Discours
Notes pour un discours de
l'honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
ministre de l'Environnement,
au sujet de financement de projets en Nouvelle-Écosse
le 20 mars 2009
Tel que prononcé
Mesdames et Messieurs, c'est un grand plaisir pour moi d'être ici. Le Canada atlantique en général et Halifax en particulier représentent une partie très importante de ma propre vie. J'ai mérité le statut de Canadien atlantique honoraire. C'est ici que j'ai fini mes études de droit, il y a 29 ans de cela et, depuis, j'ai toujours saisi toutes les occasions de revenir, toujours enveloppé de bons souvenirs et de la chaleureuse hospitalité du Canada atlantique, que j'apprécie encore ici même. Ce dont je me souviens avec le plus grand plaisir, en ce qui concerne Halifax, c'est le fort sentiment du Canada que les gens avaient ici, celui de notre riche histoire commune et des possibilités que nous offre ce pays.
L'une des raisons pour lesquelles j'avais décidé d'étudier à Dalhousie quand j'étais jeune, c'est que les étudiants venaient de toutes les régions du pays. C'était le cas à cette époque et il en encore ainsi aujourd'hui. On retrouve dans cette ville un fort sentiment cosmopolite du Canada. Il en a toujours été ainsi et c'est quelque chose que j'aime beaucoup retrouver ici.
J'aime aussi le riche patrimoine de cet endroit et cela rend encore plus agréable pour moi d'être ici aujourd'hui pour faire plusieurs annonces. Je voudrais aborder d'autres enjeux environnementaux, mais, pour commencer, je ferai plusieurs annonces à titre de ministre de l'Environnement et de ministre responsable de Parcs Canada. Elles portent sur la restauration et la remise en état d'installations historiques qui m'importaient beaucoup lorsque je vivais ici et que j'étais jeune, il y a longtemps de cela : la Citadelle, le fort McNab, l'île George, Louisbourg et la piste Cabot. Tous ces endroits sont très importants pour quiconque aime votre province et son histoire et aime notre pays.
Passons maintenant aux premières annonces que je vais faire. J'aborderai en premier lieux certains investissements environnementaux qui profiteront au Canada atlantique, en commençant par une contribution de 538 000 $ dans le cadre du Programme d'intendance de l'habitat du gouvernement du Canada, qui vise à faire participer des Canadiens de tous les horizons à des activités de conservation de la faune. La participation des Canadiens est une partie importante de mon mandat, dans la mesure où cela nous rappelle que chacun de nous joue un rôle important dans la protection et l'amélioration de l'environnement. En réalité, la protection de notre environnement relève non seulement de la responsabilité du gouvernement mais aussi de celle de tous les citoyens.
Ici, au Canada atlantique, un certain nombre de Canadiens se sont consacrés à la poursuite de la conservation des espèces qui peuplent notre paysage et donnent à notre pays le caractère qui le distingue de tant d'autres. Je ne cacherai pas qu'en tant que Canadien, je suis fier de ce que nous avons fait pour protéger et améliorer l'environnement.
Certaines personnes ont contribué de manière personnelle, d'autres dans le cadre d'organisations structurées comme les quatre qui partageront ce financement. Ensemble, le Nova Scotia Nature Trust, le conseil des gouverneurs de l'Université Acadia, la Fondation pour la protection des sites naturels du Nouveau-Brunswick et le Canadian Sea Turtle Network utilisent ces ressources supplémentaires pour protéger et conserver les diverses espèces – serpents, tortues, oiseaux, papillons et plantes – qui sont actuellement inscrites comme étant en péril ou menacées.
La deuxième vague de financement que j'annonce aujourd'hui se rapporte à nos parcs nationaux et autres sites d'importance historique et naturelle. De fait, en politique canadienne, le plus grand privilège est celui d'être le ministre responsable de Parcs Canada, compte tenu des installations extraordinaires qu'on trouve à travers le Canada – à Nahanni, à Banff, à Waterton, à Kejimkujik, à Gros Morne ou dans tout autre de nos beaux parcs nationaux. Ces parcs sont des éléments importants de notre riche histoire écologique et ils nous rappellent, maintenant et toujours, le patrimoine naturel dont nous avons hérité et que nous lèguerons à nos enfants.
