La lutte aux feux de forêt de la Colombie-Britannique
En 2009, les feux de forêt qui s’approchaient des grandes villes comme Kelowna ont menacé des milliers de personnes et de bâtiments.
Cette vidéo en accéléré montre la trajectoire de la fumée dégagée par les feux de forêt de Kelowna durant la période du 18 au 23 juillet 2009.
Photo : Lisa Lundquist © Environnement Canada, 2009
Les hélicoptères survolaient la zone dans le ciel rempli de fumée, tandis que les pompiers risquaient leur vie en première ligne des feux irréprimés qui faisaient rage l'été dernier en Colombie-Britannique. En coulisse, un vaste éventail d'autres personnes contribuaient à la lutte.
L’été dernier, les services de prévision et de surveillance météorologique du Service météorologique d’Environnement Canada (SMC) ont apporté une aide essentielle aux autorités d’urgence chargées de combattre les feux de forêt qui faisaient rage en Colombie-Britannique.
Un été infernal

L’intense chaleur qui règne dans les zones d’incendie peut générer ses propres conditions météorologiques, tels les pyrocumulus qui, en prenant de l’ampleur, produisent leurs propres éclairs et leur propre pluie.
Photo : Dennis Dudley © Environnement Canada, 2009
Durant l’été 2009, une bonne partie de la Colombie-Britannique a été dévastée par les feux de forêt. La population était sur un pied d’alerte, face aux menaces pesant sur la vie des gens et leurs biens. Les incendies ont chassé de leur maison plus de 10 000 personnes à West Kelowna, et des milliers d’autres dans la province.
Tout au long de cette épreuve, les prévisions météorologiques ont joué un rôle essentiel pour la sécurité publique.
L’absence de pluie en juin et le temps extrêmement chaud et sec qui a caractérisé juillet ont été les signes avant-coureurs de l’état d’alerte qui a touché la quasi-totalité de la province. Les vents violents et les orages n’ont fait qu’empirer les choses. Même après que les pluies records d’août eurent quelque peu atténué la menace, les incendies ont continué leurs ravages jusqu’à l’automne.
Le SMC a diffusé des bulletins météorologiques quotidiens aux services d’urgence. En accordant la priorité à la sécurité publique, l’équipe du SMC a pu répondre aux besoins de ses homologues provinciaux qui dirigeaient les opérations de lutte contre les incendies.
Le Centre de prévision des tempêtes du Pacifique d’Environnement Canada, secondé par le Centre météorologique canadien (CMC) à Montréal, a fourni des prévisions quotidiennes spéciales adaptées à la situation et a pu créer des prévisions exactes à court et à long terme pour ces conditions extrêmes. Les responsables des services d’urgence et les météorologistes forestiers provinciaux ont basé leurs décisions sur des données météorologiques critiques concernant le vent, la température, l’humidité relative et les possibilités de précipitations.
Leçons tirées des urgences précédentes

Le CMC d’Environnement Canada, à Montréal, a mis au point des modèles qui ont permis de prédire la concentration et la trajectoire de la fumée produite par les incendies dans l’intérieur de la Colombie-Britannique.
Photo : © Environnement Canada, 2009
L’éclosion des feux de forêt à West Kelowna durant la fin de semaine du 18 juillet a rapidement rappelé à l’esprit la saison des incendies de 2003. En 2009, l’équipe d’urgence d’Environnement Canada (EC) a adopté une approche basée sur l’expérience acquise et les relations nouées en 2003, reconnaissant la nécessité de meilleurs liens avec les médias et les autorités d’urgence. Elle a obtenu une expérience on ne peut plus directe des défis posés par la prévision dans une situation d’incendie.
Lorsque les incendies se sont déclarés en 2009, Environnement Canada a offert les services d’un météorologue aux alertes, chargé d’assurer la liaison avec les autorités d’urgence et les médias. À partir de ce moment, EC disposait des bons contacts, qui verraient à acheminer l’information météorologique là où elle serait le plus utile.
Une collaboration pan-canadienne
Les prévisions de vent étaient constamment en demande. Les municipalités régionales avaient absolument besoin de cette information pour déterminer les secteurs à alerter ou à évacuer.
Au fil de l’été, on a commencé à s’inquiéter fortement de la qualité de l’air et à réclamer des prévisions sur la trajectoire de l’épaisse fumée. Le SMC a collaboré avec le gouvernement provincial et les autorités sanitaires locales pour assurer la diffusion d’avis de santé. Le Centre météorologique canadien, à Montréal, a également contribué à prédire le moment où la fumée se dissiperait dans l’intérieur de la Colombie-Britannique, un renseignement capital pour de nombreuses personnes, notamment les travailleurs de la santé qui souhaitaient savoir quand un répit s’annoncerait.
Dans la lutte contre les incendies de forêt qui ont touché la Colombie-Britannique en 2009, Environnement Canada a pu fournir des services météorologiques 24 heures par jour, 7 jours par semaine, et répondre rapidement aux urgences, par des prévisions spécialisées, des consultations personnelles et diverses technologies. Par son action concertée et ses services de prévision et de modélisation, Environnement Canada a été en 2009 en première ligne de la guerre aux incendies de forêt en Colombie-Britannique.
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Faits éclairs
- Les feux de forêt ont causé l’évacuation de plus de 10 000 personnes à West Kelowna, et de milliers d’autres dans le reste de la Colombie‑Britannique.
- Environnement Canada a fourni des prévisions quotidiennes spéciales adaptées à la situation ainsi que des prévisions à court et à long terme pour des conditions extrêmes.
- Les services d’urgence et les météorologistes forestiers provinciaux se sont fiés sur des données météorologiques concernant le vent, la température, l’humidité relative, les possibilités de précipitations, etc.
- Au fil de l’été, on a commencé à s’inquiéter fortement de la qualité de l’air et à réclamer des prévisions sur la trajectoire de l’épaisse fumée. Le SMC a collaboré avec le gouvernement provincial et les autorités sanitaires locales pour assurer la diffusion d’avis de santé.
