Mesure du rendement en matière de Recherche et Développement à Environnement Canada

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Le point sur l’excellence et la pertinence des activités de Recherche et Développement à Environnement Canada

En 2007, le Plan pour les sciences d’Environnement Canada établissait une vision sur dix ans pour le développement et l’exploitation des compétences scientifiques du Ministère afin de s’acquitter de son mandat. Pour mobiliser au mieux notre expertise scientifique, nous devons concevoir des outils qui nous permettront de mesurer le rendement. Cet effort visant à mesurer et à faire rapport de nos activités de recherche et de développement (R et D) est compatible à la fois avec le Plan pour les sciences et avec la Stratégie sur les sciences et la technologie (S et T), Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada.    

En collaboration avec des experts et des intervenants de l’ensemble du Ministère, nous avons élaboré un cadre général afin de mesurer dans la transparence les activités de R et D d’Environnement Canada. En nous servant du Plan pour les sciences comme guide, nous avons choisi l’harmonisation, l’établissement de liens, l’excellence et la création d’un environnement favorable comme piliers de notre évaluation du rendement de la R et D au Ministère. Des indicateurs faciles à consulter ont été élaborés pour effectuer cette analyse en tenant compte de ces quatre critères.

Je suis fier de pouvoir dire qu’Environnement Canada fait encore figure de chef de file mondial dans la recherche environnementale et que le Ministère s’attaque à des enjeux scientifiques de grande importance et qui préoccupent les Canadiens. Je vous invite à lire ce rapport, premier du genre au Ministère, qui fait le point sur la qualité et la portée de la recherche réalisée par nos scientifiques et leurs équipes.

J’espère que vous vous joindrez à moi pour accueillir favorablement ce rapport, qui constitue un pas en avant très important pour Environnement Canada. En outre, il prépare le terrain à des évaluations plus approfondies de notre rendement qui seront axées sur les retombées des projets de recherche clés et qui élargiront la gamme des activités scientifiques que le Ministère envisage de mettre en œuvre.  

Je vois également dans ce premier rapport un moyen de promouvoir le dialogue et la collaboration, ce qui nous permettra de continuer à renforcer notre capacité scientifique et de produire des travaux de recherche qui comptent pour les Canadiens. Je me réjouis à la perspective de travailler de concert avec les employés d’Environnement Canada et nos partenaires de partout au pays à l’atteinte de ces objectifs.

 

Brian T. Gray, Ph.D.
Sous-ministre adjoint
Direction générale des sciences et de la technologie

 

Contenu

 

Introduction

La science est au cœur de la capacité d’Environnement Canada de s’acquitter de son mandat. Des recherches scientifiques sont menées dans tout le Ministère, partout au pays, et les résultats de ces recherches sont utilisés pour élaborer et mettre en œuvre des politiques, des programmes et des règlements environnementaux et pour offrir des services météorologiques et environnementaux aux Canadiens. 

Pourquoi mesurer le rendement de recherche et développement?

Afin de clairement distinguer la recherche et le développement (R et D) des autres travaux scientifiques, ce rapport se fonde sur la définition de R et D de Statistique Canada. Les activités de R et D sont axées sur la production de nouvelles connaissances scientifiques, contrairement aux activités scientifiques connexes (ASC) comme la surveillance, qui sont axées sur l’application des connaissances scientifiques existantes. R et D est l’épine dorsale des compétences scientifiques d’Environnement Canada car elle fournit les connaissances de base dont le Ministère a besoin pour s’acquitter efficacement de son mandat et maintenir la confiance de la population. Environ 15 p. 100 des employés d’Environnement Canada travaillent en R et D et 25 p. 100 du budget total d’Environnement Canada est consacré aux activités de R et D.

R et D participe à l’atteinte de résultats dans tout le Ministère. L’élaboration de nouveaux modèles atmosphériques, par exemple, aide à fournir des prévisions fiables et à situer les polluants nocifs. Les nouvelles méthodes de dépistage permettent d’identifier et de détecter des substances toxiques et à protéger les Canadiens et leur environnement contre les effets nuisibles de ces substances. Dans l’ensemble de la structure de gestion du Ministère, 80 p. 100 des projets axés sur les résultats (PAR) ont un lien avec R et D, que ce soit à titre d’utilisateurs, de producteurs ou de bailleurs de fonds (figure 1); près de 30 p. 100 jouent ces trois rôles.   

Le modèle logique élaboré pour mesurer le rendement (illustré à la figure 2) donne un aperçu général de la contribution de R et D dans l’atteinte des résultats stratégiques du Ministère. Les indicateurs utilisés dans le présent rapport correspondent aux diverses parties du modèle logique (intrants, extrants et activités).  

Figure 1 : Pourcentage de PAR qui sont des producteurs, utilisateurs et bailleurs de fonds de R et D.
Figure 1 : Pourcentage de PAR qui sont des producteurs, utilisateurs et bailleurs de fonds de R et D.
Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).


Environnement Canada s’engage à produire des travaux de R et D qui optimisent les ressources investies et qui s’attaquent aux problèmes environnementaux que les Canadiens considèrent comme hautement prioritaires. Le Ministère a établi ses priorités à long terme en science et technologie (S et T) dans le Plan pour les sciencesde 20071. En définissant son projet de gestion et de réalisation de travaux scientifiques, EC s’est engagé à mesurer les progrès accomplis et à examiner son rendement à titre de ministère fondé sur les sciences. Dans le contexte du Plan pour les sciences d’EC, le présent rapport est un premier pas dans cette direction. Il s’inscrit dans les efforts d’Environnement Canada pour répondre aux exigences du Conseil du Trésor relativement à la mesure du rendement pour l’architecture des activités de programme (AAP). Il va également dans le sens de la Stratégie sur les S et T, Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada2.

Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).

Figure 2 : Modèle logique pour R et D à EC.
Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).
* L’opinion publique, les catastrophes naturelles, les parties intéressées à l’externe, ainsi que les événements politiques domestiques et internationaux peuvent être compris dans les « influences externes ».

Comment mesurer le rendement de R et D

Environnement Canada a mis sur pied un cadre d’évaluation du rendement avec la participation d’intervenants à l’interne, après avoir examiné la mise en œuvre de processus similaires au Canada et ailleurs dans le monde. Quatre principes énoncés dans le Cadre applicable aux activités fédérales en S et T3de 2005 ont orienté le présent rapport sur la mesure du rendement : l’harmonisation, l’établissement de liens, l’excellence et la création d’un environnement favorable (figure 3). Des indicateurs qualitatifs et quantitatifs faciles d’accès ont été regroupés pour chacun de ces principes, d’après quatre différentes sources de données sur le rendement :    

Figure 3 : Le cadre d’évaluation du rendement de R et D à EC.
Figure 3 : Le cadre d’évaluation du rendement de R et D à EC.

Aperçu du rapport

Le présent rapport, le premier du genre et de cette envergure à EC, mesure le rendement du Ministère en matière de R et D. Il s’agit d’une première étape qui s’inscrit dans un projet d’évaluation continue des activités scientifiques du Ministère et de leurs retombées.

La structure de ce rapport reflète les quatre principes de la structure de l’évaluation du rendement (figure 3), mettant en lumière les conclusions clés pour chacun de ces principes. Outre les indicateurs quantitatifs, des exemples concrets permettent d’illustrer plusieurs aspects de R et D au Ministère. Un sommaire des conclusions clés est présenté à la fin de ce rapport.

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Harmonisation

L’harmonisation des activités de R et D du Ministère, c’est le fait de cibler les priorités et les enjeux qui reflètent les préoccupations actuelles et à long terme des Canadiens. Pour qu’une activité de R et D soit harmonisée, elle doit être pertinente, souple et opportune.

Pourquoi mesurer l’harmonisation?

En matière de R et D, la pertinence doit se manifester à plusieurs niveaux. R et D doit cadrer avec le mandat et les priorités actuelles du Ministère et s’inscrire plus largement dans les priorités du gouvernement. Les activités de R et D devraient refléter les objectifs courants et à long terme du Ministère et du gouvernement fédéral. Les résultats de R et D doivent également être accessibles aux utilisateurs au moment où ils en ont besoin, tout en tenant compte du fait que l’échelle de temps des utilisateurs de R et D diffère de celle des producteurs. Enfin, on ne peut parler d’harmonisation san parler d’adaptabilité : R et D devrait être sensible aux premiers signes des nouveaux enjeux politiques et scientifiques. Les objectifs et les priorités évoluent, c’est pourquoi l’harmonisation doit faire l’objet d’une surveillance constante et l’orientation des activités de R et D doit être ajustée constamment.     

Environnement Canada est un ministère fondé sur les sciences, d’où l’importance de mesurer l’harmonisation des activités en R et D. Plus de la moitié des PAR examinés produisent des activités de R et D (voir figure 1) et environ le quart du budget du Ministère est consacré aux activités de R et D. 

Système alerte-chaleur

Mobilisation de R et D pour s’attaquer aux problèmes de santé en émergence : Système alerte-chaleur
La chaleur et l’humidité mettent la santé humaine en danger et ajoutent de la pression sur le système de soins de santé du Canada. Les extrêmes de température peuvent causer la mort comme on l'a vu en Europe en 2003, et en Californie en 2006. Les municipalités ont besoin d'un système fiable pour les aider à mettre en œuvre des mesures pour avertir les populations vulnérables et les inciter à demander de l'aide avant qu’elles ne soient en danger.

En 2000, la Ville de Toronto, en partenariat avec Environnement Canada et d’autres organismes, a élaboré un nouveau système d'urgence et d'alerte-chaleur. Ce système repose sur des analyses rigoureuses de la relation entre les conditions climatiques et la mortalité et se fonde sur 46 années de données climatiques d’Environnement Canada et 17 années de données épidémiologiques. La ville de Toronto qui a lancé ce système à titre de projet pilote en 2000 est l’une des sept villes dans le monde à s’être dotée d’un système d’alerte-chaleur.

Ces systèmes d’alerte sont appelés à devenir encore plus importants dans un contexte de changements climatiques. La recherche sur l’adaptation aux changements climatiques compte parmi les enjeux prioritaires d’Environnement Canada. Nous savons que les changements climatiques sont susceptibles de doubler, voire tripler le risque de mortalité lié à la chaleur et à la dégradation de la qualité de l’air provoquée par des journées de chaleur extrême (selon la ville considérée) à moins que des mesures d’adaptation ne soient prises et que les émissions nocives ne soient réduites.4

Comment mesurer l’harmonisation

Les conseils de gestion d’Environnement Canada sont le principal mécanisme responsable de l’harmonisation de R et D aux priorités du Ministère. Le mandat d’Environnement Canada est formulé en premier lieu dans les objectifs stratégiques généraux qui servent de fondement à la structure de gestion des résultats du Ministère (Annexe 2). L’atteinte de ces objectifs est gérée par quatre conseils de gestion : le Conseil de la protection de l’environnement (PE), le Conseil des services météorologiques et environnementaux (SME) et le Conseil de l’intendance environnementale (IE), avec l’appui des initiatives d’intégration et des services habilitants du Conseil des services internes (SI). Ces conseils établissent les priorités de leurs regroupements de projets axés sur les résultats (RPAR) respectifs.   

