Discours

Notes d’allocution pour l’honorable Jim Prentice
Énoncé national à la 14e CdP
Poznan (Pologne)
Le 11 décembre 2008

Tel que prononcé

Je vous remercie, Monsieur le Président.

Mesdames et Messieurs, chers invités d’honneur, je suis heureux de représenter le Canada à titre de ministre de l’Environnement. Voilà moins de six semaines que j’ai été nommé comme ministre de l’Environnement par le premier ministre du Canada, le très honorable Stephen Harper.

Je suis fier que des membres de l’opposition du Parlement canadien se joignent à nous ainsi que des ministres de l’Environnement du Yukon et des gouvernements provinciaux de l’Alberta et du Québec.

Depuis mon arrivée ici, à Poznan, j'ai aussi eu l'occasion de rencontrer de nombreux jeunes Canadiens, y compris des Autochtones, qui partagent avec tous les Canadiens et Canadiennes de profondes inquiétudes par rapport aux changements climatiques. D’ailleurs je vois que bon nombre d’entre eux sont avec nous cet après-midi.

Tout comme le reste du monde, le Canada est préoccupé par la santé de notre planète et subit déjà les conséquences des changements climatiques.

Au cours de ces négociations, nous devons insister sur le sentiment d’urgence et sur une vision commune de la collaboration à long terme qui nous mette sur la voie d’un avenir faible en carbone. Nous devons nous assurer que cette vision repose sur le meilleur de la science ainsi que sur les connaissances et les voix traditionnelles de nos peuples autochtones.

Cette vision commune doit assurer une croissance économique permanente et la poursuite du développement durable, tout en réduisant simultanément d’au moins 50 p.100 les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050.

La réalisation de cet équilibre nécessitera une action concertée à long terme dans plusieurs domaines, dont le renforcement de l’adaptation et l’augmentation d’un approvisionnement mondial en énergie durable, propre et abordable.

À cet égard, beaucoup de travaux sont en cours : dans nos provinces du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, nous étudions la mise en place de deux nouveaux aménagements hydroélectriques importants et, dans le nord du Canada, nous nous lançons dans la création de bassins de gaz naturel plus propres.

Le Canada a la capacité de contribuer de façon importante à la réussite de ces défis mondiaux. Par exemple, nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux pour combler 90 p. 100 de nos besoins en électricité à partir de sources qui n’émettent aucun gaz à effet de serre. Et nous établissons des partenariats afin d’investir de façon considérable dans d’autres technologies propres comme les biocarburants de la prochaine génération ainsi que le captage et stockage du carbone.

Au cours de la dernière année, le gouvernement de l’Alberta, avec l’appui du gouvernement du Canada, s’est engagé à investir plus de 2,2 milliards de dollars dans la mise au point de techniques de captage et de stockage du carbone.

Le Canada s’est engagé à réduire ses émissions totales de gaz à effet de serre, tout en s’assurant que ses mesures pour aller de l’avant sont comparables avec celles des autres pays développés.

Plus particulièrement, nous avons l’intention d’entrer en relation immédiate avec la nouvelle administration américaine afin de trouver une solution à ce problème qui traverse notre frontière.

Nous nous sommes engagés à élaborer et à mettre en œuvre un système nord-américain de plafonnement et d’échange des droits d’émissions de gaz à effet de serre.

Nous croyons que l’adoption de mesures mondiales efficaces sur le changement climatique et sur l’économie ne peut se concrétiser qu’avec l’engagement et la contribution de toutes les grandes puissances économiques.

Entre-temps, nous devons augmenter notre soutien aux pays les plus démunis et vulnérables, pour les aider à devenir plus résilients devant les changements climatiques et à s’adapter à leurs pires effets.

Le Canada a récemment annoncé un financement de 100 millions de dollars aux petits États insulaires et à l’Afrique, à l’appui de cet objectif.

Nous devons aussi prendre des mesures concrètes visant à garantir que les mécanismes financiers internationaux sont suffisants pour offrir à ces pays l’aide dont ils sont tant besoin.

Inspiré par notre vision commune d’un avenir faible en carbone et par notre collaboration, je suis confiant que nous pourrons mettre notre planète sur la voie de la durabilité et du progrès économique.

Je salue le leadership des jeunes Canadiennes et Canadiens qui m’ont accompagné ici aujourd’hui.

Merci, Monsieur le Président.