Discours
Notes pour un discours de
l'honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
ministre de l'Environnement
devant la Chambre de commerce de Calgary
le 16 mars 2009
L’allocution prononcée fait foi.
Bonjour et merci de votre accueil bienveillant. C’est un immense plaisir pour moi d’être ici parmi vous aujourd’hui. C’est aussi merveilleux d’être de retour à la maison, à Calgary.
J’aime bien mon travail à Ottawa, mais soyons clair. J’ai visité tous les recoins de notre merveilleux pays et, à mon avis, rien ne peut remplacer le ciel bleu lumineux de Calgary, la vue imprenable des Rocheuses à l’horizon et les hourras de la foule au Saddledome acclamant les Flames pendant les éliminatoires vers la coupe Stanley ou encore Kevin Martin lors du championnat de curling Brier. Que peut‑on dire au sujet de Kevin Martin? Invaincu lors du présent championnat, de fait au cours de 26 parties consécutives. Hier soir, la justesse de son tir était de 98 %!
Je suis aussi très heureux d’être à la maison avec Karen. Nous sommes mariés depuis 26 ans, et je crois qu’elle commence à s’habituer à moi. Pendant la période des Fêtes, je lui ai dit que je venais tout juste d’apprendre, après une recherche fiable, que mon premier ancêtre irlandais connu, Michael Prentice, est arrivé des États-Unis en 1842 comme membre d’une « troupe ambulante irlandaise » … « Tu veux dire un cirque », a dit mon épouse d’un ton caustique. Après une autre gorgée de café, elle a ajouté : « Il semble que ce soit votre domaine de prédilection ».
J’ai été extrêmement occupé pendant les quelques premiers mois après mon entrée en fonction à titre de ministre de l’Environnement, soit au début de ce qui s’annonce comme une année cruciale. En 2009, le gros de nos efforts dans les domaines de l’environnement et de l’énergie se cristalliseront, à la fois au pays, sur le continent et à l’échelle internationale.
Mon discours aujourd’hui représente également ma première occasion de m’adresser à la Chambre après la réunion historique du président Obama et du premier ministre Harper à Ottawa, réunion qui a donné lieu au soi-disant « Dialogue sur l’énergie propre » qui contribuera à façonner notre avenir commun sur le continent. Aujourd’hui, je commenterai ma première visite à Washington, le Dialogue sur l’énergie propre ainsi que mes réunions avec Carol Browner, conseillère en sécurité énergétique et changements climatiques auprès du président; avec le membre du Congrès Waxman; Lisa Jackson, administratrice de l’Environmental Protection Agency (EPA); le secrétaire à l’Énergie Chu; et enfin le sénateur Kerry.
J’ai trouvé que le secrétaire à l’Énergie est un homme fascinant. Il est à la fois brillant et affable. The Globe and Mail a publié une bonne photo de nous deux. Comme je l’ai mentionné à un ami, 50 % des personnes dans la photographie a remporté le prix Nobel de physique.
Aujourd’hui, je mettrai l’accent sur deux questions d’importance actuellement. D’abord, je commenterai la crise économique en cours et la réaction de notre gouvernement à celle‑ci. Ensuite, j’aborderai une question à long terme qui revêt une importance fondamentale pour notre prospérité collective, notamment le défi d’équilibrer notre objectif économique, c’est‑à-dire maintenir, d’une part, une économie dynamique et vigoureuse et, d’autre part, notre position de chef de file mondial de la conservation et de la protection de l’environnement.
Cependant permettez-moi tout d’abord de vous parler du plan d’action économique du gouvernement : notre « plan de relance économique ».
Notre plan d’action économique vise à stabiliser les marchés, à octroyer le crédit, à protéger les collectivités, à préserver les emplois et à donner suite à notre plan à long terme en vue de favoriser une économie concurrentielle et prospère.
Pendant cette période difficile (et de plus en plus difficile pour chaque chef d’entreprise ici aujourd’hui), nous abordons la situation en toute confiance que nous sommes bien placés pour sortir de la récession mondiale actuelle dans une position encore plus solide.
Assurément, nous traversons une période de crise internationale déclenchée par la récession endémique mondiale, que la dégringolade du prix des produits contribue à exacerber. Évidemment, le Canada n’a pas causé la crise et ne peut l’enrayer à lui seul.
