Discours

Discours de

l’honorable Peter Kent, C.P., député,
ministre de l’Environnement,

prononcé à l’occasion de l’annonce du financement pour les débris du tsunami

Vancouver (Colombie-Britannique)

Le 13 mars 2013

Bonjour.  

Je tiens à souligner la présence du consul général du Japon.

Comme bien des Canadiennes et des Canadiens, j’ai vu les images déchirantes des événements qui se sont produits au Japon le 11 mars 2011.

Le séisme, qui a secoué la côte est de Honshu, au Japon, et le tsunami qui a suivi ont causé des souffrances inimaginables à la population japonaise.

Dans les jours qui ont suivi, le peuple japonais a gagné notre respect et notre sympathie pour la façon dont il a géré la catastrophe.   

La nature a des façons de nous démontrer son immense pouvoir, et ce dont nous avons été témoins ce jour-là illustre notre fragilité en tant qu’êtres humains.

Les liens qui unissent le Japon et le Canada ne se limitent pas à l’océan Pacifique. Ils sont politiques, économiques, culturels et interpersonnels, et soudés par des valeurs communes.   

C’est pourquoi le premier ministre Stephen Harper s’est engagé à venir en aide au Japon immédiatement après la catastrophe, et c’est aussi pourquoi le Canada a été l’un des premiers gouvernements à offrir son soutien.

En réponse à la demande du Japon, nous avons travaillé avec la Croix-Rouge canadienne pour fournir environ 25 000 couvertures de laine thermiques aux sinistrés du Japon.

Nous avons aussi rapidement pris d’autres mesures, dont l’envoi de 150 radiamètres portatifs et de 5 000 dosimètres, pour aider à gérer la situation d’urgence nucléaire causée par le grand séisme survenu dans l’est du Japon.    

Au moins 16 ministères et organismes fédéraux du Canada ont collaboré avec le groupe de travail sur les catastrophes naturelles à l’étranger, du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, pour venir en aide à la population japonaise. 

Les gouvernements provinciaux, les entreprises canadiennes ainsi que les Canadiennes et les Canadiens ont également été profondément touchés par la tragédie et ont contribué en donnant plus de 40 millions de dollars pour aider aux opérations de secours et de rétablissement. 

Je suis fier de ce qu’a fait le Canada pour aider nos amis en cette période de grands besoins.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, à peine deux années se sont écoulées depuis la catastrophe. 

Depuis, le peuple japonais s’est mobilisé pour reconstruire son pays. Certains ont sacrifié leur propre sécurité et santé pour protéger leurs voisins et concitoyens les plus touchés par la catastrophe.  

D’autres se sont attaqués à l’immense défi de rebâtir les collectivités à partir de la base. La force, la compassion et l’ingéniosité de la population japonaise lui ont permis de surmonter les périodes les plus sombres et de retrouver l’espoir d’un meilleur avenir.  

Ce peuple mérite notre admiration et notre respect pour sa résilience et son courage extraordinaires.

Nous le savons, le peuple japonais est connu pour son sens du bénévolat et sa générosité.

Aujourd’hui, le gouvernement du Canada accepte humblement le généreux geste de bonne volonté du gouvernement du Japon qui nous offre une somme d’environ un million de dollars.

Cette somme aidera au nettoyage des débris du tsunami échoués sur la côte de la Colombie-Britannique.

Au nom du gouvernement du Canada et de nos collectivités côtières qui sont, qui ou seront, touchées, j’exprime ma gratitude au gouvernement du Japon pour ce geste du fond du cœur.

La conservation et la protection de l’environnement sont absolument essentielles à la santé, au bien-être et à la prospérité économique de la population canadienne.

Environnement Canada travaille souvent avec des partenaires pour restaurer et préserver notre patrimoine naturel.

C’est pourquoi nous remettons cette généreuse subvention à la province de Colombie-Britannique qui l’administrera.

La surveillance du financement sera effectuée par le comité de coordination relatif aux débris du tsunami, coprésidé par Environnement Canada et le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.

Ce comité voit à ce que les activités du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial, des administrations locales, des Premières nations et des acteurs du milieu soient coordonnées afin de s’assurer de l’efficacité des mesures prises à l’échelle régionale lorsque des débris atteindront la côte.

Cela revêt une grande importance, car le défi que nous devons relever est unique. Aucun organisme ni groupe n’a la seule responsabilité ou compétence de relever ce défi. 

Une telle situation requiert que les gouvernements, les partenaires locaux, les Premières nations et les groupes de bénévoles mettent en commun leurs ressources et leurs efforts. 

Je souhaite que ce financement demeure un témoignage des liens d’amitié durables entre le Japon et le Canada. 

Je vous remercie.