Atlas des oiseaux bagués ou repris au Canada

Explication des comptes rendus sur les espèces

4.1 Le nom de l'espèce

Les premiers éléments trouvés dans chaque compte rendu sont le nom commun et le nom scientifique de l'espèce, que l'on trouve pour la plupart dans les Noms français des oiseaux du monde, 1993, aux éditions MultiMondes (en anglais : la septième édition de la Check-list of North American Birds [American Ornithologists' Union, 1998] et les mises à jour jusqu'au 50e supplément), ainsi que le numéro attribué à l'espèce tiré du North American Bird Banding Manual (Gustafson et al., 1997).

4.2 Cartes géographiques des reprises

Les cartes géographiques des reprises montrent des lignes qui rattachent les sites de baguage aux points de reprise pour les oiseaux repris à plus de 100 km du site de baguage. Le symbole apparaissant à la fin de chaque ligne désigne le lieu de la reprise.

Avant la production de la carte géographique, les données ont été triées afin d'enlever les enregistrements des oiseaux repris à moins de 100 km du lieu du baguage (ceux-ci n'étant pas assez intéressants pour être cartographiés). Les reprises dont le code ou les coordonnées de l'emplacement étaient inexacts ont aussi été rejetées, sauf dans les cas suivants : aux enregistrements qui fournissent les degrés de latitude et de longitude, mais non l'emplacement exact du quadrilatère de 10 minutes, on a attribué arbitrairement des coordonnées dans le coin sud-est du quadrilatère de 10. Quelques-uns des plus vieux enregistrements de baguage et de reprise du Mexique indiquent l'État, mais ne donnent pas les coordonnées. Dans de tels cas, nous avons attribué les coordonnées du centre de l'État. Pour nous assurer que les rares reprises de longue distance soient cartographiées, nous avons aussi attribué des coordonnées aux emplacements inexacts dans les pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, en leur attribuant les coordonnées du centre du pays concerné.

Pour les espèces baguées ayant fait l'objet de peu de reprises, chaque enregistrement de déplacement de plus de 100 km pouvait être cartographié individuellement. Cependant, ce n'était pas possible pour les espèces ayant fait l'objet d'un grand nombre de reprises parce que même les cartes géographiques ayant à peine 50 lignes peuvent paraître encombrées. Nous avons donc réduit la complexité des cartes à l'aide de plusieurs méthodes. Par exemple, pour quelques espèces (mentionnées dans le texte), nous avons mis de côté les reprises effectuées dans un rayon de 200 km à 400 km du site de baguage, plutôt que seulement celles effectuées dans le rayon habituel de 100 km. Une deuxième approche consistait à produire plusieurs cartes pour une espèce afin de permettre l'illustration d'un plus grand nombre de cas.

La plupart du temps, nous avons utilisé un processus de réduction. D'abord, on a regroupé les enregistrements qui avaient les mêmes coordonnées de baguage et de reprise (c.-à-d. tous les oiseaux qui ont été bagués dans un quadrilatère de 10 minutes de côté et ont été repris dans un autre quadrilatère de 10 minutes). Ensuite, une seule ligne a été tracée avec un symbole plus gros indiquant le nombre de reprises représentées par cette ligne (voir la légende de chaque carte). S'il fallait réduire davantage, les coordonnées étaient arrondies pour former des quadrilatères plus grands (au lieu de quadrilatères de 10 minutes), et de nouveaux groupes (plus grands) d'enregistrements étaient établis de façon à correspondre aux nouvelles coordonnées de baguage et de reprise. De chaque groupe, un enregistrement a été choisi au hasard pour représenter le groupe sur la carte, et les lignes ont été tracées en fonction de leurs coordonnées originales. Encore une fois, la taille du symbole indiqué à la fin de la ligne choisie indique le nombre d'enregistrements représentés. Si la carte géographique était encore trop encombrée, on répétait le processus jusqu'à ce que celle-ci devienne claire. Sur les cartes où les quadrilatères ont été agrandis au-delà de 10 minutes de côté dans le but d'en clarifier les détails, leur taille en degrés (décimaux) est indiquée.

Le nombre de reprises représentées par chacun des symboles est cohérent sur toutes les cartes. Il n'y a que deux classes de fréquences utilisées : une pour les grands ensembles de données (le triangle), et l'autre, pour les plus petits ensembles de données (le carré).

Comme résultat, le processus de réduction donne un ensemble de lignes reliant les sites de baguage et de reprise, qui fournit une idée générale des modèles migratoires plutôt que chaque reprise. Cette méthode a l'avantage de ne pas éliminer les enregistrements clairsemés ou discordants, alors que les zones denses ayant des enregistrements répétitifs se trouvent rigoureusement expurgées pour réduire l'encombrement. Toutefois, elle a également l'inconvénient de mettre de côté de nombreux enregistrements individuels (parfois des centaines). Quand le quadrilatère est grand (plus de quelques degrés), le texte le mentionne et fait état de toute distorsion des modèles pouvant en résulter.

