Discours
Notes d’allocution pour
l’honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
ministre de l’Environnement
prononcées à l’occasion de
la conférence de
l’Institut d’études canadiennes de McGill
MONTRÉAL (QUÉBEC)
Le 26 mars 2010
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Introduction
Je vous remercie, Arnold Steinberg1, pour votre aimable introduction, et merci à vous, mesdames et messieurs, de m’offrir l’occasion de me joindre à vous et de participer à cette conférence ayant pour thème « Le Canada et son eau : Vers une nouvelle stratégie ».
Heather Munroe-Blum s’est jointe à moi pour la Conférence des Parties qui s’est tenue à Copenhague en décembre dernier en qualité de conseillère en matière de changements climatiques. Je connais d’expérience l’importance de l’écouter et de suivre ses conseils.
Il m’a donc été facile d’accepter l’invitation de Heather à cette conférence, surtout quand elle a précisé que ce serait une bonne occasion de rencontrer des chercheurs exceptionnels du Canada qui se penchent sur les questions relatives à l’environnement – allant des politiques à la loi en passant par la science.
Je tiens à féliciter l’Institut d’études canadiennes de McGill d’avoir organisé un tel programme qui suscite la réflexion.
Depuis une quinzaine d’années, l’Institut prend le pouls des grands sujets de l’heure. Quel moment si bien choisi pour un tenir débat sur l’eau du Canada! Quel endroit plus propice qu’ici, à Montréal!
Quel moment si bien choisi, parce que l’eau deviendra un problème majeur pour les décideurs – et l’eau mérite de figurer au nombre des grandes priorités du programme stratégique. De fait, lundi dernier, le Canada s’est joint à d’autres pays pour souligner la Journée mondiale de l’eau.
Et quel endroit des plus propices qu’une ville où, chaque seconde, dans le gigantesque fleuve Saint-Laurent, 10 000 mètres cubes d’eau s’écoulent vers un point donné. Le Saint-Laurent nous rappelle l’importance de l’eau douce pour notre histoire, notre culture, notre économie.
Dans son film intitulé « Le fleuve aux grandes eaux », Frédéric Back, artiste et cinéaste, illustre bien l’importance et la beauté du fleuve Saint-Laurent, et a déclaré ce qui suit :
« Depuis les premiers découvreurs jusqu'au visiteur d'aujourd'hui, le fleuve Saint-Laurent, ce gigantesque cours d'eau a inspiré la surprise, l'admiration, la crainte et maintenant l'inquiétude pour sa survie et pour la nôtre par voie de conséquence. »
« Montrer la beauté et l'extraordinaire étendue du fleuve n'est pas chose facile. Les dimensions de tout ce qui concerne le Saint-Laurent sont époustouflantes. Il est difficile de rendre en dessins animés cette immense masse d'eau, ses changements de couleurs, de lumière. »
De plus, c’est ce fleuve qui a offert au Canada la destinée qu’il connaît ; dès le moment où Cartier a navigué le plus loin possible dans les terres, là où les rapides le lui permettaient; à travers les siècles où de nombreuses générations se sont établies dans leurs fermes le long des berges; à travers le réseau commercial qui a étendu l’influence de Montréal à la grandeur d’un continent, de l’Arctique au Pacifique, et jusqu’au golfe du Mexique, le fleuve Saint Laurent a été l’âme du Canada.
Il n’est pas nécessaire de s’éloigner d’ici, c’est-à-dire du Vieux-Port, pour voir à quel point, depuis des siècles et encore aujourd’hui, le fleuve nous a ouvert la voie au transport, a favorisé notre développement industriel et national, a formé un corridor pour le commerce et a été un attrait touristique. Il serait difficile d’imaginer cette grande ville sans son magnifique fleuve.
Les Grands Lacs et le Saint-Laurent
Pensez un instant à la source de cette eau. À l’extrémité occidentale du bassin hydrographique, nous avons conclu une entente pour établir une aire marine nationale de conservation de un million d’hectares sur le lac Supérieur – la plus vaste étendue du monde d’eau douce protégée. C’est une eau quasi pure qui est l’habitat de plus de 70 espèces de poissons.
