Discours

Notes d'allocution prononcées par

l’honorable Peter Kent, C.P., député,

ministre de l’Environnement,

à l’occasion de la conférence de presse portant sur

l’initiative sur les nutriments dans les Grands Lacs

 Toronto (Ontario)

 Le 9 octobre 2012

 

Bonjour et merci de votre présence.

J’aimerais remercier tout spécialement le NCSM York, ainsi que tous les réservistes navals ici présents, de partager leur espace avec nous. Je me plais à penser qu’Environnement Canada s’est aussi engagé dans une sorte de « défense côtière ». Dans notre cas, bien entendu, nous protégeons l’intégrité et la qualité de notre précieuse eau.

Quoi qu’il en soit, le NCSM York — qui nous offre une vue intégrale tout à fait splendide sur le lac Ontario — est un endroit idéal pour notre événement.

C’est pour moi un réel plaisir d’être ici aujourd’hui, près du lac, pour faire cette annonce.

Nous savons tous que les Grands Lacs sont fondamentaux au bien-être de millions de personnes des deux côtés de la frontière. Ces lacs fournissent de l’eau potable à 8,5 millions de Canadiennes et de Canadiens. Chaque année, ils soutiennent des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis totalisant des milliards de dollars. Enfin, ils forment un écosystème qui abrite 150 espèces de poissons et 3 500 espèces animales et végétales – un fait extraordinaire.

Et voilà ce qui représente à peine la moitié de ce que les Grands Lacs nous apportent.

Retournons maintenant en 1970, à l’époque où les Grands Lacs étaient aux prises avec la prolifération d’algues, ce qui avait de nombreuses répercussions négatives, entre autres en privant d’oxygène certaines zones des lacs. Le Canada et les États‑Unis ont alors lancé une étude binationale sans précédent sur la santé des Grands Lacs et, en 1972, ils ont pris une mesure décisive en signant l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Guidés par cet accord visant à protéger ce lieu d’intérêt, nous avons bâti des usines de traitement des eaux usées municipales et les avons modernisées… nous avons établi des limites quant à l’utilisation du phosphore dans les détergents ménagers… et nous avons encouragé les fermiers à améliorer leurs pratiques d’utilisation des terres, notamment en ce qui a trait à l’utilisation des fertilisants.

Le résultat : nous avons enrayé le problème des algues.

Quarante ans plus tard, pour différentes raisons, des algues toxiques et nuisibles reviennent se venger. Elles augmentent les coûts de traitement de l’eau. Elles représentent une menace pour le tourisme, les activités récréatives et la pêche commerciale. De plus, elles rompent l’équilibre naturel de nos écosystèmes.

Encore une fois, il faut agir; et, encore une fois, nous devons fonder nos mesures d’action sur de solides bases scientifiques.

En septembre, comme vous le savez peut-être, j’étais à Washington pour signer une version nouvellement modifiée de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Ensemble, le Canada et les États-Unis porteront leur attention sur un vaste éventail de nouveaux problèmes liés aux produits chimiques, aux nutriments et à la pollution par les navires. Pour la première fois, nous nous pencherons aussi sur les espèces aquatiques envahissantes, les effets des changements climatiques et la conservation de l’habitat en faisant vraiment le tour de la question.

Il va sans dire que nous aborderons le problème de la prolifération d’algues. À cette fin, nous accroîtrons la surveillance des nutriments et améliorerons la recherche, une action qui se traduira par l’établissement de nouvelles cibles binationales relativement à la réduction des rejets de phosphore dans les Grands Lacs.

J’ai le plaisir d’annoncer aujourd’hui que nous franchissons la première étape en investissant 16 millions de dollars dans l’Initiative sur les nutriments dans les Grands Lacs. Initialement, nous porterons notre attention sur le lac Érié, qui présente des risques plus élevés. Mais nous tirerons aussi profit des connaissances acquises pour les appliquer aux autres Grands Lacs, et même ailleurs. Et une fois que nous nous serons entendus sur les cibles défendables sur le plan scientifique, l’accord modifié amènera le Canada et les États-Unis à s’engager à prendre des mesures pour atteindre ces cibles, protégeant ainsi les Grands Lacs au nom des générations présentes et futures.

Le gouvernement Harper s’est engagé à protéger la qualité de nos ressources en eau, et les Grands Lacs — la plus grande réserve d’eau douce de surface du monde – s’inscrivent dans nos priorités majeures. À l’aide de la science moderne, l’Initiative sur les nutriments dans les Grands Lacs nous aidera à mieux comprendre le problème des algues et à nous positionner afin de mettre en œuvre les mesures d’action nécessaires pour rétablir et protéger la qualité de l’eau des Grands Lacs.

Je vous remercie de votre attention.