OASIS-Canada rapproche les sciences et les élèves

Le traîneau Out-on-the-Ice (« sur la glace ») sur la mer de Beaufort gelée au coucher du soleil. Photo : Sandy Steffen © Environnement Canada, 2008. Cliquer ici pour aggrandir.
On dirait un tour de magie que même Houdini aurait de la difficulté à réaliser – la « disparition de l’ozone et du mercure ».
Chaque année, lorsque se lève le soleil au cours du printemps arctique, le mercure et les puissants gaz à effet de serre disparaissent de l’atmosphère près de la terre, le long de la côte de l’océan gelé.
Les scientifiques d’Environnement Canada étudient ce phénomène et essaient d’apporter des réponses à cette énigme environnementale.
Résoudre le mystère

Un scientifique vérifie l’équipement sur la banquise près de Kuujjuarapik, au Québec, au cours de la campagne OASIS en mars dernier. Photo : Stoyka Netcheva © Environnement Canada, 2008. Cliquer ici pour aggrandir.
OASIS-Canada (OASIS est l’acronyme formé des termes anglais pour les mots suivants : océan, atmosphère, glace de mer et manteau neigeux) est un projet de l’Année polaire internationale mené par Environnement Canada. Une expédition de 10 scientifiques canadiens réalise une recherche sur la banquise de l’océan Arctique pour en apprendre davantage sur la façon dont les polluants passent de l’atmosphère à la glace pour terminer dans l’écosystème du Nord canadien.
Ces recherches auront lieu près de Barrow, en Alaska, dans le cadre de l’une des dernières expéditions importantes à avoir lieu au cours de l’Année polaire internationale (API). OASIS-Canada centrera ses recherches sur le mercure, substance chimique qui nuit à la santé des résidants du Nord. Les recherches porteront aussi sur l’ozone troposphérique, polluant générateur de smog et gaz à effet de serre.
« Nous tentons de déterminer comment ces substances chimiques aboutissent dans l’océan Arctique, comment celui-ci réagit à leur intrusion et quelles seraient les répercussions éventuelles sur l’écosystème de la fonte des banquises de l’océan Arctique, » explique M. Jan Bottenheim, chercheur scientifique principal à Environnement Canada et chef du projet OASIS-Canada.
Out On The Ice (ou « sur la glace ») avec OASIS

Un hélicoptère a dû élever le traîneau OOTI lorsque la banquise a craqué. Photo : Ralf Staebler © Environnement Canada, 2008. Cliquer ici pour aggrandir.
Les scientifiques utilisent un traîneau spécialement conçu appelé OOTI (Out on the Ice ou « sur la glace ») qui a été muni d’un équipement haut de gamme et de haute technologie fonctionnant à l’aide de piles afin de mesurer à quelle vitesse les substances chimiques circulent entre l’air, d’une part, et la glace et la neige, d’autre part. En se rendant sur place, les chercheurs espèrent constater les processus chimiques complexes qui sont responsables de cet important changement qui se produit dans la chimie de l’atmosphère arctique.
L’équipement intégré au traîneau permet de travailler dans les conditions météorologiques extrêmes de l’Arctique, où les températures peuvent chuter au‑dessous de la barre des -40 ºC. Ce traîneau sera tiré sur les banquises par une motoneige et il recueillera des données détaillées sur le passage de l’atmosphère à la glace et à la neige de l’Arctique des polluants atmosphériques et d’autres substances chimiques.
Journée polaire internationale : le lien avec les élèves

Jan Bottenheim, chef d’OASIS-Canada, déploie une bouée en Alaska qui est conçue pour mesurer pendant toute l’année les concentrations d’ozone, de dioxyde de carbone et autres substances. Photo © Environnement Canada, 2009. Cliquer ici pour aggrandir.
La Journée polaire internationale le 18 mars a mis l'accent sur les océans polaires et la vie marine.
Le Musée des civilisations de Gatineau, au Québec, a tenu un événement de Journée polaire le 18 mars. L'événement a inclue des présentations de plusieurs chercheurs et des biologistes marins effectuant des travaux dans l'Arctique.
Les élèves ont pu poser des questions aux scientifiques d'OASIS-Canada par le biais d'une vidéoconférence en direct provenant de Barrow en Alaska.
L'événement de la Journée polaire internationale a été diffusé à l'adresse suivante : www.ipy-api.gc.ca
Au milieu de toutes ces activités qui font partie des projets de l'API pour cette année, Jan Bottenheim, chef de l'équipe OASIS d'Environnement Canada, veut qu'un message important soit transmis aux élèves canadiens : l'Arctique est un environnement qui vaut la peine d'être protégé, car les changements subis par cette section fragile du Canada ont une forte incidence sur l'environnement global.
L'Année polaire internationale (API) est une collaboration de recherches scientifiques internationales axées sur les régions polaires.
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Faits éclairs
- OASIS-Canada effectue des recherches sur la chimie de surface de l’ozone et du mercure au-dessus de l’océan Arctique
- Les chercheurs d’Environnement Canada sont à un camp d’observation des glaces à Barrow, en Alaska
- Les chercheurs utilisent un traîneau spécialement conçu appelé OOTI (Out on the Ice ou « sur la glace ») qui mesure à quelle vitesse les substances chimiques circulent entre l’air, d’une part, et la glace et la neige, d’autre part
- La dernière Journée polaire internationale aura lieu le 18 mars et mettra l’accent sur les océans polaires et la vie marine
- Le Musée des civilisations de Gatineau, au Québec, tiendra une séance de questions et réponses en direct via satellite entre des élèves et des chercheurs d’OASIS-Canada
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