Discours
Notes d'allocution de
l'honorable Peter Kent, C.P., député,
ministre de l’Environnement,
prononcées à l’occasion de l’annonce de l’intention du Canada de s'aligner sur les normes de groupe 3 proposées par les États-Unis touchant le transport
Le 7 juin 2013
Bonjour,
Merci de vous joindre à moi aujourd'hui.
Mes premiers mots s’adressent à M. Ichii, de Toyota, et au concessionnaire qui ont accepté de nous accueillir ici aujourd’hui. Je vous remercie.
Je tiens également à remercier David Adams, des Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada, Peter Boag, de l'Association canadienne des carburants, et Mark Nantais, de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules, d’être ici cet après-midi en dépit de leurs horaires chargés. Votre collaboration est essentielle à la réussite de nos règlements et à l’amélioration de la qualité de l’air pour le bien de l’ensemble de la population canadienne.
Pour commencer, permettez-moi de souligner que le Canada et les États-Unis ont une longue histoire de collaboration officielle en matière de la qualité de l'air. En 1991, les deux pays ont signé l'Accord Canada–États-Unis sur la qualité de l'air visant à lutter tout d'abord contre la pollution atmosphérique transfrontalière à l'origine des précipitations acides et, plus tard, contre la pollution atmosphérique à l'origine des concentrations élevées d'ozone troposphérique, un important constituant du smog. Plus récemment, en 2011, le premier ministre Harper et le président Obama ont annoncé la création du Conseil de coopération Canada–États-Unis en matière de réglementation afin de mieux harmoniser les approches réglementaires des deux pays, notamment en continuant à harmoniser étroitement notre travail de réglementation sur les émissions des véhicules légers.
Cette étroite collaboration entre le Canada et les États-Unis s'est soldée par l'harmonisation de nos règlements sur les émissions de polluants atmosphériques visant un large éventail de véhicules et de moteurs routiers et hors route, ainsi que pour les carburants et, plus récemment, des normes d'émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules routiers légers et lourds. Nos efforts communs ont également rendu possible l'annonce d'aujourd'hui.
Fidèle à ce passé bénéfique, notre gouvernement modifiera deux de ses règlements pour s'aligner sur les normes du groupe 3 proposées par les États‑Unis afin d'imposer des limites plus strictes en matière d'émissions de polluants atmosphériques provenant de nouvelles voitures et de nouveaux camions légers, et des réductions de la concentration de soufre dans l'essence à compter de 2017. Au terme de la période de mise en place progressive, ces normes devraient permettre de réduire les émissions de polluants atmosphériques générateurs de smog provenant des nouveaux véhicules d'environ 80 % comparativement aux normes actuelles du groupe 2, ce qui représente des progrès vers une meilleure qualité d'air pour la population canadienne.
La croissance économique et l’intendance environnementale vont de pair et ne s’excluent pas mutuellement. Par exemple, en ce qui concerne le secteur du transport, le Canada a réussi à réduire considérablement les émissions grâce à ses règlements visant les véhicules, les moteurs et les carburants –, ce qui démontre qu’en adoptant une approche sectorielle nous pouvons concrètement réduire les émissions. Nous avons la preuve aujourd’hui que, grâce une telle approche concertée avec les intervenants, nous pouvons non seulement améliorer l’environnement pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, mais aussi entraîner des effets positifs sur l'économie dans nos collectivités.
En fait, selon les plus récentes estimations, les émissions totales d'oxydes d'azote et de composés organiques volatils provenant des véhicules et des camions légers qui parcouraient les routes du Canada en 2011 étaient respectivement réduites d'environ 40 % et 45 % par rapport aux niveaux de 2003, soit avant l'entrée en vigueur des normes actuelles du groupe 2 jumelées aux exigences actuelles concernant la teneur en soufre dans l'essence.
Je tiens à féliciter les industries automobile et pétrolière canadiennes, qui ont procédé à d'importants investissements dans de nouvelles technologies et des mises à niveau pour les nouveaux véhicules et les raffineries afin de réaliser ces importantes réductions d'émissions. Grâce à leur collaboration, nous sommes en mesure d’atteindre nos objectifs communs qui visent à améliorer l’environnement dans lequel nous vivons et où nous élevons nos familles. À l'avenir, les progrès technologiques constants de contrôle des émissions des véhicules et de leurs moteurs permettent de miser sur les acquis et d'introduire une nouvelle génération de véhicules ayant un meilleur rendement en matière d'émissions. En outre, une teneur en soufre moins élevée dans l'essence permettrait d'assurer le fonctionnement efficace des technologies avancées de contrôle des émissions et de réduire les émissions de polluants atmosphériques provenant du parc de véhicules.
Les précisions des règlements prévus seront définies en consultation avec des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux, de l'industrie, d'organisations non gouvernementales et d'autres parties intéressées. Nous continuerons aussi de travailler en étroite collaboration avec l'Environmental Protection Agency des États-Unis à la mise en œuvre continue de normes nationales communes visant à réduire la pollution atmosphérique provenant des véhicules et des carburants.
Il n'est pas surprenant de constater que la qualité de l'air au Canada figure parmi les meilleures au monde, et nous continuons de réaliser d'importants progrès afin d'améliorer la qualité de l’air pour la population canadienne. L'annonce d'aujourd'hui représente une autre mesure visant à garantir la protection constante de la qualité de notre air.
Il y a à peine deux semaines, j’étais justement ici, à Toronto, pour annoncer les Normes nationales de qualité de l’air ambiant, lesquelles constituent la première étape de la mise en œuvre du Système de gestion de la qualité de l’air du Canada. Ce système a été approuvé par les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l'Environnement dans le cadre de la réunion du Conseil canadien des ministres de l'environnement qui s’est tenue en octobre dernier.
Toutes les mesures prises par notre gouvernement ont pour objet d'assurer un environnement plus sain pour le bien de la population canadienne d’aujourd'hui et demain.
Bien qu'il y ait encore beaucoup à faire, notre intention de nous aligner sur les normes plus rigoureuses des États-Unis prouve que notre gouvernement s'engage à assurer un environnement sain aux Canadiennes et aux Canadiens.
C'est en nous efforçant d'offrir à toutes les Canadiennes et à tous les Canadiens des avantages concrets en matière d'environnement, de santé et d'économie que nous favoriserons la prospérité à long terme.
Merci.
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