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Vérification de l’Institut national de recherché sur les eaux

Juin 2001

Direction de la vérification et de l’évaluation

Étapes d’approbation du rapport

 

Phase de planification terminée

26 janvier 2001

 

Phase de mise en oeuvre terminée

31 mars 2001

 

Rapport terminé

6 juin 2001

 

Approbation du Comité ministériel de vérification et d’évaluation (CMVE)

27 septembre 2001

 

Acronymes utilisés dans le rapport

 

AMG

Autres ministères du gouvernement

 

BVG

Bureau du vérificateur général

 

CCSP

Comité de consultation syndicale-patronale

 

CNRH

Centre national de recherche en hydrologie

 

EC

Environnement Canada

 

ETP

Équivalent temps plein

 

INRE

Institut national de recherche sur les eaux

 

R-D

Recherche et développement

 

RH

Ressources humaines

 

SCE

Service de la conservation de l’environnement

 

S-T

Sciences et technologie

 

Remerciements

L’équipe de la Direction de la vérification et de l’évaluation était composée de Wendy MacIntosh-Clark, Erin Campbell, Matthew Williams et était animée par Jean Leclerc, sous la direction d’Elizabeth Murphy-Walsh. Cette équipe tient à remercier toutes les personnes qui ont contribué à ce projet et en particulier:

  • le personnel de l’Institut national de recherche sur les eaux interrogé dans le cadre de cette vérification dont l’apport et les commentaires ont été déterminants dans la formulation des recommandations;
  • les autres gestionnaires et membres du personnel d’Environnement Canada qui ont fourni des renseignements sur le rôle et l’excellence des travaux de recherche de l’Institut national de recherche sur les eaux;
  • Mary Jurkovic, du Bureau du directeur exécutif, pour l’appui logistique qu’elle a founi;
  • les représentants d’autres ministères du gouvernement, d’autres paliers de gouvernement et d’autres intervenants pour leurs apports et leurs points de vue.

Résumé

Ce rapport présente les résultats d’une vérification faite à la demande du Directeur exécutif de l’Institut national de recherche sur les eaux (INRE). Celui-ci a souhaité que la gestion de l’Institut fasse l’objet d’une évaluation indépendante en fonction des dix caractéristiques des organismes de recherche bien gérés élaborées par le Bureau du vérificateur général (BVG)[1]. Le BVG a également manifesté son intérêt pour les résultats de cette vérification, car c’est le premier cas concret d’utilisation de l’ensemble des caractéristiques élaborées par le Bureau et il devrait permettre de juger de leur validité. Nous avons transmis nos commentaires au BVG dans un document distinct. Les diverses caractéristiques sont présentées dans le corps du rapport, avec les résultats de la vérification, et sont classées selon les grandes catégories que sont Axé sur les personnes, Leadership, Gestion de la recherche et Rendement de l’organisme.

Les résultats de la vérification sont très favorables, et le Ministère pourra en tirer de nombreuses leçons en termes de bonnes pratiques, d’outils et de processus de gestion, mais aussi en ce qui concerne l’attention portée à la gestion des personnes et à la volonté de favoriser un milieu de travail ouvert et harmonieux.

On peut résumer les principaux résultats ainsi: l’Institut consulte ses utilisateurs et ses clients pour connaître leurs priorités de recherche; les documents de planification structurent le travail à réaliser et font le lien avec les priorités et les résultats du Ministère; les utilisateurs sont très satisfaits des produits scientifiques qu’ils reçoivent; la qualité des travaux scientifiques de l’Institut est tenue en très haute estime; et, en règle générale, le personnel est fier de faire partie de l’Institut. En résumé, la plupart des exigences des dixcaractéristiques sont respectées.

Les principaux défis auxquels l’INRE est confronté sont, entre autres, le vieillissement de sa main-d’œuvre et les restrictions en matière de ressources qui ont freiné la capacité de l’Institut à attirer du personnel, à acquérir de l’équipement et à mettre à niveau ses installations en temps plus opportun. Ce sont là des problèmes qui se manifestent de façon permanente et auxquels la haute direction de l’INRE s’attaque au jour le jour. À notre avis, les efforts de la Direction pour documenter les besoins, attribuer des priorités aux recherches et recueillir des fonds à l’extérieur devraient être reconnus comme d’excellentes stratégies pour faire face à ces difficultés. Nous avons également noté que l’INRE s’efforce d’obtenir de nouveaux fonds à la suite du dernier discours du Trône, dans lequel le gouvernement a insisté sur sa volonté d’assumer ses responsabilités en matière de gestion de l'eau, d’amélioration de la recherche scientifique et de consolidation importante du rôle de l’INRE.