Ce sont des points d'accès spéciaux à la nature, à l'aventure, à la découverte et à la solitude, et ils célèbrent la beauté et les immenses espaces qui constituent notre pays. Jusqu'ici, le gouvernement du Canada a déployé des efforts considérables pour protéger et préserver ces endroits et je suis heureux d'annoncer que nous allons continuer. J'annonce aujourd'hui que nous allons investir plus de 30 millions de dollars dans des projets destinés à améliorer certaines des destinations touristiques les plus emblématiques de la Nouvelle‑Écosse.
Près de 26 millions de dollars de ce financement ont été mentionnés dans le cadre du plan d'action économique du Canada et je suis donc heureux d'être ici aujourd'hui pour tenir cet engagement.
Les parcs nationaux et les lieux historiques et les aires marines nationales de conservation sont les lieux où les Canadiens et les Canadiennes et les touristes du monde entier commémorent et célèbrent l’histoire, la culture et la nature du Canada. Et notre gouvernement est engagé à protéger ces précieuses ressources.
Halifax elle-même abrite de nombreux sites historiques, dont plusieurs importantes fortifications qui nous rappellent le rôle que cette ville a joué dans la défense et la création du pays qui allait devenir le Canada que nous connaissons aujourd'hui. Permettez-moi de mentionner au passage que je vais tirer le coup de canon de midi à la Citadelle. Compte tenu de la ponctualité qu'on me connaît, je ne suis pas sûr d'être la personne la plus indiquée pour cela, mais je suis très impatient de le faire.
Ces ouvrages militaires, la Citadelle, la redoute York, l'île Georges, la tour Prince-de-Galles, près de la laquelle je courais souvent quand j'étais jeune, et le fort McNab portent maintenant le nom collectif de Citadelle de Halifax. Pour protéger les ressources irremplaçables du lieu historique national du Canada de la Citadelle-d'Halifax, nous investissons 4 millions de dollars, notamment pour remplacer la couverture en ardoise et stabiliser les murs extérieurs de la Citadelle, qui avaient constitué pendant des générations une partie importante de la structure défensive de la fortification.
Sur l'île McNab, dans le port, le fort McNab fera l'objet d'un financement de 2 millions de dollars qui permettra à Parcs Canada d'offrir aux visiteurs la possibilité d'explorer ce site unique et de s'informer à son sujet. En outre, 1,2 million de dollars fourni par Parcs Canada et le Fonds pour les sites contaminés fédéraux, servira à restaurer des sites contaminés dans l'île. Outre les projets prévus dans le cadre du plan d'action économique, Parcs Canada annonce aujourd'hui un financement supplémentaire ici en Nouvelle-Écosse. Nous allons financer un projet de 3,5 millions de dollars dans le lieu historique national du Canada de l'Île-Georges, axé sur l'aménagement d'une infrastructure essentielle qui contribuera à faire de l'île une destination touristique de calibre mondial. D'autres fonds serviront à protéger, à préserver et à remettre en état les sites historiques naturels de Port Royal et aussi la forteresse de Louisbourg, et 14 millions de dollars supplémentaires permettront d'améliorer la piste Cabot, de telle sorte que la visite de nos parcs et sites soit mémorable et sans danger.
Je suis heureux d'annoncer que, ces dernières semaines, j'ai approuvé les plans de gestion de plusieurs autres sites historiques nationaux en Nouvelle-Écosse, en vue d'orienter nos activités futures et de protéger et de préserver ces lieux d'importance culturelle et historique. Ainsi, les plans pour le canal de St. Peters et les lieux historiques nationaux du Canada du Canal-de-St. Peters, des îles-Canso et de l'Île-Grassy et la Citadelle de Halifax prévoient des moyens de faire participer les visiteurs de telle sorte que leurs expériences soient vraiment spéciales et mémorables.
