Discours
Discours de
l’honorable Peter Kent, P.C., député,
ministre de l’Environnement,
portant sur
la signature de la version modifiée de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs
Washington, D.C.
Le 7 septembre 2012
Bonjour!
Permettez‑moi tout d’abord de transmettre les salutations du premier ministre Stephen Harper aux ambassadeurs Jacobson et Doer; à Lana Pollock, la coprésidente des États‑Unis de la Commission mixte internationale; à Camille Magaud, la secrétaire de la section Canadienne de la Commission mixte internationale; à Roberta Jacobson, la secrétaire d’État adjointe; et à Lisa Jackson, l’administratrice de l’Environmental Protection Agency des États‑Unis.
Merci de vous être joints à nous à l’ambassade du Canada à Washington. Je tiens à souligner en particulier la présence de ceux parmi vous qui ont parcouru une longue distance pour se rendre ici aujourd’hui, et de nos amis qui se joignent à nous par webdiffusion, pour célébrer la signature du Protocole modifiant l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs.
Pendant 40 années de mesures et de partenariat sans relâche, nos deux pays ont prouvé, ensemble, qu’une intendance conjointe de ce trésor naturel peut mener à des résultats positifs. Dans l’optique de la signature d’aujourd’hui, j’attends avec intérêt de constater ce que nous accomplirons ensemble à l’avenir.
En ma qualité de député de la région de Toronto, qui longe les côtes du lac Ontario, j’ai le privilège de passer du temps dans nos Grands Lacs. Mon expérience m’a toutefois appris que, si on demande à cinq personnes de décrire l’importance des Lacs, on obtient cinq réponses différentes.
Certains considèrent les Grands Lacs comme la source de l’industrie nord‑américaine. Un ingrédient essentiel au maintien de nos traditions agricoles et de notre assise manufacturière. Le moteur économique qui, chaque année, génère 180 milliards de dollars en commerce entre le Canada et les États‑Unis.
D’autres décrivent les Grands Lacs comme étant d’abord et avant tout un écosystème crucial qui s’étend sur plus de 1 600 kilomètres le long de notre frontière commune. Un vaste réservoir qui contient 84 % des ressources en eau douce de l’Amérique du Nord. Une source indispensable d’eau potable pour des millions de Canadiens et d’Américains.
D’autres encore sont saisis de la beauté naturelle des Grands Lacs et par leur stupéfiante biodiversité. Une destination incomparable de pêche, de camping, de canoë et d’autres loisirs. Et une inspiration intemporelle pour tant de musiciens et d’artistes, de Gordon Lightfoot au bien‑aimé Groupe des Sept du Canada.
Bien entendu, ces personnes ont toutes raison : les Grands Lacs sont tout cela et bien plus encore. Et c’est pour cette raison que nos deux pays se sont employés, et continueront de s’employer avec tant de diligence, à maintenir la santé et la vitalité des Grands Lacs.
Les succès que nous avons connus nécessitent des actions, un engagement et une coopération soutenus qui vont au‑delà des gouvernements fédéraux. Ils vont de la Commission mixte internationale aux provinces, aux États et aux municipalités, aux peuples autochtones, à l’industrie et aux organisations non gouvernementales, ainsi, bien sûr, qu’aux citoyens concernés des deux côtés de la frontière, qui ont tant contribué aux activités d’intendance. Chacune de ces parties a apporté une réelle contribution aux buts communs qui ont été établis dans le cadre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs au cours des 40 dernières années.
Lorsqu’ils ont modifié cet accord, nos deux gouvernements ont misé sur le modèle efficace qui avait été établi dans le cadre de l’Accord en vue de mobiliser les citoyens et les scientifiques deux côtés de notre frontière commune.
L’Accord de 2012 relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs nous aidera à miser sur une tradition vieille de 40 ans. Il tient compte des derniers développements en politique environnementale, y compris des dispositions relatives aux substances chimiques, aux nutriments, à la pollution par les bateaux et à la recherche scientifique. Et cet accord aborde, de façon plus détaillée, le milieu littoral, les espèces aquatiques envahissantes, les habitats et les espèces qui en dépendent ainsi que les répercussions des changements climatiques.
L’Accord de 2012 relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs donnera une orientation renouvelée au rétablissement et à la protection d’une ressource naturelle précieuse. Et il nous aidera à atteindre, ensemble, notre objectif ultime : préserver les Grands Lacs au profit des générations actuelles et futures, au Canada et aux États-Unis.
Sur cette note, je suis heureux d’annoncer que le Canada et l’Ontario ont commencé à négocier un nouvel accord Canada‑Ontario, qui exposera en détail la façon dont nous travaillerons avec nos partenaires pour mettre en oeuvre l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs au cours des cinq prochaines années.
Ce qui compte avant tout, c’est le partenariat. En effet, l’intendance conjointe des Grands Lacs constitue une pierre d’assise de la relation entre le Canada et les États‑Unis. Nous avons montré qu’en travaillant ensemble nous pouvons changer les choses. Et aujourd’hui, nous nous engageons à miser sur toutes ces réalisations.
Somme toute, que vous considériez les Grands Lacs comme une ressource naturelle précieuse, comme une source cruciale d’eau potable saine, une voie de transport commune ou le fondement de milliards de dollars en commerce entre nos deux pays, l’Accord que nous venons de signer contribuera à préserver et à améliorer tous les attraits que représentent les Grands Lacs.
Merci.
- Date de modification :