Discours
Discours de
l'honorable Peter Kent, C.P., député,
ministre de l’Environnement
5e conférence internationale sur les véhicules écologiques
Baltimore (Maryland)
Le 11 septembre 2012
Merci M. (Christopher) Grundler.
Bonjour tout le monde.
Je tiens d'abord à remercier le secrétaire Chu ainsi que l'administrateur adjoint Perciasepe pour la tenue de cet événement par le gouvernement américain. Je profite également de l’occasion pour remercier les représentants de l'Environmental Protection Agency des États-Unis qui ont travaillé de façon ardue à diriger l'organisation de cet important événement.
Environnement Canada est fier d'avoir fait partie du comité directeur. Ce dernier a prouvé que les gouvernements, l'industrie et les autres parties concernées peuvent travailler efficacement ensemble pour faire avancer le dossier des véhicules écologiques.
De mon côté, je tiens à souligner ce matin ce que fait le Canada pour améliorer la performance environnementale des véhicules routiers, du point de vue du gouvernement et de l'industrie.
Le gouvernement du Canada s'est engagé à améliorer constamment la performance environnementale des véhicules. À cette fin, nous élaborons des règlements stricts sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant du transport routier, axés sur les véhicules légers et les véhicules lourds. Cela repose sur une approche sectorielle visant à atteindre les objectifs environnementaux du Canada.
Et nos actions se font clairement sentir. Dans un rapport récent publié par Environnement Canada [Tendances en matière d'émissions], il a été estimé que la consommation moyenne d'essence des nouvelles voitures à passager serait réduite d'environ 35 % comparativement à ce qu’elle était en 2010, et ce, grâce à l'adoption de règlements, nouveaux et à venir. Entre-temps, il est prévu que la réduction des émissions de gaz à effet de serre de véhicules lourds de 2018 pourrait s'élever à 23 % grâce à la mise en oeuvre des projets de règlement.
Parallèlement à l'adoption de ces nouveaux règlements et de ces nouvelles normes, le Canada poursuit des mesures complémentaires en vue d’améliorer la performance environnementale des véhicules. Par exemple, le gouvernement offre des outils aux consommateurs pour les aider à choisir des véhicules à haut rendement énergétique et à adopter des pratiques leur permettant d'économiser de l'essence. De plus, par l'intermédiaire de notre programme écoTECHNOLOGIE pour véhicules, nous testons le rendement en matière de sécurité et la performance environnementale des technologies de pointe des véhicules.
Bien que nous sommes fiers de notre progrès, je ne vais pas prétendre que le gouvernement du Canada accomplit le travail seul. En fait, compte tenu de la profonde intégration de l'industrie automobile nord-américaine, le Canada a travaillé étroitement avec les États-Unis pour adopter une approche harmonisée en matière de réduction des émissions de véhicules routiers. Grâce à l’alignement des normes obligatoires, les deux pays peuvent tirer parti d'importants avantages environnementaux et économiques. Cette approche cadre avec les objectifs du Conseil de coopération Canada—États-Unis en matière de réglementation, qui a été mis sur pied pour augmenter la collaboration et l’alignement en matière de réglementation entre les deux pays, et ce, dans un large éventail de secteurs.
Bien sûr, la coopération bilatérale n'est pas chose nouvelle. Le Canada et les États-Unis ont travaillé ensemble, longtemps et fort, dans le cadre de l'Accord Canada—États-Unis sur la qualité de l'air afin de réduire la pollution atmosphérique transfrontalière entraînant le smog et les pluies acides. Dans le cadre de cet accord, nous avons harmonisé nos règlements sur les polluants atmosphériques visant les véhicules automobiles et coordonné nos actions liées à l'administration réglementaire et aux analyses des émissions. Je crois effectivement qu'il est juste de dire que les règlements sur les transports et les carburants ont déjà permis, au Canada, de réduire les concentrations ambiantes de monoxyde de carbone, d'oxyde d'azote et de dioxyde de soufre.
Cependant, les gouvernements nationaux à eux seuls ne peuvent pas tout faire. En ce qui concerne la réduction d'émissions provenant du transport, les choses ne changent véritablement que lorsque l'industrie est de la partie. Je suis donc ravi de vous dire que l'industrie relève le défi, sur tous les plans.
