Discours

Notes d’allocution de
l’honorable Jim Prentice, c.p., c.r., député,
Ministre de l’Environnement,
prononcées dans le cadre
du Global Business Forum
Banff (Alberta)
le 16 septembre 2010

Doug, je vous remercie infiniment de cette aimable introduction.

Mon père a bel et bien joué pour les Maple Leafs de Toronto. Il n’a pas joué très longtemps, mais il a réussi à se joindre à l’équipe, alors qu’il avait à peine 17 ans. Il a écrasé l’orteil de Dave Pratt avec ses patins dans le vestiaire et l’a envoyé à l’hôpital, après quoi mon père a été relégué aux mineurs à jamais. Mais il y est arrivé.

Mesdames et Messieurs, distingués invités, Monsieur le Premier Ministre, merci beaucoup de vos aimables commentaires. J’apprécie également notre relation de travail.

Il n’est pas difficile d’être un ministre de l’Environnement originaire de l’Alberta lorsque vous vous faites à l’idée qu’il y aura très peu de reconnaissance publique de votre vivant.

Le ministre Renner, qui est aussi présent aujourd’hui, sait de quoi je parle.

Il y a beaucoup de personnes de marque dans la salle, mais je tiens à souligner la présence d’un certain nombre de représentants élus. Mon collègue, le ministre Lunn, est ici, tout comme un collègue prestigieux et ancien membre du Parlement, l’honorable David Emerson. Et bien sûr, les ministres Martin, Knight et Renner sont également présents. Peut-être ai-je oublié d’autres ministres provinciaux, je n’en suis pas certain.

Et bien sûr, il y a le maire Bronconnier dont le mandat se termine dans 31 jours, selon ce qu’on m’a dit. Ce n’est pas qu’il les compte.

Monsieur l’Ambassadeur Jacobson, bienvenue aussi au nom du gouvernement du Canada. Il faut dire que j’étais présent au souper où se trouvait le premier ministre. Je dois dire que vous savez recevoir. En sept ans à Ottawa, c’est la première fois, en route, que je voie des journalistes sortir soudainement de leur cachette, qu’ils avaient trouvée derrière un carrousel à bagages, ou derrière des buissons, dans votre entrée, pour savoir ce qui allait arriver pendant un souper. Donc, nous parlerons un peu de cela.

Bienvenue, Mesdames et Messieurs, au 10e Global Business Forum.

La situation a beaucoup changé depuis que les membres de ce forum se sont réunis la première fois, il y a une décennie. Mais ce qui n’a pas changé, c’est l’importance d’occasions comme celle-ci pour réunir des gens afin de réfléchir aux étapes que nous avons franchies et à celles qu’il nous reste à franchir. De mon point de vue de politicien, c’est aussi d’entendre ce que vous avez à dire sur les questions de politiques publiques et le cadre qui est nécessaire pour que nous poursuivions la tâche de bâtir ce pays véritablement remarquable qu’est le nôtre.

Tel que je l’ai souvent fait observer, il est impossible d’obtenir une politique publique d’excellence sans parler aux gens. Et c’est pourquoi ceux d’entre nous qui ont été élus sont ici. Voici pourquoi je prévois demeurer ici tout au long de la journée pour savoir ce que vous pensez.

À titre de ministre responsable de Parcs Canada, je vous souhaite également la bienvenue au premier parc national du Canada dont on célèbre cette année le 125e anniversaire. Lorsqu’il a été créé par sir John A. Macdonald, il y a de cela 125 ans, il était de la taille d’un timbre. Nous mettons tout juste la dernière main aux célébrations d’anniversaire. Je vous informe que nous construisons actuellement une piste cyclable de Canmore à Banff, un projet modeste de piste cyclable sur 26 kilomètres. Je peux dire, et j’en tire une leçon en tant que politicien, qu’il s’agit du projet d’infrastructure le plus populaire auquel j’ai participé, ou auquel j’ai été associé, et ce, malgré le fait que nous dépensons plusieurs centaines de millions de dollars pour améliorer la Transcanadienne, juste un peu plus loin.

