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Améliorer les Grands Lacs

Cible 3.1 : Qualité de l'eau douce – Prendre les mesures fédérales afin de restaurer les utilisations bénéfiques dans les secteurs canadiens préoccupants des Grands Lacs d'ici 2020.

Cible 3.2 : Qualité de l'eau douce – Contribuer à la restauration et à la protection des Grands Lacs en élaborant des objectifs et des stratégies pour la gestion des éléments nutritifs dans les Grands Lacs d'ici 2015, et les faire accepter à l'échelle binationale.

La qualité environnementale dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs du Canada s'est améliorée depuis le début du programme de restauration en 1987. Entre 1987 et 2010, les conditions environnementales de 3 secteurs préoccupants sur 17 se sont complètement restaurées (port de Collingwood, bras Severn, port de Wheatley) et 2 autres secteurs sont en voie de retablissement (port de Spanish et baie Jackfish)

 

Les concentrations de phosphore posent toujours problème dans les eaux libres de trois des quatre Grands Lacs du Canada.

Les concentrations de phosphore des bassins ouest et central du lac Érié demeurent au-dessus de leurs objectifs, tandis que les concentrations dans les lacs Huron et Ontario, ainsi que dans la baie Georgienne ont chuté en dessous de leurs objectifs de qualité de l'eau.

Les concentrations en phosphore dans le centre du lac Supérieur et le bassin est du lac Érié rencontrent actuellement leurs objectifs de qualité de l'eau.

Les Grands Lacs sont à la base d'une activité économique de plusieurs milliards de dollars et constituent une source directe d'eau potable pour des millions de Canadiens. Toutefois, la durabilité de l'écosystème des Grands Lacs est menacée par les facteurs de stress biologiques, physiques et chimiques, ainsi que de nouveaux défis émergents, tels que les espèces exotiques envahissantes, les nouveaux contaminants chimiques et les répercussions des changements climatiques.

En 1987, l'Accord Canada–États-Unis relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs (AQEGL) a permis de déterminer 43 secteurs préoccupants dans les Grands Lacs. Un secteur préoccupant est une région qui a connu une dégradation de l'environnement. Vingt-six de ces secteurs préoccupants se trouvent entièrement dans les eaux américaines, douze entièrement dans les eaux canadiennes et cinq se trouvent dans les canaux reliant les lacs et sont partagés par les deux pays; par conséquent, le Canada doit gérer dix-sept secteurs préoccupants.

En 2012, les gouvernements du Canada et des États-Unis ont amendé l'AQEGL et se sont engagés à avoir une même vision de ce qui constitue une santé bonne et prospère de la région des Grands Lacs, où les eaux des Grands Lacs, grâce à leur bonne gestion, leur utilisation et leur jouissance, pourront bénéficier aux générations présentes et futures. Cet accord modifié réaffirme l'engagement du Canada et des États-Unis de voir au problème des algues nuisibles, des produits chimiques toxiques, des rejets des navires et à l'assainissement des secteurs préoccupants. L'accord contient également des nouvelles dispositions traitant de l'environnement du littoral, des espèces aquatiques envahissantes, de la dégradation de l'habitat et des effets du changement climatique.

L'Accord modifié contient plusieurs engagements clés afin de traiter la question des rejets de phosphore dans les Grands Lacs qui est particulièrement préoccupante dans le lac Érié. Les parties de cet accord s'engagent à élaborer des objectifs binationaux relatifs aux substances, concernant les concentrations, les charges et les cibles de phosphore pour le lac Érié d'ici 2015, et à élaborer des stratégies et des plans d'action de réduction pour atteindre ces objectifs d'ici 2017.

De plus, en 2012, le gouvernement du Canada a consacré 16 millions de dollars sur quatre ans à l'Initiative sur les éléments nutritifs des Grands Lacs afin de régler les problèmes de qualité des eaux littorales et de santé de l'écosystème aquatique, ainsi que les problèmes de croissance des algues toxiques et nuisibles dans les Grands Lacs. Cette Initiative sur les éléments nutritifs des Grands Lacs vise à déterminer les charges en éléments nutritifs provenant d'affluents canadiens sélectionnés, à énoncer des objectifs binationaux pour l'écosystème lacustre, les objectifs et les cibles de réduction des charges de phosphore, à élaborer des stratégies et des options relatives aux politiques pour atteindre ces cibles, et à élaborer un cadre d'évaluation et de gestion des zones littorales.

Le gouvernement continue de mettre en œuvre son approche globale à l'égard de l'assainissement de l'eau grâce à un certain nombre de mesures concrètes, qui comprennent des investissements pour nettoyer les plans d'eau canadiens et un engagement de 48,9 millions de dollars pour nettoyer les sédiments contaminés, l'une des principales sources de substances toxiques dans les secteurs préoccupants. En outre, le gouvernement fournit un financement annuel de 8 millions de dollars par an pour appuyer l'assainissement des autres secteurs préoccupants. Ces investissements ont appuyé les projets de partenaires pour nettoyer les sédiments contaminés, restaurer les habitats des poissons et de la faune et améliorer les systèmes de traitement des eaux usées, et ont apporté une recherche scientifique, une surveillance et la prestation d'un savoir-faire à ces projets.

Ainsi, en 2007, le gouvernement du Canada et la province de l'Ontario ont signé un protocole d'entente pour établir une aire marine nationale de conservation du lac Supérieur. Sa superficie s'étendant sur plus de 10 000 km2, elle deviendra la plus grande aire marine protégée en eau douce au monde. Des mesures finales sont en cours d'être prises pour désigner cette aire en vertu de la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada.

