Évaluation du programme du Défi d’une tonne
- INTRODUCTION
- APERÇU DU PROGRAMME
- CONCEPTION DE L’ÉVALUATION
- QUESTIONS D’ÉVALUATION ET CONSTATATIONS CONNEXES
- CONCLUSION
- LEÇONS APPRISES
- RÉPONSE DE LA GESTION
- Annexe 1a – Modèle logique du DUT – Sensibilisation du public
- Annexe 1b – Modèle logique du DUT – Cadre de mesure du rendement pour le DUT
- Annexe 1c – Modèle logique du DUT – Plan d’activités et cadre de gestion du DUT
- Annexe 2 – Enjeux et questions d’évaluation
- Annexe 3 – Documents examinés
- Annexe 4 – Liste des personnes interviewées
- Annexe 5 – Questions et thèmes d’entrevue pour les représentants du gouvernement fédéral
- Annexe 6 - Questions d’entrevue pour les partenaires/intervenants du DUT
- Annexe 7 – Questions du sondage de suivi sur le DUT
- Annexe 8 – Établissement des correspondances pertinentes avec le programme du DUT
Tel que mentionné dans l’introduction de ce rapport, le 13 avril 2006, le ministre de RNCan, dans un communiqué d’intérêt public intitulé « Mise en place d’un programme spécifiquement canadien », confirmait la décision du gouvernement du Canada d’adopter une démarche différente relativement au programme du DUT. Conséquemment, aucune recommendation n’est proposée concernant le programme outre celle de retenir les leçons apprises tirées des éléments probants de l’évaluation susceptibles de convenir à la conception de tout programme futur pertinent.
Leçons apprises – Pour réaliser des réductions des émissions de GES, les programmes nationaux de sensibilisation du public (SP) comme le DUT devraient être complétés par des outils additionnels (p. ex. instruments économiques, règlements) pour aider les Canadiens à réduire les émissions de GES qu’ils produisent. En outre, compte tenu de l’existence d’autres programmes et initiatives connexes, notamment à l’échelon provincial et territorial, il faudra énoncer des messages plus cohérents et intégrés. À cette fin, les messages nationaux d’éducation publique concernant les changements climatiques devraient tenir davantage compte d’autres importants facteurs de motivation (p. ex. économies d’énergie et d’argent, environnement en général) qui sous-tendent de nombreuses entreprises connexes.
Les données recueillies au cours de cette évaluation révèlent qu’il est possible d’inciter les Canadiens à réduire encore davantage leurs émissions de GES, par d’autres moyens. En fait, les défis uniques à relever pour faire passer les Canadiens de la sensibilisation à des interventions de réduction des émissions de GES, les inconvénients et les difficultés qu’on juge associés à ces mesures de réduction (p. ex. le coût de réaliser des interventions), les leçons tirées d’initiatives analogues de changement du comportement (c.-à-d. la Stratégie nationale pour la réduction du tabagisme) et les recommandations courantes de l’OCDE sur l’utilisation plus généralisée d’instruments économiques, de concert avec d’autres instruments (c.-à-d. des accords volontaires, l’éducation du public, des règlements) sont autant de raisons invoquées pour justifier la nature complémentaire des mesures supplémentaires visant à régler le problème environnemental en cause.
En fait, un certain nombre d’outils peuvent s’avérer intéressants (p. ex. allégements fiscaux, prêts à faible taux d’intérêt). Toutefois, en examinant leur efficacité potentielle, il faudrait y regarder de plus près pour ce qui est de la façon dont ils pourraient encourager les citoyens du Canada à réduire leurs émissions de GES (p. ex. créer des avantages financiers). À cet égard, il y a lieu de s’attarder à la façon dont des outils supplémentaires pourraient aider à mieux rejoindre le public cible du programme de SP (c.-à-d. les Canadiens qui ne sont pas déjà engagés dans la réduction des émissions individuelles de GES). De plus, la question de savoir comment les outils pourraient stimuler, par exemple, la demande de nouveaux produits de réduction des émissions de GES et donc contribuer à la transformation de l’économie canadienne mérite aussi d’être approfondie. Enfin, un choix avisé d’outils devrait tenir compte du fait que les provinces et les territoires ont eux aussi élaboré certains outils bien à eux. On devrait donc examiner de plus près ces autres options pour assurer des synergies entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.
L’évaluation a constaté que l’intégration et la cohérence des messages d’éducation publique entre le programme du DUT et d’autres programmes fédéraux tels que l’OEE et les propres partenaires du DUT étaient en fait facilitées par la grande place accordée aux changements climatiques. Les possibilités d’une meilleure intégration et/ou cohérence des messages entre le DUT et d’autres programmes et initiatives clés, particulièrement à l’échelon provincial et territorial, étaient compromises par un certain nombre d’éléments auxquels il faudrait porter attention. Plus particulièrement, selon l’examen par l’évaluation de deux initiatives provinciales, l’intégration des messages nationaux devrait reconnaître l’intérêt qu’il y a à privilégier un certain nombre de buts différents (p. ex. les avantages environnementaux en général, les économies d’énergie et d’argent) qui ont rapport à la façon dont divers gouvernements ont abordé le dossier des changements climatiques ainsi que d’autres questions relatives à l’énergie. Le fait que les Canadiens sont aussi ciblés, à titre individuel, par un certain nombre d’initiatives est une autre raison d’améliorer la coordination.
Un programme de sensibilisation du public comme le DUT devrait inciter activement les Canadiens à avoir recours à des initiatives et des outils qui visent plus directement à changer le comportement. Par conséquent, bien que les stratégies de mesure du rendement devraient continuer de mettre l’accent sur le suivi des progrès concernant les résultats en matière d’éducation du public, on devrait aussi s’efforcer de déterminer comment un tel programme pourrait accroître le recours à des initiatives et des outils qui incitent plus directement les Canadiens à réduire leurs émissions de GES, ce qui est particulièrement important compte tenu de la constatation faite par l’évaluation voulant que de nombreux problèmes sur le plan de la mesure empêchent un programme comme le DUT de rendre compte des réductions des émissions.
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