Nous participons à une grande renaissance de nos parcs nationaux. Nous avons élargi le réseau de parcs nationaux du Canada de 30 % au cours des trois dernières années, un fait que peu de gens connaissent. Et dans le discours du Trône, nous avons annoncé notre intention d’élaborer un plan de conservation national. Vous en entendrez parler davantage au cours de l’automne, alors que nous relions ensemble les nouveaux parcs nationaux que nous avons agrandis grâce aux travaux de philanthropes du secteur privé et du gouvernement provincial en ce qui concerne une approche nationale de la conservation.

Bien sûr, les questions d’ordre économique et environnemental ont toujours été inextricablement liées et, de fait, une économie fonctionne beaucoup comme un écosystème. En fait, je suppose qu’il s’agit de l’écosystème ultime. Chaque intervention, si petite soit-elle, entraîne une réaction en chaîne de conséquences. Cela est d’autant plus vrai pendant les périodes de repli ou de rajustement économique, dont vous parlerez au cours des prochains jours.

L’un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés est de respecter notre obligation de prendre des mesures à l’égard des changements climatiques, tout en évitant de nuire au rétablissement économique, qui est fragile, mais qui a lieu en ce moment.

On s’entend largement pour dire que le fait de prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques représente une priorité de premier ordre, priorité que le Canada s’est engagé à traiter de plusieurs façons, principalement lorsqu’il a signé l’Accord de Copenhague.

Le défi consiste, bien sûr, à faire des progrès et à réduire nos émissions, et ce, sans entraîner d’importantes pertes d’emploi, ni fuite de capitaux, ni diminution de notre compétitivité sur les marchés mondiaux.

Comme toutes les personnes présentes dans cette salle le savent très bien, il est impossible d’établir un programme environnemental national sans tenir compte de ce que font nos partenaires, nos voisins, nos partenaires économiques et nos compétiteurs. De plus en plus dans le monde moderne, la politique environnementale, la politique économique et la politique commerciale sont entremêlées.

À mon avis, la véritable solution est de faire des choix plus écologiques tandis que nous remplaçons notre stock de capital et réduisons nos émissions au fil du temps, et ce, sans délaisser les actifs, sans faire monter les coûts de consommation et sans nuire à notre capacité concurrentielle. Je nomme parfois cette approche « rotation du stock de capital », approche que nous devrions vraiment appliquer à tous nos investissements. Elle devrait s’appliquer aux investissements dans notre vie personnelle, qu’il s’agisse de téléviseurs, d’appareils électroménagers ou d’automobiles. Mais cela devrait aussi s’appliquer aux infrastructures sociales importantes, comme nos réseaux d’électricité.

La sensibilité du Canada aux défis que nous devons relever relativement aux changements climatiques et à la réduction des émissions de carbone est particulièrement aiguëpuisque l’extraction et l’exportation de ressources naturelles représentent une composante clé et un énorme facteur de notre économie nationale.

Par exemple, l’exploitation des sables bitumineux est importante pour le Québec, tout comme elle est importante pour les Maritimes et pour l’Alberta. Je me souviens – Monsieur le Premier Ministre, cela va vous intéresser – avoir visité, pendant la campagne des dernières élections générales, la plus grande installation industrielle de la province de l’Île-du-Prince-Édouard. Pour cette installation, chaque élément de capital fabriqué a été placé sur une plateforme et envoyé en Alberta. Il s’agit donc d’enjeux nationaux.

Franchement, Mesdames et Messieurs, notre pays est le producteur d’énergie ayant connu le plus de succès au monde, qu’il s’agisse d’hydroélectricité ou d’hydrocarbures tirés des sables bitumineux. Nous habitons et travaillons dans un réseau où l’environnement et l’économie se croisent. Nous possédons, comme vous le savez, la deuxième des plus grandes réserves d’huile récupérable au monde. Nous sommes le deuxième plus grand producteur d’uranium au monde et le troisième plus grand producteur de gaz naturel. Notre pays se situe au quatrième rang sur le plan de la puissance installée d’hydroélectricité et il fait aussi partie des producteurs de l’électricité la plus propre au monde.

Ce n’est pas le moment de discourir à ce sujet, mais, Mesdames et Messieurs, nous sommes franchement les personnes les plus riches de la planète si vous regardez les actifs que nous détenons.

En ce qui concerne l’hydroélectricité, 70 % du réseau d’électricité du Canada n’émet pas le moindre dioxyde de carbone aujourd’hui. Et nous avons mis de l’avant une politique concrète qui s’est attiré l’attention internationale et qui mènera au retrait progressif des centrales désuètes arrivant à la fin de leur vie économique; celles-ci seront remplacées par des sources plus propres comme l’hydroélectricité et le gaz naturel.