Les Grands Lacs et le Saint-Laurent sont la toile de fond de bien des images dont nous sommes fiers en tant que Canadiens. Mais ils sont aussi le noyau de certains des « mythes problématiques » sur l’eau au Canada – comme ceux dont vous avez discuté au cours de la séance de ce matin.
Les Canadiens aiment à penser que l’eau ici est abondante. Et pourquoi ne le penseraient-ils pas? Les Grands Lacs, après tout, constituent la plus vaste réserve réseau d’eau douce du globe. Ils contiennent environ 18 p. 100 de l’ eau douce de surface du monde – environ 84 p. 100 de l’eau douce en Amérique du Nord.
Mais à bien y penser. Oui, il est vrai que le Canada possède de vastes ressources en eau – mais là où se trouve l’eau n’est pas toujours là où on en a besoin. De nos jours, certaines régions du Canada vivent une pénurie d’eau.
Et quand on pense plus précisément aux Grands Lacs, on comprend plus facilement le défi que pose ce qui est appelé l’eau douce « renouvelable » – l’eau qui se renouvelle et qui se remplace. L’eau renouvelable ne comprend pas l’eau qui est contenue par les calottes glacières et les glaciers. Elle ne comprend pas la plus grande partie de nos réserves d’eau douce souterraines.
Et cette eau renouvelable ne comprend pas non plus l’eau que contiennent depuis bien des années nos lacs. De ce vaste volume d’eau, un pour cent seulement se renouvelle chaque année par les précipitations ainsi que par l’afflux des rivières et des eaux souterraines. C’est ce un pour cent qui représente l’eau renouvelable.
Il se trouve, en outre, que un pour cent, c’est aussi le volume d’eau provenant des Grands Lacs que nous utilisons actuellement pour notre consommation, l’agriculture et les besoins industriels. Le secteur des Grands Lacs est de ceux qui affichent la croissance la plus rapide de toute l’Amérique du Nord. Les besoins en eau ne cessent d’augmenter.
Et pourtant – et pourtant – nous ne pouvons augmenter notre consommation sans réduire la ressource – vivre des intérêts qu’apporte l’eau sans puiser dans notre capital en eau, pour ainsi dire.
Et voilà pour le mythe de l’eau abondante! C’est une précieuse ressource. Nous ne pouvons nous permettre de la gaspiller. Et quand il s’agit de faire preuve d’une intendance responsable de cette ressource, le Saint-Laurent et les Grands Lacs nous donnent des leçons sur le bien et le mal que nous faisons ainsi que sur le fait que la nature peut être résiliente – si on lui en laisse la moindre chance.
Nous sommes nombreux à pouvoir nous rappeler l’époque où les Grands Lacs inférieurs inspiraient la honte sur la scène internationale – époque où les poissons des lacs Érié et Ontario étaient trop toxiques pour la consommation, et où une rivière pouvait, presque, prendre feu, tant était combustible la combinaison de pétrole, de produits chimiques et de déchets qui recouvrait sa surface.
Les gouvernements ont agi. En prenant appui sur les fondements du Traité des eaux limitrophes, le Canada et les États-Unis ont signé, en 1972, l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, et ont amorcé le long processus d’assainissement des lacs.
Les Grands Lacs se déversent dans le Saint-Laurent. Ici sur ce majestueux fleuve, nous avons le Plan Saint-Laurent. C’est une initiative fédérale-provinciale visant à protéger, à préserver et à remettre en état l’écosystème du fleuve Saint-Laurent. Actuellement, le gouvernement du Canada dépense en moyenne 14,9 millions de dollars pour le Saint-Laurent, dont 8,3 millions de dollars proviennent d'Environnement Canada et 6,6 millions de dollars d'autres ministères fédéraux.