Nous avons mené une enquête afin de mieux comprendre en quoi R et D contribue à la réalisation des priorités du Ministère. L’enquête s’est penchée particulièrement sur l’harmonisation entre R et D et le mandat du Ministère, telle que reflétée dans la structure de gestion des résultats du Ministère. Chaque conseil de gestion comporte plusieurs RPAR, et chacun de ces regroupements comprend de nombreux PAR. Le questionnaire a été envoyé à 131 chefs de PAR dans tout le Ministère (tous les chefs de PAR relevant des trois conseils de programmes (PE, SME, IE) et un certain nombre relevant du Conseil des SI). Le taux de réponse global a été de 67 p. 100. La présente section du rapport est un résumé des principales conclusions de l’enquête.

Résultats

Des liens solides entre les producteurs et les utilisateurs de R et D à l’échelle du Ministère contribuent à garantir la pertinence des activités de R et D d’EC
De solides liens existent entre les RPAR qui produisent des activités de R et D et ceux qui l’utilisent (figure 4). Quoique ces liens sont généralement plus forts au sein d’un même conseil, de solides liens existent également d’un conseil à l’autre. Les liens entre conseils sont souvent établis par l’entremise de groupes centraux de RPAR qui servent de « carrefours de R et D ». Ces carrefours peuvent être considérés comme un signe d’harmonisation et de pertinence de R et D. Citons à titre d’exemple de carrefour de R et D le RPAR qui dirige le développement de l’approche écosystèmique du Ministère (1C1), une activité prioritaire d’Environnement Canada. Ce RPAR est un utilisateur important de R et D provenant de tout le Ministère. Un autre exemple réside dans le RPAR dédié à la recherche sur le climat et les prévisions météorologiques (2A2); ce regroupement est à la fois un important utilisateur et un producteur de R et D à Environnement Canada.

Figure 4 : Les liens relatifs à R et D entre RPAR. Les flèches vont des producteurs aux utilisateurs de R et D, et l’épaisseur des lignes représente l’intensité de ces liens, c’est-à-dire le nombre de fois où ces liens ont été identifiés. Les noms des RPAR peuvent être trouvés dans la structure de gestion des résultats (Annexe 2).
Figure 4 : Les liens relatifs à la R et D entre RPAR. Les flèches vont des producteurs aux utilisateurs de R et D, et l’épaisseur des  lignes représente l’intensité de ces liens, c’est-à-dire le nombre de fois où ces liens ont été identifiés. Les noms des RPAR peuvent être trouvés dans la structure de gestion des résultats (Annexe 2).
Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).

La pertinence des activités de R et D réalisées par Environnement Canada s’étend au-delà des objectifs de chaque conseil
La recherche effectuée à l’interne est la principale source de R et D du Ministère. Parmi les PAR qui comptent sur R et D, plus de 70 p. 100 utilisent les activités de R et D réalisées à l’interne par d’autres PAR (figure 5). Nous pouvons ainsi en déduire que la capacité d’Environnement Canada à effectuer des activités de R et D à l’interne est pertinente et qu’elle répond aux besoins des utilisateurs du Ministère. Ceux qui n’utilisent pas R et D d’Environnement Canada ont souvent besoin d’information scientifique spécialisée qui ne relève pas du champ d’expertise d’Environnement Canada (p. ex. la recherche en agriculture ou en politique). Pour ce qui est des sources importantes de R et D au Ministère, viennent ensuite les institutions d’enseignement et les autres ministères ou organismes du gouvernement fédéral.

Figure 5 : Fréquence des sources de R et D utilisées par les chefs de PAR qui dépendent de R et D.
Figure 5 : Fréquence des sources de R et D utilisée par les chefs de PAR qui dépendent de la R et D.
Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).

R et D à Environnement Canada répond aux priorités du gouvernement dans son ensemble
Les PAR qui participent au Plan de gestion des produits chimiques (qui relève du RPAR 3A2) sont d’importants utilisateurs de R et D (voir la figure 4 et Protéger les Canadiens des substances toxiques, ci-dessous). À titre d’effort interministériel de grande envergure, le Plan de gestion des produits chimiques utilise une importante partie de l’expertise en R et D du Ministère, y compris, par exemple, les résultats de recherche sur les écosystèmes aquatiques et la surveillance atmosphérique, afin de protéger les Canadiens et leur environnement des substances toxiques. Un autre secteur prioritaire du Ministère est le Programme réglementaire sur la qualité de l’air, qui offre une approche cohérente pour la réglementation des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques partout au pays. Nous avons conclu que cela implique la participation de différents RPAR qui collaborent en tant qu’utilisateurs et producteurs de R et D.  

Figure 6 : Fréquence des secteurs identifiés comme étant des utilisateurs directs de R et D d’EC.
Figure 6 : Fréquence des secteurs identifiés comme étant des utilisateurs directs de R et D d’EC.
Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).

Les activités de R et D effectuées à Environnement Canada répondent aux besoins de nombreux clients des secteurs public et privé
Les activités de R et D d’Environnement Canada sont utilisées par de nombreuses organisations externes, tant nationales qu’internationales. Les principaux utilisateurs externes de R et D d’EC sont les autres ministères et organismes du gouvernement fédéral (figure 6), ce qui porte à croire qu’il existe une certaine harmonisation et une certaine coordination avec les autres acteurs scientifiques fédéraux. Les initiatives horizontales interministérielles comme le Plan de gestion des produits chimiques et le Programme réglementaire sur la qualité de l’air démontrent qu’il existe des liens importants entre les ministères et les organismes sur le plan de R et D. Les activités de R et D d’Environnement Canada sont également utilisées à grande échelle par une multitude d’organisations, y compris des institutions d’enseignement, des gouvernements municipaux et provinciaux et des sociétés privées.

Les activités de R et D réalisées par EC sont produites de façon opportune
La majorité des PAR qui financent ou font appel à R et D d’Environnement Canada considèrent qu’elle est opportune. Les réponses au questionnaire indiquent que, en règle générale, les activités de R et D effectuées à l’interne sont accessibles aux utilisateurs dans des délais qui répondent aux exigences opérationnelles du Ministère.

Les activités de R et D réalisées par Environnement Canada s’adaptent aux priorités de ses utilisateurs
La majorité des PAR qui financent ou font appel à R et D du Ministère considèrent que ces activités répondent à leurs priorités. En effet, 25 p. 100 des répondants ont le sentiment qu’elle est « très adaptée ». Seulement 16 p. 100 des chefs de PAR considèrent que R et D répond mal à leurs priorités. Les plus hauts taux de satisfaction sont obtenus lorsque ceux qui produisent, financent ou utilisent ces activités relèvent d’un même conseil (il en est ainsi aussi bien sur le plan de l’adaptabilité que sur le plan de la rapidité).

Figure 7 : Principales applications à l’interne de R et D effectuée par EC (selon le pourcentage de PAR qui produisent des activités de R et D.)
Figure 7 : Principales applications à l’interne de R et D effectuée par EC
Source : Enquête interne sur l’harmonisation de R et D (2009).

R et D fournit des outils clés pour la conservation et la protection de l’environnement ainsi que pour les prévisions

Les travaux de R et D d’Environnement Canada sont menés dans quatre grands créneaux et s’étendent parfois à des activités scientifiques connexes (ASC) : la modélisation des systèmes physiques; la surveillance; l’élaboration des tests et des normes et, enfin, les études d’impact (figure 7). À titre d’exemple, le Ministère s’appuie sur ses solides compétences en matière de modélisation fondée sur R et D pour l’élaboration de prévisions environnementales et météorologiques. Environnement Canada utilise des études d’impact et des méthodes fiables pour effectuer des tests et assurer la surveillance de l’environnement, afin d’élaborer des politiques, des règlements et des approches de la gestion du risque. R et D d’Environnement Canada contribue ainsi aux efforts du Ministère pour préserver l’environnement et protéger la santé des Canadiens.

Le transfert de fonds pour R et D entre RPAR permettent à Environnement Canada de mieux cibler les enjeux prioritaires
Pour qu’Environnement Canada soit en mesure de s’acquitter de son mandat, les fonds doivent circuler entre utilisateurs et producteurs dans le but de résoudre les enjeux prioritaires. Les fonds affectés à R et D le sont pour répondre aux enjeux prioritaires comme les sites contaminés, un secteur qui implique plusieurs PAR relevant des conseils de la PE et l’IE. Citons également à titre d’exemple le PAR Solutions technologiques (relevant du RPAR 3B2; voir figure 4), lequel appuie la R et D dans les domaines de la génomique et de l’efficacité énergétique à l’échelle du Ministère.    

Protéger les Canadiens des substances toxiques : R et D et le Plan de gestion des substances chimiques

Le Plan de gestion des substances chimiques (PGSC) est une approche pleinement intégrée de Santé Canada et d’Environnement Canada en vue de protéger la santé et l’environnement des Canadiens contre les risques associés aux substances toxiques. Le Plan vise à intégrer les activités visant les substances toxiques aux lois fédérales (p. ex., la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, la Loi sur les produits antiparasitaires, la Loi sur les aliments et drogues, la Loi sur les produits dangereux), et à renforcer et accélérer considérablement l’évaluation et la gestion du risque lié aux substances existantes, tout en poursuivant l’évaluation, la gestion et la surveillance des nouvelles substances qui arrivent sur le marché canadien.

Le PGSC met en avant le besoin d’accroître les activités de surveillance, de recherche et d’établissement de rapports afin de soutenir ces programmes d’évaluation et de gestion. Il élargit considérablement la portée des programmes de recherche actuels d’Environnement Canada. La recherche s’inscrit dans les besoins en matière d’évaluation et de gestion du risque et met l’accent sur l’amélioration des données sur l’utilisation, les effets, le cheminement et le comportement des substances chimiques dans l’environnement. Les résultats permettront d’aider à établir les priorités à venir et à informer les responsables des évaluations futures sur les substances chimiques toxiques qui font leur apparition et d’autres substances préoccupantes.   

Sommaire

L’harmonisation de R et D aux enjeux prioritaires du Ministère et du gouvernement fédéral en général est un processus permanent. Environnement Canada possède de solides compétences en R et D à l’interne qui lui permettent d’atteindre ces objectifs. Les activités de R et D effectuées par les scientifiques du Ministère sont rendues pertinentes par les liens solides qui ont été établis entre les conseils et à l’intérieur même de chaque conseil. La représentation des liens que génère R et D au sein des conseils et entre eux illustre à quel point R et D est de nature transectorielle et rend possible la réalisation d’activités à l’échelle du Ministère. La réponse à la demande de R et D est généralement opportune et s’adapte aux besoins des utilisateurs à l’interne.    