Je reviens tout juste d’une visite du cours inférieur de la Churchill, du cours supérieur de la Churchill. J’ai rencontré le premier ministre Williams ainsi que le premier ministre Charest. Au Québec, bien sûr, on met actuellement en œuvre le projet Eastmain-Rupert, le projet de la Romaine. Le premier ministre Williams fait de grands pas pour faire avancer le projet Churchill.

Et au nord, dans notre propre province, nous avons le projet d’hydroélectricité de la rivière des Esclaves qui attire l’attention, et au Manitoba, le projet d’hydroélectricité de Conawapa.

Notre pays a la capacité, au cours des 20 prochaines années, de créer 25 000 mégawatts de nouvelle production hydroélectrique.

Et bien sûr, nous produisons aussi du pétrole, du gaz naturel et de l’uranium, pour n’en nommer que quelques-uns. Et puisque ces économies sont à peu près toutes des économies d’extraction, le processus nécessite une forte intensité d’énergie et, en toute fin, il faut presque toujours éliminer quelque chose.

Cela nous rend et continuera de nous rendre plus vulnérables aux critiques, critiques que nous avons tous essuyées directement.

Ce que cela signifie, c’est que nous devons travailler encore plus fort afin de nous assurer de gérer les risques inhérents qui y sont associés sur le plan économique, environnemental et, de plus en plus, politique.

Et laissez-moi m’exprimer clairement à ce sujet. Dans toutes ces industries, nous devons maintenir la réputation de producteur d’énergie le plus soucieux de l’environnement au monde qu’a notre pays. Pour ce faire, nous devons nous assurer que notre pays est le producteur d’énergie le plus soucieux de l’environnement au monde, et ce, au moyen d’investissements et du maintien d’un cadre réglementaire solide.

Si rien d’autre ne ressort du ton de nos discussions à l’échelle internationale et continentale depuis les dernières années, c’est que nous devons faire preuve d’excellence, Mesdames et Messieurs. Notre pays sera toujours un grand consommateur d’énergie. Il est vaste et caractérisé par des villes densément peuplées et une population qui, autrement, est grandement dispersée. Ce pays est grand. Et il y fait froid.

Parfois, en tant que joueur de hockey, je décris ce pays comme le pays de dix mois d’hiver et deux mois de mauvais patinage.

Il y a un rapport direct avec notre consommation d’énergie par habitant relativement élevée, notre niveau de vie et nos émissions de gaz à effet de serre. Mais nous disposons effectivement de ressources naturelles qui peuvent nous permettre de profiter d’un des systèmes énergétiques les plus propres au monde – à l’aide de l’hydroélectricité, par exemple. Et nous disposons aussi de la capacité technologique et du capital humain nécessaires pour être les producteurs de pétroles bruts lourds et d’huiles synthétiques les plus responsables.

Et, en tant que pays exportateur, nous comprenons mieux que la plupart que les périodes difficiles engendrent le protectionnisme; et les « préoccupations » environnementales, Mesdames et Messieurs, permettent de déguiser ce protectionnisme sous un masque vert. Le protectionnisme vert, je vous en avertis, demeure du protectionnisme, et les obstacles que sont les tarifs verts sont aussi destructifs, malgré leur couleur attrayante.

Notons maintenant que le Canada est sorti des deux dernières années de turbulence économique en assez bonne santé. Nos institutions financières et nos marchés immobiliers n’ont pas été confrontés au même degré de difficulté que les autres pays, surtout nos voisins du sud.

Et même si les économistes ne sont pas exactement reconnus pour faire consensus dans leurs prévisions, il ne semble pas faire beaucoup de doute que les États‑Unis continueront d’avoir des difficultés pendant un certain temps à mesure qu’ils retrouvent leur équilibre économique. Et tout espoir d’un regain rapide est disparu, et les dettes et les déficits gouvernementaux records rendront la reprise encore plus ardue.

En même temps, il est assez clair que les pays nommés BRIC et les économies émergentes ont maintenu un certain élan, faisant plus que remplir le vide de la demande mondiale provoqué par une économie nord-américaine affaiblie.