L’accord quinquennal existant conclu avec le Québec arrive à échéance cette année. J’ai bien hâte d’entreprendre, avec mon homologue Line Beauchamp, ministre de l’Environnement et du développement durable, les travaux sur le renouvellement de cet accord qui commenceront au cours des prochains. Dernièrement, nous avons réalisé d’importants progrès sur de grands enjeux environnementaux dans la région de Montréal, y compris le traitement des déchets organiques2. La ministre Beauchamp partage ma passion pour l’eau propre – ce qui n’est pas étonnant puisque cette province contient 3 p. 100 de l’eau douce renouvelable du monde.
Au Québec, en Ontario et dans les États américains avoisinants, les gouvernements des provinces et des États ont collaboré avec les gouvernements du Canada et des États-Unis afin de résoudre de nombreux problèmes industriels portant sur la contamination des eaux du fleuve et des lacs qui s’était produite dans le passé. Nous continuons assainir les sédiments.
De fait, le budget de 2010 prévoit encore un financement pour le Plan d’action des Grands Lacs qui porte sur l’assainissement des « secteurs préoccupants » de la région où les activités exercées dans le passé ont entraîné une contamination ou une dégradation plus importante qu’ailleurs. Environnement Canada a dépensé 28 millions de dollars par année pour régler des problèmes des Grands Lacs. D’autres ministères y ont contribué une somme additionnelle de 22 millions de dollars par année, ce qui fait au total 50 millions de dollars par année.
Nous n’avons pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver un excellent exemple de ce qui peut être fait en matière de collaboration entre les gouvernements, les industries et les communautés pour assainir un cours d’eau.
Le port de Montréal était l’un des sites du fleuve Saint‑Laurent les plus pollués par le pétrole, le cuivre et le sélénium. En 1993, les navires de charge, qui sillonnaient le fleuve, soulevaient les sédiments, et des nappes d’hydrocarbures avaient commencé à s’étendre sur le fleuve.
Environnement Canada a fait des démarches auprès de trois des plus importantes entreprises responsables des sédiments contaminés3. Toutes les parties se sont réunies avec les responsables du port de Montréal et elles ont cherché des moyens de recourir au Plan Saint-Laurent pour remettre le site en état. Un groupe consultatif, rassemblant des représentants du gouvernement provincial et de la municipalité ainsi que de la communauté locale, a été créé pour servir à titre de groupe de liaison entre les experts et les résidants locaux.
Les entreprises et le port de Montréal se sont partagé les 10 millions de dollars dépensés pour la remise en état du port4. Le secteur a été dragué en 2007, en utilisant des barrages flottants et des rideaux anti-turbidité en vue de contenir la contamination. Dans l’espace de neuf mois, 5 000 chargements de sédiments ont été retirés du site.
Résultat : 98 p. 100 du site ont été décontaminés, ce qui est, en soi, un succès spectaculaire. Ce résultat a pu être obtenu parce que les responsables du port et des entreprises étaient prêts à faire ce qu’il se devait et à travailler en étroite collaboration avec la communauté locale. Nous espérons que cet exemple se répétera pour remettre en état d’autres secteurs à problèmes.
Bien sûr, il y a toujours plus à faire – et la volonté politique de le faire. Je suis très heureux que l’administration Obama ait présenté, le mois dernier, un plan très ambitieux de remise en état des Grands Lacs, le Great Lakes Restoration Initiative Action Plan, qui représente une valeur de 2,2 milliards de dollars. L’administration Obama a relevé la barre, et sa réalisation inspirera sans aucun doute d’autres mesures de notre côté de la frontière.
Je suis aussi très encouragé par le fait que, en janvier, des représentants du Canada et des États-Unis ont eu une toute première rencontre en vue de la renégociation de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Beaucoup de choses ont changé depuis l’entrée en vigueur de l’Accord en 1972, et nous devons nous adapter aux besoins changeants.