En plus de contribuer à la réalisation du mandat d’Environnement Canada, la capacité de R et D du Ministère est également axée sur les priorités globales du gouvernement, ainsi que l’illustrent les demandes des autres ministères et organismes du gouvernement fédéral en matière de R et D. De nombreuses autres organisations, tant du secteur public que privé, font appel à R et D d’Environnement Canada. Ainsi, les compétences du Ministère sont mises à profit dans les travaux de recherche effectués par les établissements d’enseignement, dans l’élaboration de normes et de règlements par les gouvernements municipaux et provinciaux et par les organismes internationaux, de même que dans les initiatives émanant du secteur privé.

R et D du Ministère s’harmonise bien avec les priorités à plusieurs niveaux. Elle est solidement ancrée dans chaque conseil de programme et d’importants « carrefours de R et D » se dessinent, qui transcendent les frontières des conseils.

Nous verrons dans la prochaine section que la capacité d’Environnement Canada à produire des activités de R et D bien harmonisées et de grande qualité dépend également de la création de liens très étroits entre ses chercheurs et des collaborateurs dans les secteurs publics, privés et à but non lucratif.

Liens

L’établissement de liens efficaces sous-tend la capacité d’intégrer les activités de R et D internes et externes de manière à répondre aux priorités d’Environnement Canada et à maintenir et à renforcer la réputation du Ministère au sein de la communauté scientifique élargie.

Pourquoi mesurer les liens?

Les scientifiques d’Environnement Canada sont des membres actifs de la communauté scientifique élargie et, à ce titre, ils travaillent régulièrement avec d’autres scientifiques, tant au niveau national qu’international. Les liens avec les partenaires scientifiques peuvent prendre diverses formes. Le plus souvent, il s’agit de projets de recherche qui doivent être réalisés en équipe et qui présentent un intérêt commun. Ces partenariats de chercheurs donnent souvent lieu à des publications dans des revues scientifiques évaluées par des pairs. Les scientifiques du Ministère tissent également des liens avec la communauté scientifique élargie grâce à leur affiliation à des universités (p. ex., à titre de professeurs-adjoints ou de chercheurs associés) et par le biais de l’enseignement et de la supervision d’étudiants de deuxième et troisième cycles et de chercheurs au niveau postdoctoral. Ces liens créent une synergie, ont un effet de levier pour les ressources et favorisent l’accès à l’expertise d’autres organisations. Outre ces liens externes, de solides liens existent également entre les acteurs de la R et D à Environnement Canada et entre les différents ministères. 

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Comment mesurer les liens

De nombreuses méthodes ont été utilisées pour mesurer la nature et la qualité des liens que les scientifiques d’Environnement Canada ont établis avec les chercheurs d’autres organisations. Science-Metrix a produit des données bibliométriques en utilisant la base de données Scopus des publications évaluées par des pairs. Dans cette section, nous avons examiné les publications auxquelles ont participé au moins un scientifique d’Environnement Canada et un auteur ou plus de l’extérieur. Le terme « collaboration » utilisé dans cette section renvoie plus précisément à des publications scientifiques évaluées par des pairs et auxquelles des auteurs de l’extérieur ont participé. Une enquête interne effectuée auprès des chefs de PAR (mentionnée dans une section précédente) a également été utilisée, de même que les renseignements obtenus auprès des chercheurs scientifiques de la Direction générale des sciences et de la technologie (S et T) au sujet de leurs affiliations avec d’autres organisations scientifiques. 

Figure 8 : Taux de collaboration scientifique à EC entre 2003 et 2007. À noter que certaines publications sont produites à la fois par des partenaires nationaux et internationaux, alors la somme des collaborations nationales et internationales est supérieure au nombre total de collaborations.
Figure 8
Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).

Résultats

Environnement Canada travaille plus que jamais en collaboration, et plus particulièrement avec des partenaires internationaux
Près de 90 p. 100 des publications scientifiques d’Environnement Canada révisées par des pairs sont rédigées conjointement avec au moins un partenaire de l’extérieur. Il s’agit là d’une forte hausse, puisqu’en 1990 le taux de collaboration au Ministère était d’environ 50 p. 100 au total5. Comme l’illustre la figure 8, le taux de collaboration internationale d’Environnement Canada est passé de 37 p. 100 à 46 p. 100 en cinq ans, tandis que la collaboration à l’échelle nationale est demeurée plutôt constante.

Tableau 1 : Nombre de collaborations entre les scientifiques du Ministère et ceux d’autres institutions de recherche à l’extérieur du pays.
Dix principales insitutions collaboratrices Nombre d’articles produits en collaboration
NOAA - National Oceanic and Atmospheric Administration (É-U) 98
NASA (É-U) 64
USGS - US Geological Survey (É-U) 61
CNRS - Centre national de la recherche scientifique (France) 61
National Environmental Research Institute - NERI (Danemark) 44
University of Colorado at Boulder (É-U) 42
Helmholtz-Gemeinschaft Deutscher Forschungszentren (Allemagne) 41
University Corporation for Atmospheric Research - UCAR (É-U) 39
Société Max Planck (Allemagne) 38
Académie Chinoise des Sciences (Chine) 35
Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).

La collaboration augmente grandement l’impact scientifique de R et D d’Environnement Canada
Si l’on compare les publications produites par Environnement Canada sans la collaboration de l’extérieur par rapport à celles réalisées avec des collaborateurs à l’échelle nationale, ces dernières sont citées plus souvent dans une proportion de 40 p. 100; celles qui sont réalisées avec des collaborateurs internationaux sont citées plus souvent dans une proportion de 80 p. 100 et celles qui sont rédigées avec des collaborateurs nationaux et internationaux sont citées deux fois plus souvent. 

Sur le plan international, Environnement Canada entretient de solides liens en matière de R et D avec les États-Unis
Sur les dix établissements avec lesquels Environnement Canada collabore le plus (tableau 1), cinq sont aux États-Unis, ce qui démontre les liens étroits du Ministère avec les établissements de recherche fédérale et les grandes universités américaines. Cependant, Environnement Canada collabore également beaucoup avec des scientifiques de partout dans le monde, et plus spécialement avec ceux d’Europe, mais aussi avec des scientifiques de Chine, d’Australie, et d’autres pays. La majorité des ententes de collaboration internationale sont conclues avec des organisations gouvernementales étrangères. 

La plupart des ententes de collaboration nationale en R et D d’Environnement Canada sont conclues avec des universités
Près de 70 p. 100 des ententes de collaboration d’Environnement Canada à l’échelle nationale sont conclues avec des universités (figure 9). Les trois principales universités concernées sont l’Université de Toronto, l’Université Carleton et l’Université de la Saskatchewan (tableau 2 et figure 10). D’importants liens existent également avec d’autres secteurs : les ministères et agences du gouvernement fédéral, les sociétés, les gouvernements provinciaux et les groupes voués à la conservation. Ces conclusions concordent avec les conclusions de l’enquête interne sur l’harmonisation de R et D (voir la section précédente) en ce qui concerne les échanges entre Environnement Canada et diverses organisations de l’extérieur. La liste des principaux collaborateurs varie considérablement selon le secteur scientifique. Par exemple, les activités de R et D dans le domaine du climat, de la météorologie et des sciences de l’atmosphère sont la plupart du temps réalisées de concert avec des partenaires universitaires; la recherche en planification, gestion et conservation de l’environnement entretient des liens plus étroits avec le secteur privé et d’autres ministères et organismes du niveau fédéral, y compris le ministère des Pêches et Océans (MPO), Ressources nationales Canada (RNCan), Santé Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), qui sont les quatre principaux collaborateurs d’Environnement Canada (tableau 2 et figure 10). Ainsi que le démontrent les données de l’enquête présentées dans la section sur l’harmonisation, les initiatives scientifiques horizontales au sein du gouvernement fédéral peuvent expliquer certains de ces liens. 

Figure 9 : Proportion de collaborations bilatérales par secteur d’activité entre 2003 et 2007.
Figure 9 : Proportion de collaborations bilatérales par secteur d’activité entre 2003 et 2007.
Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).
*Chaque collaboration individuelle à une communication est calculée comme une collaboration bilatérale (p. ex., une communication rédigée conjointement par EC, l’Université McGill et IBM serait calculée comme deux collaboration bilatérales, l’une avec une université et l’autre avec une société). 

Figure 10 : Réseau de collaborations entre les directions de la DGST, entre les directions générales à EC et avec les partenaires internationaux (2003 à 2007). L’épaisseur des lignes représente le nombre de collaborations (le seuil minimal pour les lignes visibles est fixé à 4 collaborations), et la taille des cercles représente la production d’une direction ou direction générale donnée. Celles-ci reflètent l’organisation du Ministère en septembre 2008.
Figure 10 : Réseau de collaborations entre les directions de la DGST, entre les directions générales à EC et avec les partenaires  internationaux (2003 à 2007). L’épaisseur des lignes représente le nombre de collaborations (le seuil minimal pour les lignes visibles est  fixé à 4 collaborations), et la taille des cercles représente la production d’une direction ou direction générale donnée. Celles-ci reflètent  l’organisation du Ministère en septembre 2008.
Source : Figure produite par Science-Metrix, à l’aide des données de Scopus.

Les liens avec les universités facilitent la production de R et D
Les chercheurs scientifiques d’Environnement Canada de la Direction générale des sciences et de la technologie ont des liens avec au moins 35 universités canadiennes à titre de conférenciers, professeurs-adjoints, associés en recherche et chercheurs invités. Les quatre principales universités affiliées à ces activités sont l’Université de la Saskatchewan, l’Université de Waterloo, l’Université de Guelph et l’Université du Nouveau-Brunswick. D’importants liens institutionnels ont également été tissés par l’entremise d’ententes de regroupement, notamment avec l’Université Carleton (voir Établissement de liens et excellence de la recherche grâce aux regroupements, ci-dessous), l’Université de la Saskatchewan et l’Université de Victoria. Ces liens avec les universités se traduisent généralement par un nombre plus élevé de cas de collaboration, ainsi que le démontrent les données bibliométriques. 

Les scientifiques d’Environnement Canada supervisent actuellement au moins 230 étudiants de deuxième et troisième cycles et au niveau postdoctoral, dans différentes universités canadiennes et ailleurs dans le monde. Les étudiants diplômés et les chercheurs au niveau postdoctoral jouent un rôle crucial dans la réalisation des projets de recherche du Ministère par leur contribution à toute une gamme d’activités de recherches, allant de travaux sur le terrain (collecte de données) à l’analyse en laboratoire. La supervision d’étudiants et de chercheurs au niveau postdoctoral est également une partie importante du rôle d’Environnement Canada en tant qu’acteur clé du milieu de la recherche, car cette activité contribue directement au développement d’une nouvelle génération de scientifiques canadiens.