Et à mesure que le centre de gravité économique passe à l’expansion du Brésil à la Russie, à l’Inde et à la Chine, un changement géopolitique correspondant se produit également.

Et nul doute que la demande des marchés émergents pour l’énergie et les autres denrées canadiennes demeure forte. Selon l’Agence internationale de l’énergie, 50 % de la croissance énergétique mondiale future proviendra en fait de l’Asie.

Inévitablement, cela aura d’importantes conséquences sur le Canada et sur la façon dont il trouvera à l’avenir son rôle et ses relations. Voilà des enjeux qui, je le sais, feront l’objet de vos discussions au cours des prochains jours.

Historiquement, notre pays a toujours porté une grande attention aux échanges bilatéraux avec les États-Unis ou, dans le cadre de l’ALENA, aux échanges continentaux, surtout en ce qui a trait à l’exportation d’énergie. En 2008, le Canada a exporté aux États-Unis l’équivalent de 122 milliards de dollars en énergie. Et cette relation a constitué, cela va sans dire, la pièce maîtresse de notre prospérité. Ensemble, nous avons établi le plus grand système de marché libre de l’énergie au monde. Il est efficace, il fonctionne, et il a énormément contribué à notre réussite économique commune.

Et puisque nous sommes le plus important marché intégré d’énergie au monde, il est logique que nous alignions nos normes et nos règles environnementales. En outre, d’un point de vie purement pratique, si, sur le plan environnemental, nous en faisons plus au Canada que les États-Unis, nous nuirons à notre compétitivité. Cependant, si nous en faisons moins qu’eux, nous nous exposerons au spectre des sanctions commerciales.

            Pour ces raisons, la politique fondamentale menée par notre gouvernement se rapporte à un alignement nord-américain dans la façon dont nous abordons les politiques environnementales, en collaborant lorsque cela est possible. Cependant, Mesdames et Messieurs, nous conservons la capacité de nous en éloigner lorsque les intérêts ne s’alignent pas.

Lors de l’élaboration de l’Accord de Copenhague il y a de cela environ dix mois, le Canada et les États-Unis étaient alliés. Et le Canada et les États‑Unis ont choisi de faire correspondre leurs objectifs en vertu de cet accord afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 17 % d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005. Nous avons décidé de faire correspondre les normes pour tout le système de transport continental. Et c’est pourquoi, si vous vous rendez dans un hall d’exposition pour voir des automobiles ou un camion léger 2011, vous verrez un véhicule qui a intégré une norme continentale sur les émissions d’échappement pour la première fois de notre histoire.

Des normes sur les émissions d’échappement des camions lourds suivront. Elles ont été annoncées. Elles sont en cours d’élaboration, pour toutes les catégories de camions lourds de notre économie. Suivront ensuite les trains, les navires, les avions et tous les petits moteurs.

En fait, de pair avec la Environmental Protection Agency, je reviens tout juste d’une réunion avec Lisa Jackson à Washington. Nous arriverons à des normes continentales sur les émissions d’échappement pour tout notre réseau des transports, qui représente en fait près de 27 % des émissions nord‑américaines.

Ainsi, dans ce contexte, les relations énergétiques et environnementales du Canada et des États‑Unis ne peuvent absolument pas être bien servies par la mise en œuvre, entre autres, d’un portefeuille d’énergies renouvelables faibles en carbone ou de normes sur l’efficacité énergétique fondés sur une approche sous continentale, ou pire, sous nationale.

Ce que nous risquons d’obtenir en faisant cela et en ne poursuivant pas des résultats de politiques continentales partagées, ce sont de faibles résultats environnementaux, pas de meilleurs résultats environnementaux, et un rendement économique plus faible au lieu d’un rendement économique plus fort.

Je dois vous dire que cela a été principalement l’objet des discussions que nous avons tenues avec nos alliés américains.

Le partenariat entre le Canada et les États-Unis est, et continuera d’être, un partenariat important et réciproquement avantageux. Cependant, à mesure que nous passons de la récession à la reprise, comme je l’ai mentionné précédemment, l’importance pour notre pays d’étendre et d’élargir l’accès à ses marchés deviendra de plus en plus apparente.