Eaux usées municipales
Entre-temps, il y a un secteur où le Canada peut faire une importante contribution – pas seulement pour les eaux des Grands Lacs et du Saint-Laurent –, mais aussi pour les eaux des rivières, des lacs et des rivages, d’un bout à l’autre du pays.
Nous, les Canadiens, nous nous considérons comme des défenseurs responsables de la nature et de nos ressources hydriques. Et pourtant – et pourtant – de la côte est à la côte ouest, et des eaux intérieures partout au Canada, des eaux usées insuffisamment traitées représentent encore un sérieux problème pour nos lacs et nos rivières.
Nous sommes en 2010. Nous pouvons faire mieux que déverser dans nos rivières, dans nos lacs et sur nos berges des eaux usées non traités ou des eaux ayant subi un traitement primaire.
Partout au pays, des eaux usées brutes sont déversées dans les havres, et des ports qui rejettent des eaux usées ayant subi un traitement primaire près des estuaires.
Et pourtant, il ne s’agit pas de faibles volumes; nous parlons de millions de litres d’eaux usées brutes.
En 2010, il est inacceptable que nous jetions toujours les eaux usées non traitées dans nos cours d’eau. Si plus de Canadiens étaient sensibilisés à ces faits, ils en seraient choqués et dégoûtés. Il est temps de prendre des mesures. Et nous allons prendre des mesures.
Les villes agissent. Nous pouvons le constater tout près d’ici, dans des villes comme Sainte-Agathe, où nous nous sommes joints à la municipalité et au gouvernement du Québec pour réaliser un projet de 20 millions de dollars pour la mise à niveau de la station de traitement des eaux usées et des systèmes de surverse. Nous pouvons aussi le constater à Sherbrooke, où se trouve l'une des meilleures usines de traitement des eaux usées au Canada, qui permet non seulement un traitement secondaire, mais qui élimine aussi les composés phosphoreux et les matières en suspension.
Nous l’avons constaté également à Sarnia, où nous avons aidé la ville à éliminer le tropplein d’égout, et à Brockville, où nous avons soutenu les mesures qu’a adoptées la ville pour améliorer son réseau de traitement des eaux usées5.
Plus récemment, nous l’avons constaté à Hamilton. Au début du mois, le gouvernement du Canada a engagé 100 millions de dollars dans le cadre du Plan d’action économique pour mettre à niveau l’usine de traitement des eaux usées. Notre investissement s’ajoutait au soutien reçu de la ville et de la province. Au total, cela représente un investissement de 456 millions de dollars qui permettra la protection de l’eau et l’assainissement du port et qui assurera la croissance durable de la ville.
Dans le cadre du Fonds de stimulation de l’infrastructure, nous avons déjà annoncé 740 millions de dollars pour quelque 1 100 projets relatifs aux eaux usées réalisés partout au Canada. Nous avons aussi établi de manière permanente le Fonds de la taxe sur l'essence et avons doublé son financement à deux milliards de dollars par année, un financement sur lequel les municipalités peuvent compter, dont elles peuvent se servir pour leur budget. Au total, par l’intermédiaire des divers fonds d’infrastructure, le gouvernement du Canada, sous la gouverne du premier ministre Stephen Harper, a dépensé ou engagé 3,25 milliards de dollars pour les infrastructures de services d’eau et de traitement des eaux usées.
L’époque du déversement des eaux usées brutes dans nos rivières, lacs et régions côtières tire à sa fin. Après quatre années de dur labeur et d’élaboration de consensus, le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires ont maintenant une stratégie pancanadienne de gestion des effluents d’eaux usées municipales. Nous avons dû travailler fort quatre ans pour parvenir à un accord qui sera profitable aux générations encore bien des années
Comme vous pouvez l’imaginer, le dossier est complexe, et nous avons travaillé très fort pour aboutir à un consensus. En somme, il y a près de 3 700 installations de traitement des eaux usées au Canada. Leur capacité de traitement des eaux usées varie. Ces installations ont été régies par un méli‑mélo de politiques, de règlements et de lois, administrés par le pays, les provinces ou les territoires, mais mis en œuvre par les municipalités. Nous avons désormais une seule norme pancanadienne pour le traitement des eaux usées. Tout pour un pour s’y soumettre.