Mesdames et Messieurs, je suis très heureux de faire ces annonces ici aujourd'hui. Je sais que cet argent sera bien dépensé et qu'il contribuera à faire connaître la merveilleuse histoire de cette partie du monde. Merci beaucoup.
J'ai toujours tiré une grande fierté de ma propre histoire. Une partie de ma famille est d'origine écossaise et j'ai toujours compris d'où nous venions. Nous sommes arrivés au Canada après la Révolution américaine mais, jusqu'à une date récente, tout ce qui concernait la branche irlandaise de ma famille était resté enveloppé d'un certain mystère. Le fait de vivre à Ottawa et d'y être député présente l'avantage suivant : on se trouve près de la Bibliothèque du Parlement, qui contient l'un des plus vastes fonds de livres anciens et étranges au Canada. De temps en temps, j'allais en consulter et, tard en soirée, avant de rentrer chez moi, je passais une quinzaine de minutes à faire des recherches sur l'histoire de ma propre famille.
J'ai ainsi découvert d'où était venu mon arrière arrière arrière grand-père, Michael Prentice. Le jour de Noël, j'ai annoncé à mon épouse Karen – qui m'aide à garder les pieds sur terre – que je venais de découvrir que Michael Prentice avait traversé en 1842 la frontière des États-Unis, alors qu'il était membre d'une troupe irlandaise en tournée. Karen m'a regardé, assez étonnée, et m'a dit :« Jim, aujourd'hui, on appellerait ça un cirque ». J'ai répondu que c'était une troupe irlandaise en tournée et elle a dit :« Hé bien, ça serait un cirque irlandais. Après 26 ans de mariage, tu m'apprends que tu es le descendant d'un artiste de cirque irlandais. » Elle a pris une autre gorgée de café et ajouté : « D'après ce que j'ai pu voir dans le monde de la politique, c'est que ta famille sait faire de mieux ».
Mes chers amis, depuis plusieurs semaines, j’ai prononcé plusieurs discours comme celui‑ci, au sujet du double défi que notre gouvernement doit relever pour garantir l’avenir énergétique du Canada tout en protégeant l’intégrité environnementale de l’ensemble du pays. Je voudrais consacrer quelques instants à ce sujet aujourd'hui. Je regroupe généralement ces deux sujets parce que, franchement, dans le monde actuel, ils sont si étroitement reliés qu’il est pratiquement impossible d'aborder l’un sans parler de l’autre et ce, parce que le contexte de l'environnement et celui de l'énergie sont inextricablement liés, notamment en ce qui concerne les changements climatiques et les enjeux qui nous intéressent ici.
Lorsque le premier ministre m’a confié ce portefeuille l’automne dernier, j’ai accepté sans réserve ― en partie parce que je suis, au fond, un conservationniste passionné et en cela, je pense que je ne suis probablement pas différent des autres Canadiens. Comme je l'ai déjà mentionné, je suis fier de ce que nous sommes et de notre relation avec la terre. Nous sommes ces Canadiens qui consacrent du temps à des activités en plein air – pêche, chasse, randonnée, ski de fonds et ski alpin en hiver. Fondamentalement, nous sommes très proches de la terre et nous célébrons cela. Je suis un passionné des activités en plein air, comme beaucoup d'entre vous, je n'en doute pas, car, de fait, c'est ce que nous sommes, comme Canadiens.
Dans le cadre de cette responsabilité, nous sommes à un tournant décisif en ce qui concerne plusieurs enjeux environnementaux mondiaux. À titre de ministre de l'Environnement, je suis très enthousiaste quant à la possibilité de participer à cela et d'en parler. Un des véritables indicateurs du changement, au moins dans une perspective canadienne, est l'élection, l'automne dernier, d'un nouveau président américain qui est dynamique et dont l'approche relative à l’environnement est très proche de celle de notre gouvernement. De fait, en ce qui concerne les changements climatiques et la sécurité énergétique, les principes canadiens et américains n'ont jamais été aussi semblables.
