Bulletin des tendances et des variations climatiques -  Printemps 2012

Ce bulletin résume les données climatiques récentes et les présente dans un contexte historique. Il examine d’abord la température à l’échelle nationale, puis donne des informations intéressantes sur les températures régionales. Il examine les précipitations de la même façon.

Température nationale

Selon des données préliminaires, la température moyenne enregistrée durant le printemps 2012 à l'échelle nationale était de 1,6 °C supérieure à la normale (moyenne de 1961 à 1990), ce qui en fait le 9e printemps le plus chaud depuis le début des relevés nationaux en 1948. Le printemps le plus chaud a été constaté en 2010, avec une température de 4,1 °C supérieure à la normale. Avec une température de 2 °C inférieure à la normale, le printemps de 1974 fut le plus froid. Comme l'indique la carte des anomalies de température ci-dessous, pratiquement tout le pays a présenté des températures supérieures à la normale ce printemps, et on a même observé une température de 3 °C supérieure à la normale dans le sud du Manitoba, dans la majeure partie de l'Ontario et dans le sud du Québec. Des petites zones côtières de la Colombie-Britannique, le nord du Yukon et l'ouest des Territoires du Nord-Ouest ont connu des températures plus près de la normale ce printemps.

Anomalies de la température par rapport à la normale - Printemps (mars, avril, mai) 2012

printemps temperatre carte

Le graphique en séries chronologiques ci-dessous illustre que les températures printanières ont énormément fluctué. La ligne de tendance linéaire à tirets rouges indique que les températures printanières ont augmenté de 1,8 °C au cours des 65 dernières années.

Anomalie de la température nationale du printemps et tendance à long terme, 1948 - 2012

printemps temperature graphique

Température régionale

Cette année, quatre régions climatiques ont enregistré des classements correspondant à leurs dix printemps les plus chauds. Ces régions sont les suivantes : Grands Lacs/Saint-Laurent (2e printemps le plus chaud, 3,5 °C supérieurs à la normale); Canada atlantique (4e printemps le plus chaud, 2,1 °C supérieurs à la normale); Prairies (5e printemps le plus chaud, 2,3 °C supérieurs à la normale); et la forêt du Nord-Est (6e printemps le plus chaud, 2,5 °C supérieurs à la normale). Toutes les anomalies et tous les classements de température à l'échelle régionale et nationale sont présentés dans le tableau des températures classées à l'échelle régionale(MS Excel, version 41 Ko). Le tableau des tendances, des extrêmes et des classements annuels montre que les 11 régions climatiques affichent des tendances printanières positives, le district du Mackenzie montrant la plus grande tendance avec 2,6 °C au cours des 65 années de données disponibles. La région des montagnes de l'Arctique et des fjords a connu la plus faible tendance positive enregistrée au cours de la même période, soit 0,9 °C.

Régions climatiques du Canada

Précipitations nationales

Le Canada a connu un printemps légèrement plus pluvieux que la normale en 2012 avec des précipitations de 0,9 % au-dessus de la normale (moyenne de 1961 à 1990). Le printemps 2012 a été classé comme le 24e printemps le plus pluvieux enregistré au cours des 65 dernières années. Le printemps le plus pluvieux date de 1979, avec des précipitations de 20 % au-dessus de la normale, et le printemps le plus sec date de 1956, avec des précipitations de 27 % au-dessous de la normale. La carte des anomalies de précipitations en pourcentage ci-dessous indique qu'une très grande partie du Canada a connu des conditions plus pluvieuses que la normale, comme les provinces des Prairies, le sud du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, et démontre que le nord de l'Ontario a enregistré des conditions au moins 40 % plus pluvieuses que la normale. Dans le Nunavut, le sud de l'Ontario et la région Canada atlantique, on a enregistré des conditions plus sèches que la normale.

Anomalies des précipitations par rapport à la normale - Printemps (mars, avril, mai) 2012

printemps precipitation carte

Il faut noter que le taux de précipitation « normal » dans le nord du Canada est habituellement bien inférieur à celui observé dans le sud du Canada et que, par conséquent, une anomalie des précipitations en pourcentage dans le nord représente un changement moindre par rapport à la quantité réelle de précipitations que pour le même pourcentage dans le sud. Les classements des précipitations à l'échelle nationale sont donc fortement influencés par les anomalies observées dans le nord et ne représentent pas les classements s'appliquant au volume d'eau qui tombent dans le pays.

Le graphique des anomalies de précipitations en pourcentage ci-dessous montre que les printemps ont tendance à être plus pluvieux que la normale depuis le milieu des années 1970.

Anomalies des précipitations nationales du printemps et moyenne mobile pondérée, 1948 - 2012

printemps precipitation graphique

Précipitations régionales

La région climatique du Canada atlantique a connu son printemps le plus sec enregistré, avec des précipitations de 28 % inférieures à la normale, battant ainsi le record de 1959 avec des précipitations de 25 % inférieures à la normale. Une autre région a connu un printemps se situant parmi les dix printemps les plus secs : la région Grands Lacs/Saint-Laurent a connu son 6e printemps le plus sec, avec des précipitations de 26 % au-dessous de la normale. Trois régions climatiques ont connu l'un de leurs dix printemps les plus pluvieux cette année : les Prairies (3e printemps le plus pluvieux, 52 % au-dessus de la normale); la forêt du Nord-Ouest (7e printemps le plus pluvieux, 19 % au-dessus de la normale); et le nord de la Colombie-Britannique et le Yukon (7e printemps le plus pluvieux, 18 % au-dessus de la normale). Les valeurs nationales et régionales ainsi que leurs classements pour le printemps 2012 par rapport aux 65 dernières années figurent dans le tableau des précipitations classées à l'échelle régionale (MS Excel, version 44 Ko). Les classements des précipitations de chaque région pour ce printemps, ainsi que des années les plus pluvieuses et les plus sèches, sont résumés dans le tableau de classement des extrêmes et de l'année en cours.

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