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Défis et priorités


Introduction

CWS staff monitoring through aerial survey, Okanagan Valley, BC (photo credit: CWS)

Les aires protégées d'Environnement Canada sont des lieux privilégiés pour la faune qui sont gérés pour la conservation de l'habitat. De ce fait, ces zones deviennent des mesures de compensation pour la fragmentation, la dégradation et la perte de l'habitat en région. Ainsi, elles permettent une conciliation entre les besoins économiques et environnementaux à l’échelle des paysages en préservant certaines composantes et fonctions essentielles des écosystèmes. Cependant, les aires protégées font face à de nombreuses pressions telles la présence d’espèces envahissantes, l'exploitation minière et forestière, l'exploration et l'extraction pétrolières et gazières et le changement climatique, lesquels ont le potentiel d'altérer considérablement les aires protégées.

Les défis urgents

Au cours des dernières décennies, les contraintes placées sur les écosystèmes par le développement et différents secteurs de l'économie, celui des ressources naturelles notamment, ont augmenté considérablement. À l’occasion, ces demandes font aussi pression sur les aires protégées pour un accès aux ressources qui se trouvent à l’intérieur des limites de l’aire protégée. Faisant continuellement face à des économies et des populations en croissance, il est peu probable que ces pressions diminuent, tant au Canada qu’à l'étranger. Au fur et à mesure qu’augmentent les pressions reliées au développement, l’importance et la valeur des aires protégées pour procurer un équilibre va croitre seulement si leur intégrité écologique est maintenue, restaurée lorsque nécessaire, et sauvegardée. Enfin, face à des changements climatiques qui vont apporter leurs propres changements sur les écosystèmes, la valeur des aires protégées en tant que refuges pour la biodiversité ne pourra qu'augmenter.

Une plus grande reconnaissance est nécessaire face au besoin de minimiser le stress mis sur les aires protégées pour en assurer leur résilience et maintenir leur rôle critique en tant que refuge pour la biodiversité. Ceci aidera à maintenir la capacité des espèces à répondre et s'adapter aux écosystèmes en transition.

Pressions sur les aires protégées

Au nombre des récents exemples de pressions reliées  au développement dans les aires protégées, on peut citer le Projet de forage intercalaire de puits de gaz peu profonds dans la Réserve de faune de Suffield par EnCana dans la réserve nationale de faune de la BFC Suffield en Alberta, et le projet de gaz Mackenzie, en ce qui a trait  au refuge d’oiseaux migrateurs de l’île Kendall dans les Territoires du Nord-Ouest.

Établissement des priorités

Afin de combler les besoins du Canada en matière de conservation, le Service canadien de la faune d’Environnement Canada travaille de concert avec la Direction de la recherche en matière de faune et de la science du paysage pour définir les priorités de conservation. Par exemple, une des priorités actuelles est l’indentification et la désignation d’aires protégées dans les régions nordiques, de même que pour la protection des habitats marins. C’est grâce à une recherche collaborative sur les populations et les changements de leurs habitats qu’il sera possible de mettre sur pied et d’exécuter des mesures de conservation adaptées et efficaces.

Régions nordiques

Renard arctique ©Dana Kellett, Environnement Canada

Les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon représentent 40 % de la masse terrestre du Canada à eux seuls, sur laquelle on retrouve de nombreux types d'habitats allant des plaines et du bouclier de la taïga à la cordillère arctique. Une telle diversité abrite une vaste gamme d'espèces sauvages parmi laquelle on a dénombré 220 espèces d’oiseaux migrateurs se reproduisant dans ces régions, dont 10 millions de paires d’oiseaux migrateurs marins. Cependant, ces régions nordiques font face à une augmentation des pressions exercées sur leur environnement et associées au développement des industries extractives de minerais et d’hydrocarbures, ainsi qu'en vertu des risques et effets associés à ces industries, dont la crainte de déversements de pétrole. Les changements climatiques, le tourisme et la pollution de l'air représentent aussi une menace pour les écosystèmes du Nord.

Environnement Canada s’emploie à maintenir et à améliorer l’intégrité écologique de son réseau d’aires protégées dans le contexte des changements climatiques. Il est prévu que les changements climatiques entravent la mission de conservation de certaines aires protégées, particulièrement pour celles abritant des écosystèmes qui subiront d’importants changements de leur constitution biophysique.

Par conséquent, Environnement Canada s’emploie à augmenter le nombre d’aires protégées dans le nord du Canada. Plusieurs sites ont déjà été sélectionnés comme candidats au titre de réserve nationale de faune dans le cadre de la stratégie sur les aires protégées des Territoires du Nord-Ouest. Au Nunavut, trois nouvelles réserves nationales de faune ont été établies en 2010.

Habitats marins

Guillemot de Troïl (aussi Guillemot marmette), la candidate au titre de réserve nationale de faune des îles Scott, Colombie-Britannique © Mark Hipfner, Environnement Canada

De nombreuses espèces d’oiseaux dépendent des habitats marins et côtiers pour la reproduction, l'alimentation, la mue, l'halte migratoire et l'hivernage. Pour adresser les questions en matière de conservation côtière et extracôtière, la Loi sur les espèces sauvages du Canada a été modifiée en 1994, élargissant ainsi la portée des dispositions sur les réserves nationales de faune pour protéger les habitats marins situés au-delà de la limite des eaux territoriales de 12 miles nautiques et pouvant inclure les habitats situés jusqu’à l’extrémité de la zone économique exclusive. Bien que de nombreuses réserves nationales de faune existantes détiennent une portion marine, l’établissement de réserves nationales de faune pour protéger exclusivement les habitats marins témoigne de l’engagement d’Environnement Canada dans la mise en place d’un réseau fédéral de zones de protection marine 1. La conservation et la protection des ressources naturelles et culturelles marines du Canada s'inscrivent dans la Stratégie fédérale sur les aires marines protégées, ainsi que dans le Cadre national pour le réseau d'aires marines protégées du Canada.

Actuellement, plusieurs sites candidats au titre de réserve nationale de faune sont à l’étude, dont celui des îles Scott, au large de la côte de la Colombie-Britannique. La zone marine des îles Scott deviendrait la première réserve nationale de faune voué à la protection d'habitats exclusivement marins, incluant l'aire d'alimentation pour plus d'un million d’oiseaux de mer qui nichent dans les îles chaque année, y compris environ 50 % de la population mondiale des Stariques de Cassin. A cet effet, les îles Scott sont un site important pour les efforts de conservation nationaux en plus de représenter une obligation pour le Canada en ce qui a trait à la conservation mondiale.


1 Environnement Canada encourage les partenariats en matière de conservation, de recherche et d'éducation visant à protéger les espèces sauvages marines et leurs habitats.