Cette réalité a été, je crois, clairement soulignée lors de la récente rencontre à Ottawa entre le président Obama et le premier ministre Harper. Tout comme la nôtre, la position de l’administration Obama est que nous devrons désormais trouver un équilibre entre la protection de l’environnement et la prospérité économique. Comme nous l'avons dit, nous devons maintenir une vision à long terme des enjeux liés à la sécurité énergétique et aux changements climatiques. En troisième lieu, nous devons élaborer et déployer des technologies proprescar c'est là que réside la solution pour nous tous, quelle que soit la région du Canada où nous vivons. En quatrième lieu, nous devons obtenir la participationde toutes les grandes économies émergentes, et donc non seulement des États-Unis, mais aussi des pays BRIC(Brésil, Russie, Inde et Chine) et leur demander de prendre des engagements. Enfin, le Canada doitappuyer une action planétaire constructive et ambitieuse et être un acteur proactif et constructif dans le cadre de tous les processus multilatéraux en cours relatifs à l'environnement et aux changements climatiques.
Le fait que nos positions s’harmonisent si bien a certainement favorisé des discussions productives pendant la visite au Canada du président Obama et de certains de ses conseillers, après lesquelles, comme vous le savez, on a annoncé que le Canada et les États-Unis ont amorcé le Dialogue sur l’énergie propre, en vue de construire une nouvelle économie énergétique nord-américaine.
Les trois éléments dont nous avons discuté et que nous explorons actuellement avec les États-Unis sont : en premier lieu, l’expansion de la recherche et développement en matière d’énergie propre, en deuxième lieu, l’élaboration et le déploiement de technologies énergétiques propres, comme celles du captage et du stockage du carbone, entre autres, et en troisième lieu, la construction d’un réseau de distribution d’électricité propre alimenté par des énergies propres et renouvelables. Dans ce contexte, nous avons beaucoup à offrir en tant que Canadiens. De fait, nous avons la capacité de produire près de 25 000 mégawatts d'hydroélectricité canadienne plus propre au cours des 25 prochaines années, ainsi que d'autres formes d'énergie renouvelable. Nous devons nous assurer que le réseau nord-américain puisse accueillir cette nouvelle énergie.
Nos discussions ont déjà commencé. Il y a deux semaines à peine, je rencontrais à Washington des hauts fonctionnaires de la Maison-Blanche, leurs conseillers en matière d'environnement, l'« équipe verte » du président Obama et certains membres importants du Congrès et du Sénat,pour jeter les bases des collaborations bilatérales que nous avons amorcées. C’était un premier pas modeste, mais il nous a quand même permis de « comparer nos notes » sur ce que nous allons faire et la meilleure manière de procéder. De fait, je retournerai très bientôt à Washington pour poursuivre ces discussions.
Au chapitre de la production d’énergie, le Canada et les États-Unis ont des défis très semblables à relever : chez nous, les sables bitumineux, chez eux, le charbon. Les émissions de gaz à effet de serre de ces deux sources se conjuguent pour laisser sur l’Amérique du Nord une très grande empreinte de carbone, problème que, de l’avis de nos gouvernements, il vaut mieux aborder autrement que par la seule réglementation.
C'est ici que la recherche et le développement en matière de technologies axées sur la salubrité de l'air et leur déploiement entrent en jeu. Vous vous souvenez que, lorsque le président était ici, il a parlé du défi que doivent relever les États-Unis, celui du charbon propre. Car aux États-Unis, les émissions de carbone provenant de centrales thermiques au charbon sont de 60 à 70 fois plus importantes que les émissions produites au Canada par les sables bitumineux, lesquels ont fait l'objet d'une âpre controverse.
Tout comme celui des États-Unis, notre gouvernement estime que la réponse est technologique. Nous pensons que le captage et le stockage du carbone peuvent nous aider à équilibrer nos besoins énergétiques tout en protégeant l'environnement, et que c'est le moyen le plus viable de réduire les émissions des centrales à charbon. Avec une combinaison adéquate d’investissements financiers, d'ingéniosité technologique et de créativité, le potentiel de progrès est clairement présent. Il n'existe certainement pas de solution miracle, mais nous avons la possibilité de faire en sorte que le Canada devienne un chef de file non seulement dans des domaines où il l'est traditionnellement, tels que l'hydroélectricité et d'autres énergies renouvelables, mais aussi en ce qui concerne lesnouvelles technologies, notamment celles du captage et du stockage du carbone et celles du charbon épuré.
