Atlas des oiseaux bagués ou repris au Canada
Introduction
Cette publication fait partie d'une série d'atlas qui présente,
pour la première fois, un tour d'horizon complet des résultats de
baguage concernant les oiseaux bagués ou repris au Canada pour toutes
les espèces d'oiseaux sauf la sauvagine. Volume 1 porte sur la plupart
des oiseaux terrestres (les passereaux et les espèces voisines).
Volume 2 porte sur les oiseaux marins (les albatros, les pétrels,
les fous, les cormorans, les pélicans, les labbes, les goélands et mouettes,
les sternes et guifettes, les pingouins). Volume 3 porte sur les oiseaux
de proie (les buses et éperviers, les hiboux et chouettes), les vautours
et urubus et divers oiseaux aquatiques (les plongeons, les grèbes,
les grues, les hérons et aigrettes et les râles). Volume 4 porte sur
les oiseaux de rivage (pluviers et bécasseaus).
Le baguage des oiseaux consiste à placer une
bague de métal dotée d'un numéro de série exclusif
autour de la patte d'un oiseau pour que celui-ci puisse
être identifié quand il sera repris. On appelle
« reprise » toute observation ultérieure d'un oiseau
bagué, vivant ou mort. (Le terme « récupération » ne
désigne que la reprise d'oiseaux morts.)
Au Canada, le baguage des oiseaux a été amorcé
par quelques personnes du secteur privé au début du
vingtième siècle. Après la mise en oeuvre, en 1916 et
1917, de la Convention concernant les oiseaux
migrateurs, entre la Grande-Bretagne (pour le Canada)
et les États-Unis, le secteur publique a assumé
l'administration du baguage des oiseaux. Le Bureau de
baguage des oiseaux du Canada, établi en 1923, faisait
partie à l'origine du Service des parcs du
gouvernement fédéral, mais est maintenant administré
à Ottawa par le Service canadien de la faune (SCF)
d'Environnement Canada. Le Bureau travaille en
étroite collaboration avec le Bird Banding Laboratory
de la Biological Resources Division du U.S.
Geological Survey, établi en 1920. Ces deux
organismes administrent conjointement le Programme
nord-américain de baguage des oiseaux pour les
oiseaux migrateurs. Le Mexique s'est joint au
Programme nord-américain de baguage des oiseaux en
2006 et élabore actuellement son propre système de
baguage.
Au Canada, comme dans la plupart des pays
ayant un solide programme de baguage des oiseaux,
l'initiative peut compter sur une forte participation de
bénévoles. Il est vrai que de nombreux biologistes
professionnels utilisent le baguage dans leurs
recherches et que les biologistes du gouvernement ont
effectué la grande partie du baguage des oiseaux considérés
comme gibier de l'Amérique du Nord, mais
l'intérêt qu'engendrent les migrations spectaculaires
des oiseaux a poussé une multitude d'amateurs non
rémunérés à passer la majeure partie de leurs loisirs à
baguer des oiseaux. La plupart des analyses publiées
des reprises d'oiseaux bagués concernent des espèces
faisant l'objet de nombreux enregistrements, surtout
les espèces qui représentent un intérêt économique.
Quant à d'autres espèces, une énorme quantité de
données sur leurs reprises, représentant bon nombre de
décennies de travail, n'a jamais été dépouillée. La
présente série d'atlas entend bien combler ce vide.