Discours
Notes d’allocution prononcées par
l’honorable Jim Prentice, C.P., c.r.,
député, ministre de l’Environnemen
à l’occasion de la Conférence d’Oslo sur le climat et la forêt
portant sur le Partenariat visant la réduction des émissions de gaz à effet
de serre provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts
(REDD+) dans les pays en voie de développement
LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI
Merci Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs.
Je félicite d’abord la Norvège pour son rôle de dirigeant dans le cadre de cette conférence sur le programme REDD+, et je me dois d’ajouter que – le Canada ayant récemment été l’hôte des Jeux olympiques d’hiver – j’ai le plaisir d’être ici, à Holmenkollen. Étant donné que j’ai suivi les sauteurs à ski, je suis ravi d’être ici, l’endroit où s’entraînent les meilleurs sauteurs à ski au monde. Transmettez également mes félicitations à votre premier ministre.
Le Canada appuie fièrement l’Accord de Copenhague et l’ensemble des initiatives visant à s’attaquer au problème mondial des changements climatiques, Il reconnaît que le travail consacré au programme REDD+ et à un accord est plus qu’une partie essentielle de la solution de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit sans doute de la solution la plus efficace. Le Canada reconnaît aussi que ce travail sert de tremplin vers le succès du programme REDD+ au Mexique, plus tard cette année. Nous sommes en faveur d’un tel travail et des autres initiatives conclues entre Paris et Oslo. Comme l’ont mentionné ceux qui m’ont précédé, il s’agit là du meilleur moyen d’évoluer sur le terrain.
De plus, la création d’un partenariat REDD+ s’inscrit dans la même veine que les décisions issues de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et elle leur donne plus de poids. Cela incite donc les Parties à entreprendre des initiatives concertées en vue de réduire les émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts, et le Canada appuie ces initiatives.
Au Canada, la superficie des forêts boréales est l’une des plus grandes au monde. Nous avons assumé notre responsabilité de bien gérer et conserver ces forêts et avons pris d'importantes mesures pour en protéger de grandes parties.
Seulement au cours des huit dernières années, les gouvernements au Canada ont protégé au total plus de 50 millions d’hectares dans la région boréale, en créant de nouveaux parcs et de nouvelles zones naturelles protégées, une superficie qui équivaut presque à celle de l’Espagne. Ainsi, s’accroît une superficie de parcs nationaux qui comptait déjà parmi les plus vastes au monde et qui a été créée depuis que le Canada est une nation.
Dans le cadre de nos pratiques en gestion durable, nous avons, au Canada, une superficie de 143 millions d’hectares de forêts maintenant certifiés par l’intermédiaire de programmes indépendants de certification des forêts, une superficie qu’aucun autre pays au monde n’a égalée.
Nous estimons que tous les pays devraient être tenus responsables des conséquences qu’entraîne leur gestion des ressources forestières sur les émissions de gaz à effet de serre et sur l’élimination du carbone dans l’atmosphère. C’est pourquoi nous avons en outre élaboré des outils pour mesurer les conséquences de nos actes sur le carbone forestier et, par une collaboration fédérale-provinciale, nous avons établi un système de calibre mondial de renseignements sur le carbone forestier.
Nous appuyons ces initiatives, Monsieur le Président. Nous appuyons fortement le programme de Partenariat REDD+. Nous sommes en faveur du programme REDD+ et des partenariats conclus entre les pays en développement et les pays développés. La liaison essentielle a été soulignée plus tôt; il s’agit bien sûr des finances. Le Canada appuiera ces initiatives dans le cadre global de notre soutien de l’apport accéléré de financement convenu à Copenhague. En conclusion, nous sommes heureux, Monsieur le Président, de nous joindre au Partenariat REDD+.
- Date de modification :