Discours

Notes prononcées par 

l’honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
ministre de l’Environnement 

à l’occasion de la
Journée mondiale de l’eau 

Ottawa (Ontario)
Le 22 mars 2010 

Le discours prononcé fait foi

Bonjour et bienvenue tout le monde en cette Journée mondiale de l’eau!

Le Canada a, sans contredit, la chance de posséder la troisième plus grande réserve d’eau douce renouvelable de la planète. Nous ne devons pas pour autant tenir cette précieuse ressource pour acquise. Et, comme nous le rappelle le thème de cette Journée mondiale de l’eau, en plus de la disponibilité de la ressource, nous devons également nous concentrer sur sa qualité.

Je peux vous assurer que le gouvernement met tout en œuvre afin de permettre à la population canadienne d’avoir accès à une eau propre, salubre et sûre, maintenant et dans le futur. Pour ce faire, nous mettons en place un plan rigoureux et exhaustif en vue de protéger notre eau douce. Ce plan comprend des actions concrètes et mesurables, telles que des investissements dans des projets de surveillance, la science et l’assainissement de secteurs problématiques, et comprend aussi la mise en place de partenariats avec des organisations qui ont des intérêts communs.

Je suis ici aujourd’hui pour annoncer un nouveau chapitre d’un important partenariat conclu entre le gouvernement du Canada et deux universités de l’Ouest. Mais tout d’abord, laissez-moi vous parler de certains projets réalisés dans l’ombre en matière de protection et de conservation de nos ressources en eau.

Si vous avez consulté la Gazette du Canada récemment, vous avez peut-être remarqué une information d’actualité. En effet, samedi dernier, la Gazette a publié le projet de règlement sur les effluents des systèmes d’assainissement d’eaux usées applicable en vertu de la Loi sur les pêches. La période formelle de commentaires publics débutera le 19 mai.

Certains d’entre vous pensent sans doute que ce règlement sur les eaux usées constitue une lecture pour le moins ennuyeuse… mais je dirais plutôt que ce règlement représente une étape cruciale de la stratégie du Canada. Ce projet de règlement donne des instructions précises sur les normes relatives à la qualité des effluents, sur les échéances de conformité, ainsi que sur les règles de surveillance et de déclaration. Pour le gouvernement, le règlement est un important moyen de favoriser la protection de notre eau afin que nous puissions tous profiter des avantages sociaux, économiques et environnementaux qui en découlent.

Ensemble, Environnement Canada et la Diversification économique de l’Ouest Canada jouent un rôle de dirigeant à l’échelle fédérale pour préserver la qualité de l’eau au Canada. En outre, puisque nos eaux, qui s’écoulent librement, relèvent de différentes administrations, nous savons que la protection de ces ressources est une tâche trop colossale pour un seul gouvernement.

C’est pourquoi le gouvernement du Canada, sous la direction du premier ministre Stephen Harper, s’engage à collaborer étroitement avec les provinces, les territoires et les municipalités pour gérer cette ressource vitale. Dans cette visée, le nouveau règlement, une fois approuvé, s’appliquerait aux systèmes d’assainissement des eaux usées municipales, communautaires et fédérales. Cela inclurait les systèmes d’assainissement situés sur les terres autochtones au Canada, à l’exception – pour les cinq premières années – des systèmes d’assainissement se trouvant dans les régions plus au nord.

Mais même si tous les gouvernements travaillaient de concert, cela ne suffirait pas à protéger efficacement nos ressources hydriques. Pour pouvoir prendre de bonnes décisions, les gouvernements au Canada doivent avoir de bons renseignements; et cela ne coule pas source. Nous avons besoin de scientifiques et de chercheurs qui élargissent les connaissances et qui peuvent justifier des décisions éclairées sur l’utilisation de l’eau douce.

C’est pourquoi, à la même période, l’année dernière, j’ai annoncé un investissement de 2,5 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le Système mondial de surveillance continue de l’environnement (GEMS/Eau) du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Dans cette même annonce, la ministre de la Diversification économique de l’Ouest a annoncé qu’elle collaborerait étroitement avec les universités de Lethbridge et de la Saskatchewan dans l’objectif de renforcer leurs capacités à réaliser des projets technologiques axés sur les ressources hydriques.

Aujourd’hui, nous passons à l’étape suivante en mettant à profit l’héritage de trente années de collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour soutenir le programme GEMS/Eau, le Système mondial de surveillance continue de l’environnement.

Je suis heureux d’annoncer un investissement de plus de 3,75 millions de dollars destiné à la recherche sur l’eau menée aux universités de la Saskatchewan et de Lethbridge. De cette somme, le ministère de la Diversification économique de l’Ouest contribue 2,25 millions de dollars à deux projets de recherche menés à ces universités, tandis que mon ministère accorde un appui non financier. En bâtissant un partenariat avec ces universités à des fins d’activités scientifiques de calibre mondial, nous contribuons à préserver la qualité de l’eau au Canada pour les générations actuelles et futures.

Un investissement considérable dans la recherche sur l’eau et une avancée concernant le règlement sur les eaux usées : je ne peux imaginer meilleure façon de célébrer la Journée mondiale de l’eau.

Merci beaucoup.