Comme le premier ministre l’a fait remarquer la semaine dernière dans son discours à Brampton, la cause immédiate de la récession mondiale généralisée est la crise en cours dans les secteurs financiers aux États-Unis et un nombre d’autres économies occidentales industrialisées. Comme il a dit à ce temps-là, le marasme économique ne se résorbera pas, même si les taux d’intérêt sont à un niveau minimum record, avant que le secteur financier américain ait retrouvé sa vigueur.
Notre plan d’action économique nous aidera à maintenir les emplois et l’activité économique. De plus, il permettra à certains travailleurs de faire la transition et contribuera à la construction d’infrastructures essentielles. Quoi qu’il en soit, le plan ne peut résoudre le problème imputable au système financier mondial.
La robustesse inhérente de l’économie canadienne a fait en sorte que notre pays soit parmi les derniers à s’enliser dans la récession, et maintenant que nous envisageons l’avenir, il importe de faire le bilan de nos forces uniques.
Premièrement, selon les conclusions tirées au Forum économique mondial, nous bénéficions du système bancaire le plus solide au monde. En soi, cet avantage démarque le Canada dans un monde aux prises avec une crise économique qui, à ses débuts, était une crise bancaire.
Deuxièmement, nos finances publiques sont les plus enviables de tous les pays du G7. Notre rapport dette-produit intérieur brut (PIB) est le plus faible et nous pouvons compter sur la solidité des postes hors-bilan, par exemple, le régime de pension de l’État solvable. Nous sommes les seuls dans cette position.
En troisième lieu, notre politique monétaire est extrêmement stable. La Banque du Canada est respectée à l’échelle internationale, et nous avons évité les conséquences tragiques à la fois de la déflation et de l’inflation renouvelée, qui demeurent des risques importants pour d’autres pays.
Quatrièmement, nous pouvons compter sur l’une des mains-d’œuvre la plus scolarisée, la plus qualifiée et essentiellement mobile au monde. En trois mots, nous travaillons fort, nous sommes instruits et nous sommes résilients.
Enfin, notre économie est incroyablement diversifiée. Sur le plan des « biens », nous sommes les plus riches sur la planète, et nos produits seront en demande lorsque l’économie mondiale sera sur la voie du redressement.
Ces acquis, combinés à l’ingéniosité et à la ténacité canadiennes, nous ont permis de devenir une superpuissance de l’énergie, l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de pétrole, de gaz naturel, d’hydroélectricité, d’uranium et de charbon.
Permettez-moi d’insister sur le fait que ni le premier ministre Harper, ni le ministre Flaherty ni aucun de mes collègues au Cabinet n’ont perdu de vue nos objectifs économiques à long terme :
- mettre en place un meilleur environnement de marché propice à la croissance économique;
- maintenir les politiques financières disciplinées et avisées;
- diminuer l’impôt des particuliers;
- réduire l’impôt des sociétés;
- éliminer l’impôt dissuasif sur le capital;
- investir dans l’infrastructure publique cruciale axée sur la croissance.
En outre, nous continuons de donner suite aux améliorations dans le commerce intérieur et de rechercher de nouveaux débouchés internationaux pour favoriser notre commerce extérieur.
De plus, nous procédons à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le rapport de Red Wilson afin d’éliminer les obstacles structurels à notre capacité à attirer les investissements étrangers.
Chers auditeurs, nous avons aussi investi dans les infrastructures, c’est‑à-dire les autoroutes, les routes, les ponts, les égouts, le transport en commun ainsi que les projets communautaires et culturels. Même avant l’adoption du Budget 2009, nous avions engagé des dépenses de 33 milliards de dollars, échelonnées sur sept ans, dans les infrastructures fédérales. Il s’agit de la plus importante initiative de construction au Canada depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
La semaine dernière, notre Budget 2009, le « Plan d’action économique » a été adopté au Sénat. C’est le point de mire de notre gouvernement depuis la reprise des travaux à la Chambre des communes après la période des Fêtes.
Le budget de relance économique reflète évidemment notre intérêt à stimuler et à soutenir l’activité économique pendant la crise économique mondiale. En outre, il est conforme à nos obligations internationales à l’égard du G8, du G20 et du Fonds monétaire international (FMI). Le plan vise également à stimuler simultanément nos efforts pour atteindre nos objectifs économiques à long terme.
Généralement parlant, notre plan d’action économique compte quatre séries d’initiatives.
