Réserve nationale de faune des îles de Contrecoeur
Description | Gestion | Carte de la réserve | Tableau sommaire | Coordonnées

Réserve nationale de faune des îles de Contrecoeur, Canard d'Amérique © Benoît Audet, Environnement Canada
Description
La Réserve nationale de faune (RNF) des îles de Contrecoeur est constituée de 22 îlots et d’îles basses entourées de marais et d’herbiers qui se répartissent sur 10 km le long du fleuve Saint-Laurent à 35 km au nord-est de Montréal. Créée en 1981 par Environnement Canada, cette réserve a pour but de conserver un ensemble remarquable d’herbiers émergents et submergés et des îles à potentiel de nidification élevé pour la sauvagine de la région de Montréal.
Paysage de plaines herbeuses, la réserve comprend des îles alluvionnaires basses dont une grande partie se trouve complètement submergées lors des crues printanières. Soumises aux variations saisonnières des niveaux d’eau du Saint-Laurent, ces îles sont principalement recouvertes par des hautes herbes et certaines comptent quelques arbres comme le saule, l’érable argenté et le frêne de Pennsylvanie. Le phalaris roseau, composante favorable à la nidification de la sauvagine, couvre parfois des îles entières.
Des étendues marécageuses, peuplées de quenouilles de scirpes, de sagittaires et d’herbiers submergés à myriophylles, bordent les îles en les reliant entre elles et servent à l’alimentation de milliers de canetons, de canards et d'oiseaux aquatiques en période de reproduction et de migration. La réserve abrite plus de 205 espèces végétales, 78 espèces d’oiseaux et 12 espèces de mammifères. De plus, des espèces en péril, comme le Hibou des marais, y sont parfois observés.
Les îles de Contrecoeur représentent le plus important site de nidification du Canard chipeau au Québec ainsi que d’une dizaine d’autres espèces de canards barboteurs comme les canards pilet, d'Amérique et colvert. On y observe aussi d’autres espèces comme le Butor d’Amérique, le Râle de Virginie, le Troglodyte des marais, le Phalarope de Wilson, le Carouge à épaulettes, le Bruant des marais et la Paruline jaune. L’archipel supporte aussi une imposante colonie de Goélands à bec cerclé estimée à près de 13 000 couples. Chez les mammifères, le rat musqué est souvent vu dans l'archipel de Contrecoeur. On y observe également la moufette rayée, le raton laveur, le renard roux ainsi que des musaraignes, des campagnols et des chauves-souris.
La réserve est exposée à certaines menaces et défis de gestion tels que le dérangement occasionné par les activités non-autorisées sur les îles, la présence d’espèces exotiques envahissantes telles que le roseau commun et la salicaire pourpre, les rejets de métaux lourds dans le Saint-Laurent, ainsi que les déversements accidentels.
Pour plus d’information sur la RNF des îles de Contrecoeur, consultez le tableau sommaire ci-dessous.
Gestion
Les RNF sont protégées et gérées conformément au Règlement sur les réserves d’espèces sauvages en vertu de la Loi sur les espèces sauvages du Canada. Le but premier des RNF est la protection et la conservation des espèces sauvages et de leur habitat. À cet effet, et selon la législation, Environnement Canada à le pouvoir d’interdire toute activité dans une RNF qui pourrait nuire à la conservation des espèces sauvages. En conséquence, la plupart d’entre elles ne sont pas accessibles au public et toute activité y est interdite. Le Ministère peut cependant autoriser la tenue de certaines activités, soit par des avis publics ou par l’émission de permis, tant que ces activités sont compatibles avec les buts de conservation du plan de gestion pour la RNF. Pour plus d’information, consulter la section sur la gestion et activités de la section Web des RNF.
En raison de la fragilité des espèces sauvages et des milieux insulaires, l’accès à la RNF des îles de Contrecoeur est interdit de façon générale, à moins de détenir un permis délivré par le ministre, tel que pour la chasse à la sauvagine à l’automne.