De plus, le gouvernement du Canada collabore avec le gouvernement de l'Ontario et d'autres intervenants en vue d'établir des normes et des exigences en matière d'évaluation de la cartographie complète pour la région des Grands Lacs.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la mise en œuvre des stratégies et des initiatives à l'appui de cet objectif, veuillez consulter les sites Web suivants : Environnement Canada, Ressources naturelles Canada et Parcs Canada.

Progrès réalisés en vue d'atteindre la cible 3.1 : Qualité de l'environnement dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs au Canada

La qualité environnementale dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs du Canada s'est améliorée depuis le début du programme de restauration en 1987. Entre 1987 et 2012, les conditions environnementales de trois secteurs préoccupants sur 17 se sont complètement restaurées (port de Collingwood, bras Severn, port de Wheatley) et deux autres secteurs sont en voie de rétablissement (port de Spanish et baie Jackfish). Un secteur préoccupant peut être désigné un secteur de restauration lorsque toutes les actions correctives pour le secteur préoccupant ont été mises en œuvre et lorsque la surveillance de l'environnement confirme que le rétablissement progresse conformément au plan de mesures correctives.

Les gouvernements du Canada et de l'Ontario ont réalisé d'importants accomplissements en matière de restauration des utilisations bénéfiques dans les secteurs préoccupants au Canada. Par conséquent, un grand nombre de secteurs préoccupants ont été améliorés à un niveau tel qu'ils ne nécessitent plus une attention particulière. En mai 2011, les secteurs préoccupants de la baie Jackfish a été désigné secteur de restauration. En ce qui concerne la baie de Jackfish, les améliorations apportées à la façon de traiter des effluents et les changements apportés dans les procédés industriels de l'usine locale de pâtes et papier ont atteint des améliorations importantes dans la qualité de l'eau et les sédiments. En 2012, les gouvernements du Canada et de l'Ontario ont annoncé leur intention de soutenir les améliorations apportées au port de Hamilton.

La figure 3.5 présente l'indicateur des secteurs préoccupants des Grands Lacs, en notant les progrès effectués par rapport à la restauration des 17 secteurs préoccupants du Canada. L'indicateur affiche le nombre d'utilisations bénéfiques qui sont inscrites comme « Utilisation altérée » ou « Nécessite une évaluation approfondie », et indique si le secteur est restauré ou en voie de rétablissement. Pour chaque secteur préoccupant, la diminution du nombre d'utilisations bénéfiques altérées montre les progrès effectués vers la restauration.

Pour obtenir les renseignements les plus récents sur cette indicateur, veuillez consulter le site Web des ICDE.

Figure 3.5 : Progrès relatifs aux secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs, 1987 à 2012

Progrès relatifs aux secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs, 1987 à 2012

Description longue

Cette figure présente le nombre d’utilisations bénéfiques désignées comme « altérée » ou « nécessite une évaluation plus approfondie » pour les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs entre 1988 et 2012. Pendant cette période, les conditions environnementales de 3 secteurs préoccupants se sont complètement rétablies et 2 secteurs sont en voie de rétablissement.

 

Progrès réalisés en vue d'atteindre la cible 3.2 : Concentrations de phosphore dans les Grands Lacs

Les concentrations de phosphore posent toujours problème dans les eaux libres de trois des quatre Grands Lacs du Canada.

Les concentrations de phosphore dans les lacs Huron et Ontario, ainsi que dans la baie Georgienne, ont diminué en deçà de leurs objectifs de qualité de l'eau, tandis que les teneurs des bassins ouest et central du lac Érié demeurent au-dessus de leurs objectifs. Les teneurs en phosphore dans le milieu du lac Supérieur et le bassin est du lac Érié rencontrent actuellement leurs objectifs de qualité de l'eau.

Les tendances montrent que les concentrations de phosphore dans le lac Supérieur ou dans le bassin central du lac Érié n'ont pas changé, mais sont en déclin dans d'autres zones de la région des Grands Lacs. Toutefois, un apport excessif de phosphore peut entraîner la prolifération d'algues et de plantes nuisibles qui peuvent nuire à l'habitat des poissons. Une quantité trop faible de phosphore peut entraîner une croissance insuffisante des plantes pour maintenir les poissons.

La figure 3.6 montre l'état et les tendances des concentrations de phosphore dans les eaux libres des Grands Lacs canadiens, de 1970 à 2010. Pour obtenir les renseignements les plus récents sur cet indicateur, veuillez consulter le site Web des ICDE.

Figure 3.6 : État et tendances des concentrations de phosphore dans les eaux libres des Grands Lacs du Canada, 1970 à 2010

État et tendances des concentrations de phosphore dans les eaux libres des Grands Lacs du Canada, 1970 à 2010

Description longue

La carte présente les résultats de la comparaison des moyennes de concentrations totales de phosphore relevées au printemps dans les Grands Lacs canadiens (lac Supérieur, lac Huron, baie Georgienne et lac Ontario ainsi que les bassins ouest, central et est du lac Érié) à leurs objectifs de qualité de l'eau relatifs au phosphore pour déterminer l'état des concentrations de phosphore dans les eaux du large de chaque lac. Les teneurs en phosphore dans le centre du lac Supérieur et le bassin est du lac Érié atteignent actuellement les concentrations cibles et donc ceux-ci ont été catégorisés comme « bon ». Dans le lac Huron, le lac Ontario et la baie Georgienne, les teneurs en phosphores sont inférieures aux concentrations cibles et donc ceux-ci ont été catégorisés comme « acceptable avec prudence ». Dans les bassins ouest et central du lac Érié, les concentrations sont supérieures aux objectifs de qualité de l'eau. Depuis 1970, les concentrations de phosphore ont diminué dans tous les lacs, à l'exception du lac Supérieur et du bassin central du lac Érié, où elles sont restées stables.

 


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