 25 000 litres par mois) paie en moyenne 1,26 $ par 1 000 litres. Depuis les dernières années, ce prix a augmenté de façon importante; il s'élevait à environ 82 cents par 1 000 litres en 1991. Sur le plan national, il comprend actuellement un volet consacré au traitement des eaux usées qui est évalué à environ 46,5 %. Des changements seraient requis en vue de résoudre la question de la sous-estimation des ressources en eau. Toutefois, la fixation de prix rationnels sur le plan économique entraînerait, dans certains cas, une augmentation de l'installation des compteurs d'eau, ce qui réduirait la demande suffisamment pour reporter de plusieurs années la demande visant l'aménagement de nouvelles stations d'épuration, ce qui se traduirait par des économies substantielles pour chaque année de report.
Même en exigeant un prix plus élevé, l'eau potable demeurerait le bien le plus avantageux qui soit, en comparaison avec les autres produits liquides que nous consommons et qui ne sont pas, comme l'eau, amenés à l'année longue directement dans nos demeures. Prenons pour exemple la demande d'eau embouteillée, qui est élevée en dépit de son prix de 1 500 dollars par 1 000 litres, soit 1 000 fois celui d'une eau potable de la meilleure qualité! Les prix types de boissons de consommation courante sont fournis à cette figure.

*tous les montants sont exprimés en dollars canadiens.
** Seule l'eau du robinet comprend la livraison automatique à l'utilisateur. Ce chiffle inclut également le coût de traitement des eaux d'égout.
En 2004, la consommation individuelle moyenne d'eau douce était de 329 litres par jour au Canada. On estime qu'au moins la moitié de cette quantité représente un usage inutile et même un gaspillage. Les causes les plus courantes de gaspillage domestique sont les fuites des robinets, les défectuosités de la plomberie et l'utilisation excessive de l'eau pour l'arrosage des pelouses et le lavage des voitures. Si le prix de l'eau était plus réaliste, ce gaspillage serait en grande partie résolu. Plus notre consommation serait efficace, moins nous produirions d'eaux usées et mieux nous serions en mesure de traiter ces eaux. Elles deviendraient en réalité plus faciles à traiter si elles étaient moins diluées lorsqu'elles arrivent à la station d'épuration, car moins d'eau devrait être retirée des boues. Il en résulterait donc un environnement plus sain ainsi que de multiples économies.
Et le même principe vaut pour les usagers industriels, agricoles et commerciaux. Si les grandes industries dotées de leurs propres sources d'alimentation en eau devaient elles aussi payer en fonction de la quantité d'eau qu'elles retirent de leurs sources, les coûts d'utilisation à la hausse auraient pour conséquence d'entraîner une exploitation plus efficace. En fait, on croit que le recyclage représente une solution automatique au problème de la qualité de l'eau. Plus l'évacuation exigée par les règlements est propre, plus il s'avère facile et économique de la réutiliser cette eau au lieu d'en pomper de nouvelles quantités. Enfin, une tarification plus réaliste des services d'eau pour les utilisateurs agricoles à volumes élevés, telle que l'irrigation, amènerait également une plus grande efficacité d'utilisation et, par conséquent, un meilleur taux de conservation des ressources.
Agriculture
Les fermiers dépendent de l'eau pour la production du bétail et des récoltes. L'agriculture représentait en 2005 la quatrième plus grande utilisation, totalisant 9 % des prélèvements totaux. L'eau est prélevée en grande partie pour l'irrigation (92,4 %) et l'abreuvement du bétail (5,4 %). L'irrigation est nécessaire principalement dans les régions les plus sèches du Canada, comme les régions sud de l'Alberta, de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et du Manitoba. Elle est pratiquée également en Ontario et dans les Maritimes pour le contrôle du gel. Comme une grande quantité de l'eau prélevée s'évapore, seule une petite partie retourne à sa source. Il s'agit donc d'une utilisation à consommation élevée.
Industrie minière
Cette catégorie comprend l'exploitation des mines de métaux ainsi que l'extraction des minerais non métalliques et celle du charbon. L'industrie minière utilise l'eau pour séparer le minerai du roc, refroidir les foreuses, laver le minerai au cours de la production et évacuer les résidus.
Même si l'industrie minière présentait une utilisation brute qui est la moitié de celle de l'agriculture, elle n'effectuait qu'environ 1 % de tous les prélèvements d'eau en 2005, comparativement à 12 % pour le secteur agricole. Il s'agissait de l'utilisation par prélèvement la moins importante; toutefois, l'industrie minière recycle l'eau qu'elle prélève dans des proportions plus grandes que tout autre secteur.
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