Discours

Note d’allocution prononcée par
l’honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député
ministre de l’Environnement
à l’occasion de l’annonce du lancement du site Web meteo.gc.ca
et
des contributions du gouvernement du Canada sur le plan de la durabilité dans le cadre des Jeux de 2010
Vancouver (Colombie-Britannique)
, le 28 janvier 2010

La version prononcée fait foi

Bonjour tout le monde!

Tandis que nous nous rapprochons du début des Jeux olympiques de Vancouver, j’imagine que les organisateurs pensent beaucoup à la neige. Dame nature sera-t-elle conciliante? Les canons à neige feront-ils des heures supplémentaires?

Après tout, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, on dispose d’un des systèmes météorologiques les plus complexes au monde. Vancouver est la ville la plus chaude à accueillir des Jeux d’hiver. De plus, le phénomène El Niño est de retour cette année, ce qui entraînera des températures probablement plus chaudes dans la province.

En ce moment même, il fait trop chaud pour pouvoir fabriquer de la neige à Cypress Mountain. Certains m’ont mentionné que les organisateurs feront transporter, par camion et par avion, de la neige du sommet de la montagne et qu’ils feront fortifier les pistes de ski et de planche à neige avec de la paille et du bois. Cela peut sembler être une solution unique à un problème tout aussi unique. Cependant, il arrive souvent que les Jeux olympiques d’hiver se déroulent dans des conditions météorologiques difficiles.

Lors des Jeux d’Innsbruck en 1964, l’armée a transporté des montagnes de neige pour conserver les pistes de ski. À Nagano, en 1998, il y avait beaucoup trop de neige. À Lillehammer, en 1994, les conditions de neige étaient idéales pour les athlètes, mais les températures glaciales plaisaient moins aux spectateurs

Tout cela pour dire que Dame nature, comme d’habitude, jouera un rôle important dans le cadre des Jeux. Le fait de savoir ce qu’elle nous réserve sera une partie intégrante de l’expérience locale des Jeux. Aujourd’hui, je suis ici pour vous dire comment mon ministère s’est préparé

Comme bon nombre d’entre vous le savent, Environnement Canada a conclu une entente avec le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver – ou le COVAN – pour offrir des services météorologiques durant les Jeux d’hiver de 2010. Mon ministère a affecté un peu plus de neuf millions de dollars pour fournir une vaste gamme de services météorologiques.

Il s’agit d’une énorme responsabilité. Nous la prenons très au sérieux. Les organisateurs devront prendre d’importantes décisions en se fondant sur les renseignements météorologiques que nous leur fournirons.

S’il vente dans la région où se trouve le tremplin de ski ou s’il y a de la brume au moment d’une descente, cela peut avoir une incidence sur la sécurité des athlètes ou le résultat d’une course. Même l’état des routes peut jouer un rôle important en ce qui a trait au bon déroulement des Jeux, autant pour les athlètes que pour les spectateurs qui se déplacent pour aller les voir à l’œuvre.

Pour des raisons de sécurité et d’équité, nous devons fournir des renseignements météorologiques exacts et très récents, autant aux représentants du COVAN et des Jeux qu’au public.

Dans cette visée, je suis heureux d’annoncer le lancement d’un site Web, conçu par Environnement Canada, qui comporte des renseignements météorologiques spécialement pour les Jeux d’hiver de 2010. Ce site Web (meteo.gc.ca/2010) donnera au public un accès aux conditions, prévisions et avis météorologiques les plus récents qui soient ainsi qu’à des données météorologiques historiques qui concernent les sites olympiques et les régions environnantes.

De plus, nous avons ajouté des prévisions météorologiques par points (c’est-à-dire par endroits) sur ce site Web spécial. Il s’agit d’un projet pilote grâce auquel les utilisateurs peuvent obtenir des prévisions pour tout endroit, sur lequel ils cliquent, sur la carte qui représente la région où se déroulent les Jeux. Je suis très heureux de ce projet expérimental qui marque la première étape que franchit Environnement Canada pour personnaliser les futures prévisions.  

