Discours
Notes d'allocution
de
l'honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
ministre de l'Environnement
à l'occasion du déjeuner de la francophonie
Copenhague, Danemark le 16 décembre 2009
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Merci, Monsieur Duhaime, pour votre aimable présentation.
Je souhaite remercier Madame Dia Touré et son équipe de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie pour l'excellent travail effectué afin de préparer la réunion d'aujourd'hui. Je tiens également à remercier toutes les personnes ici présentes.
Ici, à Copenhague, peu d'organisations peuvent aborder la nécessité d'une action mondiale en matière de changements climatiques avec la même autorité que le fait la Francophonie. Nous parlons à la fois au nom d'économies développées et d'économies en développement, et au nom de producteurs et de consommateurs d'énergie. Nos perspectives sont nombreuses, mais notre sens de l'unité est forgé par l'histoire et façonné par notre même langue.
La Francophonie donne une voix aux pays les plus vulnérables aux changements climatiques.
La Francophonie donne également une voix aux pays capables de diriger, de favoriser et de proposer des solutions.
Ce sont des pays à la fine pointe de la recherche, du développement et du déploiement - des pays qui créent des technologies durables pour générer une économie plus verte. Ce sont des pays qui peuvent diriger et partager leurs connaissances grâce à la solidité de leur économie.
À partir de différentes perspectives et expériences, nous travaillons ensemble sur notre vision de l'avenir. Nous poursuivons les objectifs établis par les dirigeants membres de la Francophonie en octobre 2008, lors du 12e Sommet, qui s'est tenu à Québec.
Nous inclurons les questions sur les changements climatiques dans nos politiques de développement et nous procéderons aux transferts de technologie qui permettront aux pays de faire face à un problème qui n'a pas de frontières. Nous affronterons les problèmes cruciaux posés par les changements climatiques -depuis la qualité des eaux jusqu'à la biodiversité de nos écosystèmes. Nous prendrons appui sur nos forces en tant que partenaires au sein de la Francophonie.
En ce qui nous concerne, les objectifs du Canada sont clairs, transparents et fondés sur cinq principes.
Le premier, nous mettrons en équilibre la protection de l'environnement et la prospérité économique.
Le deuxième, nous garderons une perspective à long terme. Nous mettrons sur pied aujourd'hui les politiques qui permettront d'atteindre la cible mondiale de réduction des émissions de 50 p. 100 d'ici 2050.
Le troisième principe, nous travaillerons avec nos partenaires internationaux à la recherche d'engagements de la part de grandes économies, y compris les grands émetteurs. Nous soutenons en même temps les pays les moins avancés qui n'ont pas les ressources nécessaires pour gérer les changements climatiques et pour s'adapter à ces changements. Au cours du Sommet de Québec, le premier ministre Harper a annoncé que le Canada allait consacrer 100 millions de dollars à l'adaptation mondiale aux changements climatiques afin d'aider les pays particulièrement vulnérables.
Le quatrième principe, nous continuerons à investir dans la recherche, le développement et le déploiement de technologies propres, et à transférer ces technologies à ceux qui en ont le plus besoin.
Enfin, le cinquième principe, nous soutiendrons les mesures mondiales constructives et ambitieuses.
À Copenhague, le Canada veut transmettre un message simple : le Canada sera une force positive pour l'atteinte d'un accord. Il fera sa part pour lutter contre les changements climatiques.
Nous appliquons ces principes dans nos programmes nationaux et internationaux. Mais la force du Canada dans l'économie mondiale dépend en grande partie de l'intégration de notre économie dans un marché nord-américain. Nos mesures en matière de changements climatiques doivent donc être intégrées dans l'action générale de l'Amérique du Nord dans son ensemble.
Le Canada s'est engagé à réduire de 20 p. 100 les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2006. Il s'agit d'une cible ambitieuse, mais réaliste, pour un pays où les températures sont extrêmes, pour un pays d'une aussi grande superficie, où se trouvent des industries à forte intensité d'énergie et où la population est en pleine croissance.
Nous continuerons de collaborer étroitement avec l'administration Obama en vue d'aligner nos politiques en matière de changements climatiques.
Nous collaborons avec nos voisins les États-Unis dans le cadre du Dialogue sur l'énergie propre, lancé plus tôt cette année par le premier ministre Harper et le président Obama. De plus, nous continuerons de mettre notre force économique et technologique au service de solutions nord-américaines qui feront intégralement partie des solutions mondiales aux changements climatiques.
Mesdames et messieurs, chers collègues, chaque pays membre de la Francophonie par ses propres défis et ses capacités, contribue positivement au défi mondial que posent les changements climatiques. Le Canada y contribue par sa possibilité d'intégrer des actions à l'échelle nord-américaine. Il y contribue également par sa capacité en matière d'innovation et de développement de l'énergie propre. Après tout, le Canada est un pays qui s'est fixé comme objectif de produire 90 p. 100 de son électricité à partir de sources d'énergie propres d'ici à 2020.
Le Canada contribue à ce défi par son environnement naturel sain - par ses vastes étendues sauvages qui agissent comme les poumons de notre planète, car ces étendues absorbent le dioxyde de carbone et rejettent l'oxygène.
Les aires de nature sauvage du Canada apportent des solutions aux changements climatiques. Mais ces aires nous rappellent également la vulnérabilité des écosystèmes fragiles. Elles sont une source d'inspiration pour nous toutes et tous, mais nous rappellent également de façon frappante ce qui est en jeu si nous ne réduisons pas les émissions.
La Francophonie rassemble de nombreuses voix et de nombreuses perspectives à défendre. Nous avons beaucoup de défis à relever et beaucoup de solutions à proposer.
J'ai hâte de discuter avec vous et je nous souhaite des échanges constructifs et fructueux.
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