4.3 Exposé

Chaque exposé commence par une clarification taxinomique au cas où les taxons traditionnellement reconnus par les bagueurs ne correspondraient pas à ceux qui ont cours chez les taxinomistes. Une brève description de la répartition des aires de nidification de l'Amérique du Nord et des aires d'hivernage de chaque espèce s'ensuit, principalement d'après Peterson (1980), l'American Ornithologists' Union (1998 et suppléments), Godfrey (1986) et des comptes rendus sur chaque espèce tirés de la série Birds of North America (Gill et Poole, 1991-2001).

La partie principale du texte étudie les modèles migratoires qu'ont fait ressortir les reprises et fait référence à des enregistrements particuliers (par leur numéro) qui sont inscrits au bas du texte. Si d'importantes analyses de reprises de bagues ont été publiées pour l'espèce, les résultats connexes sont résumés dans le compte rendu, et ce, même s'ils ont été publiés après la date limite pour l'inclusion des reprises d'oiseaux bagués (fin de 1995). Les données sur la longévité (prises sur le site Web du U.S. Banding Laboratory) datent de 2006.

4.4 Liste d'enregistrements de reprises choisis

Les enregistrements de reprises sont inscrits dans un format normalisé. Chacun s'inscrit sur deux lignes, la première donnant l'essentiel des renseignements sur le baguage, et la deuxième, les détails sur la reprise. Le numéro de la bague est donné en premier. Juste en dessous, sur la deuxième ligne, il y a soit les initiales du bagueur ou, s'il n'est pas possible de les retrouver, le numéro de permis du bagueur, l'acronyme de l'organisme délivrant le permis ou le nom du pays où a été effectué le baguage. Le nom du bagueur peut être affiché en passant la souris au dessus des initiales du bagueur.

Tous les codes dans la liste des reprises proviennent du manuel du programme nord-américain de baguage des oiseaux (Gustafson et al., 1997). La signification des codes peut être affichée en passant la souris au dessus des codes. Ces codes sont utilisés de préférence aux symboles « internationaux » parce qu'ils contiennent plus d'information (Brewer et Salvadori, 1978). Après le numéro de la bague et les initiales ou le numéro de permis du bagueur ou du pays de baguage, il y a deux ensembles de codes : sur la ligne supérieure, la version alphabétique du code d'âge (d'abord), puis du sexe (ensuite) de l'oiseau lors du baguage; sur la ligne inférieure, les codes numériques pour l'« état actuel de l'oiseau et de la bague » et les « codes de circonstances » des données de la reprise. Ensemble, ces deux codes donnent une idée de l'intégralité de l'information pour l'enregistrement.

Ensuite apparaissent les dates du baguage (en haut) et de la reprise (en bas). Elles sont indiquées dans le format « jour/mois/année » (et non « mois/jour/année » comme on les trouve dans les fichiers informatiques), conformément à l'usage canadien. Des codes spéciaux indiquent les dates inexactes de reprise (une explication est fournie en passant la souris au dessus du code).

Les dates sont suivies du nom des lieux de baguage (en haut) et de reprise (en dessous). La plupart des noms d'endroits ont été obtenus dans le répertoire des lieux de baguage et de reprise sur fichier au U.S. Bird Banding Laboratory. Les noms de lieux du répertoire ont été attribués par des employés du laboratoire et diffèrent souvent des noms que les bagueurs ont inscrits pour leurs propres sites. Nous avons remplacé les noms par ceux que reconnaissent les bagueurs dans les quelques cas où nous savions quels noms étaient les plus appropriés; mais dans bien des cas nous n'avons pas pu le faire. Lorsque les endroits n'étaient pas indiqués dans le répertoire, nous avons eu recours à des atlas pour trouver les noms d'endroits voisins.

Les données qui suivent dans l'enregistrement de reprise sont la latitude et la longitude du site de baguage (ligne supérieure) et de reprise (ligne inférieure), exprimées sous forme de coordonnées du coin sud-est du quadrilatère géographique de 10 minutes approprié (Gustafson et al., 1997). Les points d'interrogation désignent les lieux inexacts. Là où nous avons attribué des coordonnées (voir les notes à la section 4.2), la distance parcourue (voir ci-dessous) est approximative. Dans quelques cas précis où la divulgation du site de nidification peut nuire à l'oiseau, les lieux de baguage précis n'ont pas été donnés. Dans ces cas-là, nous avons seulement mentionné la province ou l'État et arrondi les coordonnées géographiques, ainsi que les distances parcourues.