Tableau 2 : Nombre de publications produites en collaboration entre EC et d’autres insitutions de recherche au Canada (2003-2007).
Dix principales insitutions collaboratrices Nombre d’articles produits en collaboration
University of Toronto 176
Carleton University 173
University of Saskatchewan 171
Ministère de Pêches et Océans Canada 165
University of Waterloo 122
University of Guelph 108
University of British Columbia 107
University of Victoria 105
McGill University 104
Simon Fraser University 90
Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).

De solides liens en R et D existent entre les différentes directions générales du Ministère

En plus de mettre en lumière les importants liens élaborés pour harmoniser les activités de R et D du Ministère dans le cadre de la structure de gestion du Ministère (voir la section sur l’harmonisation), les données bibliométriques permettent de relever diverses formes de  collaboration scientifique auxquelles participent des membres des différentes directions générales du Ministère (figure 10). On ne s’étonnera pas qu’il existe de nombreux cas de collaboration (articles publiés conjointement) entre la Direction des sciences et de la technologie atmosphériques (DSTA) et le Service météorologique du Canada (SMC), et entre la Direction des sciences de la faune et du paysage (DSFP) et le Service canadien de la faune (SCF). Selon ces données bibliométriques, il existe également une multitude d’ententes de collaboration au sein de la Direction générale des sciences et de la technologie même – et plus particulièrement entre les scientifiques la Direction des sciences et de la technologie de l’eau (DSTE) et de la DSTA ou de la DSFP

Établissement de liens et excellence de la recherche grâce aux regroupements
Le Centre national de la recherche faunique (CNRF) est le centre névralgique du savoir et de l’expertise d’Environnement Canada en ce qui touche l’impact des substances toxiques sur les plantes et les animaux sauvages, la recherche et les enquêtes à l’échelle internationale sur les populations d’oiseaux migrateurs, ainsi que la santé des espèces sauvages à titre d’indicateur de la qualité de l’environnement. Le centre, situé au campus de l’Université Carleton depuis 2002, a permis de regrouper en un seul centre national les compétences du Ministère en recherche et en analyse dans les domaines de la faune, des paysages et de la toxicologie.  

Le regroupement du CNRF est très avantageux pour Environnement Canada. Plusieurs des chercheurs du Centre sont professeurs adjoints au département de biologie de l’Université Carleton et participent activement à la supervision des étudiants qui entreprennent des recherches au CNRF. Depuis ce regroupement, un nombre considérablement plus élevé de communications conjointes ont été publiées par des scientifiques d’Environnement Canada et de l’Université Carleton. Les scientifiques d’Environnement Canada ont également plus facilement accès aux nouvelles installations et aux nouveaux services du Centre comme la bibliothèque de Carleton et le réseau de revues en ligne. 

« La recherche se fait de plus en plus en équipe dans presque tous les domaines. Les travaux de recherche produits en équipe sont généralement plus souvent cités que les recherches produites individuellement et cet avantage s’accentue au fil du temps. En outre, les équipes produisent des recherches aux répercussions exceptionnellement élevées, et ce, même dans les domaines où cette distinction était l’apanage d’auteurs individuels. »6

Sommaire

Environnement Canada mise sur les liens établis avec d’autres institutions qui travaillent en R et D afin de tirer profit de leur expertise, tant au niveau national qu’international, de renforcer sa capacité dans des secteurs scientifiques clés et d’étendre la portée et la visibilité de ses recherches. Environnement Canada est lié à ces organismes par des projets de recherche réalisés conjointement, des regroupements, des activités de supervision d’étudiants diplômés et de chercheurs au niveau postdoctoral et par des nominations à des postes de professeurs adjoints dans les universités. 

Ces liens présentent de nombreux avantages. Les ententes de collaboration, par exemple, augmentent considérablement les répercussions des activités de R et D réalisées par Environnement Canada. Les articles scientifiques rédigés conjointement par des auteurs d’Environnement Canada et des collaborateurs de l’extérieur sont beaucoup plus susceptibles d’être cités que les articles rédigés par des auteurs d’Environnement Canada seulement, et d’autant plus si ces collaborateurs travaillent à l’étranger. 

La plupart des ententes de collaboration en R et D à l’échelle nationale d’Environnement Canada sont conclues avec les universités. Les universités étant d’importants producteurs de R et D au Canada, ce n’est guère surprenant que des liens solides soient établis avec ce secteur. Ces liens avec les universités facilitent les activités de R et D et procurent à Environnement Canada une précieuse capacité dans le domaine de la recherche. 

Sur le plan international, Environnement Canada a établi de solides liens en R et D avec plusieurs pays, et plus particulièrement avec les États-Unis. Le Ministère effectue des activités de R et D en collaboration avec les institutions fédérales américaines comme la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et l’U.S. Geological Survey (USGS) ainsi que plusieurs universités américaines de renom.  

De solides liens en R et D existent également entre les différentes directions générales d’Environnement Canada et entres les directions de la DGST, qui ont chacune leur propre domaine de spécialisation scientifique.

Dans la section qui suit, nous examinerons l’excellence des activités de R et D réalisées par Environnement Canada. Cette section a été élaborée à partir des discussions portant sur les liens établis, afin de donner une idée plus précise de la qualité des activités de R et D très bien branchées du Ministère.  

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Excellence

Dans le contexte de R et D du gouvernement fédéral, l’excellence renvoie à une combinaison de pertinence et de haute qualité dans les travaux scientifiques. L’excellence des résultats de R et D peut se mesurer d’après les répercussions scientifiques, la production et la capacité de la recherche spécialisée.

Pourquoi mesurer l’excellence?

L’excellence repose sur la production continue de travaux de recherche qui, d’après les pairs, sont de haut niveau et apportent une contribution importante au domaine étudié. Environnement Canada est un chef de file reconnu à l’échelle nationale et internationale dans le domaine des sciences environnementales7. Dans les sections précédentes, nous avons démontré que les nombreux domaines des secteurs publics et privés misent sur R et D du Ministère et que les scientifiques d’Environnement Canada sont solidement liés à l’ensemble de la communauté scientifique. Dans la présente section, nous examinerons la qualité et la quantité de la production scientifique et les domaines de spécialisation d’Environnement Canada en tant que mesures de l’excellence en R et D.

Comment mesurer l’excellence

Un outil particulièrement utile pour mesurer l’excellence réside dans la bibliométrie, car elle fournit des données fiables (à un niveau global) à la fois de la production (la quantité) et des répercussions scientifiques (la qualité). Les indicateurs bibliométriques comme le facteur de citation relatif moyen (FCRM)8et le nombre d’articles publiés, par exemple, se sont révélés des mesures efficaces et rigoureuses de la production de R et D. Des données bibliométriques sont également utilisées dans cette section afin de cibler les secteurs clés des sciences environnementales, discipline dans laquelle Environnement Canada effectue la majorité de ses recherches. Cette section se fonde sur une classification des revues évaluées par les pairs élaborée par l’Observatoire des sciences et des technologies et Science-Metrix selon les spécialités suivantes des sciences environnementales : Climat, météorologie et sciences de l’atmosphère; Écologie et ressources biologiques; Génie de l’environnement, chimie et biotechnologie; Planification, gestion et conservation de l’environnement; Sciences de l’environnement – général; Pollution, écotoxicologie et santé; et Ressources hydriques.     

L’analyse bibliométrique fournit la majorité des informations nécessaires pour évaluer la qualité de l’ensemble des travaux de recherche. Sont ajoutées à cette analyse des informations sur les activités scientifiques des chercheurs de la Direction générale des sciences et de la technologie, tant à l’échelle nationale qu’internationale, ainsi que des exemples de travaux de recherche réalisés par Environnement Canada dont les répercussions ont été particulièrement importantes. 

« On doit pouvoir faire facilement la démonstration de la qualité des S‑T à toutes les parties intéressées, entre autres à la collectivité scientifique et au public »

Au service des Canadiens : Cadre applicable aux activités fédérales en sciences et en technologie (2005)

Figure 11 : Le facteur de citations relatif moyen (FCRM) du Ministère, des directions générales et des directions de la DGST, selon le domaine (2003 à 2007). Seules sont indiquées des directions générales ou directions ayant un nombre statistiquement significatif d’articles dans un domaine donné. La ligne pointillée indique le FCRM du monde entier.
Figure 11 : Le facteur de citations relatif moyen (FCRM) du Ministère, des directions générales et des directions de la DGST,  selon le domaine (2003 à 2007). Seules sont indiquées des directions générales ou directions ayant un nombre statistiquement  significatif d’articles dans un domaine donné. La ligne pointillée indique le FCRM du monde entier.
Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).

Résultats

Dans le domaine des sciences de l’environnement, les répercussions scientifiques des publications d’Environnement Canada s’étendent bien au-delà de la moyenne mondiale
Les articles rédigés par les scientifiques d’Environnement Canada sont cités plus souvent dans une proportion de 40 p. 100 par rapport à la moyenne mondiale, tandis que les publications canadiennes dans le domaine sont citées plus souvent dans une proportion de 10 p. 100. La figure 11 montre le FCRM pour chaque spécialisation et par direction générale ou direction d’Environnement Canada. Un FCRM de 2, par exemple, signifie que les publications sont citées deux fois plus souvent qu’une communication moyenne dans un secteur donné. Le FCRM a accusé une très légère diminution en 2006-2007, mais étant donné l’absence de données sur les citations pour ces deux années, il set trop tôt pour dire s’il s’agit réellement d’un déclin. Des changements devront être apportés en ce qui concerne la surveillance du FCRM au cours des années à venir, afin de déterminer toute nouvelle tendance au chapitre de l’impact des publications d’Environnement Canada.   

Les articles les plus cités d’Environnement Canada couvrent de nombreux domaines de la recherche environnementale
Les scientifiques du Ministère ont publié de nombreux articles très souvent cités sur des thèmes tels que les contaminants contenant du brome dans la faune, les comportements migratoires des oiseaux et la qualité de l’air dans la vallée du Bas-Fraser. Les chercheurs de partout dans le monde considèrent que ces publications en R et D exercent une très forte influence et abordent de nombreuses questions urgentes dans le domaine des sciences environnementales (voir deux exemples dans Les publications d’Environnement Canada portent fruit, ci-dessous). La liste des communications les plus citées comprend des travaux de toutes les principales sphères de recherche du Ministère. Ces recherches de haut niveau qui dépassent le champ d’application des domaines de spécialisation ont un impact considérable, notamment dans le développement de politiques et de règlements environnementaux.  

