Station de recherche en haute altitude de Whistler

La station de recherche en haute altitude de Whistler se trouve au sommet du mont Whistler (par 50o03', 122o57'W, à 2 182 m au dessus du niveau de la mer), à Whistler en Colombie Britannique. Cette station de mesure de la qualité de l’air compte parmi les rares stations situées à de hautes altitudes en Amérique du Nord.

La station, établie en 2002, fonctionne à longueur d’année grâce à la collaboration de l’exploitant des monts Whistler-Blackcomb. Les résultats des recherches effectuées à ce jour paraissent dans des articles de revues et sont présentés dans le cadre de conférences.

Les observations effectuées à partir de stations situées en montagne sont

Photo d’un sommet de montagne enneigé, avec remonte pente et un petit édifice encerclé en rouge.
Vue aérienne du sommet du mont Whistler. Les instruments sont situés dans l’abri de l’opérateur du remonte pente (en rouge).

particulièrement utiles en ce que la pollution locale influe très peu sur les mesures. Cela facilite l’observation de l’air entraîné par le transport intercontinental ainsi que des changements atmosphériques au delà de la couche limite planétaire. Les sommets de montagnes, comme c’est le cas à Whistler, se prêtent à l’étude des interactions entre les aérosols et les nuages. Dominant une vallée boisée, Whistler constitue également un environnement unique pour l’étude des émissions émanant des forêts ou produites par des feux de forêt.

Des particules de poussière de sol et la pollution en provenance d’Asie, d’Europe et d’ailleurs (même du Sahara) sont transportées au dessus du Pacifique et exercent des effets sur les dépôts, la visibilité et la qualité de l’air en Amérique du Nord. L’échantillonnage continu au sommet du mont Whistler nous renseigne sur la chimie de cet air qui parvient jusqu’au littoral ouest du Canada. La caractérisation des particules et des polluants gazeux tout au fil de l’année ainsi que leur variabilité d’une année à l’autre servent à relever les changements atmosphériques à long terme et à améliorer les modèles numériques climatiques et de qualité de l’air.

Photo d’un petit édifice enneigé, avec une prise d’air encerclée en rouge.
L’abri de l’opérateur du remonte pente au sommet du mont Whistler loge les instruments de mesure atmosphérique. L’entrée de l’air acheminé jusqu’aux instruments est marquée en rouge.

La station au sommet du mont Whistler a servi, avec d’autres, à la tenue de plusieurs études intensives réalisées de concert avec des partenaires universitaires et gouvernementaux, canadiens et de l’étranger, notamment à l’expérience de 2006 sur le transport intercontinental de substances chimiques (INTEX-B), sous la direction de la NASA, qui avait pour objectif l’étude du transport trans Pacifique, et aussi à l’étude de 2010 sur les aérosols et les nuages à Whistler EANW, 2010) axée sur l’examen de la chimie et de la physique des nuages et des aérosols dans cette région, notamment des aérosols attribuables aux émissions provenant des forêts.

Sur une base régulière, les mesures des aérosols effectuées à la station de Whistler servent au Programme canadien de mesure des aérosols (PCMAR)d’Environnement Canada, et sont employées aussi par le réseau en surface de surveillance des aérosols de la division de la surveillance mondiale de la NOAA.