Discours

Discours de
l’honorable Peter Kent, P.C., député,
ministre de l’Environnement,
portant sur
les points saillants des investissements réalisés dans le cadre du
Fonds de durabilité des Grands Lacs
Centre canadien des eaux intérieures (CCEI)
Burlington (Ontario)
Le lundi 7 mars 2011

Le discours prononcé fait foi

Bonjour à tous!

Je suis ravi d’être ici avec vous ce matin, sur les rives du lac Ontario, afin de souligner de bonnes nouvelles sur les Grands Lacs.

Lorsque l’on songe à l’étendue des Grands Lacs et à ce qu’ils nous apportent, il est étonnant de penser que plus de trois quarts de million de kilomètres carrés de lacs, de chenaux et d’affluents s’étendent de chacun et au-delà de son horizon.

Ce réseau offre énormément d’avantages économiques et sociaux aux quelque 40 millions de personnes qui vivent des deux côtés de la frontière. Par exemple, le bassin soutient un commerce annuel d’une valeur de 330 milliards de dollars entre l’Ontario et les États-Unis. 

Il est aussi un centre de tourisme et de loisirs, mais, par-dessus tout, nous devons garder en mémoire que les Grands Lacs sont un écosystème essentiel qui représente 20 % de l’approvisionnement mondial en eau douce de surface.

Mais un grand risque pèse sur les Grands Lacs, qui nous apportent tant de diverses façons. Plusieurs facteurs de stress exercent une action sur l’écosystème : la croissance de la population et des activités agricoles, l’introduction d’espèces aquatiques envahissantes, le changement climatique, les effluents des eaux usées municipales et les rejets industriels. Ces facteurs de stress représentent une menace pour les Grands Lacs et nécessitent d’y consacrer une attention soutenue.

La bonne nouvelle, c’est que ces facteurs de stress captent l’attention des gouvernements, de groupes communautaires, de chercheurs et de citoyens préoccupés qui contribuent tous à améliorer l’état de nos Grands Lacs.   

Je suis vraiment heureux de constater qu’un aussi grand nombre de personnes qui participent à ce travail important se sont jointes à nous ce matin. Aujourd’hui, nous faisons le point et soulignons nos réalisations. Nous nous tournons vers l’avenir et examinons le travail qu’il reste à accomplir.

Mais tout d’abord, j’aimerais vous dresser un portrait plus général.

Travailler en partenariat

Le gouvernement du Canada est résolu à offrir un environnement sain aux Canadiens, et cet engagement nécessite, entre autres, de prendre soin de nos précieuses ressources en eau. Le gouvernement actuel croit que le droit à une eau saine, salubre et sécuritaire appartient à tous les Canadiens.

Pour garantir ce droit, nous prenons des mesures pour assainir notre eau en finançant des programmes d’assainissement d’importants plans d’eau comme les Grands Lacs. Par exemple, nous avons pris des mesures contre les substances qui nuisent à notre eau en établissant des normes nationales, des mesures qui limitent la quantité de phosphore ajouté aux détergents ménagers et aux autres produits de nettoyage.

Nous allons aussi de l’avant avec le projet de règlement sur les effluents de systèmes d’assainissement des eaux usées. Ce projet de règlement permettrait d’éliminer progressivement le rejet des eaux d’égout brutes et partiellement traitées dans nos cours d’eau en exigeant un traitement secondaire ou équivalent des eaux usées.

Le gouvernement du Canada met aussi en oeuvre un plan exhaustif en vue d’améliorer les services d’approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées auprès des Premières Nations en appuyant le Plan d’action pour l’approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées des Premières nations, qui est doté de 330 millions de dollars.

Et nous protégeons la qualité de notre eau en nous attaquant aux produits chimiques les plus préoccupants dans le cadre de notre plan de gestion des produits chimiques, qui porte sur l’évaluation et la réglementation des produits chimiques présents dans les produits industriels et de consommation.

Mis ensemble, ces exemples donnent un aperçu de notre approche rigoureuse et globale en matière de protection des ressources en eau du Canada, y compris les Grands Lacs. Et bien que les Grands Lacs profitent effectivement de toutes ces initiatives, le gouvernement actuel reconnaît aussi que les Grands Lacs revêtent une importance cruciale pour cette région et l’ensemble du pays.

C’est pourquoi, chaque année, nous investissons 54 millions de dollars dans cette ressource essentielle, y compris 28 millions provenant de mon propre ministère, pour protéger et rétablir la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème des Grands Lacs. Et c’est aussi pourquoi, depuis 2009, nous avons engagé 235 millions de dollars pour l’infrastructure de l’eau potable et des eaux usées des municipalités des secteurs préoccupants des Grands Lacs.

Parallèlement, nous reconnaissons que le gouvernement du Canada ne peut pas restaurer et protéger les Grands Lacs à lui seul. Nous collaborons donc avec des partenaires d’autres compétences pour nous assurer que les collectivités et les familles peuvent prospérer dans un environnement sain.

Ainsi, dans le cadre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, le Canada et les États-Unis collaborent depuis 1972 dans le but de restaurer et de maintenir la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème aquatique des Grands Lacs. Cet accord s’est avéré utile, mais nous devons le moderniser pour que nous puissions mieux aborder les enjeux actuels et émergents. Nos deux gouvernements négocient actuellement des modifications qui seront apportées à l’Accord et qui tiendront compte de la situation actuelle des Grands Lacs. 