Mon homologue, Charlene Johnson, vous parlera peut-être plus longuement tout à l’heure de la stratégie pancanadienne, en sa qualité de présidente du Conseil canadien des ministres de l’environnement. Permettez‑moi seulement de dire qu’Environnement Canada déploiera la stratégie pancanadienne au moyen de règlements afférents à la Loi sur les pêches. De fait, nous avons déposé, le 20 mars, un projet de règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement des eaux usées. Nous espérons l’avoir achevé d’ici la fin de l’année.
Ce règlement est très exhaustif. Il fixe une norme nationale de qualité minimale des effluents correspondant à celle des eaux usées ayant subi un traitement secondaire, une norme convenue au titre de la stratégie. Le règlement s’appliquera de façon progressive aux systèmes terrestres de traitement des eaux usées exploités sous la compétence des gouvernements fédéral, provinciales ou territoriaux ou des municipalités, et aux systèmes de traitement des eaux usées qui se trouvent sur des terres fédérales ou autochtones et qui rejettent des effluents dans les eaux de surface.
Avec le temps, les installations de traitement des eaux usées du Canada devront être adaptées à ces normes nationales. Les normes nationales de rendement viseront à assurer des eaux sûres et saines aux Canadiens, qui continueront de profiter des avantages sociaux, économiques et environnementaux qu’offre cette précieuse ressource – maintenant et dans l’avenir.
Conclusion
Les eaux usées ne sont pas un sujet qui fait les manchettes. Elles ne suscitent pas de cri de ralliement. Et on ne veut pas vraiment en faire cadeau aux générations futures.
Mais je pense que, si nous réussissons – à mettre un terme au rejet d’eaux usées brutes dans nos rivières et sur nos berges –, nous aurons fait une importante contribution à la santé de notre population, et ce, pour les générations à venir.
Il est temps de nous mettre à la hauteur de l’image que nous nous faisons de nous – du Canada comme le pays des eaux pures. Les consciencieux défenseurs d’un précieux environnement.
Les Canadiens sont fiers de nos ressources en eau – ce merveilleux don que notre géographie nous a accordé. Le temps est venu de relever les nombreux défis qui accompagnent une telle abondance. Cela comprend le fait d’être de meilleurs défenseurs de l’environnement et de meilleurs protecteurs de la santé de notre population. Nous devons protéger ce legs qu’est, entre autres, le fleuve Saint-Laurent.
Nous avons la technologie nécessaire pour mieux gérer nos ressources hydriques. Nous possédons les outils. Nous devons en manifester la volonté. Et les Canadiens doivent en faire une priorité.
Nous l’avons vu, déjà, dans la manière dont les Grands Lacs se sont rétablis après des générations d’effluents industriels. Nous constatons aussi les résultats de nature environnementale qu’a eus le Plan Saint-Laurent par la réduction des toxines des effluents industriels.
Nous savons que la nature est résiliente si on lui en laisse la moindre chance. Notre don à l’avenir, ce sera de l’eau plus saine partout dans ce merveilleux pays.
Je vous remercie.
1 Chancelier, Université McGill.
2 http://www.marketwire.com/press-release/Canada-Quebec-Investment-Four-Green-Infrastructure-Projects-Montreal-Region-1110123.htm.
3 Imperial (Esso), Shell and Xstrata (Noranda).
4 Contrairement à l'Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, l’Accord de concertation Canada-Québec sur le Saint-Laurent ne comprend aucun budget lié à la décontamination en vue d’absorber une portion des coûts, et il n’existe aucun autre programme de remise en état des sites aquatiques, qu’ils soient fédéraux ou provinciaux.
5 http://southernontario.gc.ca/eic/site/723.nsf/fra/h_00105.html
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