L’impact de R et D d’Environnement Canada est particulièrement visible dans les revues scientifiques environnementales générales et interdisciplinaires
R et D d’Environnement Canada semble avoir spécialement bien tiré son épingle du jeu dans les domaines suivants :  Sciences de l’environnement – général (un secteur qui inclut de nombreuses revues scientifiques environnementales générales et interdisciplinaires); Pollution et toxicologie; Climat, météorologie et sciences de l’atmosphère; et, enfin, Écologie et ressources biologiques (voir figure 11). En fait, les publications d’Environnement Canada ont davantage de répercussions que la moyenne des publications dans tous les domaines, à l’exception de celui de la Planification, gestion et conservation de l’environnement. Dans ce cas, le FCRM est peu élevé peut-être parce qu’EC ne fait que commencer à développer sa capacité dans ce domaine. La production du Ministère dans le domaine de la planification, gestion et conservation de l’environnement s’est considérablement développée au cours des dernières années, bien que la production dans ces domaines d’expertise soit encore proportionnellement très modeste, tandis que l’impact des revues dans lesquelles EC publie semble avoir diminué9

Figure 12 : La production de R et D à EC entre 2003 et 2007.
Figure 12 : La production de R et D à EC entre 2003 et 2007.
Source: Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).

La part d’Environnement Canada dans les publications canadiennes en recherche environnementale a diminué récemment
Les scientifiques d’Environnement Canada ont publié quelque 600 articles évalués par des pairs au cours des dernières années (figure 12). Ce nombre n’a pas vraiment augmenté entre les années 2003 et 2007, par rapport à la tendance à la hausse qui a été observée à la fin des années 1990, par exemple10. Au Canada, la production dans le domaine des sciences de l’environnement a augmenté d’environ 15 p. 100 entre 2003 et 2007. Ainsi, la recherche d’Environnement Canada présente toujours une très haute qualité, mais la place qu’elle occupe dans les publications scientifiques dans le domaine de l’environnement a diminué, passant de 15,4 p. 100 à 12,5 p. 100 au cours des cinq dernières années.

Figure 13 : Distribution des publications d’EC selon la spécialité.
Figure 13 : Distribution des publications d’EC selon la spécialité.
Source : Données de Scopus compilées par Science-Metrix (2009).

Mesure de l’excellence dans le rapport de 2006 intitulé « 25 ans de recherche environnementale au Canada »

En 2006, Science-Metrix a reçu d’Environnement Canada le mandat de réaliser une étude bibliométrique sur la situation de la recherche environnementale au Canada. Ce rapport constitue la base de ce que l’on sait sur les efforts nationaux déployés dans ce secteur, et sur la qualité de la recherche effectuée à Environnement Canada par rapport à d’autres institutions.

La position du Canada dans le domaine de la recherche environnementale est très solide comparativement à d’autres pays. Le Canada se situe au troisième rang dans le monde quant au nombre de communications publiées en recherche environnementale – au deuxième rang si l’on tient compte du nombre de publications per capita. Plus spécialement, le Canada occupe continuellement le premier rang dans le domaine écologie et ressources biologiques. Environnement Canada occupe le premier rang par rapport aux institutions canadiennes les plus productives en recherche environnementale et le septième rang par rapport aux 50 institutions les plus productives dans le monde – cinq institutions fédérales américaines le devancent ainsi que l’Université de Washington. Plus particulièrement, Environnement Canada a occupé le premier rang au pays dans les quatre domaines de spécialité suivants entre 1995 et 2004 : climat, météorologie et sciences atmosphériques; pollution, écotoxicologie et santé; sciences de l’environnement – général; et ressources hydriques.     

EC effectue des activités de R et D dans la plupart des domaines des sciences de l’environnement
Environnement Canada publie beaucoup dans la majorité des domaines de la recherche environnementale (figure 13). Cette répartition des spécialités est demeurée relativement constante au cours de la période étudiée (2003-2007). Les deux domaines de spécialité où Environnement Canada est le plus prolifique sont les suivants : Climat, météorologie et sciences de l’atmosphère, et Écologie et ressources biologiques. Les publications d’Environnement Canada représentent près de 40 p. 100 de tous les documents produits au Canada dans la spécialité climat, météorologie et sciences de l’atmosphère.  

Comparativement à d’autres institutions, R et D à Environnement Canada  est plus particulièrement spécialisée en climat, météorologie et sciences de l’atmosphère
La production scientifique d’Environnement Canada dans les sciences de l’environnement est supérieure à la moyenne mondiale dans trois domaines. L’indice de spécialisation11 d’Environnement Canada dans la spécialité Climat, météorologie et sciences de l’atmosphère est de 49,8, suivi des domaines Pollution, écotoxicologie et santé (31,4) et Sciences de l’environnement – général (29,4). Cela signifie, par exemple, que le Ministère est presque 50 fois plus spécialisé que la moyenne mondiale dans les sciences de l’atmosphère. En d’autres mots, une très forte proportion de ses communications sont publiées dans ce domaine en particulier. Le fait qu’Environnement Canada ait des spécialités en R et D bien cernées est important afin de miser stratégiquement sur sa capacité de recherche et lui procure les bases solides nécessaires au développement de nouveaux champs d’expertise. 

Les scientifiques d’Environnement Canada sont reconnus tant à l’échelle nationale qu’internationale
En 2007-2008, plus de 50 prix internationaux et au moins 18 prix nationaux ont été décernés à des employés de la Direction générale des sciences et de la technologie. Ces prix nationaux d’universités ou de sociétés scientifiques soulignent notamment des travaux de recherche exceptionnels dans divers domaines, y compris l’ornithologie, la météorologie et l’hydrologie. Citons à titre d’exemple le prix Norman et Marion Bright décerné à l’Institut de chimie du Canada pour ses contributions à la technologie chimique au Canada et un prix d’excellence pour l’utilisation du Système d’information géographique (SIG) du fabricant de logiciels ESRI Canada. La reconnaissance internationale comprend de nombreux prix prestigieux de l’American Meteorological Association, par exemple. En outre, de nombreux chercheurs d’Environnement Canada se sont partagé le prix Nobel de la paix avec près de 2000 scientifiques de partout dans le monde pour leurs contributions au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Les scientifiques de la Direction générale des sciences et de la technologie sont membres des comités de rédaction d’au moins 60 revues scientifiques
La crédibilité d’Environnement Canada au sein de la communauté scientifique internationale est renforcée par sa participation aux comités de rédaction. Les chercheurs scientifiques de la Direction générale des sciences et de la technologie sont membres des comités de rédaction d’au moins 60 revues scientifiques internationales et dans certains cas rédacteurs en chef. Compte tenu de l’importance du processus d’évaluation par les pairs, ces postes témoignent de la qualité du travail d’un scientifique dans un domaine particulier. Les revues en question couvrent un large éventail de spécialités des sciences de l’environnement et comprennent de nombreux titres influents comme le Monthly Weather Review de l’American Meteorological Society et Environmental Pollution. Naturellement, les scientifiques d’Environnement Canada jouent un rôle particulièrement important dans de nombreuses revues publiées au Canada, comme le Water Quality Research Journal of Canada,et dans des publications qui abordent des thèmes d’intérêt régional comme le Journal of Great Lakes Research

Les publications d’Environnement Canada portent fruit : elles repoussent les frontières de la connaissance scientifique
En juillet 2007, Huebin Zhang et Francis Zwiers, de la Direction des sciences et de la technologie de l’atmosphère (Direction générale des S et T), ont rédigé un article sur les répercussions des changements climatiques dans la prestigieuse revue Nature. L’article a été cité à plus de 40 reprises au cours des 18 mois suivant sa publication. Les chercheurs ont démontré comment les changements climatiques causés par des activités humaines ont des répercussions sur les précipitations à l’échelle mondiale. En collaboration avec des chercheurs de haut niveau du Royaume-Uni, des États-Unis et du Japon et à l’aide de modèles climatiques complexes, ils ont démontré qu’à différentes latitudes, les changements climatiques pouvaient provoquer soit une hausse, soit une baisse du niveau de précipitation. La détection de changements dans les précipitations à grande échelle et l’attribution de ces changements à des activités humaines constitue un pas en avant dans la recherche sur le climat.

Un article important rédigé par Charles Francis, entre autres, du Service canadien de la faune (au Centre national de la recherche faunique, à Ottawa), publié dans PLoS Biology en octobre 2004 a fait l’objet de plus de 200 citations. Cette publication constitue une percée majeure dans l’identification des oiseaux à partir d’un mince fragment d’ADN. L’étude portant spécialement sur les oiseaux d’Amérique du Nord, les auteurs ont démontré l’efficacité de cette nouvelle méthode et, du coup, identifié quatre nouvelles espèces probables d’oiseaux. En peu d’années, cette nouvelle approche s’est largement répandue dans le milieu scientifique.   

Sommaire

Afin d’évaluer l’excellence de la production du Ministère en R et D, trois principaux éléments du rendement ont été analysés : les répercussions scientifiques, la production et la capacité de la recherche.

Les publications en R et D d’Environnement Canada ont une grande visibilité dans la communauté scientifique élargie. Globalement, les publications d’Environnement Canada sont citées plus souvent que la moyenne mondiale dans la spécialité des sciences de l’environnement dans une proportion de 40 p. 100. Cela est particulièrement vrai dans les revues scientifiques sur l’environnement. Environnement Canada a publié des articles souvent cités et ce, dans diverses spécialités des sciences de l’environnement. De nombreux scientifiques du Ministère sont des chefs de file dans le domaine des sciences de l’environnement, sont lauréats de prix prestigieux, tant au niveau national qu’international, et ils siègent au comité de rédaction de revues scientifiques de grande renommée. 

La productivité d’Environnement Canada en R et D est solide et stable dans la plupart des domaines des sciences environnementales. Toutefois, la production d’articles scientifiques du Ministère a plafonné au cours de la période 2003-2007 par rapport à la remarquable tendance à la hausse des publications dans les années 1990. 

R et D d’Environnement Canada aborde un large éventail de sujets de recherche environnementale. Certains secteurs sont toutefois particulièrement solides et spécialisés. Le secteur dans lequel le Ministère est le plus spécialisé en R et D est le champ de spécialisation climat, météorologie et sciences de l’atmosphère. Dans ce domaine, EC est chef de file au Canada, avec une production représentant 40 p. 100 de la production nationale.

La capacité d’Environnement Canada à améliorer la qualité de ses activités de R et D et d’en augmenter la production est étroitement liée au soutien adéquat de ces activités de recherche. Dans la section qui suit, nous évaluerons dans quelle mesure l’environnement est favorable aux activités de R et D à Environnement Canada.

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Environnement favorable

Pour assurer des activités de R et D harmonisées, bien branchées et d’excellente qualité, il est essentiel de créer un environnement favorable; la disponibilité de ressources financières, une infrastructure de calibre international, de gens hautement qualifiés et un solide leadership sont essentiels à la création d’un tel environnement.

Pourquoi mesurer l’environnement favorable?

