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Discours

Notes d'allocution prononcées par
l’honorable Peter Kent, c.p., député et
ministre de l’Environnement
à l’occasion de l’annonce concernant
le renouvellement du financement pour
le Programme de réglementation de la qualité de l'air
Ottawa (Ontario)
Le 28 novembre 2011

La version prononcée fait foi

Bonjour.

Ministre Blaney.

Mesdames et Messieurs.

C’est un plaisir pour moi d’être ici aujourd’hui avec vous, au Musée canadien de la nature.

J’admets éprouver une sensation douce-amère, puisque je me trouve soudainement à un âge disons... peu commode. Ma fille est maintenant adulte, et je n’ai pas encore de petits-enfants. C’est donc dire que je n’ai plus aussi souvent l’occasion qu’avant de visiter de superbes expositions dans les musées. À la rigueur, ma fille dirait que je serais parfait pour être exposé avec les fossiles et les dinosaures.

Qu’il s’agisse de visites dans des musées, de nos enfants parfois agaçants ou de n’importe quoi d’autre, il en va ainsi avec les familles : leur taille, leur composition et leurs activités sont en constant mouvement.

Il existe pourtant des choses fondamentales qui ne changeront jamais... par exemple, le besoin d’air pur pour respirer. Des nouveaux nés aux aînés, on en a tous autant de besoin.

Comme vous le savez, la principale priorité du gouvernement Harper demeure notre relance économique soutenue. En tant que ministre de l’Environnement, je vous assure qu’il y a un parfait équilibre entre la croissance économique de notre pays et les besoins des familles canadiennes sur le plan de l’environnement et de la santé publique.

À titre d’exemple, nous travaillons de pair avec la population canadienne en vue d’atteindre des résultats tant sur le plan économique qu’environnemental par l’intermédiaire d’initiatives dont le programme de rénovation domiciliaire écoÉNERGIE.

Nous sommes également déterminés à élargir notre réseau de parcs nationaux, qui génère des milliards de dollars en retombées économiques dans l’industrie du tourisme, tout en préservant des paysages canadiens emblématiques au bénéfice des générations futures.

La même approche fondée sur l’équilibre est nécessaire dans le cadre de l’élaboration et de l’application de normes et de solutions sur la qualité de l’air. Étant donné que le flux d’air ne s’arrête pas aux frontières, il est essentiel de travailler avec un vaste éventail d’intervenants et de programmes, tant à l’échelle nationale et internationale, dans les secteurs public et privé ainsi que dans les organisations à buts lucratif et non lucratif.

Le Traité sur les pluies acides – un accord conclu entre le Canada et les États-Unis ayant célébré son 20e anniversaire plus tôt cette année – est un exemple du succès réalisable sur ce plan. Nous avons réduit les émissions atmosphériques industrielles au Canada, ce qui a entraîné un avantage matériel non seulement pour nous, mais également pour nos voisins du Sud.

Vous parler d’étapes importantes m’amène à souligner que nous approchons du 6e anniversaire de l’efficace Programme de réglementation de la qualité de l'air. Le gouvernement Harper a créé ce programme en 2006 dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de l’air.

Mesdames et Messieurs, nous tenons à ce que le travail se poursuive. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis fier d’annoncer qu’au cours des cinq prochaines années notre gouvernement investira 600,8 millions de millions.

Ce financement permettra de maintenir considérablement la lancée du Programme de réglementation de la qualité de l'air puisqu’il donnera accès aux activités de recherche scientifique, de surveillance, de modélisation, de réglementation et d’application nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’autres polluants atmosphériques.

Notre programme de réglementation de la qualité de l'air nous aidera à définir les problèmes émergents en matière de qualité de l’air, à mesurer et à surveiller l’état des problèmes existants et à évaluer les solutions. En fait, il nous aidera à nous assurer que les Canadiennes et les Canadiens respirent mieux, tout simplement.

Nous coordonnons déjà ces mesures avec les gouvernements provinciaux et territoriaux – avec qui nous partageons les compétences – afin d’assurer le bon déroulement des initiatives en matière d’air pur et de mettre en oeuvre la cote air santé à la grandeur du Canada. Nous sommes appelés à travailler avec nos homologues provinciaux et territoriaux, l’industrie et des organisations non gouvernementales afin de mettre au point et en oeuvre un nouveau système national de gestion de la qualité de l’air qui comprendra de nouvelles normes sur la qualité de l’air ambiant, des normes sur les émissions industrielles et des outils de gestion active de la qualité de l’air local.

Si nous voulons qu’il soit simple et efficient pour nos entreprises et employeurs de se conformer aux règlements sur la qualité de l’air... et de faire les investissements nécessaires dans les technologies à la fine pointe, c’est la seule façon de faire.

Ce même alignement pratique se reflète dans notre engagement officiel visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du Canada de 607 mégatonnes d’ici 2020. Pour ce faire, nous misons sur une approche réglementaire sectorielle alignée sur celle des États-Unis. Nous faisons des progrès à cet égard.  

Or il n’y a pas que moi qui vante nos progrès. L’Institut international du développement durable a affirmé récemment que le Canada avait fait d’importants progrès quant aux réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Il a confirmé ce que nous savions déjà : que l’approche réglementaire du gouvernement livre les résultats et contribue à une initiative nationale visant à réduire les émissions afin d’atteindre la cible de 2020 visée par le Canada.

À l’instar des États-Unis, nous avons déjà introduit des normes d’émissions plus sévères pour les voitures et les camions, en plus de rendre obligatoire l’utilisation de l’éthanol et du biodiésel en tant que carburants écologiques pour le transport.

Grâce au financement renouvelé du Programme de réglementation de la qualité de l'air, nous consoliderons par ailleurs notre engagement à nous pencher sur la pollution atmosphérique transfrontalière dans le cadre de l’Accord Canada–États-Unis sur la qualité de l'air.

Notre projet de loi récemment déposé visant les émissions provenant de la production d’électricité au charbon au Canada constitue une autre étape importante au regard de l’élimination du mercure et d’autres toxines aéropolluantes.

D’ici la fin de la semaine, je me rendrai en Afrique du Sud pour assister au sommet annuel des Nations Unies sur les changements climatiques, la 17Conférence des Parties. À cette rencontre, je ferai valoir la position du Canada selon laquelle il faut mettre en place un accord mondial exhaustif en matière de changements climatiques, contraignant les grands émetteurs à prendre des engagements sur le plan de la réduction des émissions.

Le Canada participe aussi activement au Programme des Nations Unies pour l’environnement – dont les participants se sont rencontrés au Mexique en septembre – afin d’améliorer la qualité de l’air en abordant les agents de forçage climatique à courte durée de vie.

Certains polluants, par exemple le méthane, le carbone noir et l’ozone, restent dans l’atmosphère pendant une période de temps relativement courte; pourtant, ils contribuent de façon importante au réchauffement planétaire et aux problèmes respiratoires des habitants de notre planète.

J’ajoute, en terminant, que la qualité de l’air est une question d’envergure mondiale, nationale et locale... et aussi d’intérêt familial.

Puisque nous partageons tous ce défi de façon égale, nous devons tous participer également à la solution.

Vous savez... j’ai vraiment hâte d’amener mes petits-enfants à ce musée un jour... et j’ai la ferme intention que le seul élément qui pourra leur couper le souffle, ce sera les belles expositions qu’on y présente.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une excellente fin de journée.