Discours

Notes prononcées par
l’honorable Jim Prentice, C.P., C.R., député,
ministre de l’Environnement
à l’occasion de
l’annonce concernant des projets communautaires ÉcoAction
réalisés à l’Île-du-Prince-Édouard

Charlottetown, Île-du-PrinceÉdouard
Le 5 juin 2010

Le texte prononcé fait de foi

Bonjour à tous.

Je vous remercie de vous joindre à nous pour la Journée mondiale de l'environnement. J’ai d’excellentes nouvelles pour tous les prince‑édouardiens qui riment avec cette journée.

Je m’adresse à vous aujourd’hui pour annoncer le soutien supplémentaire qu’accorde le gouvernement du Canada à l’Île‑du‑Prince‑Édouard pour la biodiversité.

D’abord, dans l’esprit de la Journée mondiale de l’environnement, je tiens à souligner les réalisations du gouvernement à l’égard de la protection de la biodiversité.

Il a fallu au Canada 121 ans pour protéger 277 000 kilomètres carrés de parcs nationaux et d’aires marines nationales. Je suis fier de vous annoncer que, au cours des quatre dernières années, nous avons été en mesure de protéger 45 500 kilomètres carrés supplémentaires et de lancer des plans visant à protéger 40 000 kilomètres de plus. Au total, il s’agit d’une augmentation de 30 %.

Les parcs nationaux comptent parmi les joyaux naturels du Canada, et du monde entier.

Ils sont la force de l’environnement naturel du Canada, une force irrésistible qui a modelé non seulement la géographie de notre pays, mais aussi le cours de son histoire et les expériences des gens qui vivent ici ou qui nous visitent.

Au cours de la dernière année seulement, nous avons réalisé l’agrandissement massif du parc national Nahanni, une réalisation qui a été qualifiée comme étant « la plus grande réalisation de cette génération en matière de conservation » et nous avons préparé le terrain pour d’autres réussites d’envergure.

Sur la côte Est, nous avons conclu une entente préliminaire avec le gouvernement de Terre-Neuve et Labrador pour la création d’un parc national dans la région des monts Mealy, ce qui deviendrait le plus grand parc national de l'Est du Canada.

Plus à l’ouest, nous avons amorcé les démarches pour la création d’une aire marine de conservation dans le détroit de Lancaster, à l’entrée est du passage du Nord-Ouest, et d’une autre dans la région de Haida Gwaii pour protéger l’archipel. Cette dernière deviendrait ainsi la toute première zone naturelle à être protégée de la cime des montagnes jusqu’aux profondeurs de l’océan. Selon David Suzuki, il s’agit là d’une approche révolutionnaire et de calibre mondial en matière de conservation, et je suis d’accord.

La conservation ne comprend pas seulement la protection de la flore et de la faune. Elle concerne aussi les peuples autochtones, et il faut également travailler avec eux afin de respecter leur utilisation traditionnelle des terres et de l'eau. De plus, il faut aussi prendre en considération le maintien des collectivités locales, ainsi que la pêche récréative et la pêche commerciale.

Bien entendu, la biodiversité n’est pas seulement dans nos parcs et nos réserves marines. Elle est partout autour de nous, et nous devons mobiliser l’énergie des collectivités locales, partout au pays, pour la protéger.

C’est pourquoi nous avons créé le programme de financement communautaire ÉcoAction – un fonds qui vise à soutenir des projets locaux qui entraînent des effets mesurables et positifs sur l’environnement. Il peut s’agir de projets dont le but est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la qualité de l’air et de l’eau, ou encore de protéger les espèces et leur habitat.

Dans le cadre de la ronde 31 du programme de financement communautaire ÉcoAction, plus de quatre millions de dollars sont alloués à plus de 100 projets dans l'ensemble du pays. C’est avec plaisir que j’annonce aujourd’hui notre contribution de 141 738 dollars à sept nouveaux projets réalisés ici, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard.