Les installations et l’équipement de recherche de calibre mondial permettent aux scientifiques d’Environnement Canada non seulement de réaliser des activités de R et D de haute qualité, mais de contribuer au maintien de la confiance de la population vis-à-vis des travaux scientifiques d’EC, tout en facilitant la collaboration à l’échelle nationale et internationale.

Dans les sections précédentes, nous avons porté notre attention sur la mesure de la production de R et D d’Environnement Canada et sur l’impact de ces activités ou processus scientifiques; dans cette section-ci, nous aborderons plutôt la question des intrants en R et D. Les intrants décrits dans cette section sont des éléments relativement faciles à mesurer, comme le niveau des ressources humaines et financières et les initiatives de gestion à R et D.

Pour créer un environnement solide et favorable aux activités de R et D, il ne suffit pas de déployer des efforts sur un intrant en particulier : plusieurs volets doivent être pris en compte en parallèle. Par exemple, le financement et l’infrastructure pour R et D ne servent pas à grand-chose sans l’apport d’un nombre approprié de personnes hautement qualifiés et d’un personnel technique et de soutien. Il faut également mettre en place des systèmes de gestion afin d’assurer que R et D est de la plus haute qualité et qu’elle est toujours harmonisée avec les priorités d’Environnement Canada et du gouvernement fédéral.

Comment mesurer un environnement favorable

Il n’existe aucune unité de mesure unique pour évaluer les conditions essentielles à la production de R et D de qualité. Par conséquent, une combinaison d’indicateurs, y compris les statistiques gouvernementales, les données bibliométriques et les informations sur les ressources humaines à l’interne, ont été utilisés dans cette section pour évaluer l’environnement favorable. Ces mesures, notamment les données sur R et D de Statistique Canada, auxquelles nous avons accordé une grande importance, sont accompagnées d’une brève présentation des initiatives prises par EC pour créer un environnement favorable.

Figure 14 : Dépenses en R et D à EC (en dollars courants)
Figure 14 : Dépenses en R et D à EC (en dollars courants)
Source : Statistique Canada.

Résultats

Le financement des activités de R et D intra-muros d’Environnement Canada est demeuré relativement constant au cours des dernières années
R et D représente environ 25 % des dépenses totales d’EC. Le financement global de R et D d’Environnement Canada a été relativement stable, bien que des variations plus importantes se soient produites dans les dépenses extra-muros (figure 14). Signalons que les fluctuations dans les dépenses extra-muros sont en règle générale liés à d’importants versements uniques effectué par Environnement Canada. Par exemple, 50 millions de dollars ont été versés à Technologies du développement durable du Canada (TDDC) en 2000-2001. Néanmoins, si l’on considère la situation sur de plus longues échelles de temps, la fin des années 1990, par exemple, a été marquée par une diminution des dépenses en R et D intra-muros, suivie d’une augmentation de 1999 à 2003. Depuis, les dépenses intra-murossont généralement demeurées constantes, soit à peine sous la barre des 200 millions de dollars, à l’exclusion des années 2005-2006 qui ont connu un léger bond. On peut constater une même tendance générale dans les récentes dépenses intra-muros du gouvernement fédéral en  R et D (figure 15), bien que les dépenses extra-muros n’aient pas connu une baisse aussi rapide. Il est à noter que les chiffres mentionnés ici ne sont pas ajustés pour tenir compte de l’inflation.   

Figure 15 : Dépenses en R et D au gouvernement fédéral (en dollars courants).
Figure 15 : Dépenses en R et D au gouvernement fédéral (en dollars  courants).
Source : Statistique Canada.

Les dépenses en infrastructure pour R et D d’Environnement Canada sont actuellement en hausse, après plusieurs années de déclin
Les dépenses en immobilisations d’Environnement Canada (installations, équipement de laboratoire, etc.) ont chuté entre 2003 et 2007 (figure 16) à l’instar des dépenses générales pour R et D au gouvernement fédéral. Ce type de financement a fait l’objet de variations importantes et cycliques au cours des vingt dernières années. Les données les plus récentes indiquent que les investissements dans l’infrastructure de R et D d’Environnement Canada sont maintenant en hausse. En outre, le Plan d’action économique de 2009 prévoit 250 millions de dollars au cours des deux prochaines années pour la modernisation des laboratoires du gouvernement fédéral.

Figure 16 : Dépenses en immobilisations pour R et D à EC (en dollars courants).
Figure 16: R&D Capital Expenditures at EC (current dollars).
Source : Statistique Canada.

Tous les laboratoires d’analyse environnementale d’Environnement Canada sont agréés par l’Association canadienne pour la reconnaissance officielle des laboratoires (CALA)
Les neuf laboratoires d’Environnement Canada qui pratiquent les analyses environnementales sont maintenant agréés par le programme d’accréditation CALA (autrefois CAEAL) pour les laboratoires environnementaux. Cet agrément confirme que tous les établissements du Ministère qui doivent procéder à des analyses environnementales se conforment aux exigences de la norme ISO/IEC 17025, qui définit les exigences spécifiques pour les laboratoires d’étalonnage et d’essai, peu importe la portée ou le type particulier d’essais effectués. Des centaines de méthodes sont actuellement examinées aux fins de l’agrément dans les neuf laboratoires, y compris les essais chimiques et biologiques de nombreuses substances. Les laboratoires River Road à Ottawa, par exemple, ont étendu la portée de leur agrément à 45 méthodes d’analyses différentes, comparativement à 11 méthodes seulement en 1997. D’autres initiatives d’agrément à grande échelle, axés sur des systèmes de gestion de la qualité, sont également en cours de réalisation au sein du conseil des SME (voir Les systèmes de gestion de la qualité et la R et D, ci-dessous).  

Les systèmes de gestion de la qualité et la R et D
Le Conseil des services météorologiques et environnementaux (SME) a enregistré 36 PAR (la grande majorité des programmes relevant du Conseil) conformes à la norme ISO 9001:2000 qui est reconnue à l’échelle internationale comme l’idéal à atteindre pour les systèmes de gestion de qualité (SGQ) et qui accorde une importance particulière à la satisfaction du client et à l’amélioration continue. Elle est actuellement la norme de référence reconnue par les fournisseurs de services météorologiques et hydriques à l’échelle internationale. 

Cette certification est importante pour la production et la diffusion des activités de R et D du Ministère, sous la direction du Conseil des SME, y compris les programmes de recherche atmosphérique et de surveillance météorologique et hydrique. De plus, les PAR visant la gestion de l’information et la technologie de l’information – des éléments clés de la production de haute qualité et de l’utilisation efficace de R et D – détiennent également une certification ISO. Ce processus de normalisation a de très importantes répercussions sur le développement de nouveaux partenariats et la conclusion d’ententes de collaboration avec les divers groupes du Ministère (voir la section sur l’harmonisation, notamment la figure 4).

Le nombre de personnes affectées à R et D à Environnement Canada connaît une augmentation constante
Le nombre d’employés affecté à R et D a augmenté de 20 p. 100 entre 2000 et 2007 (figure 17). Cela s’exprime par le nombre d’employés « équivalents temps plein » (ETP), une mesure du temps consacrée à des activités de R et D. Ce nombre inclut non seulement les chercheurs, mais également le personnel technique et d’autres membres du personnel qui jouent un rôle de soutien pour les activités de R et D. Le nombre d’employés affectés à R et D dans l’ensemble de la fonction publique fédéral a cependant connu une très faible augmentation entre 2000 et 2007 (figure 18). Par ailleurs, il semble qu’en moyenne, la proportion des scientifiques et des professionnels travaillant en R et D est beaucoup plus élevée à Environnement Canada que dans l’ensemble de la fonction publique fédérale (figures 17 et 18).

Figure 17 : Personnel en R et D à EC. À noter que les données pour 2006-07 sont des estimations.
Figure 17: R&D Personnel at EC. Note that the data for 2006-2007 are  estimates only.

Figure 18 : Personnel en R et D au gouvernement fédéral. À noter que les données pour 2006-07 sont des estimations.
Figure 18: R&D Personnel in the Federal Government.
Source : Statistique Canada.

Les chercheurs scientifiques d’Environnement Canada jouent un rôle central dans la production de R et D
Les membres du groupe professionnel « chercheur scientifique » sont au nombre des auteurs ou co-auteurs de près des deux-tiers des publications evaluées par les pairs du Ministère. Cette proportion est demeurée constante au fil des années. Les chercheurs scientifiques travaillent également avec des biologistes, des physiciens, des ingénieurs, des chimistes et des météorologues afin de faire des activités de R et D qui viennent appuyer tous les secteurs de programmes importants du Ministère.

EC renforce également la capacité de ses chercheurs scientifiques par l’entremise de programmes comme les scientifiques émérites, qui honorent les scientifiques méritants à la fin de leur carrière et qui favorisent le transfert de connaissances aux jeunes scientifiques par la collaboration et le mentorat. Au cours des deux dernières années, le nombre de nouvelles nominations au titre de scientifique émérite a considérablement augmenté. 

Développement d’une solide main-d’œuvre en S et T : les initiatives Scientifiques aux postes des commandes et Accéder aux postes de commande 

En 2007, la collectivité fédérale des sciences et de la technologie a lancé le programme pilote Scientifiques aux postes de commande afin d’aider les professionnels des S et T de tous les ministères et organismes à vocation scientifique (MOVS) à cultiver le leadership. Le programme offre de la formation dans ce domaine aux professionnels les plus performants de la collectivité scientifique et technologique, afin de les préparer à se présenter à des concours en vue d’être nommés à des postes au niveau EX. La moitié des « sièges » du programme sont destinés à des membres de groupes d’équité en matière d’emploi (soit les femmes, les Premières nations, les personnes handicapées et les minorités visibles). Environnement Canada a participé activement à la mise en œuvre de ce programme. En fait, quatre scientifiques d’Environnement Canada participent actuellement à ce programme et trois participants ont déjà obtenu leur diplôme.

La deuxième initiative, Accéder aux postes de commande,est un atelier d’un jour axé sur le développement du leadership pour les femmes qui travaillent dans les ministères fédéraux des sciences et de la technologie. L’atelier vise à optimiser le leadership potentiel des participantes et à les sensibiliser aux facteurs qui favorisent le succès professionnel. L’atelier cherche à réduire la sous-représentation des femmes dans la collectivité des sciences et de la technologie au gouvernement fédéral, plus particulièrement aux paliers supérieurs. La demande de participation à cet atelier a été très forte : sur les treize ministères et organismes participants, Environnement Canada se situe au deuxième rang quant aux nombre de participants. Le Ministère a par ailleurs accueilli trois des sept ateliers offerts en 2008-2009.   