Notre budget de 2009 aborde cet enjeu, dans la mesure où nous avons investi ou nous sommes engagés à investir 1 milliard de dollars pendant cinq ans pour des projets de recherche et de démonstration sur l’énergie propre, précisément en vue de commencer à réaliser ces objectifs. Ces objectifs et ces investissements sont particulièrement essentiels dans le cadre de notre relation avec les États-Unis. Au cours des prochains mois, nos deux pays vont investir dans de telles initiatives au total près de 7 milliards de dollars répartis entre les provinces canadiennes, les États américains et les gouvernements fédéraux canadien et américain. C'est de cette manière que nous allons faire avancer le Dialogue sur l'énergie propre.
D'autres importantes sources d'énergie renouvelable sont aussi disponibles, et notamment plusieurs ici-même, au Canada atlantique. J'ai rencontré hier des chefs d'entreprises qui explorent la possibilité d'exploiter l'énergie marémotrice dans la baie de Fundy. Il s'agit de représentants de la Minas Basin Pulp and Paper Company. Bien sûr, nous avons une éolienne innovatrice qui a déjà ouvert la voie. Elle a été installée dans l'ïle de Sable il y a plusieurs années. Je crois que ce sont ces types de projets que nous devrons envisager à l'avenir, avec de nouvelles formes d'énergie renouvelables qui réduiront notre empreinte de carbone et amélioreront la durabilité de notre système énergétique.
Au Canada et aux États-Unis, à mesure que nous élaborons nos plans nationaux, nous allons explorer les possibilités d’harmoniser nos approches dans tous ces domaines et de veiller à ce qu’elles soient efficaces, pour l’industrie, l'environnement et pour nous tous comme consommateurs d'énergie. La bonne nouvelle est que nos deux gouvernements ont reconnu les enjeux et que nous faisons actuellement des progrès en collaborant dans le cadre de notre approche globale. Notre vision est essentiellement la même et, compte tenu du fait que, dans un contexte nord-américain – et personne ne sait cela mieux que les habitants de la Nouvelle-Écosse – nous partageons le même espace économique, énergétique et environnemental que les États-Unis.
Il est clair que la collaboration à l’échelle continentale s’impose et, pour le dire franchement, c'est le seul moyen logique de progresser. Nous devons adopter la manière la plus intelligente de réduire notre empreinte de carbone. Les gouvernements des deux côtés de la frontière vont-ils se concerter pour promouvoir le développement et le déploiement de technologies axées sur l’énergie propre? Le secteur privé des deux pays, qui est un des nombreux moyens d’inverser les tendances économiques actuelles, devra s'engager à fond dans le processus de changement technologique. Car en fin de compte, nous aurons besoin d'investissements de capitaux privés considérables pour ouvrir la voie dans ce domaine. Il faudra de l’innovation et des efforts soutenus, mais soyez-en assurés, Mesdames et Messieurs, nous avons la capacité de faire cela au Canada, d'être des chefs de fileen matière de sécurité énergétique et de lutte contre les changements climatiques et d’accélérer notre transition vers une économie nord‑américaine plus durable et plus verte, avec une empreinte de carbone sensiblement réduite.
Souvent, quand je parle de cela, je considère le contexte international, l'importance de nos plans en matière d'énergie propre et ce que cela signifie en ce qui concerne notre perspective à titre de partenaire commercial international. Mais considérons pour le moment la perspective du Canada en matière d'environnement. Si nous disons que les politiques environnementales et énergétiques sont reliées entre elles, nous pouvons aussi dire que l'assurance de notre avenir énergétique est une étape vers la protection de notre intégrité environnementale. J'envisage cela à titre de conservationniste. J'ai toujours dit que la valeur que nous contribuons dans tous ces domaines est le bon sens canadien. Nous sommes des gens qui aspirent toujours à laisser le terrain de camping plus propre que nous ne l'avons trouvé, et ce type de bon sens canadien est justement celui qui s'applique à ce problème particulier.