Je dois ajouter qu’une section sur les Jeux a également été créée spécialement à l’intention des médias (media.meteo.gc.ca.). Les journalistes peuvent s’y inscrire pour avoir accès à des webémissions météorologiques quotidiennes et aussi à des vidéos et à des renseignements météorologiques liés aux Jeux.

Fait surprenant sans doute : ce site Web est le fruit de sept années de préparation, au sein d’Environnement Canada, en vue de ces Jeux.

Depuis 2004, nous avons installé ou mis à niveau plus de 60 stations météorologiques dans la région afin de fournir des données en temps réel. Nous avons installé un profileur de vent à l’aéroport Squamish afin de tenter de prévoir si les gros nuages nous annoncent de la pluie ou de la neige. Nous avons aussi installé un radar Doppler à la fine pointe de la technologie juste au sud de Whistler. Il s’agit d’un puissant outil qui aidera les représentants à tout savoir sur la météo.

Pour nous assurer d’utiliser adéquatement cette technologie, nous avons offert des formations aux prévisionnistes au cours des dernières années. En plus d’acquérir une expertise dans le domaine des conditions météorologiques en zone alpine, les prévisionnistes se sont familiarisés avec les sites, et avec les gestionnaires et les représentants qui y travaillent, signe qu’une expérience remplie de succès pour les Jeux se pointe à l’horizon.

En plus des services météorologiques, nous avons aussi offert conseils et expertise dans le cadre des évaluations environnementales des 11 projets d’infrastructure des Jeux. À l’issue de ces évaluations, les organisateurs ont déplacé le tremplin de ski du Centre nordique de Whistler afin de réduire son incidence sur des forêts anciennes, des terres humides et des espèces de la région. Ils ont aussi réaménagé une section d’un ruisseau aux abords du Centre des sports de glisse de Whistler afin de protéger l’habitat de la grenouille-à-queue, une espèce rare.

De plus, Environnement Canada a joué un rôle en vue de rendre les sites olympiques aussi durables que possible.

Le Ministère s’est associé à Industrie Canada et au COVAN pour réaliser une étude de cas visant le Centre olympique/paralympique de Vancouver, où se dérouleront les épreuves de curling au cours des Jeux. Ensemble, ils ont déterminé qu’il était possible d’intégrer de nombreuses caractéristiques de conception durable dans la construction des installations olympiques, et ce, à un coût minime ou sans coût supplémentaire. Cela pourrait même entraîner une réduction de l’ensemble des coûts d’exploitation.

Grâce à une telle approche de conception durable, de nombreux sites olympiques pourront réaliser des économies sur le plan de la consommation d’énergie et d’eau. De plus, nous avons fait part des résultats de notre étude dans le cadre d’ateliers locaux à l’intention de l’industrie de la construction à Vancouver. Les gens qui ont participé à ces ateliers pourront maintenant intégrer ces solutions durables dans leurs propres pratiques de construction.

Il n’est donc pas surprenant que le COVAN ait octroyé son « étoile de durabilité » tant convoitée à cette étude. Comme vous le savez sans doute, l’étoile de durabilité est décernée en reconnaissance des effets positifs et mesurables sur les plans social, économique et environnemental. Le travail que notre gouvernement a accompli pour assurer la durabilité des Jeux a mérité non pas une, mais six de ces étoiles de niveau or.

Nous sommes fiers de contribuer à rendre ces jeux aussi durables que possible. Tandis que les minutes s’écoulent, soyez assurés qu’Environnement Canada, ainsi que l’ensemble du gouvernement, travaille avec ardeur en vue de faire des Jeux d’hiver de 2010 une réussite, et d’assurer la sécurité au cours de sa durée. Je suis convaincu que nous sommes prêts à accueillir des gens des quatre coins du monde.

Merci beaucoup!