Discours

Discours de

l’honorable Peter Kent, C.P., député,
ministre de l’Environnement

prononcé à l’occasion du 10e Salon international des technologies environnementales AMERICANA

Palais des congrès de Montréal,

Montréal (Québec)
Le 19 mars 2013

Merci. Bonjour tout le monde et, à celles et à ceux qui viennent de l’étranger, bienvenue au Canada. 

Cette année, le pays à l’honneur est la Belgique. Cette distinction est bien méritée pour préparer la voie aux discussions sur l’environnement, l’innovation et le leadership.

Formé de 50 pays et de 10 000 membres, le Réseau Environnement a encore une fois accompli un travail exemplaire en organisant ce qui est maintenant un des premiers événements dans le monde consacré à l’environnement. 

Cette année, le slogan « Des idées qui font l’avenir » reflète les défis et les possibilités créés par l’intendance de notre environnement qui, pour nous tous, n’est pas facile à maîtriser. Il met en lumière les façons dont les idées, l’ingéniosité et l’imagination nous apportent des solutions pour nous aider à bâtir un avenir durable.

Les idées et l’innovation changent la façon dont nous interagissons avec notre environnement, dont nous alimentons nos véhicules, dont nous chauffons nos maisons et dont nous produisons notre énergie. Elles mènent à la création de nouveaux produits, de nouveaux processus et de nouvelles organisations et nous mènent également vers des sociétés durables et la croissance économique.

Ici au Canada, l’approche que notre gouvernement a adoptée repose exactement sur cela. En collaboration avec les entreprises et nos partenaires internationaux, nous assurons un solide leadership pour protéger l’environnement et favoriser des technologies environnementales novatrices. Nous disposons des meilleures preuves scientifiques qui soient et nous progressons de façon systématique et concertée. 

Notre gouvernement soutient activement les efforts des entreprises pour trouver des solutions novatrices et durables, faire progresser les technologies et promouvoir une économie écologique.

Nous les soutenons par l’intermédiaire de Technologies du développement durable du Canada, une fondation sans but lucratif soutenue par le gouvernement du Canada. Cette fondation sert de catalyseur à la construction d’une infrastructure technologique du développement durable et contribue grandement à l’innovation environnementale au Canada.

Son fonds de technologies finance et soutient la conception et la démonstration de technologies propres. Ces technologies apportent des solutions aux changements climatiques et contribuent à améliorer la qualité de l’air, de l’eau et du sol. De même, elles procurent des avantages économiques à la population canadienne. 

Au cours des 10 dernières années, le Fonds de technologies de Technologies du développement durable du Canada a soutenu plus de 230 projets d’une valeur totale de près de 600 millions de dollars, une somme à laquelle s’ajoute 1,4 milliard de dollars de la part d’autres partenaires.

De plus, le Fonds de biocarburants ProGen aide à financer des démonstrations d’installation de grande envergure axées sur les carburants renouvelables de l’avenir.

Et il y a à peine quelques semaines, j’étais ici, à Montréal, avec mon collègue, le ministre des Ressources naturelles, pour annoncer que notre gouvernement investissait une somme supplémentaire de 61,8 millions de dollars pour financer 23 nouveaux projets, allant d’une façon novatrice et écologique de contrôler les bactéries qui touchent les récoltes à un moyen de rendre les systèmes de chauffage et de climatisation plus éconergiques.   

Un de ces projets, réalisé ici, à Montréal, est un investissement de 1,8 million de dollars dans Développement Effenco. Cet investissement permettra à l’entreprise de financer une démonstration de grande envergure d’un système hybride d’arrêt au ralenti pour les camions lourds. Ce projet vise à faire économiser jusqu’à 25 % de carburant, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air.

Tout comme celui de Développement Effenco, tous ces projets ressourcent le secteur de l’énergie propre, créent des emplois de haute qualité et renforcent la position du Canada à titre de chef de file des technologies propres.

Nous avons aussi élaboré le plan Développement responsable des ressources, notre plan global pour créer des emplois et favoriser la croissance et la prospérité à long terme, tout en renforçant nos mesures de protection de calibre mondial de l’environnement. Ce plan apportera aux entreprises la stabilité, la clarté et la prévisibilité dont elles ont besoin pour investir et innover en toute confiance.

Nous regardons les choses dans leur ensemble pour déterminer où nous pouvons faire le plus de bien à l’environnement, quels secteurs contribuent le plus aux émissions de gaz à effet de serre et comment nous pouvons apporter les changements que nous souhaitons, et ce, tout en maintenant la croissance économique dont nous avons besoin.

Nous avons également adopté une approche sectorielle pour aborder les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre, en créant ainsi de nouvelles normes pour protéger notre environnement, stimuler notre économie et favoriser l’innovation.

Nous avons fait du Canada le premier pays à interdire la construction d’installations de production d’électricité traditionnelles alimentées au charbon.

Les émissions de gaz à effet de serre de notre secteur de l’électricité devraient diminuer d’un tiers sous les niveaux de 2005 d’ici 2020.

Pourtant, nous prévoyons une augmentation considérable de l’activité et de la production d’électricité au cours de la même période, l’évidence même que la croissance économique et la réduction des émissions peuvent aller de pair.