Il est donc essentiel de gérer ces deux responsabilités : notre avenir énergétique et notre intégrité environnementale. C'est de cet équilibre important que nous sommes responsables, notamment dans un pays comme le nôtre, avec ses immenses richesses naturelles dont l'exploitation est si essentielle pour notre avenir économique. Certains pourraient dire que, si nous ne réduisons pas les émissions de gaz à effet de serre, nous allons inhiber notre potentiel à long terme, notre croissance et notre prospérité, du point de vue de l'économie et de l'environnement. Évidemment, notre gouvernement ne permettra pas cela et nous avons décidé depuis longtemps d'accorder la priorité à l'environnement et à la lutte contre les changements climatiques.
Nous continuons donc sur cette voie. Notre plan d’action axé sur la protection de l’environnement du Canada et la lutte contre les changements climatiques vise à mettre le Canada sur la voie d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 p. cent d’ici 2020. Il vise aussi à essayer d'élever le niveau de notre réseau de distribution d'électricité au Canada, qui est actuellement d'environ 73 p. cent d'électricité provenant de sources non émettrices, en vue d'atteindre une norme de 90 p. cent en 2020. Cela donne une idée ce que nous avons déjà réalisé dans ce domaine. On n'entend pas souvent parler de cela, mais, de fait, aujourd'hui, le Canada dispose de l'un des réseaux de distribution d'électricité les plus propres au monde. C'est quelque chose que nous devrions célébrer. Nous devons cela à nos incroyables réalisations dans le domaine de la production d'hydroélectricité et d'énergie nucléaire.
Un autre volet central de notre plan est la réglementation axée sur la réduction des émissions industrielles, et aussi notre engagement à l'égard de la protection de l'environnement, qui touche chacun de ces divers éléments du secteur industriel. Notre gouvernement s'est engagé à protéger l'eau, la terre, le ciel, la faune, les écosystèmes et la biodiversité et ce, de manière concrète, de telle sorte que les Canadiens puissent observer des processus et des progrès réels. Notre récent budget prévoyait plus de 2 milliards de dollars de mesures écologiques destinées à stimuler une économie aujourd'hui fragile, mais aussi à protéger et à améliorer l'environnement.
Mes chers amis, c'est une partie de ce que nous faisons. Superficiellement, des contradictions pourraient apparaître entre mes remarques d'ouverture et les annonces que j'ai faites et ce que j'ai dit au sujet de la conservation, de l'énergie et de l'environnement. En réalité, les deux aspects sont essentiellement reliés et font l'objet de la collaboration à l'échelle continentale qui est en cours. Nous allons travailler sur la réglementation environnementale et industrielle parallèlement à la mise en œuvre de notre plan de réduction de l'empreinte de carbone.
En tant que Canadiens, nous nous sommes engagés à réduire nosémissions de gazà effet de serre et je sais que c'est le cas pour le gouvernement provincial. À titre de ministre, j'ai discuté hier avec votre ministre de l'Environnement, et notamment du document de discussion que votre gouvernement a récemment préparé. Ainsi, collectivement, nous entretenons d'excellentes relations et nous œuvrons non seulement pour protéger nos trésors nationaux – ce dont j'ai parlé un peu plus tôt – mais aussi pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pouvoir ainsi léguer un monde plus sûr à nos enfants et à nos petits-enfants.
Mes chers amis, nous prenons cet engagement pour que tous les Canadiens puissent continuer à jouir de la splendeur de nos espaces naturels et que ma génération puisse léguer à nos enfants des richesses qui soient au moins en aussi bon état que celles dont nous avons hérité de nos parents. Merci beaucoup. C'est un plaisir d'être avec vous ici aujourd'hui. Merci.
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