Discours

Notes d’allocution de
l’honorable Peter Kent, c.p.,
député et ministre de l’Environnement,
prononcées à l’occasion de l’annonce portant
sur le Plan d’action Saint-Laurent
Le mardi 29 novembre 2011

Ministre Blaney.

Ministre Arcand.

Distingués invités.

Merci de vous joindre à nous aujourd’hui.

C’est un grand privilège de me joindre à vous aujourd’hui pour représenter le gouvernement du Canada dans son rôle commun dans l’intendance du Saint-Laurent.

Comme vous le savez, le Saint-Laurent est un corridor économique important où des milliards de dollars transitent en toute sécurité chaque année. Il est aussi la source de dizaines de milliers d’emplois, directs ou indirects, des deux côtés de la frontière canado-américaine. Un écosystème en santé est donc essentiel à une économie canadienne saine.

Alors que notre relance économique soutenue est la principale priorité de notre gouvernement, nous nous employons à assurer un équilibre des besoins pour un environnement plus propre et plus sain tout en protégeant les emplois et la croissance économique

Depuis 1988, année à laquelle les gouvernements du Canada et du Québec ont uni leurs efforts pour mettre en oeuvre le premier Plan d’action Saint-Laurent, nous travaillons ensemble à nous assurer que ce majestueux fleuve - une véritable figure emblématique de notre passé commun - demeure en santé et plein de vie pour l’avenir.

Nous nous sommes en outre engagés à partager la responsabilité qui consiste à restaurer, à conserver et à protéger cette magnifique ressource naturelle.

Loin de moi l’idée de vous donner une leçon d’histoire aujourd’hui… mais j’imagine que, à l’époque où les premiers explorateurs ont découvert le Saint-Laurent, ils doivent avoir réalisé la richesse et le potentiel de ces magnifiques eaux.

Aujourd’hui, nous renforçons la collaboration qui s’était déjà installée.

En compagnie mon collègue, le ministre Blaney, je suis fier d’annoncer que le Plan d’action Saint-Laurent conclu entre le Canada et le Québec a été renouvelé pour quinze ans, soit jusqu’en 2026.

Je vais signer aujourd’hui une entente avec mon homologue du Québec, le ministre Arcand, et j’ai bien hâte de travailler en étroite collaboration avec lui.

Jusqu’à ce jour, notre collaboration fédérale-provinciale a permis de bâtir une assise solide pour le succès continu de nos initiatives.

Nous avons progressé par rapport aux projets d’assainissement en milieux agricoles, urbains et industriels, et aussi en matière de conservation de la biodiversité... sans oublier l’amélioration de la santé des riverains et des habitats naturels touchés par les contaminants fluviaux.

Et nous poursuivons nos actions conjointes.

Grâce à cette nouvelle entente, les gouvernements du Canada et du Québec continueront à partager et à mettre en place les ressources et les connaissances permettant de protéger le fleuve Saint-Laurent et son écosystème incroyablement diversifié. Notre économie est tributaire de nos actions.

Pour ce qui est de l’avenir, nous consoliderons aussi nos actions conjointes dans divers domaines clés, entre autres la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable du fleuve et la surveillance de la qualité de l’eau.

Alors même que nous abordons les sources de pollution connues, nous devons aussi en apprendre beaucoup plus sur la pollution diffuse et ses effets sur la santé humaine et la biodiversité.

À titre d’exemple, il faudra nous pencher sur les sources de pollution agricole dans les bassins et les plaines inondables… améliorer les outils utilisés pour gérer les sédiments contaminés dans le cadre de notre mandat de restauration… et mieux comprendre la présence et les effets de certains produits émergents, par exemple les produits pharmaceutiques persistants qui se retrouvent dans le fleuve.

En plus d’élaborer des plans axés sur les espèces envahissantes qui touchent soit les espèces végétales, nous avons déjà en vigueur un règlement rigoureux portant sur les eaux de ballast. Ce règlement vise à prévenir la prolifération d’espèces envahissantes dans le Saint-Laurent. Nous tenons à ce que ce précieux travail se poursuive pour assurer la santé de notre économie.

Nous définirons, restaurerons, protégerons et développerons des zones écosensibles, entre autres par l’intermédiaire de programmes visant à délimiter les aires protégées et à conserver la biodiversité des zones agricoles.

Conformément à cette nouvelle entente, nous nous pencherons aussi sur l’utilisation durable du fleuve. Pour ce faire, nous nous y prendrons de plusieurs façons : en faisant valoir la gestion responsable de ses activités de pêche, en définissant et en développant des sites d’accès public, en maintenant et en faisant valoir des activités de navigation durables grâce à des activités rigoureuses de dragage et à la réduction de l’érosion des littoraux, et en consolidant les données hydrométriques sur les niveaux d’eau et l’apport d’eau.

Le renouvellement du Plan d’action Saint-Laurent est une de mes priorités personnelles. Et je suis chanceux d’avoir au Québec un partenaire qui la partage...

Chaque jour, il y a tant de choses à faire au nom de nos enfants et de nos petits-enfants…

Et prendre soin de notre héritage naturel - nos forêts, nos lacs, nos rivières et nos fleuves, en l’occurrence, le Saint-Laurent - est une tâche qui doit arriver en tête de liste... aujourd’hui et demain.

Je vous remercie de votre attention.