D’abord, nous soutenons les travailleurs et les contribuables en vue de stimuler les dépenses de consommation. En outre, nous avons réduit encore le fardeau fiscal des familles, des entreprises et des particuliers canadiens grâce aux nouveaux allégements fiscaux de 20 milliards de dollars qui réduiront l’impôt sur le revenu et laisseront plus d’argent dans les poches des Canadiens.
Deuxièmement, nous stimulons les investissements privés grâce aux crédits d’impôt qui incitent les Canadiens à investir dans la rénovation de leur domicile. Nous cherchons également à stimuler les investissements publics en soutenant les travaux de construction de biens publics :
- les routes et les ponts;
- les investissements écologiques, notamment les installations de traitement de l’eau et des eaux usées;
- les projets de transport en commun;
- les universités et les collèges;
- les centres culturels et de loisirs communautaires.
Nous voyons les retombées bénéfiques de ces investissements ici même en Alberta :
- d’ici 2012, le gouvernement aura investi plus de 230 millions de dollars pour mener à terme le doublement de la transcanadienne de Calgary à la frontière de la Colombie-Britannique;
- nous investissons dans la construction de rocades à Calgary et à Edmonton;
- nous investissons dans les attractions touristiques tels le Stampede de Calgary et l’exposition Northlands;
- nous investissons dans le parc Jasper, le parc national Banff et le parc Waterton;
- nous investissons dans d’importantes installations culturelles, notamment le Centre Banff, et athlétiques, par exemple, l’Association de développement économique de Calgary (CODA) ou Winsport;
- et nous investissons dans d’importantes installations scientifiques, notamment le Telus World of Science, soit le plus éminent centre scientifique canadien, qui sera construit ici même à Calgary.
Pour ne laisser planer aucun doute au sujet de ma conviction que ce projet est primordial, j’aimerais vous dire ceci : Dans 50 ans, lorsque je ne serai plus de ce monde, parlez aux jeunes scientifiques, ingénieurs, médecins, biologistes et physiciens canadiens qui seront les chefs de file mondiaux dans les sciences et demandez‑leur ce qui les a incités à entrer dans le monde des sciences. Ils vous répondront (à l’instar des jeunes scientifiques qui me le disent sans cesse) : « C’est parce qu’un enseignant ou un parent m’a accompagné à un centre des sciences, où mon intérêt s’est éveillé. »
Troisièmement, chers auditeurs, notre plan d’action économique aidera les Canadiens les plus durement touchés par la récession en augmentant les prestations d’assurance-emploi des chômeurs et en élargissant l’accès à la formation en acquisition de compétences, de telle sorte que plus de Canadiens puissent se préparer aux emplois de l’avenir.
Et quatrièmement, nous consolidons le système financier et améliorons l’accès au crédit en prenant de nouvelles mesures sans précédent pour que les Canadiens puissent prendre une hypothèque et obtenir un prêt automobile. Nous avons accordé plus de crédit aux entreprises canadiennes et donné des assurances que les institutions financières canadiennes relèvent la concurrence sur les marchés internationaux grâce à l’uniformisation des règles du jeu.
Les mesures d’incitation dans notre plan d’action économique seront rapidement déployées. Les investissements dans l’infrastructure en particulier seront engagés au cours des deux prochaines années.
Pour accélérer le processus d’approbation et concrétiser les importants projets publics, j’ai mis en place, dès ce matin, des règles pour simplifier le processus d’approbation environnementale, réduire les chevauchements et limiter le nombre d’évaluations environnementales fédérales distinctes dont doivent faire l’objet les projets d’infrastructure publique financés par l’État.
Au récent sommet économique, auquel le premier ministre fédéral et les premiers ministres provinciaux ont assisté, ces derniers ont demandé une intervention immédiate pour rationaliser les exigences environnementales fédérales obligatoires qui font double emploi. L’intervention a depuis été réalisée.
Les nouvelles règles contribueront à focaliser nos ressources en éliminant les évaluations environnementales superflues relatives aux projets publics qui, d’après notre expérience cumulative, ne comportent pas d’effets environnementaux néfastes mais, de fait, des gains nets pour l’environnement. Nous éviterons également le double emploi en ce qui concerne les processus provinciaux et municipaux.
En bout de ligne, les projets seront entrepris beaucoup plus tôt, ce qui permettra de créer plus rapidement les emplois indispensables.
La protection de l’environnement demeurera prioritaire, et les évaluations environnementales relatives aux projets, qui posent des risques pour l’environnement, continueront d’être rigoureuses.