Étroitement lié à cet accord bilatéral, il y a aussi l’Accord Canada‑Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs, qui établit clairement les rôles et les responsabilités des gouvernements fédéral et provinciaux. Ce faisant, cet accord permet au Canada de respecter les engagements internationaux qu’il a pris dans le cadre de l’accord qu’il a conclu avec ses voisins du sud, mais, fait tout aussi important, cet accord met en place un cadre de coopération qui nous a permis de réaliser d’importants progrès dans les enjeux qui touchent les Grands Lacs.

Le Fonds de durabilité des Grands Lacs

Mais les gouvernements, même lorsqu’ils travaillent ensemble, ne peuvent pas tout faire. Nous avons aussi besoin de l’énergie, de la résolution et de l’huile de coude de la part de tous les autres organismes et intervenants des collectivités locales. C’est pourquoi, il y a un peu plus de 10 ans, le gouvernement du Canada a annoncé le lancement du Fonds de durabilité des Grands Lacs dans le cadre du plan d’assainissement à long terme des Grands Lacs. 

Le Fonds de durabilité des Grands Lacs assure un soutien financier aux organisations pour leur permettre d’entreprendre des projets communautaires qui visent à restaurer l’environnement dans les secteurs préoccupants du Canada. Des plans d’assainissement qui ont été établis pour remettre en état les zones géographiques gravement dégradées du bassin des Grands Lacs sont mis en oeuvre dans le cadre de projets comme la restauration de l’habitat des poissons et des espèces sauvages, la décontamination des sédiments, l’intendance effectuée par des propriétaires fonciers et la lutte contre la pollution attribuable aux eaux usées municipales et aux eaux de ruissellement rurales.

Le Fonds a permis d’appuyer plus de 800 projets menés par nos partenaires, et je suis fier de souligner que, au cours du présent exercice seulement, nous avons investi plus de 2,8 millions de dollars dans 43 projets d’assainissement et de restauration de la qualité environnementale dans ces secteurs préoccupants canadiens restants.

Des 43 projets ayant obtenu du financement cette année par l'intermédiaire du Fonds de durabilité des Grands Lacs, dans la baie de Quinte, on met l’accent sur le rétablissement de l’habitat du poisson et des espèces sauvages. Dans le secteur préoccupant de la rivière Sainte-Claire, des travaux sont en cours afin de rétablir ses rivages naturels, et un important projet visant à améliorer la qualité des écoulements de surface ruraux se déversant dans la rivière Détroit a été lancé dans ce secteur préoccupant, pour n’en nommer que quelques-uns.

Soutien pour le secteur préoccupant du port de Hamilton

Et, en ce qui concerne notre emplacement ce matin, je suis particulièrement heureux de souligner les travaux effectués ici, dans le secteur préoccupant du port de Hamilton, lequel, il ne faut pas se le cacher, présente des défis particuliers. Après tout, le port est un assez grand secteur qui compte plusieurs centres urbains comme Burlington et Hamilton. C’est pourquoi je suis fier de souligner que le Fonds a engagé un peu plus de 338 000 dollars [338 505 $] cette année aux fins de six projets de rétablissement et d’assainissement qui seront réalisés dans le secteur, projets qui représentent une valeur totale de plus de 1,1 million de dollars [1 151 807 $].

Nous sommes fiers de collaborer avec Ontario Streams, l’Office de protection de la nature de Hamilton, le Bay Area Restoration Council, Conservation Halton et les Jardins botaniques royaux. Par l’intermédiaire de leurs projets individuels, les activités comprennent le rétablissement et l’intendance des bassins versants, l’atténuation des barrières aquatiques ainsi que l’amélioration de la qualité de l’eau et des arrivées d’eau dans le port.

Dans le cadre du projet des Jardins botaniques royaux, par exemple, on réalise un excellent travail en ce qui concerne l’habitat essentiel des poissons et des espèces sauvages, par la voie d’une initiative qui a pour objectif la plantation d’environ 6 500 plantes indigènes, la surveillance de la qualité de l’eau et la coordination d’ateliers publics.

Je suis ravi de constater que Tÿs Theÿsmeÿer, chef de la section des Terres naturelles aux Jardins botaniques royaux, est présent aujourd’hui afin de nous renseigner davantage sur l’excellent travail qui est effectué ici, dans notre arrière-cour.

Conclusion

C’est la réussite de projets individuels de ce genre, qui se déroulent partout dans les environs des Grands Lacs, qui nous permet de nous rapprocher du but général, soit d’assainir tous les autres secteurs préoccupants.

Et nous réalisons visiblement d’importants progrès. Trois des 17 secteurs préoccupants canadiens qui avaient été désignés à l’origine, soit le port de Collingwood, le bras Severn et le port de Wheatley, ont été entièrement remis en état et officiellement retirés de la liste. Et nous sommes sur la bonne voie en vue d’achever les travaux dans six autres secteurs préoccupants au cours des cinq à six prochaines années. Cela est en soi une réalisation remarquable. Je tiens personnellement à souligner l’ensemble du travail acharné, réalisé dans le cadre de chacun des projets, qui nous a menés où nous sommes.

Cependant, même si nous avons atteint une étape aussi importante, nous ne devons pas perdre de vue que le travail n’est pas terminé. Le gouvernement actuel continuera d’appuyer les initiatives de restauration de la qualité environnementale visant les secteurs préoccupants du Canada, ainsi que toutes les initiatives, y compris le travail constant de nos nombreux partenaires parmi les organismes et intervenants communautaires, qui sont entreprises pour maintenir les progrès que nous avons réalisés et qui sont déjà appréciables en matière d’assainissement des Grands Lacs.

Merci.