De toute évidence, un ralentissement économique prolongé aux États‑Unis signifie que la demande en pétrole et en gaz canadiens en subira inévitablement les effets. De plus, même si nous avons réalisé des progrès importants relativement à la collaboration en matière de changements climatiques, l’Administration américaine, la sénatrice Nancy Pelosi en particulier, pendant son séjour ici, a très clairement et publiquement précisé son intention de réduire les importations nettes de pétrole.

De notre côté, nous demeurons fortement engagés à l’égard d’une approche continentale à ce sujet, des politiques continentales. Nous croyons qu’il faut éliminer les obstacles sous nationaux, qu’il s’agit des normes sur le carburant faible en carbone qui nuisent au flot efficient des hydrocarbures d’un côté à l’autre de la frontière canado-américaine, ou des normes du portefeuille de carburants renouvelables qui nuisent à notre capacité de transporter l’hydroélectricité canadienne.

Nous avons également indiqué aux États‑Unis que nous sommes prêts à étudier la possibilité d’une norme nord-américaine sur le carburant à faibles émissions de carbone qui veillerait à maintenir la compétitivité du Canada alors que nous poursuivons notre objectif d’être le producteur d’hydrocarbures le plus responsable sur le plan environnemental.

Mais, en tant que pays, nous ne pouvons pas continuer de mettre tous nos œufs dans le même panier. Les États‑Unis continueront de faire avancer leurs intérêts. Nous continuerons de faire avancer les nôtres. Nous réaliserons des progrès importants en travaillant ensemble, mais nous sommes une puissance commerciale et nous devons élargir l’étendue de notre marché.  

Compte tenu des enjeux élevés entourant l’économie canadienne, les emplois canadiens et les entreprises canadiennes – qui investissent dans le développement à long terme –, il est tout simplement logique de considérer la situation de façon réaliste et de nous diriger dans cette direction.

À l’échelle internationale, nous devons soutenir nos relations commerciales sur le plan énergétique dans les parties du monde où la demande est croissante. Nous devons diversifier notre clientèle et nous aurons besoin de l’infrastructure connexe pour y arriver.

En tant que pays, nous avons réalisé de grands progrès sur le plan de nos relations commerciales avec la Chine. Le premier ministre s’y est bien sûr rendu. Ce fait a été grandement célébré à ce moment-là. Le président Hu était ici dans le cadre des réunions du G20 et, comme quiconque revenant tout juste de Chine – je m’y suis rendu au cours de l’été avec notre gouverneure générale –, je peux vous dire qu’il y a définitivement un intérêt à l’égard d’un partenariat stratégique entre nos deux pays.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, nous devons continuer à renforcer d’autres partenariats commerciaux, et notamment, les relations avec la Chine sont sur le point d’aboutir. Ces relations doivent être fondées à la fois sur l’environnement et l’économie. Et c’est pourquoi nous avons lancé la négociation d’un protocole d’entente entre la Chine et le Canada sur la coopération environnementale, lequel, nous l’espérons, sera conclu au cours des prochains mois.

Pour terminer, Mesdames et Messieurs, notre gouvernement prend autant au sérieux l’intendance de l’environnement du Canada que l’assurance de la prospérité économique. Je peux vous assurer que nous comprenons entièrement la complexité inhérente à notre engagement de réduire nos émissions de gaz à effet de serre tout en demeurant une superpuissance énergétique et en prospérant comme telle. 

Les enjeux sont élevés, et la recherche sur les façons de réussir à équilibrer nos responsabilités environnementales avec notre impératif économique doit être concertée. L’administration fédérale, comme l’a affirmé le premier ministre, a une excellente relation avec ses homologues provinciaux, certainement c’est le cas ici, en Alberta. Nous pouvons toujours en faire plus. Mais cette tâche nécessitera toute notre collaboration et les idées des autres intervenants.

Chacun d’entre vous, ici présent, représente ce qu’il y a de mieux dans notre pays, et vous êtes les partenaires dont nous aurons besoin, dans les jours qui viennent, pour avancer une vision et un plan visant une économie respectueuse de l’environnement et axée sur l’énergie.

Au début de mon allocution, j’ai dit que, pour qu’il y ait une politique publique d’excellence, il faut parler avec les gens. C’est pourquoi je me réjouis de la possibilité dans les prochains jours de vous rencontrer et d’entendre vos idées sur les points que nous abordons ici.

Mesdames et Messieurs, merci beaucoup.