Chers auditeurs, comme je l’ai mentionné auparavant, il s’agit d’une année cruciale pour les domaines de l’énergie et de l’environnement.
Au pays, on demandera au gouvernement d’arrêter de nombreux choix cruciaux en matière de politique officielle pour ce qui est de la démarche future qu’empruntera le Canada au sujet des émissions de carbone. À l’échelle continentale, nous avons engagé le Dialogue sur l’énergie propre avec l’administration Obama. À l’échelle internationale, c’est en 2009 que le monde tournera la page sur le Protocole de Kyoto et adoptera, nous l’espérons, une nouvelle entente exécutoire qui s’appliquera aux principaux pays émetteurs.
Les événements au cours de la prochaine année s’articuleront essentiellement autour de ces trois axes : national, continental et international.
Je reconnais que cela n’ira pas sans certaines complications.
Nous reconnaissons qu’il importe d’affirmer la certitude des investissements futurs, au même titre que la stabilité et l’intelligence de la politique officielle. Nous reconnaissons le caractère primordial de ces deux objectifs.
Chers auditeurs, l’avenir appartient aux pays qui pourront mobiliser les sources d’énergie et envisager le monde de l’an 2050. Ces pays sauront conjuguer de manière réussie le capital financier, les technologies et le capital humain et seront les premiers à développer les sources d’énergie à la fois renouvelables et non renouvelables de manière écologique.
Chers auditeurs, cela met en valeur nos forces car nous sommes déjà les chefs de file mondiaux dans les secteurs du pétrole, du gaz naturel, des pipelines et de l’hydroélectricité. De plus, nous sommes déjà passés maîtres de la protection et de l’amélioration de l’environnement, ce qu’il ne faut jamais oublier et ne jamais cesser d’en parler.
Voilà de fait qui nous sommes. Nous sommes Canadiens et nous vivons pratiquement dehors. Nous pratiquons le ski, l’escalade et les courses en canot. Nous passons nos étés au chalet et dans les parcs. L’hiver, nous chaussons nos skis alpins et nos skis de fond. Nous aimons faire du plein air parce que c’est dans notre nature.
Nous sommes Canadiens, c’est‑à-dire ceux qui laissent les emplacements de camping plus propres qu’ils l’étaient à leur arrivée, ceux qui peuvent faire l’amour dans un canot.
Soyez sans crainte, je ferai tout ce que je peux pour améliorer notre dossier de gérance environnementale pendant que j’occupe ma charge. Pourtant, j’ai voyagé dans le monde et, comparativement à ce que j’ai vu, je ne crois pas qu’il y ait lieu de présenter des excuses à qui que ce soit concernant les normes et les réalisations environnementales du Canada.
Même dans le dossier des sables bitumineux, qui a essuyé certaines critiques récemment, nous avons été des chefs de file mondiaux du développement écologique du brut lourd, et nous nous soucions de nos obligations de façon à être encore plus écologiques à l’avenir.
Nous devons engager chaque discussion au sujet de nos secteurs énergétiques en reconnaissant notre obligation ainsi que notre dossier de gérance environnementale.
Au cours des prochaines décennies, les personnes qui peuvent maîtriser les technologies, comme le captage et le stockage du dioxyde de carbone, et qui réussissent à déployer les énergies renouvelables, notamment l’énergie nucléaire, solaire et éolienne, connaîtront la prospérité et contribueront à augmenter encore plus les sources d’énergie à intensité carbonique (et dans certains cas à les remplacer).
La prospérité reviendra à ceux qui réussissent à développer en premier les bassins de gaz naturel dans les régions éloignées, notamment dans le cadre de projets comme le pipeline de la vallée du Mackenzie et la réalisation de nouvelles occasions en hydroélectricité, par exemple, les projets Eastmain-Rupert, du cours inférieur du fleuve Churchill, de Canapawa et de la rivière Slave ici en Alberta.
Nous avons réussi dans ces domaines par le passé et nous réussirons à l’avenir (notre réussite sera fonction, dans une certaine mesure, des jeunes scientifiques du Centre des sciences), mais d’incroyables changements et innovations technologiques se produiront à l’avenir sur le plus important marché libre de l’énergie au monde.
Permettez-moi de faire une pause quelques minutes. Beaucoup d’entre vous m’ont demandé si le président Obama est aussi bon politicien que ce qu’il semble à la télévision. J’aimerais vous raconter une anecdote.