Évaluation du risque dans les Grands-Lacs : L’indice de qualité des sédiments

Le nettoyage des sédiments contaminés, une question qui préoccupe beaucoup les Canadiens, est crucial pour l’amélioration de la qualité de l’eau, mais il coûte très cher et il présente un énorme défi sur le plan technique. Les contaminants s’accumulent dans les sédiments des lacs et des rivières et ils constituent une menace constante pour les autres composantes de l’environnement. Les gestionnaires de programmes environnementaux et les décideurs ont besoin de moyens qui leur permettent de déterminer les secteurs les plus à risque afin de mieux cibler les efforts de nettoyage qui doivent être fournis et tirer le meilleur parti des ressources existantes au profit de l’environnement.

Environnement Canada a mis au point un Indice de la qualité des sédiments (IQS) afin d’aider à évaluer les risques liés aux substances toxiques, persistantes et bioaccumulatives dans l’environnement aquatique. Auparavant, il était difficile en raison de l’énorme quantité et de la complexité des données sur les sédiments de communiquer les tendances relativement à la qualité des sédiments aux gestionnaires, aux gouvernements et à la population. Cet outil permet aux scientifiques d’interpréter et de communiquer les données sur la qualité des sédiments aux intervenants et de fournir des outils pour classer les sédiments selon l’urgence de l’intervention requise, et de protéger ainsi la faune et les diverses formes de vie aquatique.

L’IQS synthétise des données importantes et complexes sur les sédiments en un indice simple fondé sur trois éléments :

Les évaluations de la qualité des sédiments d’après l’IQS aident à déterminer les sites qui doivent être nettoyés en priorité de manière à éviter la contamination à grande échelle de la chaîne alimentaire. Le principal avantage qu’en tirent les Canadiens est que les ressources financières peuvent être dirigées vers des sites où le nettoyage et la restauration offrent le plus d’avantages économiques et environnementaux pour les secteurs riverains.

La communication des résultats des études sur la qualité des sédiments est parfois difficile à saisir en raison des nombreuses substances chimiques généralement en cause. L’IQS offre une méthode pratique permettant de faire le résumé de données complexes sur la qualité et ainsi les communiquer plus facilement aux décideurs et à la population en général qui sont ainsi mieux en mesure de comprendre les risques de détérioration de la qualité de leurs ressources en eau et les options ou les possibilités qui s’offrent à eux en matière de nettoyage des sédiments12

Sommaire

Le niveau et la qualité des intrants fournis à R et D sont variables. Bien que les dépenses liées à R et D n’aient pas beaucoup augmenté au cours des dernières années et que relativement peu d’investissements aient été effectués dans les infrastructures, le personnel d’Environnement Canada affecté à R et D a continuellement augmenté et les investissements dans les infrastructures devraient s’étoffer suite au Plan d’action économique de 2009. De plus, ainsi que nous l’avons démontré précédemment dans ce rapport, Environnement Canada a établi des liens avec de nombreux partenaires afin de mettre ses ressources à profit et de maximiser sa capacité de recherche.

Les chercheurs scientifiques jouent un rôle central en R et D à Environnement Canada, ainsi que le démontre le nombre élevé de leurs publications scientifiques. Les récents succès remportés dans diverses initiatives de ce groupe professionnel assurent la continuité et le développement des capacités des chercheurs.

EC a démontré que les activités de R et D de qualité se doivent d’être bien gérées et se conformer aux normes reconnues à l’échelle internationale. En faisant de cet objectif une priorité du Ministère, nous assurerons un meilleur contrôle des produits de R et D, nous accroîtrons la confiance de la population envers les travaux scientifiques d’Environnement Canada et nous faciliterons la collaboration à l’interne et à l’externe.

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Sommaire : rendement en matière de Recherche et Développement à Environnement Canada

HARMONISATION

LIENS

EXCELLENCE

ENVIRONNMENT FAVORABLE

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Annexe 1 – Structure de gestion des résultats d’Environnement Canada pour 2008-2009

1. Le capital naturel du Canada est restauré, conservé et amélioré
1A. La biodiversité est conservée et protégée
1A1. La faune est conservée et protégée
1A1D. CITES/WAPPRIITA
1A1E. Toxicologie et maladies de la faune
1A1J. Espèces en péril
1A1K. Oiseaux migrateurs
1A1L. Activités de coordination du programme et soutien sur le plan national
1A2. Les terres et les paysages sont gérés de manière durable
1A2A. Activités de coordination et de réglementation du programme de gestion de l’habitat
1A2B. Conservation des paysages des habitats
1A2C. Programmes et partenariats en matière de conservation
1A2E. Paysages durables sur le plan agricoles
1A2H. Promotion de la durabilitéde l’environnement pour les jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2010
1A2J. Gestion et soutien du RPAR en matière de terres et de paysages
1A2K. Activités de coordination et élaboration de politiques en matière de biodiversité et de conservation
1A2L. Activités de coordination et élaboration de politiques en matière de ressources génétiques
1B. Une eau salubre, propre et sécuritaire
1B1. Les écosystèmes aquatiques sont conservés et protégés
1B1A. Mise enœuvre d’une stratégie sur les eaux nationales.
1B1B. Eau, S-T- Intégration des programmes
1B1C. Eau, S-T– Soutien
1B1D. Surveillance de la qualitéde l’eau et des écosystèmes aquatiques et rapports
1B1E. Recherche sur les effets des contaminants
1B1F. Recherches sur les effets des activités humaines sur l’eau, les ressources hydriques et lesécosystèmes aquatiques
1B1G. Techniques pour la réhabilitation et la conservation des ressources hydriques
1B1H. Gestion de l’eau et la promotion du rendement
1B1I.Éducation et engagement relatifsà l’eau
1C. Les Canadiens adoptent des approches qui assurent l’utilisation et la gestion durable du capital naturel et des paysages exploités
1C1. Gouvernance et coordination des politiques d’ECà l’approche écosystémique
1C1A. Initiative de l’écosystème nordique
1C1B. Initiative de l’écosystème du bassin de Géorgie
1C1C. Initiative de l’écosystème boréal de l’Ouest
1C1D. Initiative de l’écosystème du bassin des Grands Lacs
1C1E. Initiative de l’écosystème du fleuve St- Laurent
1C1F. Écosystèmes et collectivités du Canada Atlantique
1C1G. Intégration de l’initiative des écosystèmes prioritaires
1C2. Évaluations et prises de décision pour soutenir la santéde l’écosystème
1C2D. Évaluations environnementales consolidées
1C2F. La surveillance et l’évaluationécologique appuient la prise de décision
1C3. Éducation et mobilisation pour adopter des pratiques durables
1C3A. Éducation et mobilisation
1C3C. La Biosphère
1C3D. Partenariat axés sur la communauté, y compris ÉcoAction, le Fonds pour dommages à l'environnement et les différents programmes de financement pour les écosystèmes
2. Les prévisions météorologiques et les services environnementaux réduisent les risques et contribuent au mieux-être des Canadiens
2A. Connaissances et renseignements améliorés sur les conditions météorologiques et environnementales afin d’exercer une influence sur la prise de décisions
2A1. Surveillance environnementale
2A1A. Surveillance des conditions atmosphériques près de la surface
2A1B. Surveillance des conditions atmosphériques en altitude
2A1C. Surveillance des niveaux et des courants des eaux intérieures
2A1D. Accès aux techniques émergentes en matière de de surveillance spatiale
2A1E. Stratégie et conception des réseaux
2A1F. Archives, analyses et gestion des données
2A2. Recherche en matière de prévisions météorologiques et environnementales
2A2A. Prévisions météorologiques et chimiques numériques
2A2B. Assimilation des données et météorologie satellitaire
2A2C. Physique des nuages et processus relatifs aux temps violents
2A2D. Recherche sur les glaces
2A2E. Prévision du cycle hydrologique
2A2G. Modélisation du climat régional et mondial
2A2H. Processus climatologiques
2A2I.Tendances et analyses climatiques
2A2J. Sondage par télédétection de la composition et de la radiation de l’atmosphère
2A2K. Évaluation fondée sur la science atmosphérique
2A3. Prévisions, surveillance et sciences environnementales émergentes
2A3A. Stratégie intégrée de surveillance et de production de rapports
2A3B. Nouvelles connaissances scientifiques en prévisions environnementales
2A3C. Mise enœuvre des capacités améliorées et émergeantes en matière de prévision environnementale
2A3D. Élaboration de services améliorés en prévision environnementale pour les Canadiens
2B. Les Canadiens sont informés des prévisions et des conditions météorologiques courantes et y réagissent bien
2B1. Production de prévisions et d’avertissements environnementaux
2B1A. Avertissements, prévisions et renseignements météorologiques
2B1B. Avertissements, prévisions et renseignements météorologiques maritimes
2B1C. Prévisions en cas d’urgence environnementale
2B1D. Avertissements, prévisions et renseignements sur la qualitéde l’air
2B1F. Préparation aux avertissements
2B2. Prestation de services météorologiques et environnementaux
2B2A. Systèmes de diffusion
2B2B. Amélioration et élaboration des services
2B2C. Services météorologiques aéronautiques pour NAV CANADA
2B2D. Prévisions et opérations météorologiques militaires pour le MDN
2B2E. Avertissements, prévisions et renseignements sur les glaces
2B2F. Soutienmétéo-rologique pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010
2B2G. Servicesmétéo- rologiquescommerciaux spécialisés
2B2H. Applications, services et renseignements relatifs au climat et aux ressources en eau
2B3. Approches intégrées dans les services environnementaux
2B3A. Approches stratégiques intégrées envers les enjeux émergeants et les besoins des Canadiens
2B3B. Gestion du rendement, y compris la certification ISO 9001
2B3C. Partenariats internationaux
2B3D. Élaboration de systèmes de distribution multicanaux innovateurs
2B3E. Meilleure produits et services en matière de gestion des urgences, y compris la préparation aux catastrophes naturelles
2B3F. Système des systèmes globaux d’observation de la Terre
2B3G. Transition du SMC
2B5. Stratégies adaptatives pour contrer les impacts du changement climatique
2B5A. Incidences des changements atmosphériques
2B5B. Adaptation aux changements atmosphériques 2B5. Stratégies adaptatives pour contrer les impacts du changement climatique
3. Les Canadiens et leur environnement sont protégés contre les effets de la pollution et des déchets
3A. Réduction des risques posés par les substances nocives et dangereuses pour les Canadiens, leur santéet leur environnement
3A2. Évaluation des risques (ER)
3A2A. Recherche sur l’exposition aux substances prioritaires et leurs répercussions
3A2B. ER–Substances existantes
3A2C. ER–Substances nouvelles
3A2D. Outils, méthodes et techniques
3A2E. Surveillance environnementale et évaluation scientifique
3A4. Gestion des risques (GR)
3A4A. GR–Secteur public
3A4B. GR–Secteur des produits chimiques
3A4C. GR–Réduction et gestion des déchets
3A4D. GR–Secteurs des ressources naturelles (foresteries, agriculture, aquaculture, minier, minerais et métaux)
3A4E. GR–Secteur de l’énergie et du transport
3A5. Mitigation des risques et mise en œuvre ères et les océans en santé
3A5A. Planification et gestion des urgences environnementales
3A5B. Sites contaminés
3A5C. Prévention de la pollution pour les zones côtisant
3B. Les Canadiens adoptent des démarches de consommation et de production durables
3B1. Information sur les polluants environnementaux et les gaz à effet de serre
3B1A. Collecte et gestion des données intégrées
3B1C. Établissement d’un inventaire et amélioration de la qualité, analyse intégrée et rapports
3B2. Approches stratégiques
3B2A. Gouvernance de la LCPE
3B2B. Stratégie de production et de consommation durables
3B2K. Stratégies et mesures de gestion du risque
3B2L. Solutions technologiques
3B2M.Promotion de la conformitéet analyse
3C. Réduction des risques posés par les polluants atmosphériques et lesémissions de gazàeffet de serre pour les Canadiens, leur santéet leur environnement
3C1. Gestion stratégique
3C1A. Priorités nationales
3C1B. Information sur la qualitéde l’air pour la prise de décision
3C1C. Priorités transfrontalières
3C2. Secteurs industriels
3C2A. Électricitéet combustion
3C2B. Huile, gaz et énergie de remplacement
3C2C. Secteur des ressources naturelles
3C3. Secteur sur le transport
3C3A. Véhicules et moteurs
3C3B. Secteurs marin, ferroviaire et aérien
3C3C. Transport durable
3C3D. Carburants propres et de remplacement
Contribue à l’atteinte des objectifs stratégiques ministériels
7A. L’intégration des conseils stratégiques, des communications et des stratégies d’information permet une prise de décisions efficace
7A1. Élaboration d’une politique stratégique intégrée
7A1A. Élaboration et intégration des politiques
7A1F. Politiques en matière de durabilité
7A2. Les recherches relativesàla politique et à l’analyseéconomique
7A2A. Cadre fondamental de politique de recherche
7A2B. Analyseéconomique
7A2C. Élaboration d’un programme intégréde promotion du rendement
7A3. La communication efficace des priorités environnementales assure un soutien au programme du Ministère
7A3A. Communications stratégiques et appui aux programmes
7A3B. Communications, opérations et services
7A3C. Communications internes
7A4. Les renseignements et les indicateurs sont gérés et intégrés d’une manière stratégique pour assurer leur pertinence, leur utilité et l’échange d’information entre le Ministère et les autres ministères
7A4A. Stratégies d’information environnementales
7A4B. Cadres de l’information environnementale
7A4C. Conception, intégration et coordination des indicateurs
7A7. Politique stratégique intégrée et liaison en matière de science et technologie
7A7A. Politique scientifique
7A7B. Politique de technologie environnementale
7A7C. Transmission du savoir en S et T et liaison
7B. Les relations avec les autres gouvernements et partenaires sont bien gérées afin de soutenir les priorités environnementales
7B2. Protection et promotionàl’échelle nationale des intérêts du Canada en matière d’environnement
7B2A. Renforcer les relations avec l’Asie du Pacifique , l’Europe et autres partenaires importants
7B2B. Affaires multilatérales
7B2C. Gérer notre représentation sur la scène internationale
7B2D. Renforcer les relations au sein des Amériques
7B3. Affairesinter- gouvernementales et relations avec les intervenants
7B3B. Relations et consultations et avec les intervenants
7B3C. Affaires autochtones
7B3D. Affaires intergouvernementales
7B4. Le régime global relatif au changement climatique à long terme s’harmonise avec les intérêts canadiens
7B4A. Négociations et analyse des politiques internationales
7B4B. Implication internationale
6A. Des services et des conseils ministériels de qualitésupérieure permettent au Ministère d’atteindre ses objectifs stratégiques
6A1. Gouvernance ministérielle
6A1A. Gouvernance ministérielle
6A1B.Planification et rapports
6A1C.Cadre horizontal de gestion du programme sur la qualitéde l’air
6A2. Gestion financière
6A2A.Politiques financières, systèmes et opérations
6A2B.Planification financière et production de rapports
6A2C.Services financiers
6A2D.États financiers, surveillance et contrôle de la qualité
6A3. Gestion des biens
6A3A.Gestion des bien immobiliers
6A3B.Écologisation du leadership du gouvernement
6A3C.Gestion du matériel
6A3D.Remplacement et aliénation des actifs
6A3F. Sécurité
6A4. Technologie de l’information
6A4A.Soutien et service opérationnels
6A4B.Infrastructure
6A4C.Politiques, normes et planification de la TI
6A5. Les ressources humaines sont gérées de manière efficace et stratégique afin d’appuyer les objectifs du Ministère
6A5A.Services des RH
6A5B.Outils et systèmes stratégiques des RH
6A6. Valeurs et éthique
6A6A.Valeur, intégritéet divulgation
6A7. Services ministériels intégrés
6A7A.Gestion de la qualitéet des processus opérationnels
6A7B.SMAP(Services administratifs ministériels partagés)
6A7C.Stratégie et évolution relative aux décisions ministérielles
6A8. Administration et établissement de contrats
6A8A.Gestion opérationnelle
6A8B.Stratégie des installations nationales
6A9. Gestion de l’information
6A9A.Politiques, normes et planification de la GI
6A9B.Services de bibliothèques et gestion des dossiers
6A9C.Gestion des documents
6A9D.Outils, normes et processusde gestion du contenu Web
6A9E.Gestion des données et intendance
6A9F. Applications
6B. Le soutien de la gestion stratégique permet au Ministère d’atteindre ses objectifs Contribue à l’atteinte des objectifs stratégiques ministériels
6B1. Le soutien ministériel et corporatif est efficace
6B1A. Un secrétariat ministériel et un soutien ministériel sont offerts
6B1B. Un soutien ministériel efficace est fourni Gestion de la capacité
6B2. Des services juridiques efficaces sont offerts
6B2A. Services juridiques
6B3. Des vérifications et des évaluations servent à améliorer les programmes et la gestion du Ministère
6B3A. Évaluation des politiques, des programmes et des initiatives
6B3B. Vérification interne
6B4. Application de la loi
6B4A. Application de la loi relativeàla faune
6B4B. Application de la loi
6B4D. Services intégrés d’application de la loi
6B4E. Soutien des laboratoires, CTE
8A. Initiative de revitalisation du secteur riverain deToronto
8A1. Initiative de revitalisation du secteur riverain de Toronto
8A1A. Initiativede revitalisation du secteur riverain de Toronto
8B1. Programme de financement de Harbourfront Center
8B1A. Programme de financement de Harbourfront Center