Un autre problème qui aura des répercussions à plus long terme découle de la fusion, en 1998, du Centre national de recherche hydrologique (CNRH) avec l’INRE. En interrogeant du personnel de Saskatoon, nous avons relevé chez lui un sentiment de perte d’identité et d’autonomie et constaté que l’attachement professionnel à l’ancien CNRH est toujours présent. Le directeur exécutif est sensible à cette question et continue à prendre des mesures pour la résoudre.

Quant aux domaines dans lesquels nous recommandons des modifications ou des raffinements à apporter aux pratiques actuelles, certaines améliorations relativement mineures pourraient permettre d’accroître la reconnaissance et le sentiment d’appartenance du personnel de soutien technique, les chefs de projet pourraient bénéficier de davantage de conseils et de soutien pour assumer leurs responsabilités en matière de gestion, en particulier en ce qui concerne la prise de décision sur la répartition du personnel de soutien technique, et les mesures de rendement pourraient être consolidées en faisant appel à des outils comme les enquêtes auprès de clients et d’autres mesures pour évaluer la pertinence et les effets à plus long terme, et pour prouver l’intérêt du portefeuille de recherche de l’Institut.

Voici nos recommandations, et le plan d’action de la direction de l’INRE pour les mettre en œuvre. Elles devraient contribuer à l’amélioration d’un organisme qui est déjà solidement structuré et bien géré.

Recommandations

Recommandation no1

Il faudrait envisager de prendre des mesures additionnelles pour s’assurer que le personnel de soutien technique a le sentiment de faire partie intégrante de l’équipe de l’INRE et que son apport est apprécié.

Réponse de la direction

La direction de l’INRE juge aussi qu’il est important que le personnel de soutien soit reconnu pour son apport au programme de recherche de l’INRE. Nous nous engageons à élaborer des formes de reconnaissance conçues précisément à l’intention de ce secteur de l’Institut.

Recommandation no2

L’équipe de direction de l’INRE devrait prendre des mesures pour évaluer les divers aspects de la répartition du personnel de soutien technique, en particulier en ce qui concerne la perception qu’elle est parfois inéquitable et inadaptée. Au nombre de ces mesures, il faudrait assurer un soutien et des conseils aux chefs de projet pour leur permettre d’assumer leurs responsabilités en matière de prise de décision, de s’assurer que les critères utilisés pour la répartition du personnel de soutien technique sont transparents pour le personnel, et en fournissant d’autres formes de soutien nécessaires pour s’assurer que les responsabilités en matière de gestion au niveau des projets sont assumées comme il convient.

Réponse de la direction :

La direction de l’INRE convient également que la répartition du personnel de soutien technique auprès des scientifiques œuvrant dans le domaine de la recherche et aux diverses études est une question importante dans le milieu de la recherche, et qu’il est important que le personnel scientifique ait confiance dans l’équité de cette répartition. Nous croyons toutefois que, malgré les réserves concernant la responsabilisation de cette répartition, au premier niveau de la gestion de la recherche de l’INRE, il est important que les chefs de projet participent étroitement à ces décisions. C’est pourquoi nous nous engageons à revoir le processus actuel de répartition afin d’améliorer sa transparence et l’équité de la répartition et de s’assurer que les chefs de projet reçoivent le soutien dont ils ont besoin en gestion.

Recommandation no3

Il faudrait élaborer une approche plus large et mieux enracinée pour évaluer la valeur ajoutée et les répercussions de la recherche à l’INRE, et pour mettre en œuvre cette approche. Cela pourrait commencer par le recueil relativement simple de réaction des utilisateurs et des clients, et par un mécanisme de rapport annuel en temps plus opportun.

Réponse de la direction :

La direction de l’INRE convient également que, malgré les difficultés éprouvées dans les études de cas sur les répercussions de la recherche, en particulier en ce qui concerne l’atteinte d’un consensus sur l’attribution des résultats de projets de recherche et de collaboration entre plusieurs institutions, il faudrait accorder une plus grande attention à l’évaluation et au rapport sur les effets de la recherche de l’INRE. La direction de l’INRE s’engage à améliorer l’évaluation et à faire rapport de façon régulière sur les répercussions du programme de recherche de l’INRE.



[1]Rapport du BVG au Parlement de novembre 1999, chapitre 22.

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