Le négociateur dans le dossier des changements climatiques du président Obama, Todd Stern, avec lequel j’ai travaillé de près, m’a dit à peu près la semaine dernière que la transition, une fois engagée à la suite d’une politique univoque rigoureuse et des signaux de prix, produirait vraisemblablement un torrent de nouveaux investissements et de nouvelles innovations.
Au cours de cette période charnière, notre gouvernement est résolu à faire en sorte que les politiques environnementales nationales, continentales et internationales soient des instruments qui favorisent la reprise économique et le développement national, de façon à instaurer la certitude politique essentielle pour que l’industrie et l’ingéniosité canadiennes prennent les devants du processus d’innovation technologique.
Nos objectifs comprennent la collaboration nationale et continentale ainsi que l’harmonisation des efforts nationaux et continentaux, dans la mesure du possible. En tant que Nord-Américains, nous partageons le plus important marché libre de l’énergie au monde, et il est difficile d’imaginer que les règlements environnementaux, surtout ceux portant sur les émissions de carbone, soient appliqués à contre-courant. Si tel est le cas, il en découlera inévitablement des fuites de carbone en Amérique du Nord et des pertes subséquentes à la fois d’emplois et d’investissements d’un côté de la frontière ou de l’autre.
L’élection du président Obama a ouvert la voie à un engagement renouvelé des É.‑U. à l’égard de l’environnement et a amorcé une nouvelle ère de collaboration entre le Canada et les É.‑U. dans les domaines de l’énergie et de l’environnement d’importance continentale.
C’est pourquoi le premier ministre et le président ont convenu du « Dialogue sur l’énergie propre » à Ottawa il y a un mois et c’est pourquoi je me suis rendu à Washington où j’ai collaboré avec les membres du Cabinet Obama pour engager le processus de collaboration.
Le processus comprend l’expansion des activités de recherche et de développement en matière d’énergie propre, la mise au point et le déploiement des technologies axées sur l’énergie propre, et la construction d’un réseau plus efficace fondé sur la production d’énergie propre et renouvelable – les trois principaux éléments que j’explore actuellement avec nos homologues américains. J’ai bon espoir que les progrès dans d’autres domaines suivront.
En ce qui concerne la production d’énergie, nos deux pays font face à des défis fort semblables : le Canada avec les sables bitumineux, et les É.-U. avec le charbon. Pour remettre ces deux défis en contexte, précisons que les émissions de carbone produites par le charbon thermique aux États-Unis sont de 60 à 70 fois plus importantes que celles de l’ensemble du complexe des sables bitumineux au Canada. Néanmoins, la solution commune réside dans la technologie et c’est pourquoi les gouvernements canadien, américain et également ceux de l’Alberta et de la Saskatchewan ont résolu d’être les maîtres d’œuvre du piégeage du carbone dans le monde.
Le Dialogue sur l’énergie propre avec les États-Unis est très important pour notre avenir en tant que partenaires sur le marché économique, énergétique et environnemental le plus important et le plus prospère au monde.
Le Dialogue renforcera les entreprises canadiennes et américaines en dissipant l’incertitude à l’égard de l’investissement des deux côtés de la frontière. En outre, il accélérera le développement et le déploiement des technologies propres tout en renforçant notre économie. Il confirmera aussi le leadership nord-américain dans les sciences et la lutte pour réduire les émissions de carbone.
Chers auditeurs, je suis fier de dire que notre gouvernement est sur la bonne voie, à la fois en ce qui concerne les défis économiques à court terme et les possibilités à long terme.
Notre vision est claire, et nos interventions nationales et continentales nous permettront de sortir indemnes du malaise économique que nous n’avons certes pas provoqué, mais que nous surmonterons.
Il ne fait aucun doute que la crise économique actuelle est éprouvante pour nous tous. Je me souviens qu’en 1980 et 1981, lorsque je suis arrivé dans notre magnifique ville, nous avions survécu à la crise, et nous la jugulerons cette fois aussi.
Nous nous extirperons de la présente récession, comme par le passé, et notre pays sera tout autant résiliant, déterminé et prospère, ouvrant la voie au reste du monde grâce à la création de la richesse, aux percées technologiques et à la gérance de l’environnement. Si nous maintenons le cap, les jeunes du Centre des sciences hériteront d’un pays aussi prospère que celui qui nous a été confié.
Merci et que Dieu vous garde.
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