Les dernières données indiquées ne proviennent pas des fichiers informatiques habituels, mais ont plutôt été calculées séparément. Sur la ligne supérieure se trouve le temps écoulé entre le baguage et la reprise (cette donnée n'est pas indiquée lorsque la date de la reprise était ambiguë ou que l'oiseau était déjà mort depuis longtemps avant sa récupération), et sur la ligne inférieure, la distance et la direction calculées entre les lieux de baguage et de reprise (voir Renseignements supplémentaires sur le codage et les analyses des données). La ligne inférieure est laissée en blanc lorsque l'emplacement est inexact ou dans le cas où un emplacement approximatif a été attribué (voir la section 4.2). Dans ce dernier cas, la distance approximative et la direction ont été calculées. La plupart des reprises inscrites en détail sont explicitement indiquées dans le texte, mais l'oiseau détenant la plus longue période entre le moment du baguage et celui de la reprise est souvent inscrit à la fin, sans aucun commentaire.

4.5 Résumé des statistiques de baguage

Un résumé des statistiques de baguage est fourni pour chacune des espèces dont des individus ont été bagués au Canada. Les données sont placées en trois colonnes : les oiseaux bagués durant leur première année (Année d'éclosion), ceux qui ont été bagués durant leur deuxième année ou par la suite (Après l'année d'éclosion) et le total des oiseaux bagués (Tout âge), ce qui comprend les oiseaux dont on ne connaît pas l'âge au baguage. Chaque ligne du tableau sommaire est expliquée ci-dessous.

Nombre de baguages au Canada (1955-1995) :

Le nombre de baguages n'était pas pris en charge par un ordinateur avant 1955; cet article-ci et le prochain (nombre de reprises par 1 000 baguages) ne sont donc valables que pour la période de 1955 à 1995. Ces deux lignes sont en italique dans le tableau dans le but de souligner le fait qu'il s'agit d'un sous-ensemble réservé des nombres apparaissant dans le reste du tableau. Le terme HY se réfère aux oiseaux bagués l’année civile de leur éclosion, et AHY se réfère aux oiseaux plus vieux. À noter que le total inclut les oiseaux dont on ne connaît pas l'âge.

Nombre de reprises par 1000 baguages (1955-1995) :

((Nombre de reprises d'oiseaux bagués au Canada, 1955-1995) x 1000) (Nombre total d'oiseaux bagués au Canada, 1955-1995)

Le nombre de reprises comprend les oiseaux tués, trouvés morts ou capturés vivants, de même que les enregistrements d'observation (c.-à-d. les bagues lues à distance). Si le même oiseau a été repris plusieurs fois, il n'a été inventorié qu'une fois.

Le taux de reprise est influencé par des facteurs comme la taille et la visibilité d'une espèce, la densité de la population humaine, le fait que l'espèce soit chassée ou non, la répartition géographique des bagueurs d'oiseaux et le nombre d'individus de l'espèce dont s'occupent ces derniers. Le taux de reprise est aussi influencé par le nombre de rapports d'oiseaux repris dans le même quadrilatère de 10 minutes que celui où ils ont été bagués. Avant 1958, les reprises effectuées dans les 90 premiers jours sur le site du baguage étaient incorporées à la base de données (il s'agit d'un petit nombre), mais, en 1958, cette pratique a été interrompue. Les reprises effectuées sur le site de baguage plus de 90 jours après le baguage peuvent toujours être soumises au bureau de baguage. Cependant, certains bagueurs ne tiennent pas compte de telles reprises, et quand ils les envoient, elles ne sont pas toutes entrées dans la base de données (L. Métras, comm. pers.).

Nbre total de reprises (1921-1995) :

Nbre de reprises d'oiseaux bagués au Canada (1921-1995) + nbre de reprises au Canada d'oiseaux bagués ailleurs (1921-1995)

Tous les calculs dans ce tableau sont fondés sur cette série de reprises. Les autres reprises d'un même oiseau ont été exclues.

Nbre de reprises de bagues posées à l'étranger :

Nbre de reprises au Canada (1921-1995) d'oiseaux bagués à l'étranger

Période maximale entre le baguage et la reprise (en mois) :

Maximum concernant tout individu, arrondi au mois.

Cette information est fournie à titre indicatif de l'âge minimal d'un oiseau; c'est pourquoi elle n'est pas donnée lorsque la date de la reprise ou la date réelle de la mort est incertaine. Il faut également noter que ce chiffre ne fait aucunement référence à la longévité, sauf dans le cas du baguage de très jeunes oisillons, car on n'a jamais tenté d'évaluer l'âge exact des oiseaux simplement en le devinant au moment du baguage.

Nbre d'oiseaux bagués au Canada qui se sont déplacés de > 0 km :

Ce nombre donne une taille étalon pour effectuer le calcul ci-dessous.