Motivée par les nouvelles normes, ainsi que par les demandes des consommateurs, l'industrie des véhicules et des moteurs élabore des options de plus en plus perfectionnées pour améliorer la performance environnementale des véhicules. En plus d'avoir accès à des véhicules à moteur essence et diesel nettement améliorés, par exemple, les consommateurs ont désormais accès à une vaste gamme de véhicules électriques hybrides, de véhicules hybrides rechargeables et de véhicules entièrement électriques.
Le rythme des changements est plus rapide qu'un arrêt au ravitaillement, mais l'industrie de construction automobile du Canada suit le rythme. L'année dernière, par exemple, Toyota et Tesla Motors ont annoncé que le véhicule électrique RAV4 qu'elles ont élaboré conjointement sera construit à l'usine de Toyota Motor Manufacturing Canada, située à Woodstock, en Ontario. Aussi, en juillet dernier, General Motors du Canada a souligné son engagement d'investir 850 millions de dollars dans les activités de recherche et de développement au Canada, ce qui comprend des investissements dans la recherche en technologie de pointe effectuée au centre canadien de conception technique de l'entreprise, à Oshawa, en Ontario. Enfin, je souhaite reconnaître l’importante contribution de l'industrie des carburants à la mise sur le marché de carburants plus propres afin d'améliorer la performance environnementale.
Quelles sont les prochaines étapes?
Le gouvernement du Canada élabore actuellement des normes réglementaires plus strictes en matière d'émissions de gaz à effet de serre visant les véhicules légers des années modèles 2017 à 2025, et ces normes s’aligneront sur celles récemment annoncées par l’Environmental Protection Agency des États-Unis.
À la lumière de ce règlement, nous nous attendons à une augmentation de la part de marché au Canada pour les véhicules hybrides rechargeables et les véhicules entièrement électriques. Il s'agit d'une bonne nouvelle pour nous, étant donné que nous avons l'un des réseaux de production d'électricité les plus propres du monde. En fait, 75 % de notre système d'approvisionnement en électricité n’émet aucun gaz à effet de serre.
Néanmoins, nous pouvons en faire davantage. Nous travaillons d’ailleurs à élaborer un règlement rigoureux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les nouveaux groupes de production d'électricité alimentés au charbon, ainsi que pour ceux qui atteignent la fin de leur vie économique. Ce règlement, en plus des engagements pris par les provinces et l'industrie, devrait réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur de la production d'électricité à 41 mégatonnes en dessous des niveaux de 2005 d'ici 2020.
Tout cela est encourageant pour plusieurs raisons. Mis à part les avantages environnementaux évidents, un réseau encore plus propre nous aidera à promouvoir l'électrification dans le secteur des transports.
Au cours des prochaines années, nous devrons aussi travailler davantage à l’échelle mondiale afin d'améliorer la performance environnementale des véhicules. À cette fin, le Canada est l'un des signataires de l'Accord de 1998, administré par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe.
Le Forum mondial de l’harmonisation des règlements concernant les véhicules de la Commission joue un rôle essentiel dans l’élaboration des normes mondiales. Je suis fier qu'Environnement Canada travaille activement avec les États-Unis et nos autres partenaires internationaux à l'élaboration et à la mise en oeuvre du programme de la Commission. Les normes internationales ne se justifient pas uniquement sur le plan environnemental, mais aussi sur la contribution à la réduction des barrières commerciales dans une industrie de plus en plus mondialisée.
Il va sans dire que j'ai très hâte d'écouter le discours d'ouverture que prononcera M. Alkalaj dans quelques instants.
Ce matin, j'ai donc fait valoir que le Canada a réalisé des progrès importants dans la réduction des répercussions environnementales des véhicules. Au cours des dernières années, le gouvernement du Canada et les consommateurs ont incité l'industrie à faire mieux. Et l'industrie a livré la marchandise.
Maintenant, en collaboration avec nos voisins du sud et la communauté internationale, nous devons maintenir le cap pour réaliser des améliorations encore meilleures – que ce soit par des technologies plus novatrices pour les véhicules et les carburants, ou par la préparation des consommateurs et du marché à l'égard des véhicules à technologie de pointe.
La voie du transport mondial plus écologique mène au-delà de l’horizon, et jamais il ne nous sera permis de penser que nous avons franchi la ligne d'arrivée.
Après avoir fait l'examen du programme de la conférence, je n'ai aucun doute qu'il permettra de stimuler un important dialogue sur plusieurs questions afin de contribuer à la promotion de véhicules écologiques. Au nom du gouvernement du Canada, je vous souhaite la bienvenue à la conférence et beaucoup de succès dans vos délibérations.
Merci.
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