De plus, des permis pourraient être émis pour des activités de recherche qui cadrent avec les priorités établies dans le plan de gestion de la réserve. Des permis pourraient aussi être émis pour des activités reliées à la conservation telles que des inventaires, des aménagements ou restaurations d’habitats.
La collaboration avec des agences et organismes du milieu pour contribuer à la protection et à la conservation des espèces sauvages et de leurs habitats de la RNF sera privilégiée. Par exemple, des collaborations pourraient être développées ou poursuivies avec des universités et des centres de recherche pour combler les lacunes en connaissances scientifiques, avec la province pour mettre en œuvre les mesures de rétablissement des espèces en péril, particulièrement celles qui relèvent de la juridiction provinciale, avec les organismes non-gouvernementaux et les autorités municipales pour sensibiliser la population sur les objectifs de la réserve.
De plus amples informations sur l'accès et l’émission de permis pour la RNF des îles de Contrecoeur peuvent être obtenues en contactant le bureau d’Environnement Canada de la région.
Carte de la Réserve nationale de faune des îles de Contrecoeur

Tableau sommaire de la RNF des îles de Contrecoeur
| Désignation de l’aire protégée | Réserve nationale de faune |
| Province/territoire | Québec |
| Latitude/longitude | 45°22’N 73°15’O |
| Superficie en hectares (ha) | 312 ha |
| Raison pour la désignation de l’aire protégée | Protéger un ensemble remarquable d'herbiers émergents et submergés et des îles à potentiel de nidification élevé pour la sauvagine dans la région de Montréal. |
| Date de création (publication dans la Gazette du Canada) | 1981 – Description légale |
| Catégorie de gestion de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) | Ia - Réserve naturelle intégrale: aire protégée gérée principalement à des fins scientifiques ou de protection des ressources sauvages. |
| Désignations supplémentaires | |
| Espèces vedettes ou phares | Canard chipeau, Goélands à bec cerclé, Phalarope de Wilson |
| Espèces inscrites sous la Loi sur les espèces en péril (LEP) | Quelques espèces en péril au Canada peuvent occasionnellement fréquenter le site dont le Hibou des marais, l' Hirondelle rustique et la Sterne caspienne. |
| Type d’habitat principal | Milieux humides : herbiers émergents et marais peu profonds. |
| Importance de la faune et de la flore | Site important pour les oiseaux migrateurs, en particulier la sauvagine, à proximité de Montréal. |
| Espèces envahissantes | Butome à ombelles, roseau commun, salicaire pourpre. Dans les eaux environnantes, moules zébrée et quagga. |
| Liens additionnels | Oiseaux: Canard pilet, Canard colvert, Râle de Virginie, Troglodyte des marais, Carouge à épaulettes, et Paruline jaune. Mammifères: Rat musqué, moufette rayée, raton laveur, renard roux, musaraigne, campagnol, et chauves-souris. |
| Défis et pressions | Le dérangement occasionné par les activités non-autorisées, la présence d’espèces exotiques envahissantes, l’érosion des îles, les rejets de métaux lourds dans le Saint-Laurent et les déversements accidentels. |
| Organisme de gestion | Environnement Canada (Service canadien de la faune) |
| Accès public et utilisation | Accès interdit sauf pour la chasse à la sauvagine à l’automne. |
Remarque : En cas d’incompatibilité entre les renseignements présentés sur cette page web et l'avis affiché sur le site de la RNF, l’avis prévaudra à titre d'instrument juridique autorisant l’activité.
Environnement Canada – Région du Québec
Service canadien de la faune
Conservation des Écosystèmes
801-1550, avenue d’Estimauville
Québec, Québec
G1J 0C3
Ligne sans frais : 1-800-668-6767 (au Canada seulement)
Courriel : enviroinfo@ec.gc.ca
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