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Annexe 2 – Liste d’acronymes et d’abréviations

AAC
Agriculture et Agroalimentaire Canada
AAP
Architecture des activités de programme
ASC
Activités scientifiques connexes
CALA
Association canadienne pour l’accréditation des laboratoires
CEI
Commission électrotechnique internationale
CSTE
Centre des sciences et technologies environnementales
DGIE
Direction générale de l’intendance environnementale
DSER
Direction des sciences et de l’évaluation des risques
DSFP
Direction des sciences de la faune et du paysage
DSTA
Direction des sciences et de la technologie atmosphériques
DSTE
Direction des sciences et de la technologie de l’eau
EC
Environnement Canada
ETP
Équivalent temps plein
IE
Intendance environnementale (Conseil de la)
ISO
Organisation internationale de normalisation
MOVS
Ministère ou organisme à vocation scientifique
MPO
Ministère des Pêches et des Océans
NASA
National Aeronautics and Space Administration
NOAA
National Oceanic and Atmospheric Administration
PAR
Projet axé sur les résultats
PE
Protection de l’environnement (Conseil de la)
R et D
Recherche et développement
RNCan
Ressources naturelles Canada
RPAR
Regroupement de projets axés sur les résultats
SC
Santé Canada
SCF
Service canadien de la faune
SI
Services internes (Conseil des)
SMC
Service météorologique Canada
SME
Services météorologiques et environnementaux (Conseil des)
S-T
Sciences et technologie
USGS
United States Geological Survey

Notes

1. Plan pour les sciences d’Environnement Canada : Une stratégie pour les sciences à Environnement Canada. Environnement Canada, Gouvernement du Canada, Ottawa, 2007 (adresse électronique : http://www.ec.gc.ca/scitech/default.asp?lang=Fr&n=9FA49B9A-1).

2. Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada. Industrie Canada, gouvernement du Canada, Ottawa, 2007 (adresse électronique : http://www.ic.gc.ca/eic/site/ic1.nsf/fra/h_00856.html).

3. Au service des Canadiens : Cadre applicable aux activités fédérales en science et technologie. Industrie Canada, Gouvernement du Canada, Ottawa, 2005 (adresse électronique :  
http://www.collectionscanada.gc.ca/webarchives/20071115014231/
http://www.innovation.gc.ca/gol/innovation/site.nsf/fr/in05270.html
).

4. Cet exemple se fonde sur La science et la technologie au service des Canadiens, une série de courts récits sur la manière dont la S et T a influencé les décisions en matière d’environnement (http://www.ec.gc.ca/scitech/default.asp?lang=Fr&n=4B40916E-1).

5. Vingt-cinq ans de recherche environnementale au Canada – Une analyse scientométrique (1980-2004). Science-Metrix, 2006 (adresse électronique : http://www.science-metrix.com/pdf/SM_2006_001_EC_Scientometrie_Environnement_Rapport_complet.pdf

6. Wutchy, S., B.F. Jones, et B. Uzzi. 2007. The increasing dominance of teams in the production of knowledge. Science Vol. 316, p. 1036.      

7. Vingt-cinq ans de recherche environnementale au Canada (voir note 5).

8. Le facteur de citations relatif moyen (FCRM) est un indicateur des répercussions scientifiques des articles produits par une entité en fonction du nombre de citations qu’il reçoit. Afin de tenir compte des diverses pratiques en matière de citation dans les différents domaines scientifiques, toutes les citations comptabilisées seront normalisées suivant le nombre moyen de citations reçues par d’autres articles dans un domaine donné.

9. Le facteur d’impact relatif moyen (FIRM), une mesure de l’impact des revues dans lesquelles EC publie, était plus élevé dans le domaine de la planification, de la gestion et de la conservation de l’environnement durant la période 1995-2004 (1.1) que durant la période 2003-2007 (0,8), bien que seulement 1230 communications aient été produites (comparativement à 201 entre 2003 et 2007). Voir la note 5 pour de plus amples renseignements.

10. Ibid.

11. L’indice de spécialisation est un indicateur de l’intensité de la recherche d’une entité donnée (p. ex., une institution ou une direction générale) dans un secteur de recherche donné, par rapport à l’intensité de la recherche de l’entité de référence (p. ex., le monde) dans le même secteur de recherche. Un indice dont la valeur est supérieure à 1 indique que l’entité en question est relativement spécialisée dans un certain secteur de recherche. 

12. Voir note 4.