Pour en savoir plus sur la science de la qualité de l’eau à Environnement Canada
Série de bouées et d’instruments sur le navire de recherche Limnos servant à mesurer les données météorologiques telles que le vent, l’ensoleillement, les courants d’eau et sa température ainsi que la qualité de l’eau. Photo : Dave Gilroy © Environnement Canada, 2008. -Cliquez pour agrandir
Partout au Canada -- que ce soit dans l’Arctique, les Grands Lacs, les étangs des prairies et les terres humides, les grandes villes, les côtes, les forêts, les terres agricoles, les rivières ou autres -- les scientifiques et les agents d’application de la loi d’Environnement Canada recueillent des échantillons pour mieux comprendre ce qui se passe avec notre eau et les formes de vie qui en dépendent.
Le réseau de laboratoires d’Environnement Canada est essentiel pour appuyer la recherche sur la qualité de l’eau, la surveillance et l’application des lois pour maintenir les ressources en eau du Canada et les écosystèmes d’eau douce.
La réussite de ces études scientifiques repose sur une équipe d’experts compétents qui voit à ce que le bon équipement soit disponible pour accomplir des recherches sur le terrain et des analyses en laboratoire.
Leadership en innovation
Les laboratoires d’Environnement Canada sont à la fine pointe en matière d’analyses et élaborent fréquemment des méthodes de calibre mondial pour la détection des substances chimiques préoccupantes. On utilise, par exemple, de nouvelles méthodes pour détecter certains herbicides, des polluants organiques persistants (POP), des produits pharmaceutiques et des produits de dégradation des pesticides qui peuvent s’introduire dans nos cours d’eau et menacer l’environnement.
Déploiement d’une bouée APEX dans le lac du Grand ours au Nunavut. Photo : Ross Neureuther © Environnement Canada, 2008. -Cliquez pour agrandir
Les laboratoires fournissent aussi des analyses chimiques et toxicologiques des échantillons recueillis afin de faire enquête sur les activités environnementales illégales. Plusieurs scientifiques dans les laboratoires sont considérés comme des « témoinsexperts » dans leur domaine respectif et sont souvent appelés à fournir des témoignages dans des enquêtes environnementales provinciales et fédérales.
Sans ces laboratoires spécialisés de haute technologie et les scientifiques ainsi que les techniciens compétents qui y travaillent, la recherche environnementale, la surveillance et l’application de la loi et des règlements environnementaux prendraient fin.
Soutien sur le terrain
Avant même qu’un échantillon n’arrive dans les laboratoires, deux groupes font en sorte que la recherche sur le terrain soit effectuée dans les meilleures conditions possibles.
Les Services d’ingénierie s’assurent que la technologie actuelle est utilisée afin d’appuyer la recherche et la surveillance. Ce groupe a notamment conçu, mis à l’essai et déployé une bouée de haute technologie dans le lac éloigné du Grand ours dans les Territoires du NordOuest qui transmet des mesures par satellite au bureau permettant ainsi aux scientifiques d’utiliser les données en temps réel.
Les Services d’opérations techniques s’occupent de la planification, de la gestion, du soutien logistique et de l’exploitation des laboratoires sur le terrain et des sites d’échantillonnage. Ils fournissent des services de plongée scientifique et des véhicules de service sousmarins opérés à distance et supervisent le parc de véhicules utilisés par les scientifiques de l’eau. Ce groupe offre aussi des conseils techniques éclairés sur les méthodes de collecte d’échantillons et sur les procédures sécuritaires de travail pour les opérations sur le terrain.
Aperçu des laboratoires
Personnel du Laboratoire de l’Atlantique des tests environnementaux s’apprêtant à effectuer un test de toxicité. Photo : Wayne Fairchild © ministère des Pêches et Océans Canada, 2008. - Cliquez pour agrandir
Voici certaines des activités entreprises dans chacun des laboratoires régionaux de l’eau d’Environnement Canada :
Le Laboratoire de l’Atlantique des tests environnementaux situé à l’Université de Moncton au NouveauBrunswick ne se compare peut-être pas à celui de la série CSI, mais on y effectue couramment des tests d’ADN. Une des principales spécialisations de ce laboratoire est l’appariement d’échantillons de pétrole, une forme d’empreinte digitale qui lie le pétrole prélevé sur les oiseaux à une source précise. Cette information sert à appuyer le programme de protection des oiseaux mazoutés en mer (OMEM).
Au Laboratoire des tests environnementaux du Québec situé à Montréal, la propreté extrême est le mot d’ordre. Le laboratoire accueille le Laboratoire et centre d’excellence d’analyse du mercure en ultratraces, un laboratoire de haute technologie ultra propre qui crée des conditions idéales pour détecter d’infimes niveaux de mercure dans les échantillons. La propreté des lieux est nécessaire parce que le mercure qui est présent partout dans l’environnement naturel pourrait contaminer les échantillons.
Le Laboratoire national des tests environnementaux de Burlington en Ontario part du principe que les plus petites traces de contaminants peuvent être dommageables. C’est pour cette raison que ses laboratoires permettent d’analyser des substances organiques, des métaux, des pesticides et des ignifugeants dans des conditions propices à détecter des volumes de plus en plus faibles de nombreux contaminants qui se trouvent dans l’environnement.
Le Laboratoire des Prairies et du Nord situé à Edmonton en Alberta appuie l’application des lois de protection de l’environnement grâce à l’analyse des sédiments, des sols et des boues, entre autres. Le laboratoire est le centre national d’excellence pour un certain nombre d’analyses, y compris des analyses microbiennes (des levures et des moisissures) et leur identification en vertu du règlement sur l’avis concernant de nouvelles substances relevant de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999).
À Vancouver-Nord, en ColombieBritannique, le Laboratoire du Pacifique et du Yukon, le seul du genre au pays à étudier la toxigénomique du saumon (l'étude de la réaction du bagage génétique d'un organisme à des substances toxiques), tire profit de son emplacement près de l’océan pour effectuer ces études. Il s’agit aussi du premier laboratoire à faire rapport sur les effets de certaines substances toxiques sur les têtards et il collabore actuellement à l’étude des effets de faibles quantités de produits pharmaceutiques sur ces minuscules créatures. Le laboratoire, un chef de file dans son domaine, a une expertise très développée dans le contrôle des sources bactériennes et utilise une méthode fondée sur l’ADN pour cerner les sources de contamination fécale de l’eau, des sédiments, des poissons et des mollusques.
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Faits éclairs :
- Les méthodes analytiques élaborées au Laboratoire national des tests environnementaux ont été choisies comme normes à l’occasion de l’Année polaire internationale. Elles sont utilisées exclusivement afin de déterminer quels POP dans l’air sont présents à plusieurs emplacements internationaux allant du nord de la Chine à l’Arctique canadien.
- Le laboratoire national prépare des matériaux de référence certifiés (MRC) qui sont envoyés à plus de 40 pays. Les MRC sont des échantillons d’eau ou de sédiments et ils sont utilisés, notamment, dans le contrôle de la qualité dans les laboratoires, la recherche et la surveillance environnementales.
- Plus de 200 personnes (chercheurs et techniciens) travaillent à l’année longue pour assurer le bon fonctionnement de ces laboratoires.
- Environ 80 p. 100 des travaux effectués au Laboratoire des Prairies et du Nord portent sur des tests environnementaux servant à l’application des règlements.