Dans le secteur des transports, qui pèse pour environ le quart des émissions de gaz à effet de serre au Canada, nous travaillons en partenariat avec nos partenaires des États-Unis pour harmoniser les normes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des camions et des automobiles.

Grâce aux mesures que nous prenons, les véhicules lourds, d’ici 2018, émettront 23 % moins d’émissions. Les véhicules à passagers et les camions légers qui sortiront de l’usine en 2025 produiront 50 % moins d’émissions et consommeront jusqu’à 50 % moins de carburant que les modèles de 2008. Les normes que nous avons adoptées pour le secteur maritime hausseront ces réductions.

Ces mesures contribueront à favoriser l’innovation dans tous les domaines, de la conception de moteurs plus économes en essence à la création de cabines plus aérodynamique pour les camions et les autobus.

Ce sont là de bonnes nouvelles pour l’environnement, les consommateurs et les entreprises.

En outre, notre gouvernement continue de travailler avec les provinces et les acteurs du milieu à l’élaboration d’un règlement sur les émissions de gaz à effet de serre du secteur pétrolier et gazier. Ce règlement sera annoncé dès qu’il sera prêt.

Pour assurer le développement de ces ressources le plus responsable qui soit, nous poursuivons également notre travail, avec nos partenaires provinciaux, sur un nouveau système de surveillance scientifiquement rigoureux, exhaustif et transparent afin d’obtenir les meilleures données possible sur les effets cumulatifs des projets de sables bitumineux.   

C’est aussi ce type de collaboration fédérale-provinciale qui a permis de créer une solide base pour la protection du fleuve Saint-Laurent,  un corridor économique majeur qui assure le transit sécuritaire de milliards de dollars de marchandises et qui crée des dizaines de milliers d’emplois. 

En 2011, les gouvernements du Canada et du Québec ont renouvelé le Plan d’action Saint-Laurent pour quinze ans. Dans le cadre de ce plan, nous exerçons une surveillance exhaustive en vue d’assurer la conservation de la biodiversité, une meilleure qualité de l’eau et l’utilisation durable de ce grand fleuve.

Bien sûr, aucun pays ne peut agir seul quand il s’agit de l’environnement. 

Et pour le Canada, aucun autre partenaire international n’est plus important que les États-Unis, notre voisin immédiat et notre plus grand partenaire économique.

C’est pourquoi nous travaillons si étroitement avec nos amis américains, non seulement sur les normes visant les émissions des véhicules, comme je l’ai mentionné tantôt, mais aussi sur une foule de dossiers, dont l’assainissement des Grands Lacs, la plus vaste réserve d’eau douce au monde.

Le travail que fait le Canada avec les États-Unis, pour protéger ces lacs et la santé des collectivités environnantes, favorise l’éclosion de l’expertise et des technologies scientifiques requises pour nous permettre d’assumer nos responsabilités et de respecter nos engagements.

L’automne dernier, nous avons collaboré avec les États-Unis pour améliorer et renouveler l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Nous avons renforcé notre capacité à traiter les algues nuisibles, les produits chimiques toxiques et les déversements des navires qui traversent les lacs. Nous avons aussi ajouté de nouvelles dispositions pour traiter de questions comme les espèces aquatiques envahissantes, la dégradation de l’habitat et les effets des changements climatiques.

Le Canada a également été présent sur la scène internationale, en mettant l’accent sur l’obtention d’un accord mondial obligatoire sur les changements climatiques qui englobe tous les grands émetteurs.

Et, nous progressons. La Plate-forme de Durban pour une action renforcée réunit, pour la première fois, tout le monde sous le même toit pour discuter d’un accord qui nécessiterait la plus large collaboration possible de tous les pays et qui s’appliquerait à toutes les Parties. 

Cette plate-forme s’appuie sur l’Accord de Copenhague et les accords de Cancún, dans le cadre desquels le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 17 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2020. Il est estimé que le Canada est à mi-chemin, dans le cadre de son effort national, d’atteindre sa cible.

Le Canada est aussi un membre fondateur de la Coalition pour le climat et l’air pur, une importante initiative qui vise à réduire les polluants de courte durée de vie ayant un effet considérable sur le réchauffement planétaire.

Nous avons également investi 1,2 milliard de dollars dans le financement accéléré afin de soutenir la lutte contre les changements climatiques et de mobiliser des investissements du secteur privé dans des projets réalisés dans les pays en développement et qui sont axés sur des secteurs tels que la technologie propre, l'énergie renouvelable, l’efficacité énergétique, l'eau, l'agriculture et la foresterie.

Toutes ces mesures, tant à l’échelle internationale que nationale, suscitent l’innovation dans la technologie environnementale. Le gouvernement du Canada sait que la meilleure façon de respecter ses obligations internationales consiste à utiliser les meilleures idées possibles, à favoriser et à adopter de nouvelles façons de faire les choses et à promouvoir une culture qui assure la continuité de l’innovation indispensable à l’environnement tout en stimulant notre économie.     

Je boucle ainsi la boucle en rappelant l’importance que revêt AMERICANA pour nous aider à bâtir un avenir vraiment durable. Étape par étape, idée par idée, innovation par innovation.   

Je vous remercie et je vous souhaite, à toutes et à tous, le meilleur des succès dans le cadre d’AMERICANA 2013.