Bulletin des tendances et des variations climatiques - Hiver 2012-2013

Ce bulletin résume les données climatiques récentes et les présente dans un contexte historique. Il examine d’abord la température à l’échelle nationale, puis donne des informations intéressantes sur les températures régionales. Il examine les précipitations de la même façon.

Température nationale

Selon les données préliminaires, la température moyenne à l'échelle nationale pour l'hiver 2012-2013 était de 1,6 °C au-dessus de la moyenne de 1961-1990 (moyenne de 30 ans), ce qui la classe au 18e rang des températures les plus chaudes enregistrées depuis 1948, année à laquelle remontent les relevés nationaux. L'hiver 2009-2010, où la température moyenne à l'échelle nationale était de 4,1 °C au-dessus de la moyenne de 30 ans, a connu la température la plus chaude jamais enregistrée. Pour l'hiver 1971-1972, la température est la plus froide jamais enregistrée, la température moyenne nationale étant de 3,5 °C sous la moyenne de 30 ans. Comme la carte des anomalies de températures ci-dessous l'indique, les températures dans la majeure partie du pays étaient égales ou supérieures à la moyenne de 30 ans cet hiver. Dans le nord du Québec et du Labrador, les températures hivernales se situaient à plus de 4 °C au-dessus de la moyenne de 30 ans. Seule une petite portion du nord du Yukon et de l'ouest des Territoires du Nord-Ouest a connu des températures plus froides que la moyenne de 30 ans au cours de l'hiver 2012-2013.

Anomalies de la température par rapport à la moyenne de 1961 à 1991 - Hiver 2012-2013

Anomalies de la température par rapport à la moyenne de 30 ans

Descriptions longues des anomalies de la température

Les températures dans la majeure partie du pays étaient égales ou supérieures à la moyenne de 30 ans cet hiver. Dans le nord du Québec et du Labrador, les températures hivernales se situaient à plus de 4 °C au-dessus de la moyenne de 30 ans. Seule une petite portion du nord du Yukon et de l'ouest des Territoires du Nord-Ouest a connu des températures plus froides que la moyenne de 30 ans au cours de l'hiver 2012-2013.

Le graphique de la série chronologique ci-dessous montre que les températures hivernales moyennes sont restées égales ou supérieures à la moyenne de 30 ans depuis 1996-1997. La ligne de tendance à tirets rouges indique que les températures hivernales ont augmenté de 3,2 °C au cours des 66 dernières années.

Anomalie de la température nationale de l'hiver et tendance à long terme, 1948 - 2013

Anomalie de la température nationale de l'hiver, 1948 - 2013

Descriptions longues des anomalies de la température de l'hiver

Les températures hivernales moyennes sont restées égales ou supérieures à la moyenne de 30 ans depuis 1996-1997. La ligne de tendance indique que les températures hivernales ont augmenté de 3,2 °C au cours des 66 dernières années.

Température régionale

La température moyenne dans la région des Grands Lacs/Saint-Laurent pour l'hiver 2012-2013 est la seule à s'être classée parmi les dix plus élevées jamais enregistrées (8e rang, 2,5 °C au-dessus de la moyenne de 30 ans). D'ailleurs, la région ayant enregistré la température moyenne la moins élevée, soit le district du Mackenzie, a tout de même connu une année plus chaude que la moyenne de 30 ans (35e rang, 0,7 °C au-dessus de la moyenne de 30 ans). Les plus fortes augmentations de la température hivernale se sont manifestées dans la région des montagnes du nord de la Colombie-Britannique et du Yukon avec une augmentation de 5,4 °C au cours de la période de relevé (1948 à 2013). C'est la région du Canada atlantique qui affiche la tendance la plus faible en matière de températures (0,7 °C au cours de la même période). Un tableau listant les classements de température à l’échelle régionale et nationale depuis 1948 et un tableau qui résume les tendances et les extrêmes sont disponibles sur demande.

Carte qui montre des onze régions climatiques

Description longue de température régionale

Carte des régions climatiques du Canada : Atlantique, Grands Lacs/Saint-Laurent, Forêt nord-est, Forêt nord-ouest, Prairies, Montagnes du sud de la C.-B., Pacifique, Montagnes du nord de la C.-B./Yukon, District du Mackenzie, Toundra arctique, Montagnes et fjords arctique.

Précipitations nationales

Dans l'ensemble, le Canada a connu en 2012-2013 son troisième hiver le plus sec (17 % plus sec que la moyenne de 30 ans pour la période de 1961 à 1990). Au cours de la période de relevé, l'hiver 1996-1997 a été le plus humide (18 % au-dessus de la moyenne de 30 ans) et l'hiver 1956-1957 a été le plus sec (20 % sous la moyenne de 30 ans). La carte des anomalies des pourcentages de précipitations pour l'hiver 2012-2013 (ci-dessous) montre que la plus grande partie de l'ouest du pays a été très sèche, à l'exception du centre de l'Alberta qui a été la seule région à avoir connu des précipitations exceptionnellement abondantes cet hiver. Dans l'est du Canada, on a noté dans la plupart des cas des précipitations près des niveaux normaux.

Anomalies des précipitations par rapport à la moyenne de 30 ans - Hiver 2012-2013

Anomalie de la température nationale de l'hiver et tendance à long terme, 1948 - 2013

Descriptions longues des anomalies des précipitations

La plus grande partie de l'ouest du pays a été très sèche, à l'exception du centre de l'Alberta qui a été la seule région à avoir connu des précipitations exceptionnellement abondantes cet hiver. Dans l'est du Canada, on a noté dans la plupart des cas des précipitations près des niveaux normaux.

Notons que les précipitations du nord du Canada calculées à partir de la moyenne de 30 ans sont en général inférieures à celles du sud du Canada. De ce fait, un écart en pourcentage dans le nord représente un écart nettement moindre dans les précipitations effectives que le même pourcentage dans le sud. Le classement national des précipitations est donc faussé par les écarts du Nord et ne représente pas le classement en volume d'eau tombé au pays.

Le graphique des anomalies des précipitations en pourcentage ci-dessous montre les variations des précipitations de l'hiver.

Anomalies des précipitations nationales de l'hiver et moyenne mobile pondérée, 1948 - 2013

Anomalies des précipitations nationales de l'hiver, 1948 - 2013

Descriptions longues d'anomalies des précipitations d'hiver

Les hivers ont tendance à être plus humides que la normale depuis 1970.

Précipitations régionales

Le district du Mackenzie a connu son hiver le plus sec enregistré, soit 37 % plus sec que la moyenne de 30 ans. L'hiver 2012-2013 s'est classé parmi les dix hivers les plus secs dans trois régions : la région des montagnes du nord de la Colombie-Britannique et du Yukon (2e hiver le plus sec, 40 % sous la moyenne de 30 ans), la région des montagnes du sud de la Colombie-Britannique (4e hiver le plus sec, 33 % sous la moyenne de 30 ans) et la région de la côte du Pacifique (5e hiver le plus sec, 28 % sous la moyenne de 30 ans). Aucune région n'était suffisamment humide pour se classer parmi les dix hivers les plus humides et seulement une région a connu un hiver plus humide que la moyenne de 30 ans. La région des Grands Lacs/Saint-Laurent a connu un hiver 11 % plus humide que la moyenne de 30 ans, ce qui fait de cet hiver le 16e hiver le plus humide. Un tableau listant les classements des précipitations à l’échelle régionale et nationale depuis 1948 et un tableau qui résume les extrêmes sont disponibles sur demande.