Déplacement moyen des oiseaux bagués au Canada > 0 km :

(Somme des km parcourus pour toutes les reprises d'oiseaux bagués au Canada qui se sont déplacés à > 0 km)
/ (Nombre d'oiseaux bagués au Canada qui ont franchi > 0 km)

La distance entre les sites de baguage et de reprise de chaque enregistrement a été informatisée selon une distance orthodromique, c'est-à-dire la plus courte distance possible entre les deux coordonnées en tenant compte de la sphéricité terrestre (Cowardin, 1977; Renseignements supplémentaires sur le codage et les analyses des données). Bien que les cartes montrent des lignes droites reliant les points de baguage et de reprise, il est peu probable que les oiseaux, surtout les oiseaux de mer, qui survolent les terres et suivent par conséquent la forme des côtes, volent en ligne droite. Il est particulièrement important de garder cette réalité en tête lorsque l'on considère les oiseaux bagués dans la baie d'Hudson ou le golfe du Saint-Laurent et repris sur la côte Est des États-Unis. Ces oiseaux se sont certainement déplacés sur une distance beaucoup plus grande que la ligne droite ne le suggère. Ainsi, le déplacement moyen doit être traité comme une distance minimale absolue que les individus parcourent entre le baguage et la reprise. Dans les enregistrements auxquels nous avons attribué des coordonnées de reprise, la distance parcourue est approximative (voir l'explication à la section 4.2).

Déplacement maximal lié à toutes les reprises (km) :

Distance maximale de déplacement calculée pour tout individu.

Contrairement au calcul de la moyenne des déplacements des oiseaux bagués au Canada (plus haut), pour toute reprise, on indique la distance maximale dans la base de données, indépendamment du lieu de baguage.

% des récupérations (reprises d'oiseaux morts) :

((Nbre total de reprises d'oiseaux morts) x 100) / (Nbre total de reprises)

Les oiseaux ayant des codes de conditions actuelles « inconnus » ont été traités comme s'ils étaient morts aux fins de ce calcul et du suivant (% des récupérations directes), ainsi que les oiseaux bagués durant leur première année (année d'éclosion) et repris dans le même quadrilatère de 10 minutes dans les 3 mois suivant leur baguage.

Les oiseaux repris avant 1965 et les oiseaux bagués en dehors du programme de baguage de l'Amérique du Nord (surtout en Europe et au Groenland) n'avaient pas de vrai code de « conditions actuelles » pour indiquer si l'oiseau repris était mort ou vivant. Nous avons attribué des codes à ces enregistrements d'après les renseignements disponibles afin de pouvoir les intégrer aux calculs.

% des récupérations directes :

((Nbre total de récupérations directes) x 100) / (Nbre total de reprises)

Une récupération directe désigne la reprise d'un oiseau « tué ou trouvé mort avant, pendant ou immédiatement après la première période du déplacement migratoire qui suit le baguage et avant que la migration de retour probable n'ait eu lieu » (Gustafson et al., 1997). La page Renseignements supplémentaires sur le codage et les analyses des données montre comment cette désignation a été attribuée; voir aussi les notes plus haut concernant le « % des récupérations ».

Le pourcentage des récupérations directes est surtout utilisé pour mesurer la pression exercée par la chasse sur les espèces dont le taux de mortalité est en grande partie imputable aux chasseurs. Pour les espèces qui ne sont pas chassées, ce chiffre constitue un guide approximatif de la portée de la mortalité annuelle. Pour la plupart des espèces, ce chiffre sera beaucoup plus élevé dans le cas des oiseaux bagués durant leur première année (année d'éclosion) que pour ceux qui l'ont été plus tard au cours de leur vie, ce qui témoigne du haut taux de mortalité des juvéniles, situation type pour la plupart des oiseaux.

% des reprises durant les opérations de baguage :

((Nbre total de reprises lors d'opérations de baguage) x 100) / (Nbre total de reprises)

Le nombre d'oiseaux repris lors d'opérations de baguage était la somme des oiseaux qui avaient des codes de circonstance de 89 ou de 99.

4.6 Carte géographique des initiatives de baguage

La carte géographique des initiatives de baguage montre les nombres d'individus de chaque espèce qui ont été bagués au Canada de 1955 à 1995 à chaque endroit (groupés par quadrilatère de 10 minutes, certains quadrilatères étant combinés lorsqu'ils sont trop rapprochés pour figurer séparément sur la carte géographique). Cette carte aide le lecteur à interpréter la répartition des reprises, car elle montre où les initiatives de baguage ont été concentrées. Au bas de chaque carte géographique figure une liste d'au plus cinq titulaires de permis principaux canadiens, responsables de la plupart des initiatives de baguage d'espèces au Canada de 1955 à 1995 (en ordre décroissant). Un seul permis principal permet à une personne ou plus de baguer; la liste ne mentionne donc pas nécessairement les bagueurs individuels les plus productifs.