Discours

Discours de

l'honorable Peter Kent, C.P., député

ministre de l’Environnement

prononcées à l’occasion de l’annonce de la publication du Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules lourds et de leurs moteurs

Mississauga (Ontario)

Le 25 février 2013

Bonjour et merci de votre présence.

Au cours des dernières années, le gouvernement Harper a mis en œuvre un plan exhaustif pour l'environnement, un plan qui cible le juste équilibre.

Ce plan comprend une approche de réglementation sectorielle stratégique qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et cette approche est axée sur les domaines qui entraîneront les plus grands effets sur l'amélioration de l'environnement.

Et le secteur des transports, qui représente environ le quart des émissions de gaz à effet de serre du Canada, est l'un de ces domaines.

Nous avons déjà pris des mesures considérables pour réduire les émissions des véhicules à passagers et des camions légers.  

Je suis donc fier aujourd'hui d'annoncer la plus récente étape que nous réalisons pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada.

Et je suis ravi d’annoncer la version définitive du règlement qui permettra de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre des nouveaux véhicules lourds et de leurs moteurs, et ce, tout en continuant d’aligner notre règlementation visant les émissions de gaz à serre sur celle des États-Unis.

Le Règlement ciblera les nouveaux véhicules, tels que les grosses camionnettes, les semi-remorques, les autobus et les camions à ordures, en commençant par ceux de l'année modèle 2014.

Tous les constructeurs et les importateurs canadiens de véhicules lourds et de moteurs devront équiper une part progressivement plus grande de leur parc de véhicules des technologies de réduction des gaz à effet de serre nécessaires pour se conformer au Règlement. Ils pourront choisir parmi plusieurs technologies rentables accessibles sur le marché.

Grâce à la mise en place de ce nouveau règlement rigoureux, d'ici 2018, les émissions de gaz à effet de serre des véhicules lourds de l'année modèle 2018 seront réduites jusqu’à 23 %, comparativement à celles des véhicules construits avant la période visée par le Réglement. Ce dernier mènera aussi à une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 19,1 mégatonnes au cours de la durée de vie des véhicules des années modèles 2014 à 2018.

Ces technologies auront pour effet de permettre aux conducteurs de réaliser des économies de carburant importantes, et ce, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre.

En fait, les nouvelles mesures que nous annonçons aujourd’hui permettront de réaliser des économies de carburant pouvant atteindre 8 000 dollars par année par véhicule d’ici 2018. Il s'agit d'une bonne nouvelle pour les conducteurs partout au Canada.

Et ce n'est pas tout. De nouvelles possibilités s’ouvriront aux fabricants et aux fournisseurs de technologies axées sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment des moteurs à rendement énergétique accru et des cabines de conception aérodynamique, lesquelles seront nécessaires à la conformité au Règlement.

Ce règlement, que nous comptons publier dans la Gazette du Canada en mars, est un autre exemple du succès de notre collaboration avec nos partenaires aux États-Unis en vue d’harmoniser les normes et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Compte tenu de la nature intégrée de l'industrie automobile nord-américaine, cette approche est simplement logique et est essentielle à la protection de la compétitivité des constructeurs de véhicules du Canada.

De façon plus générale, l'annonce d'aujourd'hui s'appuie sur l'approche sectorielle que j'ai mentionnée plus tôt.  

L'année dernière, par exemple, nous avons publié un projet de règlement visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules légers des années modèles 2017 à 2025 et des nouveaux navires. Grâce à nos actions réalisées à ce jour visant les véhicules légers, les véhicules qui sortiront de l'usine en 2025 produiront près de 50 % moins d'émissions et consommeront jusqu'à 50 % moins de carburant que les modèles de 2008.

Nous nous sommes penchés sur les émissions de gaz à effet de serre provenant de la production d'électricité à partir du charbon – faisant ainsi du Canada le premier pays au monde à interdire la construction de centrales au charbon utilisant une technologie traditionnelle.

L'annonce d'aujourd'hui est d’ailleurs un autre exemple de ce que fait le gouvernement du Canada pour respecter son engagement à atteindre la cible qu’il s’est fixée dans l'Accord de Copenhague, laquelle consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 17 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2020.

Il s'agit d'un autre exemple du succès de la mise en œuvre de notre approche sectorielle. En effet, selon les estimations, nous sommes déjà, dans le cadre de notre effort national, à mi-chemin de la cible que le Canada a inscrite dans l'Accord de Copenhague.

Notre approche porte ses fruits et nos progrès sont encourageants. Et ça ne s'arrête pas ici. Les mesures que nous prenons jettent les assises qui assureront la protection de l'environnement du Canada pour le bien des générations à venir.

Merci!