Refuge d'oiseaux migrateurs de l'Île-aux-Hérons

Importance du refuge d'oiseaux migrateurs | Accès et activités | Carte du refuge | Tableau sommaire | Coordonnées

Thinkstockphotos.ca, Collection iStock © Environnement et Changement climatique Canada
Photo : © Simon Pierre Barrette, alias Cephas CC BY-SA. Grand Héron.

Le refuge d'oiseaux migrateurs (ROM) de l'Île-aux-Hérons englobe la majeure partie des rapides de Lachine, au sud de l'Île de Montréal. L'Île aux Hérons, l'Île aux Chèvres, l'Île au Diable ainsi que des petites Îles et des Îlots sont inclus dans ce ROM, de même que l'Île à Boquet, qui longe la Voie maritime du Saint-Laurent, et les eaux qui les entourent.

Créée en 1937 dans le but de protéger un site de nidification important pour le Grand Héron, cette aire protégée couvre aujourd'hui une superficie de 631 hectares. La végétation aquatique présente autour des Îles se compose entre autres de myriophylle à épi, d'alisme plantain d'eau, de potamot pectiné, de vallisnérie d'Amérique, d'hétéranthère litigieuse, de nymphée tubéreuse (ou nénuphar blanc) et de scutellaire minime. Sur les Îles, dont le relief est peu prononcé, le millepertuis pyramidal et le sumac vinaigrier comptent parmi les plantes herbacées et arbustives les plus communes, tandis que le tilleul d'Amérique, l'orme d'Amérique et l'orme rouge sont les essences d'arbres les plus communes. Le site héberge également certaines espèces végétales à statut précaire comme le noyer cendré et l'arisème dragon.

Importance du refuge d'oiseaux migrateurs

Selon la période de l'année, différentes espèces aviaires utilisent le ROM de l'Île-aux-Hérons soit comme halte migratoire, soit comme site de nidification. Ce refuge se distingue par l'ensemble des conditions particulières favorables à la nidification du Grand Héron. Cependant, la population de cette espèce a diminué considérablement au cours des dernières années, puisqu'elle est passée de 910 oiseaux lors de l'inventaire de 1999 à 48 individus en 2001. À l'opposé, le site abrite un nombre grandissant de Grandes Aigrettes et de Bihoreaux gris nicheurs. D'autres espèces comme les Canards colvert, d'Amérique, chipeau et noirs, le Carouge à épaulettes et la Paruline jaune nichent également dans le refuge. Lors des périodes migratoires, le site héberge régulièrement plusieurs espèces de sauvagine, dont le Garrot à œil d'or, le Canard noir, le Canard colvert et la Sarcelle d'hiver. À l'occasion, on peut également y observer le Grèbe esclavon. Au cours de l'hiver, le site est également fréquenté par un bon nombre de Harles huppés.

Accès et activités

Les ROM ont pour objet la protection et la conservation des oiseaux migrateurs. Les activités qui pourraient nuire aux oiseaux migrateurs, à leurs nids ou à leurs œufs sont interdites.

Les ROM ont pu, et c'est encore le cas aujourd'hui, être créés sur des terres de propriété privée, provinciale, territoriale ou fédérale. Les conditions d'accès aux refuges varient d'un site à l'autre et sont établies par le propriétaire et le gestionnaire des terres.

Dans les ROM situés sur le territoire domanial fédéral, Environnement et Changement climatique Canada est responsable de la gestion et de la protection des oiseaux migrateurs, de leurs nids, de leurs œufs et de l'habitat. Dans les ROM situés sur le territoire domanial provincial, Environnement et Changement climatique Canada est responsable de la protection des oiseaux migrateurs et de leurs nids, tandis que le garde chasse en chef de la province est responsable de la gestion de l'habitat. Dans les ROM situés sur des terres de propriété privée ou municipale, Environnement et Changement climatique Canada est responsable de la protection des oiseaux migrateurs et de leurs nids et la gestion de l'habitat relève du propriétaire des terres.

Les interdictions générales relatives au Règlement sur les refuges d'oiseaux migrateurs s' appliquent au ROM de l'Île-aux-Hérons : à moins de détenir un permis délivré par Environnement et Changement climatique Canada ou que la réglementation l'autorise spécifiquement, la chasse aux oiseaux migrateurs est interdite et nul ne peut déranger, détruire ou prendre leurs nids, et nul ne peut avoir en sa possession un oiseau migrateur vivant ou mort, ou le nid ou l'œuf d'un oiseau migrateur. La possession d'armes à feu ou d'engin de chasse est interdite et les chiens et les chats ne doivent pas être laissés en liberté.

Pour obtenir plus d'information concernant l'accès, les activités interdites et les permis dans les ROM, consultez la page Gestion et activités de la section Refuges d'oiseaux migrateurs. De plus amples informations sur les aires protégées administrées par Environnement et Changement climatique Canada au Québec peuvent être obtenues en communiquant avec le bureau de la région.


Il est entendu que ce document ne porte pas atteinte à la protection des droits existants -- ancestraux ou issus de traités -- des peuples autochtones du Canada découlant de leur reconnaissance et de leur confirmation au titre de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Carte du refuge

Description longue pour la Carte

Carte indiquant l'emplacement du refuge d'oiseaux migrateurs de lÎle aux Hérons par rapport au Québec, à lÎle de Montréal, à lÎle au Diable, à lÎle aux Hérons, à Sainte-Catherine et au golfe du Saint-Laurent. La carte indique les limites du refuge, qui renferme lÎle au Diable et lÎle aux Hérons ainsi qu'une partie des eaux et des terres environnantes. L'échelle de la carte est en centaines de mètres.

Cette carte est à titre indicatif seulement et ne doit pas être utilisée pour définir les limites juridiques. Vous pouvez aussi utiliser Google Maps pour situer le refuge d'oiseaux migrateurs de l'Île-aux-Hérons (en anglais seulement). Notez cependant que Google Maps est une source d'information complémentaire et ne remplace en aucun cas ni la carte ni le nom officiel du site.

Tableau sommaire

Tableau sommaire du Refuge d'oiseaux migrateurs de l'Île-aux-Hérons
CatégorieInformation
Désignation de l'aire protégéeRefuge d'oiseaux migrateurs
Province ou territoireQuébec
Latitude/longitude45° 25' 00" N 73°35' 00" O
Superficie en hectares (ha)631 ha
Date de création (publication dans la Gazette du Canada)1937
Catégorie de gestion de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)III - Monument ou élément naturel
Désignations supplémentaires
Type d'habitat principalHerbiers submergés et arboraies
Espèces clés d'oiseauxGrand Héron
Autres espècesOiseaux : Bihoreau gris, Grande aigrette, Canard noir, Canard d'Amérique, Canard colvert, Canard chipeau, Carouge à épaulettes, Paruline jaune Plantes : orme d'Amérique, myriophylle à épi, alisme plantain d'eau, potamot pectiné, vallisnérie d'Amérique, hétéranthère douteuse, nymphée tubéreuse, eupatoire rugueuse, scutellaire minime, millepertuis pyramidal, sumac vinaigrier
Espèces inscrites sous la Loi sur les espèces en péril (LEP)Aucune
Organisme de gestionService canadien de la faune, Région du Québec

Coordonnées

Environnement et Changement climatique Canada - région du Québec
Service canadien de la faune
Unité des Aires protégées
801-1550, avenue d'Estimauville
Québec (Québec) G1J 0C3
Sans frais : 1-800-668-6767 (au Canada seulement)
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca
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