Discours
Notes d’allocution de
John Baird, C.P., député,
ministre de l’Environnement
Conférence de presse
pour communiquer les résultats d’un rapport indépendant
sur les sables bitumeux
Amphithéâtre national de la presse
Ottawa (Ontario)
Le mardi 21 décembre 2010
La version prononcée fait foi
Bonjour.
Je suis heureux d’être ici en compagnie d’Elizabeth Dowdeswell, la présidente du groupe consultatif que nous avons créé. Elle œuvre depuis longtemps dans le but d’améliorer l’environnement, autant ici, au Canada, qu’à l’échelle internationale, à titre de directrice générale du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Je tiens d’abord à lui transmettre mes remerciements, ainsi qu’à tous les membres du groupe consultatif, pour le remarquable travail dans la réalisation du rapport. Je leur en suis très reconnaissant.
Les sables bitumineux sont une importante ressource pour le Canada et, en fait, pour le monde entier. Dans un contexte d’instabilité économique, les emplois que crée cette ressource sont cruciaux, non seulement les emplois directs, mais également l’ensemble des emplois canadiens des industries qui la soutiennent. Dans un monde de plus en plus instable, une source d’énergie sûre dans un pays démocratique libre traduit une importante source de stabilité.
Cependant, il est de notre responsabilité solennelle de veiller à ce que cette ressource soit exploitée de manière à protéger l’environnement que nous partageons pour les générations à venir. Le développement durable n’est pas un concept théorique ou un idéal à atteindre; il s’agit de la manière dont cette ressource doit être exploitée. La population canadienne n’exige rien de moins.
C’est pourquoi ce rapport est si important. Depuis trop longtemps, nous avons entendu les préoccupations liées à la qualité de l’eau en aval des sables bitumineux. Les gens ont présenté des arguments sur les répercussions de l’exploitation des sables bitumineux sur la qualité de l’eau, mais nous n’étions pas convaincus d’avoir les données nécessaires pour faire cette détermination et nous assurer de réglementer convenablement. C’est pourquoi mon prédécesseur, l’honorable Jim Prentice, a nommé ce groupe.
Au premier abord, le groupe consultatif nous a mentionné que le Canada doit élaborer des systèmes de surveillance environnementale de calibre mondial visant les sables bitumeux et qu’il faut le faire dès maintenant. Nous avons clairement compris le message du groupe consultatif et sommes prêts à agir.
Je suis content que le groupe consultatif ait reconnu la force et la crédibilité de la capacité scientifique d’Environnement Canada. Mon ministère est doté de professionnels dévoués qui se sont joints au gouvernement fédéral dans le but de protéger notre environnement et de faire du Canada un meilleur endroit où il fait bon vivre. Les membres du groupe consultatif ont reconnu cela et ont recommandé que ces scientifiques dévoués assument un rôle de dirigeant dans la conception et la mise en œuvre des systèmes de surveillance environnementale. Nous acceptons cette responsabilité et nous nous assurerons de la mise en place adéquate et sécuritaire des systèmes nécessaires.
L’environnement est une responsabilité commune. Je respecte cela et je respecte beaucoup les travaux que réalisent les provinces en matière de protection de l’environnement. La création d’un système de surveillance de calibre mondial repose sur une étroite collaboration entre le gouvernement fédéral et celui de l’Alberta. J’ai parlé au téléphone avec Rob Renner, mon homologue de l’Alberta, et nous avons convenu de nous concerter pour créer ce système. Nous avons demandé à nos cadres supérieurs de travailler ensemble afin de concevoir un système de surveillance de la qualité de l’eau d’ici 90 jours. Nous consulterons ensuite un groupe de chercheurs indépendants pour nous assurer que la conception proposée est appropriée; par la suite, nous passerons immédiatement à la mise en œuvre.
Nous avons également accepté certains principes qui orienteront nos représentants dans la cadre de la conception du système de surveillance. Premier principe : la transparence est essentielle. Notre méthodologie et les données sur la surveillance seront accessibles publiquement et gratuitement.
Le deuxième : l’eau ne représente qu’un des principaux aspects de l’environnement. Nous comptons appliquer les leçons que nous avons apprises à ce projet de conception de systèmes de surveillance de calibre mondial visant la qualité de l’air et la biodiversité.
Le troisième principe : les rôles de l’industrie et d’autres intervenants sont cruciaux dans ce contexte-ci. Ils possèdent un bagage considérable de connaissances et d’expériences qu’ils peuvent partager, et nous nous assurerons de les consulter en vue de mettre à contribution leurs connaissances dans la mise en œuvre du système.
Nous croyons que, en agissant ainsi, nous favoriserons la structure de gouvernance crédible, cohérente et axée sur la collaboration que les experts du groupe ont demandée.
C’est la seule façon de rassurer la population canadienne -- et le monde entier -- que nous ayons mis en œuvre une norme d’excellence en matière de durabilité et d’intendance, et que nous l’appliquions. Il s’agit également de la meilleure façon de suivre une autre recommandation du groupe consultatif, soit de promouvoir des relations qui permettront l’établissement d’un dialogue « sincère, uniforme et proactif ».
L’omission d’agir maintenant entraînera des coûts environnementaux que le gouvernement actuel n’est pas prêt à payer. Toutefois, répondre au présent besoin entraîne également des coûts financiers.
Les sables bitumeux occupent une place importante dans l’avenir de l’économie canadienne. Mais ils ne peuvent pas être – et ne seront pas – exploités au détriment de notre environnement. Nous pouvons, et allons, trouver un équilibre entre la prospérité et l’intendance.
En terminant, je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à Elizabeth et à tous les membres du groupe consultatif pour leur rapport bien réfléchi. Nous mettrons en œuvre leurs recommandations et agirons rapidement pour établir des systèmes de surveillance environnementale de calibre mondial visant les sables bitumineux. Je les remercie de nous avoir montré la voie à suivre pour rassurer la population canadienne et le monde entier de la gestion de cette importante ressource de façon durable sur le plan environnemental.
Merci. Je serai heureux de répondre à des questions.
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