Je vous les décris brièvement :

  • À O’Leary, on vise à rétablir les bassins hydrographiques locaux, en plus de rétablir une population reproductive de truites mouchetées et une migration de saumons sauvages.
  • À la baie de Bedeque, on vise à protéger la quantité et la qualité de l’eau souterraine, et à renseigner les propriétaires fonciers sur les façons de préserver cette ressource précieuse.
  • Du côté de la baie Covehead-Brackley, on vise à mobiliser l’énergie de la collectivité pour améliorer le bassin hydrographique au moyen de différentes activités, comme l'échantillonnage d'eau régulier.
  • À Stratford et à Charlottetown, on plantera des arbres indigènes, des arbustes et des fleurs sauvages rares afin d’améliorer les espaces verts.
  • À Kensington, on vise à améliorer la gestion du bassin hydrographique au moyen de diverses activités, dont le curetage de plusieurs kilomètres de ruisseaux et la cartographie du bassin hydrographique.
  • Partout sur l’île, Canards Illimités Canada vise à rétablir les terres humides et l’habitat avec l’aide des écoles, des propriétaires fonciers et des entreprises de construction.
  • Enfin, la Richmond Bay Watershed Association Inc. vise à établir des relations avec les agriculteurs et les propriétaires fonciers de l’ouest de l’Île‑du‑Prince‑Édouard dans le but d’améliorer la gestion des ressources en eau, ainsi que l’habitat faunique et la biodiversité. Tantôt, Cathy Gallant, directrice générale de l’Association, vous donnera de plus amples renseignements à ce sujet.

Chacun de ces projets vise à protéger l’environnement pour les générations futures, ce qui est au cœur même du programme ÉcoAction. En fait, ÉcoAction n’est que l’un des programmes d’action communautaires qu'Environnement Canada gère.

Partout au pays, un nombre croissant de groupes communautaires, d’organismes et de personnes mettent en valeur la biodiversité et passent à l’action.

Je suis fier de vous annoncer que, sous la direction du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement du Canada encourage les Canadiennes et les Canadiens à réfléchir sur les répercussions que leurs habitudes de vie ont sur l’environnement et à prendre des décisions qui favorisent la biodiversité, plutôt que de lui nuire.

De plus, en tant que gouvernement, nous prêchons par l’exemple. N’oubliez pas que le Canada est le premier pays industrialisé à avoir ratifié la Convention sur la diversité biologique. Nous appuyons activement sa mise en œuvre, y compris les initiatives entreprises pour lutter contre les changements climatiques et pour protéger l’habitat. Comme je l'ai mentionné plus tôt, nous célébrons aujourd'hui la Journée mondiale de l’environnement. Le thème de cette journée, « Des Millions d’Espèces – Une planète – Un Avenir Commun », nous rappelle que nous vivons tous sur la même planète.

Par ailleurs, comme bon nombre d’entre vous le savent, les Nations Unies ont déclaré 2010 l’Année internationale de la biodiversité. Tout au long de l’année, tous les gens de la planète seront encouragés à découvrir le rôle que joue la biodiversité dans la survie et la prospérité de toutes les espèces.

Les journées et les années commémoratives sont essentielles pour sensibiliser les gens, mais, seules, elles ne sont pas suffisamment fructueuses. C’est pourquoi j’encourage fortement les Canadiennes et les Canadiens à participer à des programmes, comme ÉcoAction, et à bâtir de nouveaux partenariats qui profiteront à l’environnement du Canada, maintenant et dans l’avenir.

En terminant, je tiens à souligner les mesures prises par les collectivités, ici et dans le monde entier, qui agissent déjà en ce sens. Leurs gestes, grands ou petits, aideront à protéger l’abondance et la diversité de la vie faisant partie de notre patrimoine naturel.

Je vous remercie et je vous souhaite la meilleure des chances dans la réalisation de vos projets ÉcoAction.