Discours
Notes d’allocution de
l’honorable Peter Kent, C.P., député,
ministre de l’Environnement,
portant sur le projet de règlement visant les véhicules légers des années modèles 2017 et ultérieures
Ottawa (Ontario)
Le 27 novembre 2012
Bonjour tout le monde.
Je suis ici pour partager de bonnes nouvelles au sujet des toutes dernières mesures prises par le Canada pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
En tant que premier gouvernement canadien à réglementer les émissions de gaz à effet de serre, nous avons adopté une approche sectorielle en vue de réaliser de véritables avantages économiques et environnementaux pour les Canadiennes et les Canadiens. Étant donné que le secteur du transport génère près d’un quart de la totalité des émissions de gaz à effet de serre du Canada, s’attaquer aux changements climatiques revient à dire qu’il faut se pencher sur les émissions des véhicules routiers. Et c’est exactement ce que notre gouvernement a fait.
En septembre 2010, le règlement canadien sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules légers des années modèles 2011 à 2016 est entré en vigueur, établissant ainsi une norme commune pour le Canada et les États-Unis.
En avril dernier, nous avons proposé un règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules routiers lourds des années modèles 2014 et ultérieures.
En juillet, nous avons proposé de nouvelles normes en vue de réduire la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur maritime.
Et aujourd’hui, je suis fier d’annoncer que nous proposons un règlement pour les véhicules à passagers et les camions légers des années modèles 2017 et ultérieures. Ce règlement devrait être mis au point l’année prochaine (en 2013).
Le fait de miser sur le règlement déjà en vigueur pour les véhicules des années modèles 2011 à 2016 entraînera d’énormes avantages – à la fois pour l’environnement, les consommateurs et l’économie.
Comparativement aux véhicules des années modèles 2008, les véhicules construits en 2025 produiront près de 50 % moins d’émissions de gaz à effet de serre et consommeront jusqu’à 50 % moins de carburant. Le rendement accru du carburant devrait donc permettre à la population canadienne d’économiser, en moyenne, près de 900 dollars par année, par véhicule, et mener à une réduction de 162 mégatonnes d’émissions de GES.
De telles actions prouvent que nous pouvons à la fois lutter contre les changements climatiques et économiser de l’argent à la pompe.
Puisque le projet de règlement s’aligne sur les normes rigoureuses des États‑Unis, il livrera non seulement des avantages environnementaux importants, mais il aidera également nos constructeurs automobiles à demeurer compétitifs. Cela aura aussi pour effet de protéger les emplois canadiens.
Étant donné la nature intégrée de l’industrie automobile nord-américaine, il est tout à fait sensé pour nous de coopérer étroitement avec les États-Unis en matière de réglementation. Notre approche cadre avec l’objectif global du Conseil de coopération Canada–États-Unis en matière de réglementation, qui vise à renforcer l’harmonisation et l’utilisation mutuelle des systèmes de règlementation.
Alors que la course à la meilleure économie de carburant stimule encore la concurrence mondiale dans le secteur automobile, le Canada et les États-Unis ont travaillé de concert afin que l’Amérique du Nord puisse avoir une approche commune à long terme. Cela cadre avec l’objectif global du Conseil de coopération Canada–États-Unis en matière de réglementation, qui vise à renforcer l’harmonisation et l’utilisation mutuelle des systèmes de règlementation.
Le Canada contribue également de façon tangible à l’élaboration des normes nord-américaines. Au cours de la première phase du règlement visant les véhicules des années modèles 2011 à 2016, le Canada a offert d’intéressantes incitations réglementaires pour encourager les entreprises à introduire sur le marché des véhicules à technologies de pointe, par exemple les voitures électriques. Compte tenu du réseau d’électricité propre du Canada, ces incitations sont judicieuses. En ce qui a trait aux véhicules des années modèles 2017 à 2021, le Canada propose aussi des mesures pour réaliser les avantages environnementaux souhaités, tout en réduisant le fardeau administratif de l’industrie automobile.
Respectant notre approche sectorielle, nous avons déjà pris des mesures visant deux des principales sources d’émissions au Canada : le transport et l’électricité. Et nous élaborerons des normes pour atteindre les mêmes objectifs dans le secteur gazier et pétrolier.
Dans le cadre de son effort national, le Canada est à mi-chemin de sa cible de Copenhague qui consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 17 % sous les niveaux de 2005d’ici 2020. Les efforts combinés réalisés à ce jour de la part des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des consommateurs et des entreprises permettront de réaliser la moitié de la réduction des émissions nécessaire pour que le Canada puisse atteindre sa cible de réduction d’ici 2020.
Environnement Canada continuera à travailler de façon constructive au pays et à l’étranger en collaboration avec ses homologues internationaux. Ensemble, nous mettrons au point le dispositif qui nous permettra non seulement d’atteindre nos cibles de réduction des émissions, mais aussi de soutenir la croissance économique continue.
Merci.
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