Discours

Notes pour une allocution
de
L’Honorable Peter Kent
Ministre de l’Environnement
Le Ministre de l’Environnement répond aux recommandations concernant les sables bitumineux par un plan de surveillance des eaux
Ottawa (Ontario)
Le 24 mars 2011

Seul le texte prononcé fait foi

Bonjour. Je suis heureux d’être ici parmi vous aujourd’hui et de vous communiquer les renseignements les plus récents concernant les travaux d’Environnement Canada dans le domaine des sables bitumineux.

Permettez-moi tout d’abord de faire un bref rappel des faits.

En décembre dernier, le gouvernement du Canada a répondu au rapport produit par le groupe consultatif fédéral sur les sables bitumineux. Le groupe avait été constitué en septembre pour examiner les systèmes de surveillance environnementale du bassin de la rivière Athabasca en réponse aux préoccupations scientifiques crédibles concernant les incidences possibles sur l’eau de l’exploitation des sables bitumineux.

Dans son rapport, le groupe a recommandé la création d’un système de surveillance des eaux scientifiquement crédible qui donnera aux Canadiens l’assurance que l’industrie des sables bitumineux est performante sur le plan environnemental. Le groupe a cité Environnement Canada comme un organisme scientifique fiable tout à fait en mesure de devenir le chef de file dans le domaine de la conception, de la mise en oeuvre et de la supervision scientifique d’un tel système de surveillance.

Le Ministère s’est certes réjoui de la reconnaissance de sa capacité scientifique, mais il avait également besoin de temps pour élaborer un plan qui incorporerait les conseils du groupe sur les manières d’améliorer la surveillance relative aux sables bitumineux.

Le gouvernement de l’Alberta est un partenaire apprécié dans la surveillance de la qualité des eaux et il possède déjà une importante réglementation pour prévenir la pollution. Nous nous sommes tous deux engagés à déployer plus d’efforts dans nos domaines de compétence respectifs et nous continuerons de collaborer afin d’obtenir de meilleurs résultats environnementaux dans le domaine des sables bitumineux.

En réponse aux constatations du groupe, nous nous sommes engagés à diriger, en collaboration avec la province d’Alberta, l’élaboration d’un plan préliminaire de surveillance de la qualité des eaux de surface, et de le faire dans des délais très serrés.

Nous nous sommes en effet engagés à élaborer le plan en 90 jours. Ce plan a été non seulement élaboré, mais il a également été examiné par des experts extérieurs. Et je puis vous assurer qu’il suit son cours; les experts extérieurs m’ont assuré que le délai serait respecté.

Je suis heureux d’être ici parmi vous aujourd’hui pour rendre public notre plan concernant le Programme de surveillance de la qualité des eaux du cours inférieur de la rivière Athabasca.

Le plan propose des moyens pour surveiller la qualité des eaux le long du cours principal de la rivière Athabasca et de ses principaux affluents, de Fort McMurray à la frontière du parc national Wood Buffalo.

Soyons clairs : ce plan visant à améliorer la surveillance des eaux de surface à l’intérieur et autour de la rivière Athabasca n’est une première étape, car notre effort ne s’arrête pas là.

Lorsqu’il s’agit de science, les résultats probants découlent habituellement d’une série de mesures délibérées, sans grande envergure, mais bien conçues. Bien saisir les renseignements scientifiques peut ne pas toujours être particulièrement spectaculaire ou dramatique, mais il s’agit d’une tâche absolument essentielle. Nous nous sommes engagés à adopter des mesures et à prendre des décisions axées sur la science et non sur la politique et les relations publiques.

Le fondement de l’exploitation écologiquement responsable des sables bitumineux doit reposer sur une base scientifique solide.

Ce plan repose sur des renseignements scientifiques bien fondés.

De plus, ce plan décrit une stratégie visant à mesurer la qualité de l’eau plus souvent, dans un plus grand nombre d’endroits, afin de s’assurer que des données suffisantes sont disponibles pour suivre les changements pouvant survenir à cet égard; il se rattachera à d’autres mesures de surveillance de l’air et de la biodiversité afin de permettre d’avoir une vue d’ensemble de la qualité de l’environnement.

Il expose une approche adaptative afin de permettre l’amélioration constante de la surveillance et de l’interprétation des données. Il propose d’évaluer les effets cumulatifs de façon à maintenir le niveau de qualité de l’environnement à l’intérieur de limites souhaitées. Et toutes les données seront disponibles et accessibles publiquement à tous les Canadiens.

Ce plan constitue la première étape en vue d’établir un programme amélioré de surveillance de la qualité des eaux de surface. Il faudra un certain temps, mais nous sommes sur la bonne voie et nous sommes déterminés à bien faire les choses. Nous avons déjà commencé à travailler sur les plans de surveillance de la qualité de l’air et de la biodiversité. Nos mesures en ce qui concerne la surveillance, la recherche et d’autres secteurs consistent à relever le défi de protéger l’environnement et d’assurer l’exploitation responsable des sables bitumineux.

L’exploitation des sables bitumineux est essentielle à notre prospérité économique et à notre sécurité énergétique. En plus de créer des emplois et des possibilités économiques, elle est indispensable à l’approvisionnement mondial futur en pétrole. L’exploitation de cette importante ressource peut se faire d’une manière écologiquement responsable à condition qu’une plus grande attention soit portée à l’innovation scientifique et technologique. Nous sommes convaincus que nous pouvons protéger l’environnement tout en saisissant les avantages économiques des sables bitumineux.

Par ailleurs, nous n’avons pas encore toutes les réponses en ce qui concerne les sables bitumineux -- et de nouvelles questions surgiront à tout moment. Mais il est clair que l’annonce du plan d’aujourd’hui représente une étape importante vers la durabilité de l’environnement.

Nous sommes encouragés par les conversations que nous avons eues au cours des trois derniers mois avec l’industrie, les groupes autochtones, les groupes non gouvernementaux et les experts scientifiques. Alors que nous commençons à mettre en oeuvre le plan et que nous continuons à élaborer de futures initiatives de surveillance de l’environnement, nous maintiendrons un dialogue afin de nous assurer que le processus donnera les meilleurs résultats possibles.

Nous aimerions nous assurer de poursuivre le dialogue et de faire en sorte que notre système de surveillance soit transparent et que les données dont nous disposons soient facilement accessibles, et ce, gratuitement pour tous.

Ce gouvernement s’est engagé à mettre en place un système de surveillance de « classe mondiale » en tant que première étape dans l’exploitation écologiquement responsable de cette importante ressource.

Je me réjouis à cette perspective et j’attends le plaisir de vous parler prochainement de l’achèvement de la prochaine phase du système de surveillance.

Merci.