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Déclaration

Déclaration du ministre Kent

Foyer de la Chambre des communes

Le 12 décembre 2011

Je reviens tout juste de Durban, en Afrique du Sud, où les pays du monde, y compris le Canada, ont été très clairs :

Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour lutter contre les changements climatiques d’une manière qui soit, pour tous les pays – grands ou petits, riches ou pauvres – équitable, efficace et globale et qui nous permette de continuer à créer des emplois et de la croissance au Canada. 

Le Canada s’est rendu à Durban dans un esprit de bonne volonté. Nous étions déterminés à faire des propositions constructives. Nous voulions conclure un accord international sur les changements climatiques qui englobe tous les grands émetteurs.

Comme nous l'avons déclaré dès le départ, le Protocole de Kyoto ne représentait pas la voie à suivre pour le Canada. La plateforme de Durban est une avenue qui met à profit nos travaux à Copenhague et à Cancún.

Avant cette semaine, le Protocole de Kyoto concernait moins de 30 % des émissions. Il en couvre maintenant moins de 13 %, et le pourcentage ne cesse de diminuer. Comme le Protocole de Kyoto ne s’étend pas aux deux plus grands émetteurs mondiaux – les États-Unis et la Chine – il est voué à l’échec.

Il est maintenant clair que Kyoto n’est pas la voie à suivre pour une solution mondiale aux changements climatiques. Au contraire, il constitue un obstacle.

Nous croyons qu’un nouvel accord, comprenant des engagements qui soient juridiquement contraignants pour tous les grands émetteurs, qui nous permette comme pays de créer des emplois et de la croissance, représente la voie à suivre.

La position du Canada recueille de plus en plus d’appuis – de l’Union européenne en passant par les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, des pays moins avancés et le groupe des 43 petits États insulaires.

Le Canada travaillera à l’adoption d’un accord juridiquement contraignant pour réduire les émissions dans le monde, un accord qui nous permette de continuer à créer des emplois et de la croissance au Canada. 

À l’échelle nationale, nous continuons à faire notre part pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Au pays, le gouvernement du Canada et ses partenaires provinciaux et municipaux ont pris des mesures décisives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Nous sommes déjà en bonne voie de respecter les engagements que nous avons pris à Copenhague en réduisant de 17 p. 100 nos émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2020.

Nous aidons également les pays en développement à faire leur part par le biais d’investissements qui leur permettront de réduire leurs émissions et de s’adapter aux effets des changements climatiques.

Toutefois, le Canada ne peut pas tout faire seul.

Nous produisons un maigre deux pour cent des émissions mondiales.

Cependant, parce que le précédent gouvernement a signé le Protocole de Kyoto en 1997, sans aucune intention d’en atteindre les objectifs et sans rien faire ensuite pendant des années, le Canada avait déjà pris beaucoup de retard en 2006.

Bien que notre gouvernement ait pris des mesures énergiques depuis 2006 pour réduire les émissions, en vertu de Kyoto, le Canada se trouve aux prises avec des choix radicaux et irresponsables s’il veut éviter de verser PLUSIEURS MILLIARDS de dollars en paiements punitifs.

Le respect des objectifs fixés pour 2012 dans le cadre de Kyoto équivaudrait à :

  • retirer l’ensemble des voitures, camions, VTT, tracteurs, ambulances, voitures de police et véhicules de tous genres en circulation sur les routes canadiennes;
  • ou à éliminer tout le secteur agricole et couper le chauffage dans toutes les maisons, tous les bureaux, hôpitaux et immeubles et dans toutes les manufactures au Canada.

Quel serait le coût si ces mesures radicales et irresponsables n’étaient pas prises?  

La perte de milliers d’emplois et le transfert de 14 MILLIARDS DE DOLLARS provenant des poches des contribuables canadiens à d’autres pays – soit l’équivalent de 1 600 $ par famille canadienne, sans que cela n’ait aucune incidence sur les émissions ou sur l’environnement.

Voilà le coût de Kyoto pour les Canadiens. 

En outre, et c'est là le noeud du problème, les émissions mondiales vont continuer d'augmenter parce que le Protocole de Kyoto ne s'étend pas aux grands pollueurs, comme les États-Unis et la Chine, et voilà pourquoi il est voué à l'échec.

Comme nous l'avons déclaré, Kyoto est chose du passé pour le Canada. À ce titre, nous invoquons notre droit reconnu par la loi de nous retirer officiellement de Kyoto. Cette décision officialise ce que nous avons affirmé depuis 2006, à savoir que nous ne mettrons pas en oeuvre le Protocole de Kyoto.

Nous sommes toujours prêts à négocier un accord international efficace sur les changements climatiques, c’est‑à-dire un pacte qui englobe tous les grands émetteurs.

Nous travaillerons dans ce sens au fil des semaines et des mois à venir.

Ce ne sera pas facile, mais c’est important.

Et le Canada demeurera disposé à travailler avec ceux qui cherchent à corriger les nombreuses lacunes du Protocole de Kyoto, tout en s’assurant aussi que les grands émetteurs tiennent leurs engagements obligatoires de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Sur ce, je me ferai un plaisir de répondre à quelques questions.

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